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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Dimanche 31 octobre 2010 7 31 /10 /Oct /2010 02:00

Jasmine, sur Facebook, collectionne les amis. Depuis fort longtemps elle a dépassé les 2000. Ironique je lui ai fait remarquer que les mâles y occupaient une place hégémonique et que sa galerie de photos devait y être pour quelque chose. Très pincée elle m’a déroulé son profil où, à situation amoureuse, elle a indiqué : mariée. Ma répartie « ça les attire plus encore » m’a valu le qualificatif de « vieux barbon lubrique » que j’ai déclaré apprécier à sa juste valeur. Elle est aussi sur Twitter et, alors que je m’échinais au petit matin à retracer mon sillon chilien elle est venue me mettre son Iphone sous le nez pour me montrer la récupération politique par le Président chilien  Sebastian Piñera – vocabulaire estampillé de l’extrême-gauche d’hier et d’aujourd’hui – de la réussite du sauvetage des mineurs de la mine San José, près de Copiapo « Que emocion! Que felicidad! Que orgullo de ser Chileno! Y que gratitud con Dios! »  se réjouissait-il « Quelle émotion ! Quelle joie ! Quelle fierté d'être Chilien ! » L’Union sacrée c’est le rêve de tout dirigeant politique et, dans la foulée l’exaltation du bel élan d’unanimité nationale : « Ils ont démontré, comme l'ont démontré les victimes du tremblement de terre et ceux qui reconstruisent, que lorsque le Chili s'unit, et il le fait dans l'adversité, il peut réaliser de grandes choses » prenait des allures d’un soulagement rétrospectif. Si ces malheureux, au lieu d’être assemblé pour la pause, s’étaient retrouvés à leurs postes de travail, l’éboulement les aurait enfouis dans la mine et c’eut été la curé sur leurs cadavres. 

 

Il n’empêche que je suis allé voir sur l’écran de télévision la remontée des mineurs, un à un, dans une dramaturgie bien réglée, extraits, extirpés des entrailles de la terre par ce boyau étroit, la scène  avait quelque chose d’extraordinaire, de fabuleux et, comme toujours dans ces moments, du groupe des rescapés un individu s’est détaché Mario Sepulveda, un immense sourire aux lèvres, coiffé d'un casque et les yeux protégés par des lunettes spéciales, survolté, sautant comme un cabri, qui a bien sûr immédiatement serré dans ses bras son épouse Katty Valdivia, puis a déclenché l'hilarité en sortant d'un sac des morceaux de roche du fond de la mine, qu'il a commencé à distribuer aux secouristes. Au président Sebastian Pinera, au ministre des mines Sepulveda a crié  « Viva Chile, mierda ! » (Merde, vive le Chili !) 69 jours sous terre, Mario raconte leur calvaire, l’incertitude, la peur, ajoutant qu'il leur arrivait souvent de crier, de se battrent et de pleurer alors qu'ils tentaient d'accepter ce qui leur arrivait. Prier alors, se préparer à la mort «Une nuit, j'ai rassemblé toutes mes affaires, ma ceinture, mon casque, et je me suis dit : « Quand je mourrai, je veux mourir comme un mineur.» C’est grand. C’est émouvant. Mais aussi, Mario le dira, assis sur son canapé, entouré de sa femme et de ses enfants : il faudra à l’avenir que l’on soit au Chili plus soucieux de la vie des mineurs. Que les hommes du fond ne soient pas envoyés à l’abattoir... 

 

La nouvelle folie du cuivre, attisée par la boulimie de la croissance chinoise, me renvoyait à toutes ces années  que j’avais traversées sans les voir, comme un zombi, ou plus exactement comme un non-engagé, un spectateur désabusé. Mais pouvait-il en être autrement ? L’incurie bureaucratique du gouvernement sous Allende, le jusqu’au-boutisme des groupuscules gauchistes, la trouille de la petite bourgeoisie chilienne, l’obsession américaine d’éradiquer le communisme, de cerner Castro, de tuer dans l’œuf toute velléité d’indépendance nationale, ne pouvait qu’accoucher de drames. Sans vouloir manier le paradoxe, faire de la provocation, Pinochet est avant tout le pur produit d’un Chili qui n’a pas su, ou pu, ou voulu, à l’image des partisans d’Eduardo Frei, accoucher d’un compromis démocratique face à une situation économique proche du chaos. La classe dirigeante a soutenue le coup d’Etat, ou fermée les yeux, laissant à Pinochet et à ses boys de l’école de Chicago le soin de faire la saignée, d’administrer à l’économie la purge. De se couvrir les mains de sang aussi dans une grande indifférence nationale et permettre ainsi l’érection d’un culte d’Allende martyr dans les partis de gauche français. Je me souvenais de Mitterrand en 1981 se penchant avec ses mines de guide du socialisme démocratique sur les mannes de Salvador Allende, nous n’osions pas lui rappeler le nombre de têtes d’algériens qu’il avait laissé trancher sous le gouvernement Guy Mollet. Toute cette hypocrisie, cette fameuse raison d’Etat, ce cynisme d’Etat, tous ces gens sincères passés par pertes et profits, ça me donnait d’autant plus envie de gerber en voyant ces pauvres bougres sortis de terre annexés, exhibés, alors qu’ils n’étaient rien d’autres que des damnés de la terre sacrifiés à une croissance démente d’une Chine Impériale tenant enfin sa revanche. Je passais ma journée au lit.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 31 octobre 2010 7 31 /10 /Oct /2010 00:09

Ma chronique est dans le ton qui sied à une veille de Toussaint : noire sans les chrysanthèmes. Depuis mai 68  où j’ai découvert Manset avec « Animal on est mal » je suis un aficionado de ce solitaire qui en 1975 rencontrera le succès avec « Il voyage en solitaire » qui se vendra autour de 300 000 exemplaires et sera un grand succès de l’époque. Ce n’est pas le genre de truc qui le séduisait, certes « il chante en solitaire... » mais « nul n’oblige à le faire... » Le grand public ignore Gérard Manset qui le lui rend bien. Comme il le note dans l’une de ses rares interviewes « C’est toujours la même incohérence. Dès que je suis confronté aux médias, se révèle cet écart vertigineux entre ce que les journalistes disent de positif sur mon travail et sa pénétration dans le public. Il y a quelque chose de brisé, de cassé. Si le matériel était tel qu’on le décrit, il devrait être répandu. Mais peut-être que les gens n’ont pas besoin de ça. »

Je ne vais pas vous raconter la vie de Manset mais vous parler tout d’abord de « Route Manset » l’album où une brochette de ce qui se faisait de mieux (voir ci-desssous) enregistrait un titre de Manset. Enki Bilal, qui a commencé à dessiner sous l’influence de « la Mort d’Orion » dessinera la pochette. Gérard Manset est tenu totalement à l’écart de l’opération. Il dira « Au départ, ça me paraissait inconcevable qu’ils n’aient pas eu envie de faire ces chansons. À l’arrivée, ça me semble inconcevable qu’ils soient allés jusqu’au bout. Je suis heureux, ému, touché, mais sceptique sur le fait que ça puisse changer un panorama quelque peu déglingué. J’ai du mal à comprendre cette solidarité de tous ceux concerné par ce projet. » et d’ajouter « depuis que l’album est terminé, je n’ai pour l’instant rencontré aucun de ceux qui y ont participé. Comme si je n’existais pas. »  route.jpg

Ensuite 2008, Manset participe à l'écriture de trois titres sur l'album Bleu pétrole d'Alain Bashung, qui reprend en outre Il voyage en solitaire en final de l'album. Parmi ces titres, figure la chanson au long cours Comme un Lego, que Manset chante à son tour quelques mois plus tard sur son album Manitoba ne répond plus, sorti en septembre.

 

1. Entrez Dans Le Rêve (Jean-Louis Murat)

 

2. La Route De Terre (Nilda Fernandez)

 

3. Animal On Est Mal (Alain Bashung)

 

4. Prisonniers De L’Inutile (Francis Cabrel)

 

5. Solitude Des Latitudes (Françoise Hardy)

 

6. C’est Un Parc (Salif Keita )

 

7. Rouge-Gorge (Joao Bosco)

 

8. Il Voyage En Solitaire (Cheb Mami)

 

9. On Ne Tue Pas Son Prochain (Brigitte Fontaine)

 

10. Quand Les Jours Se Suivent (Pierre Schott)

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 00:04

515QSVWYDRL__SS500_.jpgNon vous n’êtes ni sur Meetic ni sur EBay mais chez fouineur de chez fouineur : le mec qui fourre son nez partout, le genre que vous jetez par la porte et qui rentre par la fenêtre, un peu agent secret qui fait les poubelles des grands hôtels, totalement addict à la lecture, cycliste au long cours, dégustateur amateur opérant en Division d’Honneur départementale, chroniqueur émérite sans grand mérite et abonné au Nouvel Obs. depuis un paquet d’années. À ce sujet, faudrait qu’Olivennes comprenne que ses petits éditos de bobo pour nous indiquer le bon chemin me font gondoler quand je vois le poids des tonnes de chroniques de mode : 10 bonnes pages adossées à la pub ad hoc pour les boîtes de luxe. Certes faut bien vivre, les temps sont durs, mais bon les Boots Academy de chez Vuitton à 1200€ la paire, le cardigan en laine avec patch de cuir aux coudes de Ralph Lauren à 595€ (sous la rubrique Vive les Bohémiens) c’est vraiment pour les prolos qui vont de la Bastille à Denfert-Rochereau...

 

Donc, en désespoir de cause qund j'enrage je me rabats sur l’Obs.Télé, où y’a aussi de bons papiers (je dois rendre justice au grand frère dans lequel Gérard Muteaud à la page 98 en rubrique économie fait le portrait de Pierre Priolet l’homme du consommer juste www.consommer-juste.fr http://www.berthomeau.com/article-3-questions-a-pierre-priolet-l-homme-du-consommez-juste-ce-soir-a-22h20-sur-france-2-a-l-objet-du-scandale-de-guillaume-durand-51329368.html ) et là, tout en bas de la page 10 je tombe sur la micro-chronique noctambulique de Bruno de Stabenrath. Elle est très parisienne mais y'a de l'ironie. Je la livre à votre sagacité.

 

Patine et vin d’âge

 

Visite au Salon du Vintage en compagnie d’une délicieuse Nipponne, nippée comme dans un manga, et en recherche de bons millésimes.

 

Sixième édition du Salon du Vintage organisé par Laurent Journo à l’Espace des Blancs-Manteaux. Masako, mon amie japonaise, m’escorte : 27 ans, un look de manga spectaculaire façon Jane Fonda dans « Barbarella ». Plus tard, nous allons au Bus pour le bal canaille de Louis de Causans. Masako cherche le bar, surtout du bordeaux pour étancher sa soif digne d’un sumo éthylique. Je veille au grain : en amanque de polyphénols, elle est imprévisible. Heureusement, le journaliste Gilles Brochard, en tournage pour Paris-Première, m’attrape par le col et me pose la question : « Bruno, êtes-vous vintage ? » Tandis que le cadreur m’épingle, Gilles place Masako ace à la caméra. Déconcertée mais digne, elle m’écoute en hochant la tête : « Hoï, hoï ! », courbnt le buste avec solennité à chacune de mes déclarations. Répondant à l’interview, je rappelle les faits : « Vintage, dis-je, est un anglicisme signifiant « vendange » mais fut d’abord importé du vieux français « vin d’âge » par les Plantagenets. » Masako entend mal le français, surtout à jeun, mais question grand cru millésimé et taste-vin, elle surclasse notre Depardieu national : « Hoï, hoï ! » confirme ma Nipponne qui, ayant repéré la buvette file à l’anglaise. Nous poursuivons la visite, caméra au train : scooters, lunettes, juke-box, vêtements... tout est vintage : « Même moi, avouais-je à Paris-Première. J’ai du vécu, de la patine, je suis daté, froissé mais on m’accorde encore un peu de valeur, non ? ». Fin de la visite, je récupère  Masako au bar d’en face qui boit son ballon de rouge. Le vintage, les machins d’occase c’est pas son truc... Sa cirrhose du foie, c’est sûr, elle l’achètera neuve ! »

 

Interview biographie de Bruno de Stabenrath

Tout le monde en parle - 29/09/2001 - 14min07s (à écouter, le début est techniquement hésitant mais tout va bien ensuite)

 

Thierry ARDISSON interview Bruno de STABENRATH, jeune comédien, chanteur, membre de la jet-set, devenu tétraplégique à la suite d'un accident de voiture en 1996. Il publie aujourd'hui un récit autobiographique "Cavalcade". L'animateur rappelle son parcours professionnel puis le questionne sur son séjour de 14 mois à l'hôpital de Garches. Bruno de STABENRATH raconte ensuite son quotidien d'handicapé, sa difficulté à retrouver une sexualité et comment il a découvert la foi. 2 extraits chanson en off

http://www.ina.fr/ardisson/tout-le-monde-en-parle/video/I08203508/interview-biographie-de-bruno-de-stabenrath.fr.html

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 10:04

Je viens de recevoir de Pierre Guigui du Guide Gault&Millau et responsable du concours national des vins bio sa réponse à l’éminent, à l’immense, à l’irremplaçable, à l’incomparable Professeur JR Pitte publiée sur http://www.vinetchere.fr/  par Marise Sargis, le Mercredi 27 octobre 2010. Je la verse au dossier OGM ouvert sur mon Espace de Liberté. Bonne lecture.

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 TRIBUNE –

« Faucheurs au piquet ! »  Titre la chronique Libre Parole de Jean-Robert Pitte dans la Revue du vin de France de novembre 2010. Quand un professeur de géographie de la Sorbonne, un verre de vin à la main, se pique de donner son avis sur les questions agricoles, cela mène à ce genre de paroles de nature à réveiller les guerres de religions :

 

« 70 militants « dits » verts »…

 

« En d’autres temps certains porteurs de chemises noires ou brunes pratiquaient des autodafés »…

 

« l’Inra notre grand établissement de recherche agronomique »…

 

« Souriez contribuables, les dommages réels sont cette fois ci estimés à un million d’euros« …

 

« le refus pseudo-religieux d’expérimenter  ce techniques (comprenons les OGM ) est absurde »…

 

« On admirera le courage de ces Cathares : ils ont choisi le 15 août à l’aube, un jour et une heure où les chercheurs n’étaient pas nombreux dans leur laboratoire  et ne risquaient pas d’opposer de résistance à l’acte barbare commis »…

 

« Les lâches auteurs du délit »…

 

« la vigne expérimentale située dans l’enceinte du centre de recherche de l’Inra de Colmar était un livre en cours d’écriture (…) des thèses d’agronomie et de biologie préparées par de jeunes chercheurs dont l’insertion professionnelle est durablement retardée »…

 

 

« Moins on investira dans une recherche pragmatique et honnête, les concernant, plus elles se répandront de manière sauvage, avec des conséquences que personne ne mesure »…

 

Ce vibrant  universitaire pense donc plus aux jeunes chercheurs qui vont se retrouver inemployés, qu’aux implications à long terme des OGM pour l’humanité. Mais les principaux intéressés, les vignerons, n’ont pas demandé ces recherches. Et  refuser les OGM n’est pas refuser le progrès scientifique. Les OGM ne représentent pas un progrès, partout où ils sont cultivés les désordres s’aggravent.    Si seulement Jean-Robert Pitte pouvait aller voir, en guise de rattrapage, l’excellent film-documentaire de Coline Serreau sur le sujet qui montre bien les enjeux financiers et les manipulations des peuples, avant d’écrire sa prochaine chronique.

 

Vignes OGM : les excuses de Jean-Robert Pitte par Pierre Guigui

Publié par Marise Sargis, le Mercredi 27 octobre 2010.

 

TRIBUNE

 

Suite à la parution de la chronique de Jean-Robert Pitte, professeur de géographie à la Sorbonne, dans la Revue du vin de France de Novembre 2010 à propos de  l’action entreprise par les faucheurs d’OGM à l’Inra de Colmar, Pierre Guigui journaliste, dégustateur de vins et responsable du Concours national des vins issus de raisins de l’agriculture biologique réagit. Voici sa réponse.

 

« Mes excuses,

 

Mes excuses aux  70 % d’européens à qui un groupe minoritaire veut imposer les OGM, bafouant leur libre arbitre et leur liberté d’opinion.

 

Mes excuses aux arracheurs traités de barbares, de lâches, alors que l’acte à été fait et revendiqué à visage découvert, au risque d’encourir l’emprisonnement et des amendes importantes – action courageuse s’il en est.

 

Mes excuses pour la pollution de l’eau, de l’amiante, de la vache folle et à toutes les victimes de maladies incurables et mortelles commises au nom d’un soi disant progrès scientifique pour le bénéfice de quelques uns.

 

Mes excuses pour les contaminations OGM légalisées puisqu’un texte autorise « la contamination involontaire et accidentelle» induisant la consommation d’OGM à une population qui le réprouve.

 

Mes excuses à la justice, qui n’a condamné « qu’à » un euro de dommages et intérêts et 2000 € d’amende pour l’arrachage de vignes OGM qui furent, quelques jours après, considérées comme illégales.

 

Enfin et surtout mes excuses aux victimes des holocaustes commis par des chemises brunes ou noires, également auteurs d’autodafés, à qui sont comparés les faucheurs pour la taille de quelques plantes vertes.

 

Voici ce que  Jean-Robert Pitte  aurait pu écrire… »

 

Pierre Guigui

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 00:09

Comme me l’a fait gentiment remarquer Myriam, qui est montée sur le podium, le Grand Concours de l’été s’est terminé en Grand Concours de l’automne : c’est ça la joie de l’artisanat. Comme les plombiers et une flopée d’autres métiers manuels, j’ai du mal à répondre à la demande dans les temps impartis. En nos villes et même dans nos campagnes la demande est supérieure à l’offre. Pourquoi en ces temps où l’emploi est dans tous les discours ? Parce que dans notre monde post-moderne peu de parents s’écrient « Tu seras plombier mon fils ! » et pourtant nous avons bien transformé certains cuisiniers en stars alors pourquoi ne pas valoriser des métiers si utiles... Bref, tout ça pour vous dire que j’ai une certaine tendance à me lancer dans des aventures qui dépassent largement mes compétences en matière d’intendance qui, comme chacun sait, fait la force des armées.

 

Alors avec moi, il faut vous y faire, « c’est patience et longueur de temps... » L’important c’est que vous participiez aussi à ma petite entreprise à son rythme. Le culte de l’instantanéité si prégnant sur la Toile doit, il me semble, faire un peu de place à une forme de respiration, de retour à des espaces temps plus paisibles, plus soucieux des autres, se parler, s’entendre, créer du lien. Alors, mon dit Grand Concours,  était certes un jeu bien sûr, mais ce n’était aussi qu’un prétexte, qu’un moyen, et non une fin. En effet, tout simplement, au travers de mon petit espace de liberté, je m’emploie avec plus ou moins de bonheur à tenter de combler les fossés d’indifférence qui se creusent entre-nous tous. Le lointain est souvent le voisin d’en face. Nous nous émouvons du malheur du monde mais nous n’avons guère de temps pour celui d’à côté. Je m’explique une fois encore. Dans son livre, L’Empire des écrans Cédric Biagini écrit « Si demain nous aimons uniquement le lointain sans être conscient que l’on hait son prochain parce qu’il est présent, parce qu’il pue, parce qu’il fait du bruit et parce qu’il convoque à la différence du lointain que je peux zapper... Donc si demain nous nous mettions à préférer le lointain au détriment du prochain, nous détruirions la Cité. »

 

Sans tomber dans le prêchi-prêcha, dans un moralisme de pacotille, mais ayant été élevé à la mamelle du Bien Public, du service de la Cité, je tente, avec de tout petits moyens de créer jour après jour du lien sur mon Espace de Liberté. Bien sûr il m’arrive, comme tout un chacun, de déraper, de choquer, de casser des liens : ainsi après mon papier sur les propos de Michel Rolland devant des étudiants d’une école de Commerce de Bordeaux, et mes propos vifs avec lui, François Mauss a viré sur son blog le lien avec le mien et le professeur Norbert Olszak a déclaré ne plus vouloir me lire car je n’avais pas respecté ma charte « un peu de douceur dans ce monde de brutes ». Ça m’attriste un peu mais c’est la vie, qui puis-je ? On ne peut pas plaire à tout le monde, et je n’ai pas envie de plaire à tout le monde, d’être révérant, de ménager les vaches sacrés, pour autant un peu de vivacité vaut mieux que la fausse unanimité. Pour autant même si ma démarche me créé quelques inimitiés ma volonté de créer ou retisser des liens reste le fond de ma motivation.

 

Bref, je dois vous avouer que suis très heureux qu’une petite communauté de commentateurs se soit créée, dialogue, se chamaille, réagisse et j’espère qu’elle va s’étendre ; grâce à mon espace de liberté je me sens au contact de beaucoup d’entrevous, certains m’écrivent, me sollicitent, m’envoient des revues de presse, m’informent, j’en croise d’autres lors de mes déplacements ou lors d’évènements. J’espère dans les tout prochains jours amener sur mon espace de liberté des contributeurs, des chroniqueurs, féminin-masculin bien sûr, pour ouvrir grand les fenêtres, donner de l’air, renouveler le ton, chercher de nouveaux angles, faire de cet espace un espace citoyen ludique et responsable. Sans vous je ne suis rien qu’un petit chroniqueur solitaire alors, même si votre temps est compté, prenez-le temps de temps en temps d’échanger. En plus il ne vous est pas interdit de donner à vos amis, proches l'adresse du blog www.berthomeau , de les faire s'abonner (voir la procédure dans l'encadré en bandeau du blog), ça soutien le moral du taulier.

 

Pour en revenir à mon petit concours qui se qualifiait un peu abusivement de Grand s’il a pu exister c’est avant tout grâce à mes amis qui ont répondu favorablement à mon appel à lots. Certains sont comme on dit de vieux amis, d’autres des relations amicales plus récentes, d’autres encore sont des amis de la Toile que je n’ai jamais rencontré physiquement, c’est ça le côté lien que je me plais à souligner. Qu’ils soient tous remerciés car sans eux il n’y aurait pas eu de concours. Je vous invite à aller faire une petite visite sur leur site dont je vous donne la liste ci-dessous, à le classer parmi vos favoris, à faire un petit détour si vous passer près de chez eux pour aller déguster et acquérir leurs beaux flacons.

 

Les dames d’abord, accompagnées ou non.

 

- Hélène et David Barrault www.tirepe.com

- Aurélie Bertin www.sainte-roseline.com

- Delphine et Francis Boulard www.francis-boulard.com

- Julie Campos www.cavedetain.fr

- Paz Espejo www.lanessan.com

- Aline et Paul Goldschmidt www.baronneguichard.com

- Miren et Nicolas de Lorgeril www.lorgeril.com

- Anne-Victoire Monrozier www.missvickywine.com

- Isabelle Perraud www.cotes-de-la-moliere.com

- Corinne Richard-Saier www.chateaucorcelles.fr

- Iris Rutz-Rudel www.lisson.over-blog.com

- Hélène Thibon www.masdelibian.com

 

- Jean Abeille www.chateaumontredon.com

- Patrick Beaudouin domaine@patrick-baudouin.com

- Michel Bedouet www.bedouet-vigneron.com

- Gérard Bertrand www.gerard-bertrand.com

- Dominique Bessineau et Jean-François Lalle www.cote-monpezat.com

- Hervé Bizeul www.closdesfees.com

- Alberic Bichot www.bourgogne-bichot.com

- Jean-Yves Bizot domaine les Violettes à Vosne-Romanée

- Olivier Borneuf  www.brittle-boutique.com

- Régis Bourgine www.cavesdebecon.com

- Michel Chapoutier www.chapoutier.com

- Bernard Dauré www.vinalasninas

- Jean-Michel Deiss www.marceldeiss.com

- Stéphane Derenoncourt

- François Des Ligneris www.magazinvin.com

- Arnaud Fabre www.chateaudangles.com

- Patrick Fargeot www.lavignery.fr

- Pierre-Henri Gagey www.louisjadot.com

- Patrick Hoÿm de Marien et Bernard Pueyo www.castelmaure.com

- Michel Issaly www.michelissaly.com

- Alain Jaume www.domaine-grand-veneur.com

- Louis-Fabrice Latour www.louislatour.com

- Guy-Pétrus Lignac www.chateau-guadet-saintemilion.com

- Sylvain Martinand www.bailly-lapierre.fr

- Olivier Mouchet du groupe Auchan

- Jérémie Mourat www.mourat.com

- Marc Parcé www.la-rectorie.com

- Jean-Jacques Parinet www.moulin-a-vent.com

- Gregory Patriat www.boisset.com

- Pascal Peyvergès www.vignoblespeyverges.com

- Jean-Louis Piton www.marrenon.com

- Jean-François Préau www.champagne-mailly.com

- Claude Rivier www.laudunchusclanvignerons.com

- Denis Roume www.uvica.fr

- Etienne Sipp www.sipp.com

- Sylvain and Co www.la-contre-etiquette.com

- Gauthier Thévenet Vins Thévenet&Fils

- Alexandre Verne www.vinone.fr

- le BIVB www.vins-bourgogne.fr

- La Chablisienne www.chablisienne.com

- château Larose-Trintaudon www.chateau-larose-trintaudon

- l’équipe de Monoprix JF. Rovyre et Yannick Burles

- Vignerons de Plaimont www.plaimont.com

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 08:00

mes-photos-de-moi 3247mes-photos-de-moi 8302mes-photos-de-moi 8316bouteille-jubilation.jpgFuchsia.JPGmes-photos-de-moi 8363

Ce matin,

pour une fois,

chez le très très,

trop bavard

Berthomeau

peu de mots

mais rien que les photos de beaux flacons de ses amis...

pour les 3 heureux gagnants

 

du Grand Concours de l'été

Blog d'artisan

simplement pour l'extansion du domaine du vin 

Merci à tous mes amis pour leur contribution au Grand Concours de l'été...

Merci et bravo à tous les participants.

à bientôt sur mes lignes pour d'autres aventures

avec les amitiés du tavernier de la Toile

 

* les photos ont été placées de façon aléatoire par le robot du site

deux.jpgCMAV2008petit.jpegclairet.jpgDSCF2561.JPGLot_J_Berthomeau.JPGPOUF 8294Douard 8026Douard 8305magBReserve+etuiDouard 8291Douard 0184Douard 8290Caillou 9030magnum_LT_2004.JPGcorcelles_rose_d-une_nuit.jpgHuile_Chique01.jpgHER_TP_01_.jpgPHOTO_SITE_BERTHOMEAU.jpgChateaudAngles-Gamme exterieurCaillou 8392MAV09.JPG.jpegCNP_rge_CMR_magnum_carton_1_btle.JPGDSC00209.JPG1er_cru.jpgBichot_Meursault.jpgaloxe.jpgvraycroixgay._web_jpg.jpgA_2007.JPGjean-claude_boisset_logo.jpgChante_Alouette_150cl_2007.jpgClos-des-Cedres-2002.jpgVillebazy.JPGSAVENNIERES_2008.jpgCh-Hospitalet-ADV-Rose-sm-detoure.jpgCaillou 8298beaune boucherottes 2006 magEdVMensonge2009MagnumV.jpgri_kir_99.jpgviewer-10.pngETIQUETTE_NOTRE_DAME_DE_CONSOLATION_-_JPEG.JPGBongran_2004.jpgCANON_FACE.jpg

imgBtle154.jpgL-Esprit_de_Pennautier_Rouge_2003.jpgmagnum_Lirac.JPG1147.jpg1.jpgPetraea_Juin_2010_222.jpg20100730152631890_0001.jpglogo_Las_Ninas_long.jpg

Coffret_bois_Magnum_Grand_Marrenon.pngRoussillons.JPG

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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 00:09

Dans notre beau pays qui se dit être l’astre le plus brillant de la planète mondiale du vin, pour le consommateur moyen, qui le plus souvent est une dame dite « consommatrice de plus de 50 ans » pousseuse de caddie, le Madère se réduit à l’ingrédient d’une sauce elle-même associée à la langue de bœuf. Pas très gratifiant comme association d’autant plus que le gros de la consommation de la langue de bœuf sauce madère, spécialité de la conserverie Joseph Larzul de  Ploneour-Lanvern Finistère, se cantonne dans l’appertisé. Les dernières résistantes de la sauce madère maison doivent être celles qui achètent encore les petites flasques qui pendouillent aux flancs des caisses enregistreuses en compagnie de leurs sœurs du rhum, du cognac, du kirch...

 

Triste destin pour l’image d’un grand vin un peu à la manière de joyaux de la musique classique transformés en jingle par les publicitaires qui ensuite se vautrent sur les ondes à la manière de la dernière bluette de l’été.   

Revenons au Madère ! C’est d’abord une île située dans l’océan Atlantique qui forme un archipel avec l’île de Porto Santo, les îles désertes et les îles sauvages. Elle est portugaise car  en 1419 João Gonçalves Zarco, Tristão Vaz Teixera  et Bartolomeu Perestrelo la découvrirent et l’appelèrent « Ilha de Madeira » soit littéralement « île du bois ». On ne sait pas précisément quand et avec quels cépages les premières vignes furent plantées « on suppose que les premiers colonisateurs apportèrent des variétés qui existaient déjà dans la région du Minho. » Cependant, dans son carnet de voyages datant de 1450 le navigateur vénitien Alvise de Cadamosto mentionne que « ... parmi les divers cépages, l’infant D.Henrique a fait planter des terrrains avec les ceps de >Malvoisie en provenance de Candie (Crète) qui se développent très bien... »

 

Bref, je ne vais vous étaler une science qui n’est pas la mienne mais le fruit très récent cueilli lors d’une judicieuse dégustation organisée au siège de l’OIV par l’IVBAM www.vinhodemadeira.pt  Ce qu’il est important de retenir c’est le développement et la notoriété des vins de Madère est lié au « commerce triangulaire entre Madère, le Nouveau Monde et l’Europe (la Grande-Bretagne occupant une position dominante – un triangle qui comprenait aussi le transport de biens des colonies portugaise et britannique en Europe. Après avoir été prédominant le marché de l’Amérique du Nord après la guerre d’Indépendance, qui voit le retour de nombreux citoyens britanniques dans leur mère patrie, le marché anglais gagne une grande importance pour les exportations de vin de Madère.

img172-madere.gif

En 2008, la production de vin de Madère se situe autour de 43 500 hl. En 2009, leur commercialisation s’est élevée à 32 700 hl à destination principalement des pays de l’UE : France, Allemagne, Royaume-Uni représentent 65% du marché d’exportation. Le marché domestique portugais absorbe 16% de la production. Comme chacun le sait le Madère est un vin fortifié (la fermentation est stoppée par l’ajout d’alcool vinique à 98% volume. L’interruption de la fermentation se fait en fonction du degré de douceur souhaité du vin : sec, demi-sec, demi-doux et doux.) De plus les vins peuvent aussi être soumis ensuite à l’estufagem (chauffage pendant 3 mois dans des cuves inox par un serpentin d’eau chaude) ou canteiro : les futs sont placés dans les étages élevés des entrepôts où les températures sont les plus élevées pendant au moins 3 ans.

 

De ma dégustation, étant entendu que je ne suis « amateur » que de sec, mon palais a du mal avec les doux, j’ai privilégié les Sercial et les Verdelho :

1)     Henriques & Henriques  Verdelho 15 Years Old www.dugas.fr   

 2)   Vinhos Barbeito Sercial 1988 www.vinsdumonde.com   

 3)    Vinhos Barbeito Sercial 10 Years Oldwww.vinsdumonde.com 

 4)   Et pour ne pas être borné je dois avouer que j’ai beaucoup apprécié le Peirera D’Oliveira Boal 1968 qui est un doux. www.thermadeiracollection.be  

 

 Que voulez-vous pour moi, plus que les mots, la meilleure image pour exalter les grands madères c’est ça :

Caillou-9283.JPG

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 00:09

Même si certains en doutent, ou font semblant, j’ai pleine conscience de mes limites, de mes failles, de mes insuffisances pour tout ce qui concerne l’art de la dégustation. Certes je ne nie pas que je sois en capacité de reconnaître ce qui est grand, ce qui est beau, ce qui m’enchante, mais il me manque des pans de culture, des références, une histoire commune que partagent les vrais amateurs. Alors, pour ne pas endosser le costume d’un imposteur je n’aurai jamais l’audace de mettre mes mots au service d’une cause où d’autres que moi excellent. J’avoue mieux apprécier, exprimer les qualités des hommes que celles des vins qu’ils font.  aag.jpgVous ne vous étonnerez donc pas que, suite à une invitation de la maison Hugel&fils de Riquewihr, je ne vous fasse pas le panégyrique complet des merveilles que j’ai dégustées en fort bonne compagnie cette fois-ci ; une jeune apprentie journaliste pertinente, intelligente, courtoise et de surcroît jolie. D’ailleurs ma position d’ignare est parfaitement en phase avec les principes de dégustation tels que définis par Jean Hugel en 1967 « Ces vins, avait-il écrit, doivent être dégustés ainsi : seuls, sans repas, avec des amis connaisseurs, dans une atmosphère de respect, en oubliant le prix des bouteilles. Ainsi rendez-vous hommage à la compétence et à l’honnêteté du vigneron, et aussi à la nature qui nous permet de produire de tels joyaux. » (1). Le même Jean Hugel avait pour devise : « Un vin bien traité est un vin non traité » (1)   aaa-etienne.jpg © Andy Bullock Jean-Philippe, Marc and Etienne Hugel

 

Donc, lorsque je poussais la porte du restaurant de la rue de Verneuil, chère à Gainsbarre,  le jeudi 21, ma philosophie était bien établie. Accueilli par un Étienne Hugel « dont l’adolescence baba-cool avait inquiété son père » (2) primesautier et avenant je cherchais la place favorite des cancres : bien au chaud près du radiateur. Notre hôte fut disert, très disert, appuyant ses propos sur la saga des Hugel par de magnifiques photos familiales que vous pourrez découvrir sur le site de la maison Hugel&fils  www.hugel.fr. « À l’image de leur « Sainte-Catherine » - foudre de 8800 litres affichant 294 millésimes au compteur -, la dynastie Hugel affiche une résistance à toute épreuve. Fondée en 1637 par Hans Ulrich Hugelin, elle a traversé la guerre de Trente ans, survécue aux famines, à la peste, aux épidémies, aux batailles napoléoniennes comme à celle de 1870 et est sortie miraculeusement des guerres de 1914-18 et 1939-45. Tantôt française, tantôt allemande, toujours debout : l’histoire de la famille se confond avec celle de l’Alsace. »(2)  aaq-riquewir.jpg

« Plus résistantes que leurs ceps ! » constatent JP de La Rocque et Corine Tissier cette famille Hugel comme celles regroupées dans l’association Primum Familae Vini : les Drouhin, Antinori, Torrès, Rothschild, Perrin... qui comme l’observe Étienne Hugel partagent « les mêmes valeurs » qui font face « aux mêmes problématiques » et entre lesquelles se sont « tissés des liens de confiance et d’amitié » Chez les Hugel, dans cette Alsace « tantôt allemande, tantôt française » cet enracinement, ce lien indéfectible avec la France et des français, pas toujours bienveillants avec eux, symbolisé par Georges Hugel, tout juste démobilisé par les allemands, en septembre 1944, qui s’engage dans la 1ière Armée française alors que Jeanny se trouvait encore sous l’uniforme allemand.

 aag-VT.jpg aar-GN.jpg

Ce dernier mena le combat visant à encadrer la production des vins alsaciens dits de « Vendanges Tardives » ou de « Sélection de Grains Nobles ». En effet, certaines années, les raisins vendangés ne possédaient pas le taux de sucre naturel pour atteindre le degré alcoolique permettant de faire des SGN. Alors les vignerons chaptalisaient mettant ainsi sur le marché des quantités de vins indignes, médiocres. Ce combat il le mena avec quelques-uns de ses collègues vignerons dans l’hostilité du plus grand nombre. C’était dans les années 80, et dans le rush final j’étais au première loge puisqu'étant Conseiller Technique chargé de la Viticulture au cabinet de Michel Rocard Ministre de l’Agriculture. Dans ce même cabinet, un alsacien fort ambitieux menait un travail de sape pernicieux, mais la pugnacité de Jeanny Hugel triompha puisque le 1ier mars 1984 le Décret relatif aux appellations d'origine contrôlées « Alsace » et « Alsace grand cru » fut publié au Journal Officiel de la République. Je ne résiste pas au plaisir de vous le proposer car, dans le circuit des signatures, le projet est passé entre mes mains avant de remonter chez le Ministre.Johnny_Hugel_2003.JPG

Avant cette lecture encore une particularité de la Maison Hugel&fils « Jeanny Hugel estimait également que le combat pour la qualité devait aussi être étendu aux premiers crus d’Alsace. Près de 60% des vignes détenues par les Hugel sont situées en grands crus. Pourtant, les bouteilles Hugel ne mentionnent jamais cette donnée, a priori, synonyme de qualité. « À partir du moment où les gens peuvent chaptaliser et faire presque n’importe quoi ce n’est pas une garantie de qualité, tranchait Jeanny » (2) http://blog.hugel.com/2009/06/jean_hugel_millesime_1924_vien.html#comments

 

(1)  extraits de La guerre et le vin Don et Petie Kladstrup chez Perrin

(2)  extraits de Guerre&Paix dans le vignoble les secrets de douze grandes dynasties du vin Jean-Pierre de La Rocque et Corinne Tissier chez Solar  aab-plateau.jpg

Le Premier ministre,

 

Sur le rapport du ministre de l'économie, des finances et du budget et du ministre de l'agriculture,

Vu la loi du 1er août 1905, modifiée par la loi n° 78-23 du 10 janvier 1978 et la loi n° 83-660 du 21 juillet 1983, sur les fraudes et falsifications en matière de produits ou de services, et notamment son article 11 ;

Vu la loi du 6 mai 1919 modifiée sur la protection des appellations d'origine ;

Vu les articles 20 et suivants du décret du 30 juillet 1935 relatif au marché du vin et au régime économique de l'alcool ;

Vu la loi du 13 janvier 1938 complétant les dispositions du décret du 30 juillet 1935 sur les appellations contrôlées, modifiée par la loi du 3 avril 1942 ;

Vu le décret du 3 avril 1942 portant application de la loi du 3 avril 1942 sur les appellations contrôlées, complété par le décret du 21 avril 1948 sur les appellations d'origine contrôlées ;

Vu l'ordonnance modifiée du 2 novembre 1945 définissant l'appellation d'origine contrôlée " Alsace " ;

Vu le décret du 20 novembre 1975 modifié définissant l'appellation d'origine contrôlée " Alsace grand cru " ;

Vu les délibérations du comité national de l'institut national des appellations d'origine des vins et Eaux-de-vie en date des 2 juin et 15 septembre 1983.

 

Article 1 Modifié par Décret n°2007-1763 du 14 décembre 2007 - art. 1

Les vins à appellations d'origine contrôlées "Alsace" et "Alsace grand cru" peuvent être déclarés et présentés avec l'une des mentions particulières "vendanges tardives" ou "sélection de grains nobles" s'ils correspondent aux conditions respectives ci-dessous précisées :

a) Etre issus de raisins récoltés manuellement ;

b) Etre issus d'un cépage unique et être déclarés et vendus avec mention du nom de ce cépage ; Toutefois, les vins à appellation d'origine contrôlées " Alsace " et " Alsace grand cru " issus de vendanges récoltées dans l'aire de production du lieu-dit Kaefferkopf et provenant du cépage Pinot gris G ne peuvent pas être déclarés et présentés avec l'une des mentions particulières " vendanges tardives " ou " sélection de grains nobles ".

c) Etre issus de vendanges de l'un des cépages ci-dessous présentant les richesses naturelles minimales respectives spécifiques suivantes en sucre par litre de moût :

Désignation :

Gewurztraminer,

- Mention vendanges tardives : 243 g/l.

- Mention Sélection de grains nobles : 279 g/l.

Pinot gris,

- Mention vendanges tardives : 243 g/l.

- Mention Sélection de grains nobles : 279 g/l.

Riesling,

- Mention vendanges tardives : 220 g/l.

- Mention Sélection de grains nobles : 256 g/l.

Muscat,

- Mention vendanges tardives : 220 g/l

- Mention Sélection de grains nobles : 256 g/l.

d) N'avoir fait l'objet d'aucun enrichissement, cette condition impliquant la constatation systématique de la richesse en sucre prévue au c ci-dessus de la matière première par l'Institut national de l'origine et de la qualité ;

e) Présenter le titre alcoométrique volumique total correspondant à la richesse en sucre ci-dessus précisée ;

f) Avoir fait l'objet d'une déclaration préalable lors de la vendange auprès des services locaux de l'Institut national de l'origine et de la qualité ;

g) Etre présentés, dégustés et agréés à l'examen analytique et organoleptique sous leur mention particulière, l'agrément ne pouvant intervenir avant un délai minimal de dix-huit mois à compter de la date de la récolte. Les vins ne peuvent être agréés sans l'obtention préalable d'un certificat d'aptitude délivré dans les conditions précisées par le règlement intérieur prévu à l'article 1er de l'arrêté du 7 décembre 2001 modifié relatif aux examens analytique et organoleptique pour les vins à appellation d'origine contrôlée à l'exception des vins mousseux et pétillants ;

h) Etre présentés obligatoirement avec l'indication du millésime.

Article 2

Le ministre de l'économie, des finances et du budget, le ministre de l'agriculture et le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé de la consommation, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Par le Premier ministre :

PIERRE MAUROY.

Le ministre de l'économie, des finances et du budget,

JACQUES DELORS.

Le ministre de l'agriculture,

MICHEL ROCARD.

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé de la consommation,

CATHERINE LALUMIERE.

 

Vins dégustés le 21 octobre 

 

GGentil "HUGEL" 2009

Riesling "HUGEL" 2009

Gewurztraminer "HUGEL" 2009

PiPinot Gris "HUGEL" 2007

              Tradition           

Riesling "HUGEL" 2005            

              Jubilee

Pinot Gris "HUGEL" 2005

             Jubilee

Gewurztraminer "HUGEL" 2007

Jubilee

Gewurztraminer "HUGEL" 2005

Vendange Tardive

GGewurztraminer "HUGEL" 2007 "S"

SSélection de Grains Nobles

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 08:10

À mon arrivée sur le coup de 8 heures, en descendant les escaliers menant aux salons du George V je découvrais un beau parterre de connaisseurs, verre à la main, en rang serrés, et je me disais que tous les ingrédients étaient réunis pour que la soirée fut belle. Elle le fut. L’équipe de Marrenon, avec le boss Jean-Louis Piton, intimidé mais efficace,  et son directeur Philippe Tolleret, précis et enthousiaste, avait mis les petits plats dans les grands, avec simplicité mais avec un sens aigu de la scénographie. Chose rare en notre beau pays l’horaire fut respecté gage d’un savoir-vivre et d’une courtoisie que je me dois de saluer. Je reviendrai sur l’évènement dans une prochaine chronique car ce fut grand, pas grandiose ou grandiloquent mais à la bonne hauteur, sans péter plus haut que son cul en dépit des ors et des lustres du lieu, une histoire d’hommes au sens d’une belle aventure humaine qui fut déclinée au travers des vins présentés sans se payer de mots.

 

La touche, celle qui fait la différence, donne à un évènement sa couleur, sa musique, sa symbolique fut l’œuvre d’Olivier Poussier. Ce garçon a plus que du talent, il domine si bien son sujet que ses mots sont simples, justes, compréhensibles, que ses propos allient la précision, qui souvent est froide, à une chaleur humaine dépourvue d’emphase et de boursoufflure. Sa modestie en fut-elle un peu mise à rude épreuve moi j’écris ce matin : « chapeau Olivier vous êtes l’un des meilleurs ambassadeurs du vin que j’ai rencontré car vous êtes un révélateur de sa profonde humanité. »

 

Alors, en toute fin de soirée, au bord du podium, sans tambour ni trompette, Olivier a officié pour le Grand Concours de l’été. La règle du tirage au sort était simple : celle de la montée sur le podium d’abord le 3ième puis le second et enfin le vainqueur. Par trois fois Olivier Poussier a plongé sa main dans mon petit pochon vert pour tirer un pion rouge du loto. Des photos ont été prises. Je les mettrai en ligne en même temps que ma chronique sur la soirée. Nous nous sommes couchés tard alors soyez patients. Reste que vous attendez les résultats.  Bolduc-9288.JPG

Les voilà !

 

Le 1ier est le 46 : Julien VOULAND de Noves dans les Bouches-du-Rhône.

Le 2ième est le 18 : Xavier JUGMANN de Beaune en Côte d’Or.

La 3ième  est le 16 : Myriam RIVET de Garons dans le Gard.

 

Félicitations aux heureux gagnants.

 

À tous les autres : merci de leur participation. Ils recevront un lot dit de consolation.

 

J’adresserai dans les jours qui viennent un courrier personnel à tous les participants pour leur préciser les modalités des envois. Soyez simplement patients car je suis seul pour assurer la logistique de ce concours.

 

J’espère que ce concours vous a tous diverti et à bientôt donc pour d’autres aventures sur mes lignes....

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Concours
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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 00:09

Vendredi après-midi dans la paisible rue de Tournon s’alignaient, comme diraient les gars des volatiles de Loué, une belle batterie de poulets en cages, pardon en cars, au bas mot une bonne vingtaine nez à cul formant deux murailles blanches de chaque côté de la rue. Faut dire qu’au Palais du Luxembourg, pour une fois, nos sénateurs abandonnant leur train habituel, dixit le président de séance, avaient laissé de côté : « leurs sonotones, leurs chaises roulantes et leurs perfusions... » pour prendre le mors aux dents et s’empailler à propos de nos retraites. Faut rappeler aux jeunes générations que l’Odéon et la rue Gay-Lussac, hauts-lieux de la chienlit soixante-huitarde, ne sont qu’à quelques encablures. Mais bon comme Cohn-Bendit est député européen, que Sauvageot a disparu des écrans radar et que Geismar est à la retraite, y’avait plus que moi sur mon vélo pour témoigner des heures héroïques.

 

Ma présence en se lieu à hauts risques se justifiait par ma tonte capillaire. Quand mes cheveux blancs commencent à frisoter je fonce, non pas chez un merlan, mais vers les doigts de fée de la charmante Cécile qui est grande, belle, intelligente et juste mariée. Nous conversons de son voyage de noces dans l’Ouest des Etats-Unis. Quand je suis ressorti de la tonte une envie de flânerie m’a pris. Glander. Fouiner. Et puis, pas loin de chez Camdeborde, du côté du carrefour de l’Odéon mon œil exercé tomba sur une nouvelle enseigne LMDW FINE SPIRITS. J’hésitais, ça va être un temple dédié au whisky je me dis et vous connaissez mon allergie pour lui. Intrigué je pointais mon nez sur la devanture et là, qu’est-ce je vis, un mur de beaux flacons de rhum. Jamais je n’en avais vu autant de ma vie, de toutes provenances et même que je repérais un chouette flacon en provenance de Marie-Galante.  Ni une ni deux j’entre.  LMDW-20FINE-20SPIRITS-20273x119.jpg

Avant d’aller plus avant il faut que je vous mette au parfum : j’adore le rhum. Ce n’est pas tout neuf, en effet, dans mes jeunes années parisiennes, j’ai été initié à ce nectar par un ancien préfet de la Martinique : Michel Grollemund qui avait une fort jolie fille prénommée Vérène. Enfin pour prouver ma flamme au rhum lorsque j’étais rue de Varenne, avec Henri Nallet, je suivais le dossier des DOM-TOM et je suis allé avec lui aux Antilles lancer le dossier du rhum agricole AOC. Je crois que l’homme du rhum là-bas s’appelait Jean-Pierre Bourdillon  PDG de la Mauny (l’ami André Grammont doit s’en souvenir). Bref, l’amateur de rhum que je croyais être, une fois entré chez LMDW (c’est une annexe de La Maison Du Whisky de la rue d’Anjou), put mesurer le gouffre de son ignorance face à la variété de l’offre de rhum dépassant les frontières des Caraïbes. Un peu piqué au vif je me suis donc enquis auprès de Stanislas Jouenne, un jeune homme fort courtois, des raisons de cette profusion. La réponse fut limpide, chaque mois la boutique fera une mise en avant et, pour l’ouverture, le rhum est à l’honneur.  showrum-045.jpg

Plutôt que de m’attaquer à une approche large j’en revins à mon beau flacon de Marie-Galante. Explication : « Le « Rhum Rhum » blanc provient du jus de canne pur fraichement débarqué par les cabrouets (charettes tirées par des boeufs aux noms éclatants : Tarzan, Noah...) des environs. Fermenté lentement en cuve inox à température contrôlée puis distillé dans des alambics de cuivre de Müller. Maitre Vittorio Gianni Capovilla est en charge de la « repasse » au bain marie. Le Rhum Rhum Bielle subit ensuite une réduction grâce à l'eau du ciel où il atteint ses 56°. C'est un vrai « Rhum Rhum »! Mis en bouteille à la distillerie Bielle de Marie-Galante. » Dégustation : le nez d’abord ample, aérien, délicat avec une palette aromatique très large allant des fruits blancs en passant par des notes de gingembre pour finir sur le goudronné d’un Puros. En bouche c’est du velours, des touches épicées girofle et cannelle, un goût de frangipane tapisse le palais et on se sent envahi de senteurs de lilas. C’est onctueux sans être lourd. J’avale les 56° sans ciller : le cycliste urbain ayant peu de chance de se faire contrôler positif par les volatiles encagés.

493566146 

Bien évidemment tout en dégustant je posais à mon mentor des questions sur l’univers mondial du rhum. J’apprennais ainsi que l’un des plus grands connaisseurs au monde était Luca Gargano (Velier S.p.A 16145 Genova Italy. Villa Paradisetto, Via G. Byron 14 www.velier.it) Le rhum est très métissé par ses origines (françaises, hispaniques, portugaises et britanniques) et jouit d’une grande diversité dans les terroirs et méthodes de production. Dans un excellent article « Rhum agricole ou traditionnel l’héritage historique » Luca Gargano souligne que « si les pays des Caraïbes ont un dénominateur commun, c’est incontestablement le rhum. Il serait d’ailleurs plus juste de parler des rhums, rhums agricoles et rhums traditionnels : en effet chacun cultive fièrement sa personnalité ainsi que ses différences. Des divergences héritées de l’histoire et de la colonisation qui créent aujourd’hui encore, une véritable polémique d’amateurs. »

 

* je signale au non-initié que le rhum agricole s’obtient de la distillation du jus frais de canne à sucre alors que le rhum traditionnel est distillé à partir de la mélasse sous-produit du sucre.

 

Je vous propose donc quelques extraits de cet article publié dans Whisky Magazine automne 2010.

 

« ... est-ce que l’agricole est meilleur que le traditionnel ? Ou bien est-ce le contraire ? Le manichéisme fait fureur ... Le maître ronero de République Dominicaine, Don Fernando Brugal, alors que je lui mentionnais le mot « agricole », a fait la grimace en disant : « Muy bien, pero maňana... que mal de cabreza ! » Quand à Jean Bailly interviewé pour un programme TV, il me dit : « traditionnel ? Mais non, le mot correct est industriel... » Si l’objectif « philosophique » de la distillation est de révéler la quintessence du végétal distillé, le rhum agricole est le vainqueur absolu. Il s’agit de l’expression directe et authentique du pur jus frais par opposition à la mélasse, un sous-produit de la même canne. Néanmoins, si les produits adversaires sont analysés selon une perspective gustative, l’affaire se complique. Il faut avant tout séparer les rhums blancs et les rhums vieux. Les éléments de distinction d’un rhum blanc sont déterminés par la qualité de la matière première mais également le process de fermentation et de distillation. Aux Antilles françaises, les cannes à sucre utilisées pour produire le rhum agricole sont sélectionnées tout spécialement pour le rhum, tandis que le rhum traditionnel est produit avec des variétés de canne spécifiques pour la production du sucre. »

 

« Pendant les dernières décennies, les procédés de fermentation ont tous été standardisés, à part quelques rares cas à l’avant-garde, en éliminant donc les fermentations spontanées et en réduisant les temps. Actuellement, les fermentations des rhums traditionnels et agricoles durent environ de 24 à 36 heures alors que la longueur du procédé est le vrai secret aromatique de tous les distillats ; Le résultat de cette dispute entre agricoles et traditionnels est donc une égalisation. La distillation étant un facteur décisif, il faut retourner au facteur C (colonial)... »

 

« La naissance de la catégorie « super premium » pour le rhum blanc, après celles pour les vodkas et le gin, est caractérisée par une évolution en trois points. Tout d’abord, la recherche de variétés de canne à sucre plus intéressantes sur le plan aromatique, par exemple les vieilles variétés de canne à bouche (cristalline et rubanée). Ensuite, des fermentations plus longues à température contrôlée et, enfin, des distillations plus précises en alambics de cuivre à double distillation. »

 

« La seule législation officielle stricte existante est celle des rhums agricoles français. Quand au reste, il faut avoir confiance sur la moralité des producteurs. Heureusement, ils sont nombreux à privilégier la qualité. El Dorado, Flor de Caňa, Appleton sont des exemples de producteurs de rhum traditionnel qui signalent l’âge réel du distillat sur l’étiquette. »

 

« Personnellement je pense que les Neisson des années 90 sont la meilleure expression d’un vieux rhuma agricole, tandis que El Dorado 15 ans flirte avec l’excellence parmi les rhums traditionnels. »

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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