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             l'espace de liberté

 

 

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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Dimanche 6 juillet 2014 7 06 /07 /Juil /2014 00:09

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À l’heure où j’écris cette chronique, au petit matin du 4 juillet, je ne sais quel sera le destin de l’équipe de Belgique et de celle de France, mais ce que je sais c’est que l’odieux Schumacher, le gardien de but de la RFA, devrait boucler sa grande gueule, tout comme tous celles et ceux qui profitent d’une compétition pour jouer dans le bac à sable de Face de Bouc à plus chauvin-chauvine tu meurs ! 


Ceci écrit j’adore les moules de bouchot, les belges versus Arno et j’ai décidé de faire de la provoc culturelle à la Marcel Broodthears.


1-      La culture paléolithique : l’éclade !


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« Comment est-ce que tout ça a commencé ? Pourquoi les hommes ont-ils abandonné leur alimentation identique à celle des animaux, à base de produits bruts et crus. La cuisson des aliments, qui est attestée en même temps que les premiers vestiges de l’apprivoisement du feu il y a grosso modo 500 000 ans, est-elle venue en tant que premier acte culturel touchant à la nourriture, ou est-ce la fermentation ? »


Rien n’est certain, ce qui l’est c’est que l’éclade picto-charentaise elle est une méthode de cuisson à l’étouffée remontant à la nuit des temps.


« Le mot éclade est une francisation approximative du mot saintongeais éguiade que l'on aurait pu mieux traduire par aiguillade.


Les moules doivent être dressées verticalement (pointes vers le haut) et en spirale sur une planche de bois (au centre de laquelle on a parfois planté quelques clous). Il est aussi commode de poser les quatre premières moules horizontalement en croix, puis on intercale les autres verticalement en comblant les trous et en les serrant bien afin qu'elles ne s'ouvrent pas à la cuisson.


On recouvre ensuite d'une bonne épaisseur d'aiguilles de pin, auxquelles on met le feu, qu'on active à l'aide d'un carton (traditionnellement un calendrier des postes) pour également disperser les cendres à la fin de la cuisson. L'opération peut être renouvelée jusqu'à cuisson satisfaisante des moules (environ 10 minutes).


L'éclade est également parfois connue par les anciens localement sous le nom de « terrée » car à l'origine les moules étaient disposées sur la vase séchée (terre) des marais et recouvertes de tiges de fèves desséchées. Une variante intermédiaire existe dans l'île de Ré qui consiste à recouvrir au préalable la planche de glaise. »


2-      Les moules de Marcel Broodthears

 

J’ai découvert Marcel Broodthears lors de l’exposition au musée du jeu de Paume en  1992.


« Moi aussi, je me suis demandé si je ne pouvais pas vendre quelque chose et réussir dans la vie. Cela fait un moment déjà que je ne suis bon à rien. Je suis âgé de 40 ans. »


Je roulais vers mes 44 ans.


Il m’a ouvert les yeux, dégrossi « l’écrivain dit presque tout pour être compris. Dans la peinture, il s’établit comme un pont mystérieux entre l’âme des personnages et celle des spectateurs… » Eugène Delacroix dans son journal.

 

Un de sestableaux devint ma référence : La Malédiction de Magritte (Les nuages 1966)


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Et puis moi né dans un pays de moules, où la conchyliculture occupe les deux baies, celle du nord : Bouin qui fait face à Noirmoutier, et celle du sud : l'Aiguillon qui surplombe l'île de Ré, ses moules me fascinèrent. link


Je vous en offre un plateau, pour le vin lorsque vous voudrez bien vous remettre aux commentaires ça nous permettra d’étancher nos larges soifs !


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Samedi 5 juillet 2014 6 05 /07 /Juil /2014 00:09

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« Pourquoi appelle-t-on les pois « petits » lorsqu'ils sont frais ? Pourquoi appelle-t-on les pois « cassés » quand ils sont secs ? Pourquoi appelle-t-on les pois « gourmands » quand on en mange la cosse ? »


Réponse de Guy Savoy


« Parce que le pois a ses secrets que le dictionnaire ne connaît pas. »


Avant le 1er octobre 1968, la publicité de marques était interdite à la télévision mais 3mn chaque jour étaient dévolues à des campagnes collectives pour des secteurs de l’économie française à encourager.


Ainsi, en 1966, des producteurs de petits pois se sont offert une page de réclame avec Pipiou, un oisillon  qui répétait à l’envie : « On a toujours besoin de petits pois chez soi ».


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Notre ex, fondu de télé, à son arrivée à l'Elysée, en mai 2007, s’en est souvenu puisqu’il compara les magistrats à «des petits pois» ayant «la même couleur, le même gabarit et la même absence de saveur».


Ça permet aujourd’hui à l’indestructible Jean-Pierre Elkabbach de s’interroger à propos de la énième séquence judiciaire de notre ex sur le retour : « Est-ce la revanche des petits pois » ?


Pauvre petits pois réduits à l’appertisé, la boîte de conserve des fonds de placard, celle que l’on ouvre en dernier recours pour accompagner tout et n’importe quoi.


Le plus drôle dans cette histoire de petits pois mis en boîtes (vous appréciez je l’espère toute la saveur de mon allusion) c’est que suite à la campagne « On a toujours besoin de petits pois chez soi » les ventes ont d’abord décollées puis chutées. En effet le spot ne disait pas de manger les petits pois et les Français encore traumatisés par les tickets de rationnement les ont conservés précieusement et n’en n’ont pas racheté…


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Il faut réhabiliter le petit pois qui vient directement du champ, frais !


L’industriel, normalisé, appertisé, venu des plaines du Nord, même s’il reste le roi du garde-manger, doit laisser la place à l’authentique, à l’originel, le savoureux, le raffiné, celui que l’on achète en cosses au marché.


Celui qu’on écosse !


J’écosse, tu écosses, il écosse, nous écossons, vous écossez…

 

Guy Savoy se fait poète « Ce qui me plaît, dans l'écossage c'est que, à peine commencé, l'esprit s'évade immédiatement et la tête est libre de penser, de rêver. »


« Écosser une livre de petits pois, c'est entreprendre un voyage intérieur d'un bon quart d'heure (mais si vous souhaitez voyager plus longtemps, vous pouvez ralentir la vitesse de l'écossage !) Et lorsque tous les petits grains vert tendre sont sortis des cosses, plongez vos mains dans ce gros tas, la sensation physique est délicieuse et, après avoir voyagé en terres lointaines, vous vous transportez dans le bac à sable. Le petit pois a plus d'un tour dans son sac ! »


Alors qu’attendez-vous ?


Vous les aimez comment les petits pois frais ?


-          En classique jardinière avec carottes, petits navets, pommes de terre nouvelles et feuille de laitue, cuit à la vapeur.


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-          Avec le risotto où vous pouvez utiliser les cosses pour faire le bouillon  afin de nourrir le riz.


-          Le navarin d’agneau


Et avec ça vous boirez quoi ?


Une cuvée du Président ?

 

* Pour une fois le Nicolas dont il est question ici n'est pas le cher bedeau de Norbert le Forestier...


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Vendredi 4 juillet 2014 5 04 /07 /Juil /2014 00:09

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« C’est dans les communautés émigrées ou colonisées, alors que l’identité est devenue précaire, qu’il devient important de préserver les racines culturelles et les traditions. La culture culinaire en fait partie… »


Affirmation de soi par la mise en avant de pratiques alimentaires qui se différencient le plus fortement des habitudes ou des goûts des colonisateurs, ou du pays d’émigration, Marie-Claire Frédéric dans Ni cru ni cuit histoire et civilisation de l’aliment fermenté chez Alma éditeur, apporte de l’eau à mon moulin : dans la mondialisation notre culture culinaire constitue bien plus qu’un simple élément de résistance à l’uniformisation, elle est une source très importante de création de valeur pour un pays comme le nôtre.


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Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs ce livre est une somme de 420 pages que je viens tout juste de commencer à lire.


Ce matin, c’est une histoire contée dans l’Introduction, qui fait partie de la mythologie du Far West américain, celle de ces « chercheurs d’or qui faisaient lever leur pâte à pain contre leur cœur... »


Étonnant, non, aux USA dans cette « jeune nation où l’aseptisation de la nourriture est érigée en norme au point d’interdire sur son sol des aliments fermentés étrangers, possèdent néanmoins dans leurs légendes fondatrices une référence à un produit fermenté. »


« Le « pain français au levain de San Francisco », San Francisco surdough French bread, fait partie du patrimoine culturel de la ville au point qu’un musée lui est consacré. La ville possède également un institut du pain, la seule école consacrée à la boulangerie artisanale sur tout le territoire américain où les boulangeries sont pour la plupart industrielle… »


L’auteur note avec humour qu’il faut relativiser le terme de boulangerie artisanale aux USA : les 3 plus anciennes de San Francisco emploient plus de 1000 personnes et cuisent 60 millions de pains.


D’où vient donc ce levain français ?


Version 1 : « Il serait issu d’un levain apporté de France par Isidore Boudin, boulanger de son état, venu en 1849 des confins de la Bourgogne et du Jura. Il faisait partie des forty niners venus chercher fortune au moment de la ruée vers l’or. Il trouva la fortune en boulangeant, mais sans avoir découvert un gramme d’or. Selon la version de la légende, son levain aurait acquis un goût particulier parce que le jeune boulanger avait dû la rafraîchir sans pouvoir cuire le pain durant les mois de la traversée. Toutes les cultures actuelles du levain de San Francisco seraient issues de cette première pâte-mère venant de France… »


L’auteur juge cette version peu probable mais pour elle l’histoire est symbolique « il fallait que cette première pâte-mère provienne de France »


Version 2 : Isidore Boudin aurait simplement transmis le savoir-faire français de la boulangerie et utilisé le levain local tel qu’il était déjà cultivé par les chercheurs d’or.


Ceux-ci « ne pouvaient pas (et ne voulaient pas) utiliser la nouvelle poudre à lever issue de la chimie pour faire le soda bread, rapide à préparer car sans temps de fermentation. Ce produit ne supportait pas l’humidité constante de leur vie en plein air auprès des rivières aurifères ou  dans les mines. »


Levure indigène vous avez-dit levure indigène !


« Ce levain, unique en son genre, réellement autochtone, à la saveur acidulée, s’est avéré composé de plusieurs sortes de bactéries lactiques, dont certaines qu’on ne trouve qu’en cet endroit du monde au climat brumeux particulier, et qu’on a baptisées Lactobacillus sanfranciscensis. La symbiose spéciale de ces bactéries associée à des levures indigènes, fait que la saveur acide du levain se retrouve dans la pâte finale. »


« Les prospecteurs, qui n’avaient pas le temps de chasser ou de pêcher, gardaient leur pâte à pain dans un sac de cuir attaché à leur cou ou à leur ceinture, et enfermé dans leur chemise tout au long  de la journée, afin qu’elle soit bien au chaud, protégée des températures polaires des contrées nordiques. Ils la faisaient cuire le soir au campement en ayant pris soin de garder une portion de la pâte pour ensemencer la fournée suivante… »


La boulangerie Boudin existe toujours à San Francisco, elle est située dans le district de Richmond au coin de 10e Avenue et du Geary Boulevard link


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« Elle a bâti jalousement sa réputation sur l’affirmation que son levain serait toujours issu de la seule et unique souche de celui de 1849, cultivé de manière continue… »


« Il aurait même été sauvé du grand tremblement de terre de 1906, par Louise Boudin, la veuve d’Isidore qui eut la présence d’esprit de le transporter dans un seau en bois juste  avant de s’échapper avec ses employés de la boulangerie en flammes… »


« Il fallait que le levain fût considéré comme une chose précieuse pour qu’on songe à le sauver avant tout autre bien en de telles circonstances… »


« La légende était née »

 

J’aime les légendes !

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 3 juillet 2014 4 03 /07 /Juil /2014 00:09

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Je n’en suis pas revenu.


J’ai relu  3 fois le message.


Les bras m’en sont tombés.


Cher Monsieur,


Nous nous sommes rencontrés il y a quelque temps à Paris, via ...


Je vous contacte pour vous proposer d'organiser un dîner ou une dégustation (nom de la société)… pour des particuliers fortunés.  


Si vous souhaitez organiser un tel événement exclusif, j'apporterai le matériel de service (verres, sceaux (sic)), les échantillons de dégustation, et commenterai les millésimes servis. Nous pourrons fixer ensemble une participation pour les bouteilles servies, et je souhaiterai proposer aux personnes présentes d'acheter les millésimes dégustés s'ils le souhaitent.


Depuis 8 ans chez (nom  de la société…), j'organise et anime des dégustations et dîners pour faire découvrir et vendre nos millésimes, pour une clientèle HNWI (particuliers disposant de plus d'un million de dollars de patrimoine financier disponible, sans prendre en compte leur patrimoine immobilier).

 

« Dans le jargon financier, on les appelle HNWI. HNWI, pour High Net Worth Individuals, que l'on pourrait traduire en français par "personnes de haute valeur", s'il ne s'agissait pas d'argent. Ont droit au label HNWI ceux qui se trouvent à la tête d'actifs équivalant à au moins 1 million de dollars US, sans compter leur résidence principale et les biens de consommation. En 2006, selon une récente étude conjointe de Cap Gemini et de Merrill Lynch, ce petit club regroupait 9,5 millions de personnes dans le monde. »

Les riches, les HNWI et les ultra HNWI, par Sylvie Kauffmann LE MONDE link | 01.10.2007


Sans commentaire !


Une suggestion tout de même à mon correspondant qu’il s’adresse plutôt au bedeau de Norbert le Forestier, nouvel intronisé dans le Jurade de Saint-Émilion, il adore les mondanités ! Avec le carnet d’adresse en or massif de son ami  Grand Jurat c’est tout à fait dans ses cordes.

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Mercredi 2 juillet 2014 3 02 /07 /Juil /2014 11:00

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Une dramaturgie absolue : l'agression de Schumacher sur Battiston, l'épreuve des tirs aux buts où mon poulain le grand Max Bossis qui avait tout donné échouait...


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Max Bossis a été mon élève au lycée agricole de la Roche sur Yon. C'était un grand joueur, intelligent, infatigable, courtois, discret, un exemple... Fils de paysans de St André Treize Voies, une grande famille qui aurait pu former une équipe capable de jouer au plus haut niveau, il est pour moi le bon exemple de ce qu'était l'ascenseur social du sport avant la période fric. »


J’écrivais ces lignes en novembre 2005 alors que je venais d’acheter le Monde à l’aéroport de Séville.link


Le grand Max, c’était un grand taiseux, discret, un gars de Saint-André-Treize-Voies, une famille de footeux, des paysans, lui, comme il le confiait à un journaliste, aimait la nature « Jeune, je rêvais de football … et de m’occuper d’une réserve naturelle… » Alors qu’il jouait au FC Yonnais, un après-midi alors qu’avec d’autres élèves Max était venu bêcher dans mon jardin, je lui avais confié qu’il devrait répondre positivement à l’offre du FC Nantes. Il a passé son bac d’abord, sérieusement comme toujours.


Je sais, que Séville lui colle aux bas, il le dit un peu fataliste « Quand ils m’abordent, les gens ne peuvent s’empêcher de me parler de Séville… C’est plus fort qu’eux ! »


Ce matin ce n’est pas ce souvenir que je souhaite évoquer mais le beau jeu, celui dont m’a nourri le FCN de José Arribas.


Je n’ai pas l’âme d’un supporter, je ne braille pas, je suis intensément le jeu, je goûte j’apprécie.


Comme je l’ai écrit dans une chronique j’aime bien cette nouvelle équipe de France lorsqu’elle joue ce beau et vif football vertical comme le disait PL Basse sur Itélé.


Pour moi les drapeaux, les hymnes, ce n’est pas mon truc, je respecte mais je ne vois pas au nom de quoi certains glosent sur le fait qu’untel ou un untel n’entonne pas l’hymne national. Chacun joueur a sa façon de se concentrer, sa liberté de choix doit être respectée.


Sur Face de Bouc et Twitter les relents d’un nationalisme stupide, d’un racisme affiché, revendiqué même, me dégoûtent.


Ce n’est ni la France, ni la Belgique, ni le Brésil qui foulent la pelouse mais deux fois 11 joueurs et l’arbitre qui fait lui aussi parti  du jeu. L’irruption de la télévision, du grand écran ont profondément pollué l’esprit du spectateur. Posé le cul sur son canapé il passe son temps à contester l’arbitre. Les erreurs de celui-ci font partie du jeu. Il est cocasse  de voir Maradona, un immense joueur mais un tricheur donner des leçons de morale.


Bref, je fus joueur de basket de bon niveau, j’aurais pu faire carrière comme me le demandait André Ostric le DTN. J’ai toujours respecté les décisions de l’arbitre même lorsqu’elles me paraissaient injustes.


Pierre-Louis Basse est né à Paimboeuf dans une famille de militants communistes, moi je suis né en Vendée avec un père Mendésiste, nous partageons la même passion pour le jeu et je vous recommande « Séville 82 : France-Allemagne Le match du siècle » et son dernier «  Mes seuls buts dans la vie » chez Nil éditions.


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France-Allemagne : Ach ! Séville ! link

 

     

 

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Mercredi 2 juillet 2014 3 02 /07 /Juil /2014 00:09

Il est de bon ton sur les réseaux sociaux de basher les fonctionnaires obtus qui appliquent  sans nuance la règlementation. Mais dans ce domaine les zinzins inventés par les professionnels, ici vignerons, n’ont rien à leur envier. Les technostructures type ODG et Organisme d’Inspection et de Contrôle, se complaisent à aller chercher des poux sur la tête chez ceux qui ne pensent pas comme eux.


Sans déflorer de secrets ma boîte mail recèle une foultitude de cas où les technocrates de la profession, appuyés par leurs chefs, font la démonstration que dans notre beau pays le droit à la différence n’est pas inscrit au fronton des maisons qui vivent sous perfusion de cotisations.


Charbonnier maître chez lui me rétorquera-t-on, les fameux cahiers des charges de l’appellation en sont les tables de la loi.

 

Circulez y’a rien à voir !


Moi je veux bien mais au bout du bout je compte aussi un brin en tant que consommateur. Sans me faire le porte-parole de qui que ce soit j’estime avoir le droit de mettre mon grain de sel là où il ne faut pas.


Attention à votre entre soi messieurs les vignerons, vos vignes nickel chrome qui ressemblent de plus en plus à des décors de cinéma des années 60 en technicolor, vos vins formatés qui sont tous cousins-germains, même si ça vous plaît participent à la dévaluation et à la dilution de vos fameux terroirs que vantent vos belles plaquettes oenotouristiques.

 

Le monde change mais à trop suivre le grand courant d’uniformisation on risque fort à terme de ne plus être très convaincant sur son authenticité. Le syndrome de la boîte de camembert avec vache normande incorporé pour un produit bien pasteurisé vous guette au bout du chemin de la mondialisation.


Valable même à Sancerre qui est une success story !


Morel

 

Comme l’écrit très justement l’intransigeant François Morel dans son papier  « Vous avez dit « différence » ? paru dans le dernier n° de LeRouge&leBlanc n°113  « L’intelligence » des choses, c’est au sens strict, dans le cas présent, se donner les moyens d’acquérir la capacité de relier le vin à tout ce qui participe à l’authentique produit de la vigne, d’un terroir et de l’homme… »


Dans l’un des 2 cas présentés, celui de Sébastien Riffault l’OIVC lui reproche un « entretien du sol insuffisant » et la présence « d’herbes » - « végétation concurrentielle » qui ne doit pas dépasser « la moitié de la hauteur de palissage » - trop hautes dans ses vignes, « manquement » qui n’est pas une négligence du vigneron mais le choix, pour lui, « d’un engrais vert qui permet l’apport naturel d’éléments fertilisants ». Le problème de la hauteur de l’herbe ne concerne en réalité que les vignes vendangées à la machine, mais la règlementation est applicable à tous, même à ceux qui vendangent manuellement !


Donc il faut supprimer l’herbe et payer le contrôle – car il est payant pour celui qui en est la cible – sous peine d’être refusé pour l’appellation. Mais payer revient à reconnaître « le manquement »… On est en droit de penser que le droit de désherber ne saurait être une obligation de  désherber, et qu’il y a tout le moins plusieurs façon de concevoir la viticulture. Dans le cas présent, on voit à l’œuvre une appropriation de l’AOC et de son contenu au nom d’une seule de ces conceptions, avec une tentative d’exclusion des autres. »

 

Je partage l’analyse de François Morel mais je suis beaucoup plus optimiste que lui : les lignes Maginot sont faites pour être contournées, c’est une vérité stratégique. Ils ont déjà perdus la bataille et l’avenir les verra battre en retraite piteusement.


En attendant, bien mieux que ce poseur de Nossiter, organisons la Résistance sans enfourcher les oppositions éculées, comme le note Morel, entre le genre « bio » et le « conventionnel ». Créer des espaces de liberté permettra de refonder nos appellations, les sauver de la dilution…


Dans le dernier numéro LeRouge&leBlanc n°113  mademoiselle Sonia Lopez Calleja fait son cinéma, y’en a presque que pour elle…


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Mercredi 2 juillet 2014 3 02 /07 /Juil /2014 00:09

Qui, dans sa vie, n’a jamais servi les vêpres après le déjeuner, dans la touffeur de l’été, ne peut se targuer d’être un survivant  d’un temps englouti que beaucoup colorient en carte postale rose pâle.


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L’histoire de La Louve, portée à l’incandescence sous le soleil dur de la Sicile, contée par Giovanni Verga, me fait penser à ma Vendée, certes plus paisible, plus verte, où le péché de chair rodait sous les jupes des femmes. Les hommes, n’étant que les victimes des tentatrices.


Filles mère engrossées et abandonnées, bourgeoises à voilettes qui vont à la messe culbutées par leur palefrenier ou le journalier, incestes dans le secret des métairies…


« Elle ne faisait qu’une bouchée de leurs fils et de leurs maris, avec ses lèvres rouges, et rien qu’à les regarder de ses yeux de possédée, elle les traînait derrière ses jupes, eussent-ils été devant l’autel de Sainte Agrippine… »


La louve « elle était grande, maigre, mais avec des seins fermes et vigoureux de brune, - et cependant elle n’était plus jeune ; elle était pâle comme si elle avait toujours la malaria, et dans cette pâleur, deux grands yeux comme ça, et les lèvres fraîches qui vous mangeaient… »


Je ne vais pas vous conter l’histoire de la Louve qui « un jour… tomba amoureuse d’un beau garçon qui était revenu du service militaire, et qui fauchait le foin avec elle dans les prés du notaire ; mais vraiment ce qu’on appelle amoureuse, à sentir la chair qui vous brûle sous la futaine du corsage, à éprouver, en le fixant dans les yeux, la grande soif qu’on a aux heures chaudes de juin, en bas dans la plaine… »


« C’est toi que je veux ! Toi, qui est beau comme le soleil et doux comme le miel. Je te veux ! »


La Louve se rendait aux champs pour travailler avec les hommes, exactement comme un homme, sarclant, piochant, soignant les bêtes, taillant la vigne, que ce fût sous le vent grec ou sous la bise de janvier ou même en août avec le siroco, lorsque les mulets laissaient pendre leur tête, et que les hommes dormaient à plat ventre  derrière le mur, à  l’abri de la tramontane. Et, à l’heure entre les vêpres et nones, où la femme pure ne se promène pas, gna Pina* était la seule âme vivante que l’on voyait dans la campagne, sur les pierres brûlantes des chemins, parmi les chaumes calcinés, dans les champs immenses qui se perdaient dans la chaleur, au loin, très loin, vers l’Etna, brumeux, où le ciel s’appesantissait sur l’horizon… »


Je sens poindre chez vous une interrogation : pourquoi chroniquer sur cette Louve ?


Trois raisons :


-           La première  de très mauvaise foi : on y parle de la vigne ;


-          La seconde plus sérieuse : j’ai envie de vous donner envie de lire les nouvelles de Giovanni Varga.


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-          La dernière, essentielle pour moi, faire comprendre à certains que la dureté du temps n’est pas la caractéristique la plus marquante de notre monde occidental mondialisée…sauf pour les migrants… ceux que l’on accuse de venir profiter de l’abondance de nos assiettes…


* Prénom de la Louve

 

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Mardi 1 juillet 2014 2 01 /07 /Juil /2014 13:00

Quitte à passer pour un VC, vieux je le suis, con c’est à vous d’en juger, je reste très sensible à la dureté du travail manuel dans les champs, dans les vignes et je supporte difficilement ceux qui l’idéalise, tout comme ceux qui ne s’en préoccupe pas.


C’est dans mon ADN de petit vendéen, souvenir des femmes, ma tante  Valentine, mémé Marie, maman, qui « allaient aux champs » se coltiner les travaux pénibles : bêchage, sarclage ou repiquage ou vendanges… en pleine chaleur link


À l’école d’agriculture de la Mothe-Achard nous avions, tous les matins, été comme hiver, 3 heures de travaux manuels dans notre emploi du temps. Faner à la fourche, tailler la vigne, curer et brosser les vaches, biner dans le potager, ôter les adventices dans les parterres… ce n’était pas pour de rire, c’était dur… j’avais 12 ans … la terre était basse, elle l’est tout le temps…  le froid tranchant, les doigts gourds…  et même si la Vendée n’est pas la Bretagne, la marée y apporte aussi son lot de pluie…


L’évocation de ce temps qui semble englouti n’a pas pour but de faire pleurer dans les chaumières ou les lofts de l’est parisien, mais pour rappeler à ceux qui, à juste raison, désirent trouver ou  retrouver de bons produits authentiques que leur production exige souvent le recours au travail manuel et que celui-ci reste ce qu’il a toujours été : difficile et peu gratifiant.


Pas sûr que beaucoup d’entre nous rêvent de voir leurs enfants prendre le chemin des champs, des vergers ou des vignes, alors qui et à quel prix ?


La pénibilité il en est beaucoup question en ce moment, pas simple mais rien ne sont pires que les bons sentiments pour affronter le sujet des « petits maillons » de la chaîne indispensable mais si peu considérés.


Alors, suite à l’évocation par mon ami Daniele de la cueillette des câpres à Pantelleria link je vous propose de belles photos des mains du cueilleur :


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« Il les récoltait dans le vent…. fort… les câpres

Les mains rapides….

Un changement continue de position… car on a toujours un risque de trop plier son dos…

Et on risque de plier son dos pour toujours…

 

Il me disait que plus personne ne veut le faire… que plus personne veut que ses fils passent la vie à plier leur dos… à risquer de se le casser pour toujours…

 

Ce n’est pas facile lorsqu’on est des guerriers qui défient le vent… de savoir que soi-même et ses fils risquent d’avoir le dos plié. »

 

 

Mieux vaut ne plus faire ça…


« Pour travailler sous le commandement de Tobia* on y laissait non seulement la première peau mais aussi un peu celle d’en dessous, il fallait se maintenir à leur pas à eux trois*, et ces trois-là marchaient comme trois bœufs sous le même joug… » Beppe Fenoglio Le mauvais sort


Chronique « Ce n’est rien, ce n’est que le vin qui est allé le toucher au cœur » link


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Mardi 1 juillet 2014 2 01 /07 /Juil /2014 00:09

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Mes chers lecteurs,


Catherine est une vaillante, elle de celle qui fait, et elle le fait bien. Femme de plume, excellente journaliste, curieuse et pertinente – c’est dans ce statut où nous nous sommes rencontrés suite à mon rapport de 2001 – elle a décidé de devenir  vigneronne dans le Languedoc. Installée, depuis 2005, elle exploite maintenant 4 ha de vignes à Saint-Drézéry et Montaud.


Saint-Drezery-facon-Force-tranquille (1)

 

Afin de financer d’indispensables investissements, Catherine a créé en 2012 un Groupement foncier agricole (GFA) ce qui lui a permis notamment la plantation de vignes et la construction d’une remise.


Un GFA est une société de propriété foncière (une SCI version agricole) et n’a donc pas d’activité d’exploitation. Le GFA La Carbonelle compte à ce jour 34 associés, dont Catherine qui en est la gérante et la fermière vigneronne, et à ce titre, verse chaque année aux associés, au prorata des parts détenues par chacun, un fermage, c’est-à-dire un loyer, à ce jour converti en bouteilles.

 

Catherine jusqu’ici vinifiait et hébergeait ses vins chez une collègue vigneronne à Saint Mathieu de Treviers. Celle-ci  ayant besoin de toute sa cave pour les vendanges 2015, notre vaillante vigneronne s’est très normalement posé la question : dois-je construire ma cave ?


Comme vous vous en doutez il ne s’agit pas d’une décision que l’on prend à la légère, c’est pour Catherine une haute marche à franchir. Mais, comme bon sang ne saurait mentir, Nicolas, l’aîné de ses fils, prépare un BTS viticulture-œnologie en alternance, la décision relevait de la pure nécessité.


Alors notre Catherine qui n’a pas les deux pieds dans le même sabot s’est démenée pour trouver un terrain afin d’y ériger une cave à son goût.


Le projet existe, bien ficelé et lors de notre AG du GFA du 14 juin Catherine nous a proposé d’accompagner son investissement. J’étais présent.

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J’en suis, bien sûr, mais eut égard à la plus grande surface financière  que représente la construction d’une cave de vinification, il faut recruter de nouveaux associés.


A ce jour, la valeur d’une part est de 500€ et donne droit, tant que l’on en reste propriétaire, à une allocation de trois bouteilles, soit une rémunération de 4,2%.


La rémunération des parts pourra aussi se faire en numéraire au taux annuel de 2,5% à partir de 4 parts.


On peut faire l’acquisition d’une ou plusieurs parts. Les associés du GFA bénéficient par ailleurs de tarifs sur l’achat des vins.

 

Catherine évalue les besoins de financement de ce projet à 150 000€ dont 80 000€ par augmentation du capital, soit 160 parts. Cette ouverture et augmentation du capital financera notamment l’acquisition d’une parcelle (avec vue à 380° sur le Mont Aigoual et le Pic Saint Loup) sur laquelle sera enfoui et construit le bâtiment et plantée une vigne (petite). Le complément viendra par emprunt bancaire que  Catherine remboursera en tant que fermière exploitante et qui viendra en apport en capital.


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Pour mener à bien ce projet, Catherine travaille avec un architecte, un expert-comptable, une structure de soutien aux projets agricoles, Terres vivantes, et le notaire de Sommières, Jean-Louis Daire. Du sérieux, j’ai pu le vérifier le 14 juin.


Mais au-delà des purs aspects techniques et financiers, son projet est en totale cohérence avec la manière dont Catherine travaille ses vignes et ses vins, c’est-à-dire dans le strict respect de l’environnement. Une partie du bâtiment sera enterrée, l’autre largement ventilée afin de réduire au strict minimum la consommation d’énergie et de récupérer au maximum l’eau de pluie.


L’entrée dans le GFA de la Carbonelle est une acquisition foncière, et donc passe par un notaire.


Le GFA lui-même est régi par des statuts que  Catherine  vous transmettra volontiers sur demande.


Le GFA se réunit tous les ans en assemblée générale, laquelle se finit comme dans Astérix, c’est convivial et laisse la place à de larges soifs au milieu des vignes.


Les souscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 juillet 2014. Les fonds seront libérables par étapes, dont 50 000 euros début août afin de financer l’acquisition de la parcelle, l’étude de sol, préalable indispensable au dépôt du permis de construire, et une avance des honoraires de l’architecte et de l’ingénieur structure.


Catherine répondre  bien sûr aimablement à toutes vos questions.

 

Catherine Bernard

Gérante et fermière du GFA La Carbonelle

06 83 03 35 55

courriel : cb.castelnau@wanadoo.fr


Calendrier de l’ouverture et de l’augmentation du capital du GFA La Carbonelle

 

Les pièces et chèques doivent parvenir au notaire au plus tard le 4 août en mentionnant bien GFA La Carbonelle.

 

Le premier appel de fond aura lieu le 13 août à hauteur de 60 000€.

 

Le second appel de fond aura lieu au début de l’année 2015.

 

 

Quelques chroniques du Taulier pour vous permettre de mieux connaître Catherine.


- 3 questions à Jacques Berthomeau par Catherine Bernard link


- L’acidité selon Catherine Bernard « Dans les vignes » link


- Catherine Bernard ne fait rien comme les autres : elle coiffe ses vignes…link

 

Je remercie par avance celles et ceux qui en seront, ça nous permettra de nous rencontrer lors de la prochaine AG du GFA de la Carbonelle...

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 30 juin 2014 1 30 /06 /Juin /2014 12:25

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Quel beau titre !


Celui d’un roman de l'écrivain autrichien Peter Handke : Die Angst des Tormanns beim Elfmeter (1970) adapté au cinéma par Wim Wenders en 1972.


Ce soir l’équipe de France de football, j’insiste sur ce point : l’équipe, 11 titulaires et leurs remplaçants va être opposée à celle du Nigéria. Je ne sais si l’épreuve des tirs au but sera nécessaire pour les départager, mais ce dont je suis absolument certain c’est qu’en cas de victoire madame et monsieur tout le monde affirmera « nous avons gagnés ! » alors que face à l’échec « ils ont perdus ! »


Le football n’est qu’un jeu, avec des règles qui dans certaines circonstances participent à une réelle dramaturgie à la fin d’une partie.


Qui peut nier que ce fut le cas lors du récent Brésil-Chili.


Le pauvre Mauricio Pinilla « lui qui en cinq minutes avait manqué d'offrir à son pays une victoire inattendue avant de rater son tir au but et d'entraîner le Chili dans sa chute. Lui, l'homme de tant de galères, ancien enfant chéri du Chili, qui a préféré consumer son talent dans les nuits éthyliques de Santiago. Lui qui a plus alimenté les colonnes de la presse à scandale pour ses multiples conquêtes que celles de la presse sportive. »


Mais revenons au coup de pied de réparation, sanctionnant une faute, pour analyser le tir au but qui lui, n’est là que pour départager les équipes et qui met face à face 2 hommes loin de tout.


La loi 14 du football fait partie des lois du jeu régissant le football, maintenues par l'International Football Association Board (IFAB). La loi 14 se rapporte au coup de pied de réparation, communément appelé « penalty » (de l'anglais penalty kick).


Ne doit pas être confondu avec Tirs au but qui est une épreuve st utilisée pour départager deux équipes à la suite d'un match nul.


Dans le cas du Pénalty, le tireur ou tout autre joueur de champ peut tenter à nouveau sa chance en cas d’échec dans la continuité  de l’action.


Pour le tir au but c’est sans appel en cas d’échec du tireur, tir à côté, au dessus ou sur les montants ou arrêt du gardien de but.


Il exista aussi le but en or ou la mort subite « Le but en or sert à départager deux équipes lors des prolongations. La première équipe qui marque durant les prolongations remporte la partie et met fin aux prolongations. Si l'égalité subsiste à la fin des deux périodes de 15 minutes, on a alors recours à une séance de tirs au but. Cette règle fut appliquée pendant les matches éliminatoires de quelques compétitions internationales majeures. L'Allemagne gagna la finale du Championnat d'Europe de football 1996 (le but en or s'appliquait à partir des demi-finales de cette compétition) et la France gagna celle du Championnat d'Europe de football 2000 ainsi que les huitièmes de finale de la Coupe du Monde 1998 sur un but en or. L'International Football Association Board supprime cette règle le 27 février 2004. »


Voici une chronique de Najib Refaïf en 2008


En analysant 300 tirs de penalty, les chercheurs ont remarqué que lorsque le gardien ne bouge pas et reste au centre de la cage (et donc ne fait rien ou n'agit pas) on obtient une bonne moyenne de réussite.


« On se souvient de ce titre magnifique du roman et film éponyme de l'écrivain autrichien Peter Handke : «L'angoisse du gardien de but au moment du penalty». Tous les amateurs de foot et ceux, plus rares, qui ont parfois tenté l'expérience du gardien à ce moment précis mesureront la justesse et la beauté de ce titre. Il est rare que les artistes s'inspirent de ce jeu entre 22 individus qui courent derrière un ballon rond. Et encore moins de cet homme qui se tient seul et pendant 90 minutes entre trois bouts de bois et se saisit de la balle avec les mains. Pourtant, s'il est un spectacle où l'impondérable est l'enjeu essentiel, où le récit se développe dans le mouvement et s'improvise au fur et à mesure du déroulement de l'action, c'est bien celui d'un match de foot. Le processus dramaturgique de la confrontation se construit dès le coup d'envoi. Les acteurs de l'histoire participent en chœur à l'écriture d'un récit dont nul ne connaît d'avance le «pitch». Ceux qui regardent le spectacle comme ceux qui le font ignorent son dénouement. C'est une des fictions les plus réalistes et c'est ce qui fait, peut-être, la magie et la morale de ce spectacle vivant. 


Mais si des hommes de lettres tels Camus ou Montherlant se sont intéressés au football, comment s'étonner lorsqu'on voit des économistes ou des spécialistes du management investir ce jeu ? C'est le cas, récemment, d'une étude menée par l'économiste israélien Ofer Azar. En effet, selon un article paru dans le supplément Business Day du journal New York Times (repris en anglais par le Monde du 8 mars dans sa sélection hebdomadaire), Azar a étudié le comportement du gardien de but au moment du penalty. »

 

La suite ICI link

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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