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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 00:09

«Moi, j'ai dit Zarb, bizarre, comme c'est étrange ! Pourquoi aurais-je dit Zarb, bizarre ? ... » Si vous avez compris où je souhaite en venir ce matin : Champagne pour tout le monde ! En toute logique il n’y aurait rien d’anormal que vous n’ayez rien compris puisque comme je suis un peu zarbi c’est à lui que je veux en venir, au champagne bien sûr...

 

J’aurais pu aussi vous le faire dans la veine Boris Vian « J’suis Zarb, encor plus Zarb que tout à l'heure... j’bois du champagne dans l’escarpin de ma compagne... » mais qui connaît aujourd’hui Boris Vian ?

Plus grand monde alors que le monologue de Louis Jouvet dans « Drôle de drame » grâce à la télé presque tout le monde, ou presque le connaît : «Moi, j'ai dit bizarre, bizarre, comme c'est étrange ! Pourquoi aurais-je dit bizarre, bizarre ? ... »

 

J’ai découvert Zarb dans Lyon’ ne le supplément filles de Lyon Capitale de septembre (voir photo ci-dessous) sous le titre « Bullez » avec ces 3 interrogations :

-         au mariage de son ex ?

-         en attendant le bus ?

-         pendant une confession ?

Je maintiens le suspense, même s’il est soutenable, afin de prendre le temps d’éclairer la lanterne à propos de ce Zarb.

 

1° Zarb donc comme Zarbi « ou zarb. Verlan de bizarre. Zarbi figure parmi les verlans les mieux installés dans le langage courant... » Pierre Merle « Dictionnaire du français qui se cause »

 

Zarb encore « O Dieu, donne aux musiciens des doigts de sucre et pour le Zarb, une main de fer ! ». Citation du poète mystique, Djalâl-ud-Dîn Rumî (XIII ème siècle)


« Le Zarb ou Tombak est un tambour en forme de calice (comme un bouchon de champagne ). Celui-ci est creusé dans la masse d’un mûrier ou d'un noyer et parfois fabriqué en terre cuite (Tombak de Zoukhâneh). Sa forme cylindrique s'achève en un pied légèrement évasé en une seule et même pièce.


Ce tambour membranophone est recouvert généralement d'une peau d'agneau ou de chèvre, collée sur le pourtour de l'orifice. Les finitions de cet instrument sont souvent parfaites et dont pour certaines recouvertes de fines marqueteries Perses.


Principal instrument à percussion digitale utilisé dans la musique classique Iranienne dite musique savante de Perse, le Zarb est actuellement aussi bien une percussion d'accompagnement « tombak-é ghrouhnavâzi », qu'un instrument solo « tombak-é taknavâzi ».

 

3° Zarb enfin c’est un Champagne qui se veut décalé, anticonformiste, selon les dires de ses inventeurs néerlandais (voir leur site www.zarbchampagne.com )

Avec le champagne Zarb les vers de Musset « Aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse? Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse. » s’avèrent obsolète puisque le flacon se veut aux dires de ses promoteurs unique :

-         « par son design : il est habillé par des artistes et seront disponibles sous la forme de « collections » La première série a été créée en collaboration avec le photographe Cornelie Tollens.

-         Par sa confection : les bouteilles Zarb sont artisanales. »  img165-A.gif

Des flacons originaux certes mais le « jus », au sens noble des parfumeurs, compte aussi pour l’amateur. Qu’en est-il ?

 

Réponse des créateurs de Zarb : « Ce Champagne est récolté et élaboré dans les caves de la famille Baron à Charly-sur-Marne » Renseignement pris, il y a 2 Baron à Charly-sur-Marne : le premier, les Baron tout court m’a déclaré que Zarb était inconnu au bataillon, j’en déduis donc que ce sont les Baron-Fuenté. Je cite leur site :

 

« Dès, le 17ème siècle, la famille BARON  possède et cultive la vigne à Charly sur Marne, dans l’ouest du vignoble de Champagne.

C’est en 1966 que Gabriel BARON reçoit de son père, 1 ha de vigne, à l’occasion de son mariage avec Dolorès FUENTE. En 1967, en mémoire de leur union, Gabriel  BARON et Dolores FUENTE fondent la Maison BARON-FUENTE.

 

Les premières bouteilles sont alors produites et commercialisées en directe au caveau. Depuis, notre maison familiale ne cesse de se développer.

 

 Aujourd’hui, Champagne Baron-Fuenté est propriétaire de 35 ha de vigne. La marque Baron-Fuenté est la propriété de la famille Baron-Fuenté, à Charly-sur-Marne et notre  vignoble  est  implanté sur les magnifiques coteaux de la Marne. 

 

Le caractère du Meunier, qui se trouve majoritaire dans nos assemblages, confère une typicité remarquable à l’ensemble de nos cuvées, complétées par la puissance du Pinot Noir et la finesse du Chardonnay. »

 

Pour avoir plus de renseignements j’ai contacté l’agence WelcoMm. J’attends toujours ce qui me permet de vous délivrer son message tel qu'il est imprimé sur la fiche que j'ai sous les yeux :

 

« Champagne Zarb bouleverse, inverse les tendances, change les modes de consommation. Il rompt avec nos habitudes pour mieux correspondre aux attentes actuelles. Le Champagne Zarb n’est plus un lien entre le passé et l’avenir mais entre l’avenir et le passé... »

 

Étant sous le choc de cette chute je ne suis pas en mesure de faire un commentaire. Si ça vous chante faites-le à ma place...

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 00:09

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« Etre bête à manger du foin ! » l’expression attestée en 1774 n’est pas à mon goût car elle trouve son origine dans l’idiotie supposée, la bêtise d’un animal domestique que j’aime : l’âne.

Lorsqu’au temps d’Henri Nallet, Ministre de l’Agriculture, nous décidâmes de mettre le focus de la présidence française de l’UE sur les AOC et que le dépoussiérage des textes législatifs devint une nécessité, nous découvrîmes, sous la houlette de Marie-Hélène Bienaymé de l’INAO,  dans les mille-feuilles de l’ensemble des AO autres que vinicoles des produits aussi exotiques que le foin de la Crau et la porcelaine de Limoges par exemple.

De plus, la reconnaissance d’une AOC pouvait prendre la forme d’une simple reconnaissance judiciaire : ainsi en 1942, les syndicats de vignerons de Chusclan et de Laudun demandèrent au tribunal d'Uzès une reconnaissance judiciaire de la qualité et de la valeur originales de leurs vins des côtes-du-rhône gardoises. Le procès ayant traîné, les responsables vignerons demandèrent alors de bénéficier des dispositions du décret du 13 juillet 1951 ou législative : la première AOC fromagère française a vu le jour par une loi du 26 Juillet 1925 : il s’agit du Roquefort. La loi du 2 juillet 1990 a généralisé le système des AOC et a consacré la voie unique de reconnaissance : par décret sur proposition de l'INAO.

 

Rassurez-vous je ne vais pas vous prendre la tête avec mes histoires d’AOC, même si la philosophie de la réforme de 1990 s’est embourbée dans les chemins de traverse des adorateurs des normes, mais vous offrir l’accès a un mets hors-norme : le gigot d’agneau de Christophe, de la Contre-Etiquette www.la-contre-etiquette.com, au foin AOC de la Crau. Celui-ci, en vertu du Décret du 31 mai 1997 : modifié le 23 septembre 1999 est devenue une AOC. Pour plus de détails voir sur www.foindecrau.com 

 

Recette :

1-     acheter un gigot d’agneau chez votre boucher préféré ;

2-   acquérir une balle de foin de la Crau AOC

3-    faire revenir dans une sauteuse et dans un fond d’huile le gigot sur toutes ses faces

4-   utiliser une cocotte à fond épais type « Le Creuset », y verser un fond d’eau pour pouvoir lancer la cuisson sans accroche, tapisser le fond de la cocotte de foin, y déposer le gigot tel quel, pas de sel ou de condiments, rajouter du foin tout autour et au-dessus pour le recouvrir entièrement ;

5-    lancer la cuisson sur un feu très doux pour une durée de 4 heures ;

6-   la cuisson peut se faire aussi dans un four à thermostat 5 ;

7-    en fin de cuisson, le jus mélange de celui du foin et du fond d’agneau est utilisable mais comme il est très concentré il faut le déglacer au vin rouge ou blanc (celui qui accompagnera le gigot) et l’épaissir un petit peu avec de la Maïzena.

 

Pour le vin, Christophe confie qu’il avait un petit peu peur, car les parfums du foin sont très exacerbés... mais comme ils le sont dans leur contexte « herbacé », un vin Blanc assez racé, bien « élevé » en fût, et déjà axé sur des notes torréfiées, pourra se marier agréablement avec l'ensemble très fondant....

-         un Meursault « charmes » 2007 de Fanny Sabre,

-         ou bien un Pouilly Fumé mademoiselle « M » 2008 d'Alexandre Bain,

-         ou un Chignin Bergeron « Les Filles » 2008 de Gilles Berlioz seront parfait...

-         et pourquoi pas en rouge le vin de Catherine Bernard en 2009, ou bien un 1ier  cru de Morey Saint Denis « Aux Cheszeaux » 2007 du domaine Arlaud, ou bien un Fixin 1ier  cru « Les Hervelets » 2007 de Jérôme Galeyrand.... les fruits rouges et bleus s'accordent bien avec l'aspect herbacé et fondant de la viande du gigot d’agneau

 

Les Photos :

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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 00:02

« La Civilisation de la Vigne » par Armand Perrin chez Gallimard dans la fameuse nrf. Que voulez-vous moi je trouve ça très classe, bien plus que tous nos revues papier glacé étalées à la Maison de la Presse de Bénodet  ou chez le marchand de journaux de la Porte Championnet.

Tout ce lisse, sur lequel mon regard glisse, a la froideur du marbre, sa pompe et sa raideur. Le côté art officiel revisité m’ennuie. Comme me le disait un ami à propos de certains peintres contemporains qui se contentent de reproduire à l’infini, avec d'infimes variantes, le même tableau, celui qui a fondé leur notoriété, pourvoyeur de revenus confortables, « leurs tableaux finiront leur vie sur les murs des salles d’attente...». Toujours ce  « faire genre » pour satisfaire un public qui consomme de la notoriété comme des antidépresseurs afin de combler le manque de reconnaissance sociale.

 

J’exagère à peine.

Je généralise un tout petit peu.

La « peopolisation » me gonfle, cette mise en avant systématique d’individus présentés comme des petites stars, des « génies » de ceci ou de cela, des concepteurs de vins châtelains ou furieusement chers ça me saoule un peu beaucoup. 

C’est le temps qui veut cela me rétorquera-t-on, «on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre», il faut séduire. Plaire. J’en conviens aisément mais, toutes ces images, mises bout à bout, me donnent le sentiment d’un esthétisme chichiteux, très « je pète plus haut que mon cul »,  forme bien léchée du vide sidéral, d’absence de profondeur sauf celui du trou de notre propre nombril...

 

Je m’égare sans doute mais ce doit être l'âge... 

  

Bref, « La Civilisation de la Vigne » publiée en 1938 est un ouvrage d’une collection de Géographie Humaine. Comme le dit la 4ième de couverture, cette école de la géographie française aborde « la bataille que les hommes ont menée et mènent encore contre les éléments pour améliorer leur sort et limiter leurs aléas. »

 

Lorsque je lis que le Prince Charles met en cause Galilée, en déclarant « La nature a été totalement objectivée, avec pour conséquence que nous sommes poussés à nous concentrer sur l’aspect matériel de la réalité qui correspond à la vision de Galilée... » les bras m’en tombent. L’intérêt de cette approche c’est qu’elle cherche à montrer « la mécanique de la vie des hommes gravitant autour d’un produit. Cette mécanique entraîne une hiérarchie sociale et même une psychologie : elle est donc un des principaux éléments de distinction entre les hommes. »

 

Alors, ce matin, je ne puis résister à l’envie de proposer à votre lecture le tableau ci-dessous. Comme moi sans doute, vous n’en saisirez pas toutes les subtilités, mais je lui trouve une forme d’aridité poétique, un étrange exotisme, un parfum de cartes postales sépia... qui vaut qu’on le parcours en flânant. Où trouverez-vous ailleurs évoqué le Vignoble de snobisme de l’ancienne Russie.

 

I. Vignobles directs

- Vignobles américains de l’est et du centre

- Vignobles de l’Egée et de l’Egypte anciennes.

- Vignobles du Cachemire.

- Vignobles embryons de Chine et du Japon.

II. Vignobles de conquête et de colonisation

a) directs

-         Vignobles russes du Turkestan et du Don

b) consécutifs

-         Vignobles méditerranéens : grec, romain, vignobles français, suisse, rhénan.

-         Vignoble subcarpathique de l’ouest.

-         Madère.

-         Vignoble péruvien.

-         Vignobles des dominions austraux.

III. Vignobles religieux

-         Vignobles de Californie (1ière étape)

-         Vignobles de Madras.

-         Vignobles du Cap (1ière étape)

-         Vignobles rhénan et plus orientaux.

-         Vignobles ibériques de la « reconquête »

IV. Vignobles dirigés

a)     intervention de l’Etat

-         Vignoble Uruguayen

-         Vignobles californiens (3ième étape)

-         Vignoble impérial mosellan

-         Vignobles du limes romain après Probus (Autriche, Yougo-slavie, Bulgarie, Roumanie)

-         Vignoble roumain de Bessarabie

b)     direction capitaliste : Vignobles algériens, tunisien, marocain ; grands vignobles du midi de la France.

c)      Vignoble de snobisme : vignoble de l’ancienne Russie.

 

V. Vignobles économiques

a) résultants d’émigration

- Vignoble algérien type 1870-75

- Vignoble Rio Grande do Sul

b) résultants de remplacements en crise

- Economique

1- Vignoble californien (2ième stade)

2- Vignoble de Sao Paulo

3 – Vignoble de Sable de Hongrie

- Politique : vignoble chilien

c) par liaisons économiques

- Vignoble argentin

- Vignobles austraux à préférence impériale

- Vignoble autrichien.

d) résultant d’un plan : Vignobles de l’URSS  

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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 02:09

-         Pourquoi veux-tu me jeter entre les cuisses de ce glaçon ?

-         Nécessité de service mon beau légionnaire !

-         N’importe quoi mante religieuse, tu me pousses vers une rivale potentielle pour mieux la neutraliser...

-         Elle te plaît sale gosse ?

-         Non !

-         Menteur !

-         Faux, mais je te concède que la dégeler me procurerait un réel plaisir...

-         Alors baise-là comme une chienne, humilie-là, fais-moi ce plaisir !

-         Comme tu y vas ma belle. C’est de la rage. Un bémol tout de même à ta furia : si j’en suis tu en es !

-         Tu places la barre un peu haut mon grand...

-         Non ma belle je pense que c’est une lesbienne refoulée et nous allons lui administrer une thérapie de choc...

-         Je crois que son psy ne va pas s’en remettre.

-         Banco, je l’invite illico !

 

Nous ne pûmes mettre notre projet à exécution car Eva, après avoir accepté de dîner avec moi et m’avoir rejoins au bar du Windsor Palace, du se retirer précipitamment alors que nous en étions au dessert suite à un appel de l’ambassade. Elle devait rentrer d’urgence à Washington pour une raison qu’elle se garda bien de me préciser. Dire que ce fut un regret serait exagéré mais la banquise manifestement ne demandait qu’à fondre. D’ailleurs elle avait entamé un beau dégel dès son arrivée lorsqu’elle s’était hissée sur le tabouret du bar, son croisement de jambes dans l’étroit tube de sa jupe fendue faisait grimper d’un paquet de degrés mon excitation. Pour autant elle gardait ses distances, s’en tenait à des propos convenus, ingurgitait son champagne par petites lampées avec des airs de suffragette. Je me gardais bien de la brusquer. Dans la salle du restaurant elle retirait son caraco de soie noire laissant apparaître des épaules puissantes et une poitrine dure et ferme. En m’asseyant face à elle je me disais « Comment vais-je l’amener à accepter ma proposition indécente ? »  et je lui souriais d’un air que je voulais avenant. Mon sourire se figea très vite car, à peine avions nous commandé, je sentais la pointe de son pied déchaussé s’immiscer dans mon entrecuisses pour entreprendre un massage en règle. Sans sourciller je la laissais faire tout en lui faisant des compliments sur sa coiffure. Sa réponse me fit avaler de travers mon Corton Charlemagne « Cessez, comme vous le dites vous les français, votre marivaudage, c’est mon cul qui vous intéresse. Donnant-donnant, moi c’est ce que vous avez entre les cuisses qui m’intéresse. Au premier contact vous me semblez bien appareillé. Comme pour les cigares j’aime les gros modules... » La suite fut du même tonneau, la Harriman s’offrait un goûteux amuse-bouche avec un satané petit freenchie.

 

Ce qui suivi cette déclaration sans équivoque est resté un secret absolu depuis cette époque, je n’en ai jamais parlé à qui que ce soit, et bien sûr jamais à Chloé. Rompre ce silence de plus de 30 ans ce serait porter atteinte à la réputation d’Eva Harriman devenue par la suite l’épouse légitime d’un sénateur du Kansas qui a occupé un poste de Secrétaire au Département d’Etat sous Bush Jr. Je plaisante à peine lorsque j’écris ces lignes car si je me lançais dans la description de ce qu’elle exigea de moi vous porterait à croire que je profite de mon privilège d’auteur pour vous conter des fariboles à haute teneur en exploits sexuels. En tout et pour tout quinze petites minutes de ma vie qui me parurent une éternité, non qu’elles fussent désagréables, bien au contraire, mais parce que j’ignorais jusqu’où l’accomplissement des fantasmes de l’insatiable Eva allait me mener. Dans ce genre de situation, et qui plus est dans un lieu public, en l’occurrence un ascenseur, plus précisément un monte-charge, ce qui s’avère très stressant c’est pour les mecs le ridicule du pantalon sur les chevilles, alors que pour ces dames une jupe relevée et une petite culotte escamotée relève de la plus pure esthétique. Eva Harriman ajoutait à ce tableau déjà trash l’exigence que je la délestasse de son bustier. La splendeur de sa poitrine ferme, loin des canons actuels de dureté silicone figé, aimantait mes mains et me précipitait dans un abandon indigne de mon statut de mâle dominant. Je perdis une bataille en gagnant la guerre qu’elle m’avait déclarée.

 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 02:00

 

Les Vendanges se terminent dans le Grand Sud, elles commencent ailleurs... alors pour vous détendre je vous offre ce dimanche «Les Vendanges de l’amour »

 

Mais pourquoi diable me direz-vous ce soudain radoucissement de mes sentiments ?

 

Parce que, en ces temps de réchauffement climatique, où la mâturité du raisin rime un peu trop souvent avec lourdeur du vin, une pointe d’acidité, un soupçon de légèreté ne saurait nuire à leur amabilité. Léger et parfois acide, mes écrits le sont parfois j’en conviens, mais la vivacité s’accommode fort bien avec l’alacrité des sentiments que l’on peut éprouver même pour ceux dont on vendange les mots avec un peu de virilité.  

 

Mon ambassadrice est née dans le Médoc, à Soulac-sur-Mer, c’est « La fille aux yeux d’or » Marie Laforêt qui chante «Les Vendanges de l’amour » et oui, n’en déplaise à certains, ici c’est toujours et encore un peu de douceur dans ce monde de brute...

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 14:50

Voilà, c’est fait, j’ai engrangé vos réponses au Grand Concours de l’été. Elles sont numérotées par ordre d’arrivée. Je ne les ai pas consultées encore. Pour le tirage au sort je vous demande un peu de patience (je vous ferai une proposition la semaine prochaine). Voici en attendant les bonnes réponses et, en annexe, les liens pour ceux qui voudraient lire ou relire le texte dont elles sont tirées. Merci aux participants. J’espère qu’ils se sont divertis en attendant mieux

 

1ière Question : Trilogie d’interdits de nos terroirs viticoles plus connus sous des patronymes célèbres :  

Mon premier défraya la chronique et frôla l’«Impeachment »  

Mon second, son Roland en poche, chanta « saga Africa »  

Mon troisième est « the Moor of Venice » de William puis de Guiseppe...

Réponse 1 : le Clinton –  le Noa – l'Otello

 

2ième Question : Quel est donc ce truc néo-zélandais, le meilleur sauvignon du monde, à dix-huit quatre vingt-dix neuf la bouteille

Réponse 2 : Cloudy Bay

 

3ième Question : 1° le nom du vigneron 2° le nom de la cuvée avec son millésime

Réponse 3 : Gérard Depardieu, « Le Bien Décidé » 2003

 

4ième Question : Nom, prénoms et jour/mois/année de naissance de cette célèbre Veuve ?

Réponse4 : Barbe Nicole Clicquot née Ponsardin née le 16 décembre 1777 

 

5ième Question : Nom et prénom et nationalité de l’acquéreur de la pièce de charité Pommard 1er Cru « Dames de la charité », montant de l’enchère et les noms et prénoms des deux parrains de la vente des Hospices 2008. En tout donc 8 éléments de réponse.

Réponse 5 :  Thomson, James, écossais, 50.000 €, Jean-Pierre Marielle et Michel Blanc.

 

6ième Question : Quel est le nom et le prénom de l’érecteur – surnommé « le maharadjah de Saint-Estèphe » pour son amour des voyages, notamment aux Indes – de ce célèbre château. Et quel est le nom et le prénom de l'architecte qui a revisité récemment le chai de ce château ?

Réponse 6 : Louis Gaspard d’Estournel, Jean-Michel Wilmotte. (Louis Gaspard Lacoste de Maniban, Marquis d’Estournel)

 

7ième question : Quel est le nom et le prénom de ce grand écrivain voyageur né le 13 novembre 1850 à Édimbourg et mort le 3 décembre 1894 à Vailima (Samoa). Le texte cité ci-dessus est de quel auteur né à Replonges ?

Réponse 7 : Robert Louis Stevenson et Raymond Dumay

 

8ième Question : le village de naissance de Pierre Abélard est une toute nouvelle appellation communale d’une grande appellation un peu malade. Précisez le nom de celle-ci et celui de la commune en question.

Réponse 8 : Muscadet – Le Pallet

 

9ième  Question : Quel est le nom de ce Pape et le nom du vin du bain des genitalia ?  

Réponse 9 : Paul III, le vin de Crète

 

10ième Question : Les ... remplacent deux villes et une région, indiquez les noms de ces 2 villes et de la région alors province qui deviendra une appellation.

Réponse 10 : Reims, Aÿ, Champagne

 

11ième Question : Quel est le titre du livre préfacé par Jean-Paul Kauffmann et le nom de l’auteur et quel roman de cette auteur a reçu le prix Goncourt, en quelle année ?

Réponse 11 : « L’Âme du Vin », Maurice Constantin-Weyer, « Un homme se penche sur son    passé », 1928

 

12ième question : Quel est le titre du roman dont est tiré cet extrait et le nom et prénom (j’insiste sur le prénom) de l’auteur ?  

Réponse 12 : « La Terre Qui Meurt », René Bazin.

 

 

13ième Question : Nom, prénom et titre de l’homme qui présida ce 1ier Congrès de l’Origine ? Quelle était son origine plus exactement l'appellation d'origine où se situaient ses vignes ?  

Réponse 13 : Baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié, Châteauneuf-du-Pape.

 

13ième Question bis: C’est un prix Goncourt qui a défrayé la chronique quel est son titre et le nom de son auteur ?  

Réponse 13bis : Les Bienveillantes, Jonathan Littell

 

14ième question : Quel est le nom de ce bon docteur ? En fouillant mes archives c’est facile. 

Réponse 14 : Docteur Geneti

 

15ième question Quelle est le nom de cette dame et de son château ? Comme toujours un petit voyage dans les archives de mes chroniques vous facilitera la tâche. 

Réponse 15 : Madame de Lacaussade, Château de L’Hospital

 

16ième Question : Quel est le nom et le prénom de l’auteur de ces lignes ?

Réponse 16 : Yvan Audouard

 

17ième question : Nom et prénom de ce charmant garçon ?

Réponse 17 : Jonathan Nossiter

 

18ième Question : Quel est l’auteur de ces lignes. Pour trouver toujours chercher dans la cave de mon blog.  

Réponse 18 : François Simon

 

19ième Question : Quel est le nom et le prénom de ce Président de la République et quel était son vin préféré selon Corinne Lefort et de Karine Valentin : « Grands Palais 2500 ans de passion du vin » ?

Réponse 19 : Georges Pompidou, Château Poujeaux

 

20ième Question : Quel le nom et le prénom de l’auteur de ces lignes et dans quel livre les a-t-il écrit ?

Réponse 20 : Éric Orsenna, « L’Avenir de l’Eau 

                                                               

 

1-                  Ne vous prenez pas le cigare répondez à la 1ière Question du Grand Concours de l’été http://www.berthomeau.com/article-ne-vous-prenez-pas-le-cigare-repondez-a-la-1iere-question-du-grand-concours-de-l-ete-54348609.html

2-                  « Beth s'envoyait en l'air avec un oenologue plein aux as » l’énigme de la 2ième Question du Grand concours de l’été. http://www.berthomeau.com/article-ne-vous-prenez-pas-le-cigare-repondez-a-la-1iere-question-du-grand-concours-de-l-ete-54350638.html

3-                  C’était le genre de chose que l’on attendait de lui, un gros vin poussif et pompeux, la 3ième Question du Grand concours de l’été vanne sec ! http://www.berthomeau.com/article-c-etait-le-genre-de-chose-que-l-on-attendait-de-lui-un-gros-vin-poussif-et-pompeux-la-3ieme-question-du-grand-concours-de-l-ete-vanne-sec-54351648.html

4-                  « Une seule qualité, la première », telle est ma devise depuis le premier jour. Honneur aux femmes pour la 4ième Question du Grand concours de l’été http://www.berthomeau.com/article-une-seule-qualite-la-premiere-telle-est-ma-devise-depuis-le-premier-jour-honneur-aux-femmes-pour-la-4ieme-question-du-grand-concours-de-l-ete-54352448.html

5-                   Qui c’est qui a acheté la pièce de charité Pommard 1er Cru « Dames de la charité » ? La 5ième question du Grand concours de l'été est bourguignonne     http://www.berthomeau.com/article-qui-c-est-qui-a-achete-la-piece-de-charite-pommard-1er-cru-dames-de-la-charite-la-5ieme-question-est-bourguignonne-54354130.html

6 - «Rien ne lui a semblé trop beau pour ses bœufs et pour son vin...» puisqu'il leur a bâti un château à Bordeaux… la 6ième question fait dans l’exotisme

http://www.berthomeau.com/article-rien-ne-lui-a-semble-trop-beau-pour-ses-boeufs-et-pour-son-vin-puisqu-il-leur-a-bati-un-chateau-a-bordeaux-la-6ieme-question-fait-dans-l-exotisme-54357397.html

7 - « Ce fut le coup de foudre réciproque, aidé peut-être par la qualité du Bourgogne » la 7ième question fait dans le road-movie

http://www.berthomeau.com/article-ce-fut-le-coup-de-foudre-reciproque-aide-peut-etre-par-la-qualite-du-bourgogne-la-7ieme-question-fait-dans-le-road-movie-54358254.html

8 - Oser l’extase au pays de naissance de Pierre Abélard : des vignerons polissons donnent matière à ma 8ième Question

http://www.berthomeau.com/article-oser-l-extase-au-pays-de-naissance-de-pierre-abelard-des-vignerons-polissons-donnent-matiere-a-ma-8ieme-question-54359491.html

9 - Lorsque mon espace de liberté se voulait libertin il parlait du vin Papal, c’est la 9ième Question qui vaut excommunication

http://www.berthomeau.com/article-lorsque-mon-espace-de-liberte-se-voulait-libertin-il-parlait-du-vin-papal-c-est-la-9ieme-question-qui-vaut-excommunication-54360159.html

10 - « La soif wallonne n’a jamais été dédaignable » nos amis belges ont toujours aimé les vins français pour preuve la 10ième Question

http://www.berthomeau.com/article-la-soif-wallonne-n-a-jamais-ete-dedaignable-nos-amis-belges-ont-toujours-aime-les-vins-francais-pour-preuve-la-10ieme-question-54360948.html

11 « Le vin a-t-il encore une âme ? Tout est dans la 11ième Question du grand concours de l’été »

http://www.berthomeau.com/article-le-vin-a-t-il-encore-une-ame-tout-est-dans-la-11ieme-question-du-grand-concours-de-l-ete-54362869.html

12 -  « La Vigne arrachée » la 12ième question puise ses racines dans mon petit terroir maraîchin

http://www.berthomeau.com/article-la-vigne-arrachee-la-12ieme-question-puise-ses-racines-dans-mon-petit-terroir-maraichin-55294778.html

13 -  Le 1ier Congrès de l'Origine, qui le présida ? À vous de répondre à la 13ième Question du Grand Concours de l’été

http://www.berthomeau.com/article-le-1ier-congres-de-l-origine-qui-le-presida-a-vous-de-repondre-a-la-12ieme-question-du-grand-concours-de-l-ete-54368090.html

13 bis - Un bien étrange amateur de grands crus classés... la 13ième Question bis n’est pas pour les « âmes sensibles »

http://www.berthomeau.com/article-un-bien-etrange-amateur-de-grands-crus-classes-la-13ieme-question-n-est-pas-pur-les-ames-sensibles-54368166.html

14- Un spécialiste de médecine sportive comme on en fait plus, la 14ième question plonge dans les archives de l’INA

http://www.berthomeau.com/article-un-specialiste-de-medecine-sportive-comme-on-en-fait-plus-la-14ieme-question-plonge-dans-les-archives-de-l-ina-54368239.html

15 - Le courrier commercial d'une propriétaire très vieille France... une 15ième question à contre-courant du bling bling

http://www.berthomeau.com/article-le-courrier-commercial-d-une-proprietaire-tres-vieille-france-une-15ieme-question-a-contre-courant-du-bling-bling-54368358.html

16 - Au « Canard Enchaîné » : on ne boit pas, on se désaltère... la 16ième Question donne la plume à une vieille gloire du Canard aujourd’hui disparue

http://www.berthomeau.com/article-au-canard-enchaine-on-ne-boit-pas-on-se-desaltere-la-16ieme-question-donne-la-plume-a-une-vieille-gloire-du-canard-aujourd-hui-disparue-54368442.html

17- « Les notes de Robert Parker, sont parmi les plus grosses conneries de la planète » dit-il, la 17ième question vous permettra de lever le voile sur son identité.

http://www.berthomeau.com/article-les-notes-de-robert-parker-sont-parmi-les-plus-grosses-conneries-de-la-planete-dit-il-la-17ieme-question-vous-permettra-de-lever-le-voile-sur-son-identite-54368507.html

18 - «Condrieu il y a plus malheureux comme nom de ville » la 18ième Question fait une incursion dans la critique gastronomique.

http://www.berthomeau.com/article-condrieu-il-y-a-plus-malheureux-comme-nom-de-ville-la-18ieme-question-fait-une-incursion-dans-la-critique-gastronomique-54368600.html

19 - « Qui sait boire sait régner *» la 19ième Question s’attaque au vin présidentiel

http://www.berthomeau.com/article-qui-sait-boire-sait-regner-la-19ieme-question-s-attaque-au-vin-presidentiel-54368676.html

20 - Escapade à la Romanée Conti d’un académicien avec la 20ième Question le Grand Concours de l’été finit en beauté

http://www.berthomeau.com/article-escapade-a-la-romanee-conti-d-un-academicien-avec-la-20ieme-question-le-grand-concours-de-l-ete-fini-en-beaute-54368752.html

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Concours
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 00:09

Sur la Toile, où tout va si vite, trop diront certains, coller à l’actualité peut comporter dans le feu de l’action le risque de faire faute au sens sportif du terme. Un tacle trop appuyé, un tirage de maillot, une bousculade, un mot de trop... une ironie facile sur des propos de Michel Rolland que je trouve mal à propos – lui aussi d’ailleurs, ce qui fait qu’en l’occurrence nous étions lui et moi d’accord – et dans les tribunes la tension monte. Les supporters s’échauffent. Des mots volent parfois un peu bas. Comment ramener de la sérénité sur l’aire de jeu et tout autour ? Comment instiller le fair-play, le serrez-vous la main ? Je pense avoir trouvé la solution.

 

En effet, plutôt que de me prêter de viles intentions, me balancer des horions, pourquoi ne pas envisager d’ouvrir une surface de réparation sur mon « Espace de Liberté » ?

 

Laissons de côté la faute légère passible d’un simple coup-franc, la virilité n’est pas la brutalité, pour évoquer celles qui peuvent valoir un carton jaune ou plus grave un carton rouge significatif d’exclusion et surtout celles qui sont commises, au football, dans la surface de réparation.  Caillou-9168.JPG

Le concept de « Surface de Réparation » me plaît.

 

En effet, le coup de pied de réparation (penalty kick) offre à l’équipe lésée la possibilité de réparer à l’instant le préjudice qui lui est fait. Bien évidemment, en football c’est l’attaquant qui en bénéficie alors que sur mon « Espace de Liberté » c’est l’attaqué qui disposera de cette opportunité.

 

Pour la petite histoire, même si le premier penalty de l'histoire du football fut transformé le 2 juin 1891, par John Heath joueur des Wolverhampton Wanderers, au cours d'un match du championnat d'Angleterre (le penalty pouvait être tiré de n'importe où, à condition que le tireur place sa balle à 11 mètres du but ) ce n'est qu'en 1902 que fut créée la surface de réparation telle qu'on la connaît aujourd'hui (16,5 mètres à partir de la ligne de but pour 40 mètres de largeur). D’où la différence de terminologie entre un pénalty et le tir-au-but après prolongations, celui-ci n’est pas une punition mais le moyen de départager deux équipes.

Caillou-9166.JPG 

Le point de pénalty, la solitude du gardien de but face au tireur, le tir et tout reste possible : l’arrêt, la balle repoussée, reprise ou la voilà de suite au fond des filets. Chacun a pu s’exprimer. Le jeu reprend.

 

Reste le problème du coup de sifflet de l’arbitre !

Qui arbitre ?

Simple les arbitres c’est vous.

À tout instant vous pouvez intervenir pour demander réparation.

Qu’en pensez-vous ?

 

Pour info à lire sur le blog de Vindicateur : Miss GlouGlou et Jacques Berthomeau crachent le morceau http://www.vindicateur.fr/article.php?id=2510

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 00:09

Puisque me voici déchu de mon titre de Secrétaire Perpétuel de l’ABV http://www.berthomeau.com/article-vignette-le-secretaire-perpetuel-autoproclame-de-l-amicale-du-bien-vivre-s-evapore-57243804.htmlpour manquement grave à la bienséance qui sied entre gens de bonne société je suis en quête de réhabilitation. Que devrais-je faire pour redorer mon lustre évaporé tel la Part des Anges chère à nos Eaux-de-vie d’Appellation Contrôlée ? Brosser mes pourfendeurs dans le sens du poil, c’est-à-dire flatter leurs papilles avec la promesse de nectar au goût de vanille ? Non, ce serait là un procédé indigne, digne pourtant d’un mécréant de mon espèce. Faute de pouvoir jouer sur le velours du registre de la flatterie il ne me restait plus qu’à confier mes intérêts bien compris à la grande loterie du hasard. Ce que je fis. Bien m’en a pris.

 

Ce fut au cœur d’une profonde nuit et ça m’a jeté à bas de mon lit. L’automne jetait aussi sur Paris ses premières pluies lorsque j’ouvris à la page 168 les écrits du fameux Replongeard, l’homme à la Pégazou, celui qui un beau jour débarqua du train de Paris, à la gare de Carcassonne, à six heures trente-deux.

 

Qu’y lis-je ?

 

« Au village d’Aramon, nom qui sonne médiocrement aux oreilles des buveurs, naquit le 11 novembre 1660, jour de la Saint-Martin où il est de tradition de goûter le vin nouveau, François de Posquières. Le nouveau-né portait sur le front une tache de vin en forme de grappe.

En 1703, veuf, retiré du service du roi et possesseur d’une belle fortune, il s’installa dans un manoir de Villeneuve-lès-Avignon. Recevant des amis fins de gueule et d’esprit, la conversation tomba sur les sociétés vineuses : l’ordre de la Treille, en honneur au temps de la Fronde, l’ordre des Coteaux, cher au duc de Mortemart et cité par Boileau :

Certain hâbleur à la gueule affamée

Qui vint à ce festin, conduit par la fumée

Et qui s’est dit profès dans l’ordre des Coteaux...

l’ordre de la Grappe, récemment fondé à Arles, celui de la Méduse de Toulon, voire celui du Beef-Steak, fort rn vogue à Londres. La plus grande licence régnait dans la plupart de ces assemblées et ce fut – en partie – pour rendre au vin sa dignité que fut fondé l’Ordre de la Boisson d’étroite observance.

Du château de Ripaille, nom que prit désormais le manoir, les statuts furent rapidement promulgués, en vers comme il se devait. Plaisants et sévères ils interdisaient l’accès de la compagnie aux buveurs d’eau, aux ivrognes, aux sots et aux méchants, et se terminaient sur ce quatrain :

Enfin quand vous serez des nôtres,

Dans vos besoins secourez-vous,

Le plaisir de vous le plus doux,

C’est de faire celui des autres.

Les armoiries représentèrent une main versant du vin dans un verre avec la devise entourée de pampres : Donec totum impleat (Jusqu’à ce qu’il soit plein). Le Grand Conseil était composé d’un grand-maître, d’un garde des sceaux, d’un secrétaire, d’un garçon major des caves et de quatre baillis. Chaque nouveau membre après avoir vidé la coupe des cérémonies, verre pantagruélique de dix pouces de diamètre, recevait un diplôme scellé d’un cachet de cire rouge aux armes de l’Ordre.

Donné gratis vaille que vaille

Dans notre bureau de futaille

Les réunions ordinaires s’appelaient les Tables et les réunions générales les Tables assemblées. M. de Posquières, François Réjouissant, les présidait assis sur son fauteuil en forme de tonneau et revêtu d’un costume de cérémonie. Il portait le grand collier de l’Ordre, composé de quarante-huit petits verres attachés de six en six par une petite bouteille. Ces jours-là, le castel de la Ripaille arborait sur son balcon, en guise d’étendard, une énorme dame-jeanne peinte de vermillon et c’était là « le pronostic infaillible d’un grand abattis de bouteilles ». Le premier repas, composé de cinq services complets, dura quatorze heures.

L’Ordre, bientôt connu dans toute la France et à l’étranger, se divisa en cercles, comme les tonneaux. Il y eut les cercles de Champagne, de Bourgogne, de Guyenne, du Rhin, d’Espagne, d’Italie, de l’Archipel...Tous payaient un tribut en nature à la cave du grand maître. Les Nouvelles de l’Ordre de la Boisson qui sortaient des presses du maître Museau Cramoisy à l’enseigne du Papier Raisin fournissaient la nourriture spirituelle. Ses deux principaux collaborateurs furent François Morgier, un avocat à l’esprit étourdissant et (on l’attendait !) le chanoine de Charnes, doyen du chapitre de l’église collégiale de Villeneuve-lès-Avignon, qui avait écrit une Vie du Tasse, toute ironie écartée.

On sait ce qui fait la force d’un journal et d’un homme : une idée et une seule. Les Nouvelles ne connaissaient que le vin. La politique étrangère était commentée suivant un principe plus simple que celui des nationalités. Remportait-on une victoire ? C’étaient de nouvelles bouteilles à l’horizon : « Nous venons de nous rendre maître des rives, par conséquent des vignobles Nekre : nous le ferons sous peu de ceux du Rhin ; c’est le vrai moyen de subjuguer les peuples et l’on ne saurait mieux les désarmer qu’en leu ôtant le vin.

À la barbe des ennemis

Villars s’est emparée des lignes ;

S’il vient à s’emparer des vignes

Voilà les Allemands soumis »

Faut-il dire que ces francs-buveurs avaient trop de sagesse pour ne pas aimer la paix comme le plus grand des biens. Voici en quelques termes la Gazette rend compte d’une Table donnée en l’honneur d’une bataille : « Le grand maître a fait clôture de l’assemblée avec autant de sang-froid que s’il eût été à jeun : il a conjuré les frères de se voir souvent le verre à la main ; leur disant qu’il y a un charme attaché à la bouteille, que c’est le vrai ciment de l’amitié fraternelle. Il les a exhortés à se tranquilliser en attendant que la paix ramenât le bon temps et multipliât les cabarets. »

L’Ordre disparut en 1740, ayant vécu près de quarante ans. Son fondateur était mort en 1735, à soixante-quinze ans. »

 

 

 

 

Dictionnaire des journaux 1600-1789, sous la direction de Jean Sgard, Paris, Universitas,

 

 

 

NOUVELLES DE L'ORDRE DE LA BOISSON (1703-1709?)

 

http://c18.net/dp/dp.php?no=1014

 

 

Académie de Nîmes. François de Posquières et l'Ordre de la Boisson, par G. de Pougnadoresse [Reliure inconnue]

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 08:00

Ce soir à minuit pile ce sera fini. Alors pour ne pas avoir de remords vous pouvez en cette dernière journée poster vos réponses sur berthomeau@gmail.com . Bonne chance aux retardataires, à bientôt sur mes lignes.

 

1-                  Ne vous prenez pas le cigare répondez à la 1ière Question du Grand Concours de l’été http://www.berthomeau.com/article-ne-vous-prenez-pas-le-cigare-repondez-a-la-1iere-question-du-grand-concours-de-l-ete-54348609.html

2-                  « Beth s'envoyait en l'air avec un oenologue plein aux as » l’énigme de la 2ième Question du Grand concours de l’été. http://www.berthomeau.com/article-ne-vous-prenez-pas-le-cigare-repondez-a-la-1iere-question-du-grand-concours-de-l-ete-54350638.html

3-                  C’était le genre de chose que l’on attendait de lui, un gros vin poussif et pompeux, la 3ième Question du Grand concours de l’été vanne sec ! http://www.berthomeau.com/article-c-etait-le-genre-de-chose-que-l-on-attendait-de-lui-un-gros-vin-poussif-et-pompeux-la-3ieme-question-du-grand-concours-de-l-ete-vanne-sec-54351648.html

4-                  « Une seule qualité, la première », telle est ma devise depuis le premier jour. Honneur aux femmes pour la 4ième Question du Grand concours de l’été http://www.berthomeau.com/article-une-seule-qualite-la-premiere-telle-est-ma-devise-depuis-le-premier-jour-honneur-aux-femmes-pour-la-4ieme-question-du-grand-concours-de-l-ete-54352448.html

5-                   Qui c’est qui a acheté la pièce de charité Pommard 1er Cru « Dames de la charité » ? La 5ième question du Grand concours de l'été est bourguignonne     http://www.berthomeau.com/article-qui-c-est-qui-a-achete-la-piece-de-charite-pommard-1er-cru-dames-de-la-charite-la-5ieme-question-est-bourguignonne-54354130.html

6 - «Rien ne lui a semblé trop beau pour ses bœufs et pour son vin...» puisqu'il leur a bâti un château à Bordeaux… la 6ième question fait dans l’exotisme

http://www.berthomeau.com/article-rien-ne-lui-a-semble-trop-beau-pour-ses-boeufs-et-pour-son-vin-puisqu-il-leur-a-bati-un-chateau-a-bordeaux-la-6ieme-question-fait-dans-l-exotisme-54357397.html

7 - « Ce fut le coup de foudre réciproque, aidé peut-être par la qualité du Bourgogne » la 7ième question fait dans le road-movie

http://www.berthomeau.com/article-ce-fut-le-coup-de-foudre-reciproque-aide-peut-etre-par-la-qualite-du-bourgogne-la-7ieme-question-fait-dans-le-road-movie-54358254.html

8 - Oser l’extase au pays de naissance de Pierre Abélard : des vignerons polissons donnent matière à ma 8ième Question

http://www.berthomeau.com/article-oser-l-extase-au-pays-de-naissance-de-pierre-abelard-des-vignerons-polissons-donnent-matiere-a-ma-8ieme-question-54359491.html

9 - Lorsque mon espace de liberté se voulait libertin il parlait du vin Papal, c’est la 9ième Question qui vaut excommunication

http://www.berthomeau.com/article-lorsque-mon-espace-de-liberte-se-voulait-libertin-il-parlait-du-vin-papal-c-est-la-9ieme-question-qui-vaut-excommunication-54360159.html

10 - « La soif wallonne n’a jamais été dédaignable » nos amis belges ont toujours aimé les vins français pour preuve la 10ième Question

http://www.berthomeau.com/article-la-soif-wallonne-n-a-jamais-ete-dedaignable-nos-amis-belges-ont-toujours-aime-les-vins-francais-pour-preuve-la-10ieme-question-54360948.html

11 « Le vin a-t-il encore une âme ? Tout est dans la 11ième Question du grand concours de l’été »

http://www.berthomeau.com/article-le-vin-a-t-il-encore-une-ame-tout-est-dans-la-11ieme-question-du-grand-concours-de-l-ete-54362869.html

12 -  « La Vigne arrachée » la 12ième question puise ses racines dans mon petit terroir maraîchin

http://www.berthomeau.com/article-la-vigne-arrachee-la-12ieme-question-puise-ses-racines-dans-mon-petit-terroir-maraichin-55294778.html

13 -  Le 1ier Congrès de l'Origine, qui le présida ? À vous de répondre à la 13ième Question du Grand Concours de l’été

http://www.berthomeau.com/article-le-1ier-congres-de-l-origine-qui-le-presida-a-vous-de-repondre-a-la-12ieme-question-du-grand-concours-de-l-ete-54368090.html

13 bis - Un bien étrange amateur de grands crus classés... la 13ième Question bis n’est pas pour les « âmes sensibles »

http://www.berthomeau.com/article-un-bien-etrange-amateur-de-grands-crus-classes-la-13ieme-question-n-est-pas-pur-les-ames-sensibles-54368166.html

14- Un spécialiste de médecine sportive comme on en fait plus, la 14ième question plonge dans les archives de l’INA

http://www.berthomeau.com/article-un-specialiste-de-medecine-sportive-comme-on-en-fait-plus-la-14ieme-question-plonge-dans-les-archives-de-l-ina-54368239.html

15 - Le courrier commercial d'une propriétaire très vieille France... une 15ième question à contre-courant du bling bling

http://www.berthomeau.com/article-le-courrier-commercial-d-une-proprietaire-tres-vieille-france-une-15ieme-question-a-contre-courant-du-bling-bling-54368358.html

16 - Au « Canard Enchaîné » : on ne boit pas, on se désaltère... la 16ième Question donne la plume à une vieille gloire du Canard aujourd’hui disparue

http://www.berthomeau.com/article-au-canard-enchaine-on-ne-boit-pas-on-se-desaltere-la-16ieme-question-donne-la-plume-a-une-vieille-gloire-du-canard-aujourd-hui-disparue-54368442.html

17- « Les notes de Robert Parker, sont parmi les plus grosses conneries de la planète » dit-il, la 17ième question vous permettra de lever le voile sur son identité.

http://www.berthomeau.com/article-les-notes-de-robert-parker-sont-parmi-les-plus-grosses-conneries-de-la-planete-dit-il-la-17ieme-question-vous-permettra-de-lever-le-voile-sur-son-identite-54368507.html

18 - «Condrieu il y a plus malheureux comme nom de ville » la 18ième Question fait une incursion dans la critique gastronomique.

http://www.berthomeau.com/article-condrieu-il-y-a-plus-malheureux-comme-nom-de-ville-la-18ieme-question-fait-une-incursion-dans-la-critique-gastronomique-54368600.html

19 - « Qui sait boire sait régner *» la 19ième Question s’attaque au vin présidentiel

http://www.berthomeau.com/article-qui-sait-boire-sait-regner-la-19ieme-question-s-attaque-au-vin-presidentiel-54368676.html

20 - Escapade à la Romanée Conti d’un académicien avec la 20ième Question le Grand Concours de l’été finit en beauté

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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Concours
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Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 00:09

L’indigène du 7ième, si je puis qualifier ainsi le résident de l’avenue de Breteuil, c’est l’anti-bling-bling, pour lui l’ostentation est péché mortel, l’exhibition des signes extérieurs de richesse une grave faute de goût. Même si leur maire, adepte du lapsus linguae, détonne un peu dans le paysage avec sa quincaillerie, il n’en laisse rien paraître. La Grande Épicerie du Bon Marché est donc à son image, très Rive Gauche – ne pas confondre avec la Gauche caviar – et, chaque année, le rituel qualifié partout ailleurs dans les Surfaces de basse extraction, Foire aux vins, prend ici une toute autre appellation. En cet automne déjà saisi par la froidure, le frontispice affiche sur fond de flacons une étrange interrogation : Quel âge avez-vous ?  Caillou-9160.JPG

Pour éclairer ma lanterne sitôt j’entre illico dans ce temple de consommation où l’on me propose sur un présentoir le fascicule noir de la maison. Beau, de bon goût, à l’image du terreau social de son territoire de chalandise. Le concept d’âge, se traduit ici par une formule simple « Car, il est en vin comme de toute chose : chaque âge a ses plaisirs » Je laisse aux concepteurs la responsabilité d’une affirmation bien lapidaire, l’intensité et la qualité du plaisir ne m’ont jamais semblé être une question d’âge. Je ne suis pas ici pour philosopher mais pour rapporter.

Que vis-je donc ?

Caillou-9163.JPG

-         L’âge des promesses : « les amateurs de vin le savent : plus on est patient, plus on est récompensé. Voici donc des grands millésimes, à conserver encore pendant une quinzaine d’années. » Sancerre Monts Damnés 2008 Domaine Dagueneau 76,90€

-         Le premier âge : « Voici des vins fougueux, mordants, croquants. Quelle que soit leur région d’origine, ces vins de plaisir, à boire sur la fraîcheur, ont l’humeur à la fois joyeuse et sereine [...] Buvons-les maintenant ! » Nuits Saint Georges « Les Damodes » 2007 36€

-         L’âge tendre : « Evolués, sans défauts, ces vins ont l’insolence de l’élégance. Leur présence est rassurante, ils pourront être débouchés sans risques pour un repas entre amis, un déjeuner de famille ou un dîner chic... » Châteauneuf du Pape/Domaine de la Janasse rouge 2007

-         Le bel âge : « Un flacon, un nom, un millésime : tout ce qui apparaît sur ces bouteilles fait rêver. Et pour cause : ces vins, osons-le dire, sont parfaits. Avec les formidables potentiels de leurs terroirs, ils se sont épanouis avec le temps et, bravant les années ingrates de l’adolescence, sont arrivés à maturité. » Château Palmer 1998/Margaux 120€

-         L’âge de raison : « Voilà de beaux millésimes, des valeurs sûres issues de toutes les régions de France, des crus sympathiques qui ont atteint l’âge de raison. Alors courage, cessez de les regarder, et ouvrez-les ! »Meursault Poruzots 2004 Henri Boillot 46€

-         L’âge d’or : « Pendant des décennies, ces alcools et ces vins doux naturels ont été surveillés, travaillés, bichonnés. [...] Les voici prêts à être découverts dans toute leur richesse, leur plénitude et leur générosité. » Cognac de Grande Champagne N°22 : 488€

 

Voilà c’est dit mais entre-nous soi dit tout cela est un peu tiré par les cheveux, confus un peu comme l’âge du capitaine, la bonne question eut été : Quels âges ont-ils ? Les vins bien sûr et, en ce qui concerne le plaisir, ce sont eux qui nous le donnent et non nous qui le générons. Je cesse de pinailler mais bon mais pourquoi faire compliqué lorsque l’on peut faire simple. Un détail : l’âge de raison c’est 7 ans, ni plus, ni moins, mais bon passons aux choses sérieuses.

 

Les choses sérieuses pour moi c’est l’irruption dans ce catalogue de beaux flacons de 12 représentants du Roussillon sur 18 vins de la région Languedoc-Roussillon. Beau retour en force.

Je les cite dans l’ordre du catalogue :

Collioure

  • Domaine de la Rectorie : « Argile » 2008 blanc 2009 22€ et « Coté Mer » 2008 blanc 14,50€ (premier âge)

Côtes du Roussillon

  • Domaine Gardiés « Les Millières » 2008 rouge 11,40
  • Domaine Gauby « Muntada » 2003 rouge 58€ (l’âge de raison)
  • Domaine Gauby « Vieilles Vignes » 2005 rouge 21,50€ (l’âge tendre)
  • Domaine Laguerre « Le 20 » 2009 blanc 8,50€
  • Domaine Olivier Pithon « Laïs » 2009 rouge 16,50€
  • Domaine Vaquer « Les Aspres » 2006 blanc 14€
  • Domaine Alquier « Les Bastides » 2006 rouge 19€

Maury

  • Mas Amiel Vintage 1969 57€ (l’âge d’or)
  • Mas Amiel Vintage 1954 180€ (l’âge d’or)

 

Et pour faire plaisir à l’ami Jean-Baptiste Senat :

Minervois

  • Domaine Senat « Bois des Merveilles » rouge 2008 16,90€ (l’âge tendre)
  • Domaine Senat « Mais où est donc Ornicar » rouge 2009 9,30€

Et encore une étrange appellation qui va faire plaisir au grand Jacques :

Vin de Pays Languedoc

  • Domaine Gauby Vieilles Vignes 2004 21,50

 

Au plan pratique, les vins du catalogue sont exposés sur des présentoirs circulaires ou des tables dans tout le magasin. Cette mise en avant est de bon aloi car ainsi tout un chacun peut être tenté de s’intéresser à une belle bouteille. Ainsi donc, mon catalogue en main, je me la jouais façon inspecteur du Michelin : discrétion, anonymat et patati et patata... lorsque dans mon dos un « bonjour monsieur Berthomeau » me mettait à découvert. L’auteur de cette apostrophe, planté derrière un comptoir de dégustation arborait un large sourire et un tablier noir floqué aux couleurs du Roussillon. Présentation faite, l’homme aux vins du Roussillon était Olivier Raynal le créateur des Caves du Roussillon www.lescavesduroussillon.com . Que je fusse encore un peu connu du côté de Perpignan n’a rien d’étonnant dans la mesure où au temps où j’y jouais les médiateurs ma tronche de cake s’étalait souvent dans l’Indépendant de Perpignan. Donc pas de quoi faire enfler les chevilles.

Olivier se révèle être un excellent ambassadeur des vins du Roussillon et bien sûr me voilà embarqué dans la dégustation des vins du jour : 2, ce qui vous en conviendrai est une quantité à ma portée de dégustateur de petite extraction. Les vins étaient ceux d’Éric Laguerre www.domainelaguerre.com , un blanc : « Le 20 » Cotes du Roussillon 2009 (40% de Vermentino, 20% de Roussane, 20% de Marsanne et 20% de Maccabeu et un rouge « Le 20 » Cotes du Roussillon 2008 (60% Syrah, 30% Grenache et 10% de Carignan). La position géographique de ce domaine dans les Fenouillèdes proche de l’Ariège le place dans une situation qui met mal à l’aise les partisans de « l’air de famille » à l’intérieur d’une appellation, ici en l’occurrence les Cotes du Roussillon. Les vins d’Éric Laguerre peuvent surprendre, surtout le rouge où le fruit prédomine, par leur atypicité par rapport aux canons parfois un peu lourds des Cotes du Roussillon. Sous ma plume ce n’est pas une critique mais plutôt un hommage à la diversité. J’ai commencé par déguster le « Le 20 » blanc qui m’a conquis par son extrême fraîcheur, sa gourmandise acidulée qui pour moi font de lui à la fois un vin que l’on a envie de boire sur une terrasse ensoleillée en lisant un bon livre et un vin compagnon d’un bar au beurre blanc ou d’une sole grillée. Pour 8,50€ c’est un plaisir accessible. Pour « Le 20 » rouge je vais proférer une énormité mais, comme diraient certains, c’est mon ressenti : il a tout d’un vin de Loire et il donne envie d’en boire. Il est gouleyant, plein de fruit, de fraîcheur, de vivacité... un de ces vins qui ne se prennent pas la tête à se poser des questions sur leur adaptation au marché car ils sont adaptés au marché de ceux qui cherchent la simplicité.

 

Pour en finir avec le Roussillon, en plus de sa sélection automnale, dans le « fonds de rayon », c’est l’appellation officielle pas très sexy, à l’année les vins du Roussillon sont assez présents sur les beaux rayons de la Grande Epicerie du Bon Marché : comme par exemple le Château de Jau et les vins d’Hervé Bizeul : Les Petites Sorcières et de battre mon coeur s'est arrêté, Coume del Mas, domaine de Vénus, domaine Roc des Anges et bien sûr les Gauby, Parcé et quelques autres.. Quoi qu'il en soit belle initiative que cette montée à Paris d'Olivier Raynal pour faire déguster à la Grande Epicerie du Bon Marché quelques beaux représentants du renouveau du Roussillon.

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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