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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Photo du Taulier de Ludovic Carème © http://www.ludoviccareme.com/ 




 

Samedi 5 avril 2014 6 05 /04 /Avr /2014 09:44

Kurt Cobain, au sommet de sa gloire, rejoignait le «club des 27», il avait 27 ans tout comme Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin ou encore Jim Morrison et depuis, Amy Winehouse


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AFP/SEBSATIAN VUAGNAT

 

20 ans déjà… la musique de Nirvana et l'aura rageuse de son chanteur guitariste continuent de me fasciner.


 

« Tout le monde dit : Oh, Kurt était un drogué, Kurt était un sale type », déclare le maire d'Aberdeen, Bill Simpson. « Mais vous savez, j'ai beaucoup lu et étudié le sujet, et c'était un gars avec les pieds sur terre, très affectueux ».



Alors dans le cadre de ma nouvelle politique du glanage et du glandage, vu mon grand âge qui m’a permis de balayer – normal pour une concierge me direz-vous – une période bénie pour le rock, je vous offre Nevermind de Nirvana positionné entre Bleach et In Utero.(en bonus les grands noms du rock)


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« Le mythique chanteur de Nirvana s'est éteint il y a 20 ans. La police de Seattle a récemment publié des photos inédites des lieux de son suicide.


Il a brûlé sa vie par les deux bouts avant de tirer sa révérence, à 27 ans. C'était il y a tout juste vingt ans, le 5 avril 1994. Kurt Cobain, chanteur et guitariste du groupe Nirvana, se donnait la mort d'une balle dans la tête, dans sa maison de Seattle. » link 


Kurt Cobain, 20 ans après


« A l'occasion de cet anniversaire, le New York Times a publié une page « voyage » sur les traces de Kurt Cobain. L'idée est venue au journaliste David Seminara lorsqu'il a appris que la ville natale du chanteur, Aberdeen, dans l'Etat de Washington, lui rendait pour la première fois un hommage officiel, en février. Cela sera d'ailleurs aussi le cas pour Hoquiam, où le chanteur a passé ses toutes premières années, le 10 avril, jour où le groupe entrera au Rock and Roll Hall of Fame, musée de Cleveland (qui possède une annexe à New York) dédié aux musiciens les plus influents. » link


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 5 avril 2014 6 05 /04 /Avr /2014 00:09

J’ai été, dans ma Vendée profonde confite dans ses bondieuseries, nourri au grain de la censure de la Centrale Catholique l'Office catholique international du cinéma (OCIC) créé en 1928 qui veillait avec une suspicion tatillonne sur les bonnes mœurs de l’enfant de chœur que j’étais. L’affichage sur les tambours de l’église Saint Jacques le majeur des films à ne pas voir absolument, constituait pour moi une information de première main.


Nos curés combattaient l'influence pernicieuse du cinéma, et se méfiaient de la promiscuité des salles obscures : le mauvais exemple n’était pas que sur l’écran, il est aussi dans la salle même au Rex de la Mothe-Achard, les couples du fond de la salle et plus encore ceux du pigeonnier se bécotaient, et parfois plus encore, ce qui provoquait des interruptions soudaines de la projection afin d’éclairer la salle pour surprendre les contrevenants.


Cerné par la censure qui s’exerçait bien sûr aussi sur les livres et toutes les publications j’ai développé un goût immodéré pour l’interdit, savourer une littérature de dessous le manteau disait-on en ces années que certains présentent aujourd’hui comme merveilleuses.


Et pourtant « Quand la France s’ennuie... » écrivait Pierre Viansson-Ponté dans le Monde du 15 février 1968 « La jeunesse s'ennuie. Les étudiants manifestent, bougent, se battent en Espagne, en Italie, en Belgique, en Algérie, au Japon, en Amérique, en Egypte, en Allemagne, en Pologne même. Ils ont l'impression qu'ils ont des conquêtes à entreprendre, une protestation à faire entendre, au moins un sentiment de l'absurde à opposer à l'absurdité. Les étudiants français se préoccupent de savoir si les filles de Nanterre et d'Antony pourront accéder librement aux chambres des garçons, conception malgré tout limitée des droits de l'homme. Quant aux jeunes ouvriers, ils cherchent du travail et n'en trouvent pas. Les empoignades, les homélies et les apostrophes des hommes politiques de tout bord paraissent à tous ces jeunes, au mieux plutôt comiques, au pis tout à fait inutiles, presque toujours incompréhensibles. »


 

« Née le 15 août 1935 à Montmorillon dans la Vienne, Régine Deforges a écrit une quarantaine de livres, dont plusieurs textes érotiques, plaidant pour que les femmes vivent librement leur sexualité.


Autodidacte, elle a longtemps été libraire avant de créer, aux côtés de Jean-Jacques Pauvert, une maison d'édition, L'Or du temps, à la fin des années 60. De nombreux ouvrages édités (comme Le Con d'Irène, attribué à Louis Aragon) ont fait l'objet d'interdictions diverses et de poursuites pour outrage aux bonnes mœurs. »


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De la saga La Bicyclette bleue, l'un des plus grands succès public de l'édition française, qui s'est achevé, en 2007, après la publication du 10ème volume: « Et quand viendra la fin du voyage... » je n’ai lu aucun des livres non pas parce que je fus influencé par la critique qui boudera la saga, mais parce que je ne suis pas très friand de ce genre de romans. Cependant je partage le regret de Régine Deforges « En France, on ne reproche pas à ceux qui vendent des canons de gagner de l'argent, mais pour un écrivain c'est comme si c'était scandaleux »


Mais, je sais qu’on me taquine sur le sujet, j’ai commis en son temps une chronique « François, Claude, Jean Mauriac, les vignes de Malagar, les fils des grandes maisons de négoce et la bicyclette bleue de Régine Deforges... » link En effet, Régine Deforges était l'épouse du dessinateur du Nouvel Observateur Pierre Wiazemski, dit Wiaz, petit-fils de François Mauriac.


« Régine Deforges situe l’action de La Bicyclette bleue dans le domaine de Malagar, qui appartenait à François Mauriac. « Je suis rentrée dans cette famille quand j’ai épousé son petit-fils, le dessinateur Wiaz. » dit-elle. Elle avoue aussi que ce liquoreux produit dans l’aire des premières Côtes de Bordeaux Saint-Macaire, elle l’a dans la peau. « C’est un vin que l’on buvait à l’apéritif. Il est frais, parfumé, élégant. Avec un crottin de Chavignol, un roquefort ou un foie gras, c’est un plaisir. » Elle cite aussi Meursault et l’Anjou. « Les bons vins me procurent de la joie. » Elle dit encore qu’une bonne bouteille peut surprendre mais ne pas tromper. Pour elle, le vin reste davantage lié au cigare. « Depuis que je suis allée à Cuba, j’ai découvert leur ressemblance. Le torcedor, c’est l’œnologue du cigare. Avec un vieux vin de Malagar, c’est idéal. » « Dans Et quand viendra la fin du voyage... Fayard, 2007, le dixième et dernier de la série commencée par La Bicyclette bleue, Léa fait des allers retours entre la Bolivie et son domaine de Montillac, inspiré de Malagar... » 


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« Si petit et si grand! C’est ici que tu es à ton aise, homme enfin digne de ton nom, c’est ici que tu te retrouves à l’échelle de tes désirs. Ce lieu, ne crains pas d’en approcher ta figure, et déjà ta langue, la bavarde, ne tient plus en place, ce lieu de délice et d’ombre, ce patio d’ardeur, dans ses limites nacrées, la belle image du pessimisme. Ô fente, fente humide et douce, cher abîme vertigineux.

 

C'est dans ce sillage humain que les navires enfin perdus, leur machinerie désormais inutilisable, revenant à l'enfance des voyages, dressent à un mât de fortune la voilure du désespoir. Entre les poils frisés comme la chair est belle sous cette broderie bien partagée par la hache amoureuse, amoureusement la peau apparaît pure, écumeuse, lactée. Et les plis joints d'abord des grandes lèvres bâillent. Charmantes lèvres, votre bouche est pareille à celle d'un visage qui se penche sur un dormeur, non pas transverse et parallèle à toutes les bouches du monde, mais fine et longue, et cruciale aux lèvres parleuses qui la tentent dans leur silence, prête à un long baiser ponctuel, lèvres adorables qui avez su donner aux baisers un sens nouveau et terrible, un sens à jamais perverti.

 

Que j'aime voir un con rebondir.

 

Comme il se tend vers nos yeux, comme il bombe, attirant et gonflé, avec sa chevelure d’où sort, pareil aux trois déesses nues au-dessus des arbres du Mont Ida, l’éclat incomparable du ventre et des deux cuisses. Touchez mais touchez donc vous ne sauriez faire un meilleur emploi de vos mains. Touchez ce sourire voluptueux, dessinez de vos doigts l’hiatus ravissant. Là que vos deux paumes immobiles, vos phalanges éprises à cette courbe avancée se joignent vers le point le plus dur, le meilleur, qui soulève l’ogive sainte à son sommet, ô mon église.

 

Ne bougez plus, restez, et maintenant avec deux pouces caresseurs, profitez de la bonne volonté de cette enfant lassée, enfoncez, avec vos deux pouces caresseurs écartez doucement, plus doucement, les belles lèvres, avec vos deux pouces caresseurs, vos deux pouces. Et maintenant, salut à toi, palais rose, écrin pâle, alcôve un peu défaite par la joie grave de l’amour, vulve dans son ampleur à l’instant apparue. Sous le satin griffé de l’aurore, la couleur de l’été quand on ferme les yeux.

 

Ce n’est pas pour rien, ni hasard ni préméditation, mais par ce BONHEUR d’expression qui est pareil à la jouissance, à la chute, à l’abolition de l’être au milieu du foutre lâché, que ces petites sœurs des grandes lèvres ont reçu comme une bénédiction céleste le nom de nymphes qui leur va comme un gant. Nymphes au bord des vasques, au cœur des eaux jaillissantes, nymphes dont l’incarnat se joue à la margelle d’ombre, plus variables que le vent, à peine une ondulation gracieuse chez Irène, et chez mille autres mille effets découpés, déchirés, dentelles de l’amour, nymphes qui vous joignez sur un nœud de plaisir, et c’est le bouton adorable qui frémit du regard qui se pose sur lui, le bouton que j’effleure à peine que tout change. Et le ciel devient pur, et le corps est plus blanc. Manions-le, cet avertisseur d’incendie.

 

Déjà une fine sueur perle la chair à l’horizon de mes désirs. Déjà les caravanes du spasme apparaissent dans le lointain des sables. Ils ont marché, ces voyageurs, portant la poudre en poire, et les pacotilles dans des caisses aux clous rouillés, depuis les villes des terrasses et les longs chemins d’eaux qu’endiguent les docks noirs. Ils ont dépassé les montagnes. Les voici dans leurs manteaux rayés. Voyageurs, voyageurs, votre douce fatigue est pareille à la nuit. Les chameaux les suivent, porteurs de denrées. Le guide agite son bâton, et le simoun se lève de terre, Irène se souvient soudain de l’ouragan. Le mirage apparaît, et ses belles fontaines... Le mirage est assis tout nu dans le vent pur. Beau mirage membré comme un marteau-pilon. Beau mirage de l’homme entrant dans la moniche. Beau mirage de source et de fruits lourds fondant. Voici les voyageurs fous à frotter leurs lèvres. Irène est comme une arche au-dessus de la mer. Je n’ai pas bu depuis cent jours, et les soupirs me désaltèrent. Han, han. Ire appelle son amant. Son amant qui bande à distance. Han, han. Irène agonise et se tord. Il bande comme un dieu au-dessus de l’abîme. Elle bouge, il la fuit, elle bouge et se tend. Han. L’oasis se penche avec ses hautes palmes. Voyageurs vos burnous tournent dans les sablons. Irène à se briser halète. Il la contemple. Le con est embué par l’attente du vit. Sur le chott illusoire, une ombre de gazelle...

 

Enfer, que tes damnés se branlent, Irène a déchargé. »

 

Aragon

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Vendredi 4 avril 2014 5 04 /04 /Avr /2014 10:00

Si vous ne le saviez pas je fais mon « coming out » comme dit un gars qui prend ma vessie pour une lanterne, je suis cinéphile. J’suis allé me faire une toile voir « Les Glaneurs et la Glaneuse » un documentaire d’Agnès Varda.


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Ça m’a donné des idées : je glane !


Je glane ce qui me permet de glander. Je glane dans le champ fécond du Jacques Dupont. Putain, si vous me permettez l’expression, avec son compère Bompas, il tient la forme le bougre, une pêche d’enfer !


Donc je vous retwitte du Dupont pur jus sans sucre ajouté.


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« Stéphane Derenoncourt est consultant, célèbre consultant. De la Californie au Liban en passant par Bordeaux, bien sûr. C'est quoi, un consultant ? Quelqu'un qu'on consulte et qui doit donner la réponse. Cela oblige parfois à faire travailler son imagination et à posséder un certain sens de la diplomatie et la maîtrise de son langage. »


« Stéphane, que nous connaissons bien, a tendance parfois à oublier le nuancier rhétorique obligatoire au profit du parler-vrai. C'est notamment ce qu'il a fait quelques jours avant la fameuse Semaine des primeurs en annonçant que chez l'un de ses clients, le château Malescasse, en Haut-Médoc, il n'y aurait pas de 2013 faute de qualité. »


« Par sa faute, voilà tous les animaux malades de la peste et le millésime 2013 voué aux gémonies par l'ensemble des dégustateurs planétaires. Si la Chine se rendort et si l'Amérique reste at sweet home, c'est la faute de Malescasse. Un nom prédestiné... Du calme : après tout, ce n'est pas le seul domaine à ne pas présenter de 2013. Partout où l'on passe, des producteurs préfèrent s'abstenir... Et La Lagune qui, le 19 mars, s'est fendue d'un communiqué annonçant qu'il n'y aurait pas de vente primeur du 2013... D'autant que dans le petit monde de Don Cabillot (contraction tricheuse de cabernet et merlot), tout le monde sait que Malescasse possède des stocks à rendre fertile le Sahara (ou presque).


Ne fait-on pas régler à Derenoncourt d'autres additions, de celles qui traînent dans les placards ? Ne serait-il pas en train de payer certaines de ses déclarations intempestives en forme de costard sur mesure dans Vino Business, le Closer mâtiné Détective vitivinicole d'Isabelle Saporta ? »


L’intégrale de l’œuvre ICI : link 

 

Vous connaissez Gaby ?

 

Moi oui et Jacques aussi…link

 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 4 avril 2014 5 04 /04 /Avr /2014 00:09

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Qui de vous a taillé la vigne ? Je n’ai pas écrit manié un sécateur car ce petit instrument révolutionnaire sert aussi aux arboriculteurs et aux jardiniers du dimanche.


Souvenir de mon premier rang dans la vigne de l’école d’agriculture ND de la forêt à la Mothe-Achard, Alcide Robert, le vigneron maître de chai m’expliquant ce que je devais faire en joignant le geste à la parole. Je n’avais que 10 ans, les mains blanches et tendres, et pour tout vous dire l’esprit ailleurs : le petit matin, le chant des oiseaux, une envie d’un bol de cacao de mémé Marie. Pourtant, dès qu’il me confia le sécateur, bon petit soldat, avec lenteur et circonspection je me lançais dans l’opération. Le bois mort est dur, la coupe doit-être franche, très vite mes doigts et la paume de ma main droite s’échauffaient et s’abrasaient. À la fin de la matinée : belles ampoules bien dodues et un début de cal au creux de la main. Le maniement de la fourche à 3 points était moins douloureux.


J’ai donc taillé la vigne dans mon enfance, sans lendemain bien sûr mais le maniement d’un sécateur dans la vigne m’est apparu comme une opération longue et dure.


Qui donc taille ses vignes ?


Je ne sais, mais ce que je sais c’est que la possession d’un sécateur en ses vertes années, à l’image d’une Rolex, semble être devenue un marqueur indélébile de l’ancrage vigneron d’un homme au faîte de la gloire et des honneurs. Sacré Norbert, toujours en chasse d’éléments de langage capables de marquer les esprits, surtout ceux de mes chers collègues blogueurs tout frétillants d’être aussi près de lui pour recueillir et boire ses paroles. Je me régale de leur contentement d’avoir été convié aux fêtes de la Cour pour y grappiller les miettes.


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Pauvre sécateur, « dont on prête l'invention entre la Révolution Française et 1815 au Marquis Bertrand de MOLEVILLE, eut des débuts fortement contestés par les professions et les amateurs pratiquant les opérations de taille. A raison d'ailleurs, car il n'est nul besoin de nier, à la lecture des nombreux témoignages de l'époque, les meurtrissures que pouvait occasionner le cisaillement imparfait des premiers instruments sur les végétaux. »


« Au milieu du 19° siècle l'emploi du sécateur est refusé par la majorité des viticulteurs. Encore en 1887, Louis HENRY, dans ses « Eléments d'Arboriculture Fruitière » émet certaines réserves sur le sécateur qui a « l'inconvénient, si bien fait soit-il, de comprimer, d'écraser toujours un peu l'un des côtés de la coupe. Quand ou se sert du sécateur, il faut observer de tenir le croissant en dessus, afin de diminuer les risques de meurtrissure. Quelques arboriculteurs proscrivent absolument cet outil ; ils me paraissent trop exclusifs. Je ne vous défendrai le sécateur que pour tailler les prolon­gements, qu'il faut toujours couper à la serpette ».link


Alors imaginez-vous ce terrible engin entre les mains d’un bambin de 7ans ?

 

Un véritable carnage pour ses pauvres petites menottes tendres ! Exception votre honneur, il est des enfants élus, si doués, tellement au-dessus du lot, en avance sur la piétaille, que tout leur est possible. Des petits Mozart de la vigne et du vin, étoiles montant au firmament illuminant le monde des manants agenouillés et heureux d’être guidés par de tels astres.


Sacré sécateur, obscur objet du désir de puissance  qui eut tant de mal à s’imposer face à la serpette : imaginez le petit Norbert agitant au-dessus de sa tête ébouriffée une serpette ? Un très bon scénar pour film d’épouvante qui aurait propulsé l’enfant doué bien plus vite encore dans le monde des stars tel le gamin de la voiture à pédales de Shinning arpentant les longs couloirs de l’hôtel !


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J’attends, avec une certaine impatience, de voir exposer sur la Toile un cliché de ce sécateur culte, preuve indubitable de la « vigneronité » de celui l’a reçu en legs de son père.


En attendant ce grand jour je vous propose une sincérité dénuée d’artifices, celle de la néo-vigneronne Catherine Bernard qui nous dit sans fard comment elle est entrée « Dans les vignes » éditions du Rouergue.


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« C’est au cours des mois d’hiver que l’on entre en intimité avec la vigne. La taille est le premier geste de la saison et le tout premier geste vigneron  au sens où c’est une promesse de ce qui est à venir, un arbitrage entre la récolte qui se prépare et la pérennité de la souche, un geste singulier dans un ensemble d’autres gestes, un tête à tête qui devient un face à soi, et pour moi cet hiver-là, une première approche de la solitude. Jamais, avant ce mois de février, je n’avais éprouvé le sentiment de solitude. Jamais, je crois, je n’avais éprouvé un tel dénuement.


Quand je suis remontée dans la voiture, j’ai mis le chauffage et la musique à fond. C’est à ce moment-là que j’ai su que, toute la journée, des pensées avaient défilées dans ma tête, comme les nuages poussés par le vent du nord. Maintenant, elles pouvaient s’accrocher. Elles étaient claires. Je dis souvent : quand je rentre des vignes, je pense droit, comme si les vignes avaient la vertu ou le secret de me remettre la tête sur les épaules. Une nuit j’ai rêvé que j’étais un cep, enraciné dans la terre, le feuillage abandonné au gré du vent. »


Suis-je partisan lorsque j’avoue être bien plus touché par ce qu’écrit Catherine que par l’évocation devant un parterre de people de second rang, de blogueurs tout contents de côtoyer des peoples même de second rang, d’affidés, de propriétaires qui ne se sont jamais saisis de ce fameux sécateur vénéré de Norbert ?


Sans doute, et la panzer-division toujours prompte à faire mouvement va m’accuser de n’être qu’un vil envieux. Grand bien leur fasse j’ai eu beaucoup mieux qu’eux dans ma petite vie.


Catherine à nouveau :


« Après ma première journée de taille, j’avais les joues en feu. Sur la voie en face, les gens rentraient à la queue leu leu de leur bureau en ville dans leur pavillon à la campagne. Je faisais le chemin inverse. C’est la tombée de la nuit qui a sonné la fin de ma journée de travail, en même temps que mon entrée dans la force des choses.


Le lendemain matin, je me suis réveillé les doigts gourds, les articulations saillantes. Il en a été ainsi, de pire en pire, au fil de la saison. L’année suivante, je ne pouvais déplier les doigts au matin. Je me suis fait opérer d’un tendon à l’auxiliaire de la main droite et je me suis équipée d’un sécateur électrique, comme tout le monde. »


Peut-être pourrions-nous nous cotiser pour offrir à notre cher Norbert un de ces engins post-modernes pour marquer d’une pierre blanche sa résistible ascension ?


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De mon côté, je suis très porté sur le sécateur en ce moment, j’élague, je coupe tous les sarments encombrants. Je taille court. Exit les suceurs de sève, formes de coucous de la toile, de l’air, de l’air, comme mon amie Catherine « quand je rentre de mes vignes, je pense droit… »


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 3 avril 2014 4 03 /04 /Avr /2014 16:56

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En avril il faut savoir prendre des risques comme celui de migrer au village où « les lions sont lâchés » comme pipelette se permettant de tenir un HUB qui fait jaser.link Par bonheur le César de Sud-Ouest n'avait pas enfourché sa mobylette bleue car le bougre me connaît. J'ai pu bavasser incognito ou presque .


Se mettre à nu, le Taulier l’a déjà fait en son temps pour le Beaujolais, il ose tout le bougre : voir les clichés exclusifs ICI link


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Comme promis le 1er avril link, je lève un peu le pied mais je continue à chroniquer peinard, au train, comme sur ma flèche d’argent pour ne pas être en nage, car écrire, vous écrire, me procure un immense plaisir, et tout particulièrement lorsque je vous croise, chères lectrices, chers lecteurs, comme mardi dernier au village et lors de mes sorties tout près de chez vous.


Que du bonheur !


Mars fut un beau mois.


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Je vous en remercie et vous embrasse.


Les affaires continuent, à bientôt sur mes lignes discontinues...

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 3 avril 2014 4 03 /04 /Avr /2014 00:09

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Sentir le vin ?

 

Demandez donc à des dégustateurs patentés ou amateurs de coucher sur une feuille de papier ce qu’ils sentent et vous aurez une avalanche qui charrie des références à des arômes divers et variés, contradictoires ou très vagues. Permettez-moi d’être très dubitatif face à la pertinence et l’intérêt de cet exercice lorsqu’il est exporté pour l’édification des consommateurs inexpérimentés.


Pour pallier ce flou tous les manuels, précis de dégustation, nous tartinent des pages et des pages sur les grandes familles d’arômes avec les grands classiques les fruits rouges, noirs, exotiques, les agrumes, les blancs, les jaunes, les secs et les confits ; les fleurs avec des flaveurs se rapprochant de l’exercice des nez ; le boisé ; le végétaux ; les épices et aromates ; les grillés, brûlés et torréfiés, le sous-bois ; les animaux ; les minéraux ; la pâtisserie…


Tout cela est bel et beau mais il vous faudra de bons arguments pour me convaincre de l’intérêt de cet exercice.


En effet, je viens de lire un excellent petit livre, j’adore les petits livres que l’on glisse dans sa poche ou dans son sac de voyage, « Les cinq sens »  de Jean-Christophe Bailly dans la collection les petites conférences chez Bayard 12,50€*


« Dans la façon dont nous vivons, dans notre civilisation, l’odorat n’est pas tellement utilisé. Nous pouvons trouver que quelque chose sent bon mauvais, voire très bon ou très mauvais, vous ne vous privez pas de dire parfois avec une certaine joie que « ça pue ».


NDLR : c’est même l’expression favorite de beaux nez du vin face à certains vins nus.


« Nous pouvons distinguer un certain nombre d’odeurs. Il existe même des personnes particulièrement douées pour cela et qui en font leur métier. Dans le monde de la parfumerie où ils travaillent, on les appelle des nez. »

 

NDLR : ils sont peu nombreux et travaillent sur des arômes naturels ou chimiques, si les vrais nez du vin, aussi peu nombreux que les premiers, ont un lien de parenté leurs références sont très souvent des emprunts. De plus le nez de parfum élabore les fragrances alors que les seconds ne font que sentir un produit fait.


« Mais malgré tout, notre sensibilité d’humains n’est rien par rapport à celle de nombreux mammifères. »


NDLR : mais nous avons la parole et dans le monde du vin elle fait du bruit en dépit de l’imprécision et du flou du vocabulaire.


« Même s’il est moins sensible, notre nez est tout de même un organe complexe et sophistiqué. À l’intérieur de nos fosses nasales, concentrées dans une région appelée la membrane olfactive, de très nombreuses cellules réceptrices attrapent les molécules des diverses odeurs que l’air transporte. L’existence des odeurs, des parfums, est un mystère complet. Les savants peuvent les identifier, dire quelle est leur composition chimique, mais pourquoi existe-t-il de l’odeur ? Il s’agit d’un mystère à peu près complet qui renvoie à un système de renseignements qui fonctionne dans la nature.


Nous savons à quoi servent les odeurs mais nous ne savons pas comment elles se produisent et existent. Elles sont en tout cas transportées dans l’air, si bien que sentir et respirer revient presque à la même chose. Là encore, si le détail reste en partie inconnu, il semble qu’il existe dans les fosses nasales, la membrane olfactive, des récepteurs de sensibilités différentes. Toujours est-il qu’ils envoient au cerveau par différents relais des messages que celui-ci identifie. Tout a lieu en un éclair, d’autant plus vite que le sens de l’odorat est involontaire. Nous sentons en respirant, si une odeur nous dérange, nous pouvons nous boucher le nez, c’est tout ce que nous pouvons faire, mais il s’agit d’une action des mains et non du nez lui-même et elle n’est d’ailleurs pas très efficace. »


NDLR : la modestie devrait donc être de mise même si bien sûr il est possible d’améliorer sa perception des arômes mais le champ de progression est faible pour le plus grand nombre, seuls ceux qui ont des prédisposions, qui sont doués, le peuvent.


Mon sentiment profond est que le piqué du nez dans le verre fait partie d’une théâtralisation de l’exercice dégustatif au même titre que la dextérité du poignet pour agiter avec élégance son verre… Quant au verbe il s’apparente à celui des figures imposées en patinage artistique : ça me lasse très vite car en ce domaine je ne suis qu’un spectateur. Je ne pratique pas ce sport de haute compétition.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 00:09

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« Depuis tout gamin je n’ai jamais apprécié le sucré : mon plus grand plaisir était de manger des feuilles d’oseille crue du jardin. J’adore l’acidulé ! » ça c’est de moi dans une chronique de janvier 2012.


« L’acidité, c’est d’abord celle des végétaux avec toutes leurs nuances, de l’acerbe au tout juste acidulé ; ensuite, celle des fermentations, vins, vinaigres, laitages et conserves, du simplement sur au franchement aigre. L’attirance pour l’acide n’est pas celle de tous : c’est l’affaire de physiologie et aussi de culture. »


Ophélie Neiman alias Miss Glou-Glou dans son opus destiné aux jeunes pousses « Le vin c’est pas sorcier » au chapitre saveurs écrit « L’acidité est la colonne vertébrale du vin, essentielle pour que le vin « se tienne debout ». Un vin sans acidité est un vin sans avenir. Une bonne acidité permet de faire saliver, de mettre en appétit. À l’inverse, un vin trop acide est désagréable en bouche, il contracte la langue et la gorge. »


Leary Timothy (1906-1989) écrivain et neuropsychologue américain note « Quand on prend de l’acide, il y a deux effets secondaires : d’abord on perd la mémoire, et j’ai oublié l’autre. »


Certains, du côté du village porté aux nues du patrimoine mondial de l'humanité, me trouvent sans doute très acide mais comme j’ai François Bayrou le nouveau maire de Pau avec moi « je me rangerai toujours aux côtés de ceux qui refusent l'atteinte à la liberté d'expression et défendent la liberté d'être acide » donc tout baigne.


Autre renfort : Bénédict Beaugé qui se définit comme un sectateur – ne pas confondre avec le sécateur du jeune Norbert Le Forestier – de l’acide et qui tout naturellement vient d’écrire un petit opus chez argol « L’acide »


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Qu’écrit-il ?


« Que l’acide joue un rôle particulier dans l’imaginaire gustatif des français, il suffit d’ouvrir un dictionnaire des synonymes pour s’en rendre compte (ils figurent sur la couverture de ce livre) : aucune autre saveur n’en compte autant. La cuisine  française, « grande » ou populaire, est marquée par l’acidité, et c’est une vieille affaire. L’historien Jean-Louis Flandrin avait émis l’hypothèse que le tropisme pour cette saveur, qu’elle soit fermentaire ou naturelle, avait pour origine la qualité propre des vins français à structure acide marquée due sans doute à la situation plutôt septentrionale des vignobles. »


Il ajoute « depuis longtemps aussi, le pays s’est enorgueilli de la multitude de ses fromages de toutes sortes, grands pourvoyeurs d’aigreurs diverses. Sans aucune nuance péjorative, je tiens à le préciser. »


Que puis-je demander de plus ?


L’oseille bien sûr, pas celle de notre « ami » Norbert Le Forestier, de la sauce à l’oseille façon nouvelle cuisine avec son compagnon le saumon.


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Beaugé écrit « au-delà de toute cette nouveauté, c’est pourtant cette manière de traiter l’oseille qui apporte au plat sa dimension qui reste, peut-être aujourd’hui encore, la plus particulière : tout d’un coup, l’acidité a une surface ! En général, l’oseille est utilisée en crème ou en purée : la feuille en est tellement fragile… Elle agit donc de manière diffuse. Ici, au contraire, les feuilles s’étalent dans la sauce et on voit bien qu’elles ont été ajoutées au tout dernier moment. Si l’oseille n’est pas crue, à cause de cette fragilité même, elle n’en est pas loin cependant. Verte, acerbe… »


Catherine Bernard, vigneronne qui tient bien mieux la plume et le sécateur que Norbert « L’acidité est mon pays gustatif. Avant de faire du vin je ne savais pas la reconnaître tant elle fait partie de moi. De là où je viens, les terres sont acides, les fruits sont toujours un peu acides – même les mûres quand elles sont mûres –, l’air est iodé. Le muscadet et le gros-plant sont les premiers vins que j’ai bus, le muscadet avec le brochet au beurre blanc et les civelles, le gros-plant avec les huîtres du Croisic. Ce sont des vins, et de tous les jours, et du dimanche. Ils rincent la bouche, se mettent juste ce qu’il faut en retrait quand on mange quelque chose qui leur va bien, comme la main gauche accompagne le chant de la main droite au piano. Ils ont le goût de la mer entrant dans l’estuaire, ne craignent ni les échalotes vinaigrées du beurre blanc ni le filet de citron sur les huîtres dans les salles à manger nappées de blanc, ou sur les tables des restaurants des bords de Loire. Ils se boivent au comptoir, le matin de la solitude, le dimanche au coude à coude, dans un brouhaha de voix graves et de souffles qui recouvrent les vitres des bistrots d’une pellicule de buée, car souvent dehors il pleut… » link 

 

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Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 05:40

Gardiens de la langue française, talibans de l’orthographe, ayatollahs de la conjugaison : « De grâce ne me fusillez pas ! »

 

Au hasard d’un rendez-vous la semaine passée à l’angle des rues du Sentier et de Cléry j’attachais ma flèche d’argent, en avance je baguenaudais et tombais nez à nez avec une étrange affiche que je mettais en boîte.


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Elle tombait à pic.

 

Je bichais !

 

Cette fois-ci on ne m’y reprendrait pas je laissais à ma consœur la concierge, qui tient un HUB du côté de Saint-Émilion, le soin de tailler des bavettes sur mon devenir…

 

Quel avenir pour cet espace de liberté où l’on croise maintenant n’importe qui ?

 

Je le sais moi et ce n’est pas un poisson d’avril…


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Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 00:09

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« On ne doit jamais remettre au lendemain… Eh bien si ! Avec les restes, c’est même un objectif ! Mais pas n’importe comment. L’art d’accommoder les restes requiert une certaine discipline et une organisation drastique. »


J’ai connu par le passé des remaniements…


Nous sommes dans la même logique que celle des présidents des clubs de foot qui virent leur entraîneur quand les résultats sentent le sapin.


Changer !


« Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement. » Bouddha Siddhârta Gautama


Tout ça est bel et beau mais :


1-     Le Président qui a soutenu jusqu’au dernier moment son entraîneur, parfois comme la corde un pendu, ne peut s’exonérer de sa part de responsabilité, surtout lorsqu’il a composé lui-même l’équipe, imposé ses choix tactiques et le système de jeu : vive la Ve République et son exécutif à 2 têtes ;


2-   L’équipe, les joueurs, les titulaires et les coiffeurs (ceux qui cirent le banc de touche), n’est renouvelable que dans la limite de l’effectif sauf à faire son mercato : on dit en politique faire appel à des membres de la société civile.


Bref, même si le changement c’est maintenant ce ne sera qu’une façon d’accommoder les restes.


« Je voudrais rendre hommage à ma grand-mère Marie-Victorine, Auvergnate, reine de la cuisine ménagère économe. Une image revient souvent à mon esprit : une grande table de cuisine, rustique et austère, un tiroir tout au bout qui contenait un gros pain et un couteau. À la fin de chaque repas, les petits morceaux, la mie et les miettes de pain étaient poussés vers ce tiroir pour attendre leur sort. Les plus gros éclats de pain bien noirs étaient réservés pour la soupe de pommes de terre, les miettes servaient à épaissir les jus de viande et la mie se glissait dans de nombreuses préparations de gâteaux. »


Parabole ?


Pourquoi pas même s’il s’agit de citations de la préface de Sonia Ezgulian dans son petit opus « Les restes » dix façons de les accommoder aux éditions de l’Épure.


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Changer d’équipe certes, mais pour quoi faire ?

 

De réponses, il n’y en a pas ou plutôt il y en a que trop, contradictoires, et souvent inconciliables.


Pourquoi ou plus précisément pourquoi en sommes-nous arrivés là ?


Tout simplement parce que tout le monde ment à tout le monde, à commencer par nous qui nous mentons à nous-mêmes.


Résultat : le champ public devient un immense conglomérat de déçus terreau  de l’abstention et de votes extrêmes.


Le député Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des Lois résume bien la situation : «au plan national, nous avons dilapidé le crédit bâti il y a deux ans». Pour lui, «les électeurs tiennent visiblement notre bilan pour inexistant, nos actes pour insignifiants et nos réformes pour de simples effets d’annonce. C’est donc avant tout une méthode de gouvernement qui vient d’être sévèrement rejetée».


Exit Jean-Marc Ayrault et son gouvernement à 18 H.


Tout le monde dit que ce sera Manuel Valls son successeur, pour moi c’est un choix étrange que de contenter une opinion publique dont la versatilité est une constante. Ça risque de vite faire pschitt !


Donc à 20 h c’est Valls alors j’ai choisi dans les dix recettes* de Sonia Ezgulian allez savoir pourquoi : Tortilla Bruxelles-Barcelone, c’est fait avec les restes de moules/frites (presqu’une histoire belge).


Bonne journée à vous, je suis aujourd’hui dans mes vignes loin du brouhaha du pouvoir… Je garde mon téléphone ouvert au cas où Manuel m'appellerait à la rescousse  Lire absolument ICI link


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* les dix recettes


-        Velouté de lentilles, ravioles de foies de volaille

-        Oeuf à cheval végétarien

-        Pressé terre-mer aux anchois

-        Galette de spaghettis comme une pizza

-        Tartelette-raclette

-        Patates vol-au-vent

-        Tortilla Bruxelles-Barcelone

-        Barres aux céréales et chocolat

-        Tarte à la mie de pain

-        Croquettes de semoule, velouté de couscous

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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 09:42

Y’en a un tas qui ont ce matin la gueule de bois. Bérézina, déroute, dégelée, fessée… j’en passe et des meilleures… Bref, je me suis dit que la référence aux lendemains qui déchantent valait bien quelques citations aux petits oignons tirées d’un dictionnaire des pensées humoristiques de l’inoxydable José Artur.


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Celle du titre c’est du Jacques Dutronc pur jus.


J’en verse une autre de la même veine « Il participe aux réunions des alcooliques anonymes mais il continue à boire sous un pseudonyme. » Jean-Loup Chiflet écrivain et éditeur.


En vrac dans l’air du temps:


« Quand on ne sait rien faire, il faut avoir de l’ambition » Wolinski Georges.


« Il y a deux choses d’infini au monde : l’univers et la bêtise humaine mais pour l’univers je n’en suis pas très sûr. » Einstein Albert


« Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement. » Bouddah Siddhartha Gautama


« La différence essentielle entre un jeune con et un vieux con  réside dans le temps qui leur reste à êtres cons » Dion Jean chroniqueur Québécois


« De plus en plus nos importations viennent de l’étranger » Bush W George


« Quand vous êtes à l’étranger, vous êtes un homme d’État ; quand vous êtes dans votre pays, vous n’êtes qu’un homme politique. » Harold Macmillan


« La politique ne consiste pas à résoudre les problèmes mais à  faire taire ceux qui les posent. » Henri Queuille


« Les hommes ressemblent au vin, l’âge aigri les mauvais et améliore les bons. » Cicéron

 

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