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28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 06:00

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La guerre, la menace du feu nucléaire, je ne sais si Wladimir a lu 2034 d’Elliot Ackerman et Amiral James Stavridis, traduction de Janique Jouin-de Laurens, Editions Gallmeister, 384 pages, 23,80 Euros, j’en doute mais vous vous devriez le faire car ce livre est une mine, si je puis m’exprimer ainsi.

 

2034

 

"2034" : la troisième guerre mondiale selon le romancier Elliot Ackerman et l'ancien amiral James Stavridis

 le 1 février 2022

Par Karen Lajon

 

LA VIE EN NOIR - C'est un peu le livre que l'on attendait tous. Celui qui nous dira ce qui nous attend demain. La Chine entend bien annexer Taïwan.

 

Guerre ou pas guerre et qui l'emportera ? Le romancier Elliot Ackerman et l'ancien amiral James Stavridis ont réussi ce tour de force, celui de nous éclairer, de nous faire peur et peut-être de nous convaincre. 2034 ou notre avenir en coupe réglée.

 

Génial !

 

Le roman des deux ex-soldats est aussi efficace qu'un drone survolant une zone hostile pour ensuite frapper et disparaître aussi sec. Il est dévastateur dans ce qu'il imagine. 2034 met en scène la 3ème guerre mondiale entre deux puissances, la Chine et les Etats-Unis, avec une utilisation limitée de l'arme nucléaire. Grâce à l'intervention d'un autre acteur clé des années à venir selon les auteurs, à savoir l'Inde, il n'y aura pas de désintégration de la planète terre. Ce qui est en soi une double réussite parce que tordre le bras aux Chinois n'est pas franchement donné à tout le monde.

 

Surtout lorsque ces derniers assistent à la destruction de l'une de leur plus grandes agglomérations, Shanghai, et la mort de trente millions de ses habitants. De quoi énerver le dragon qui ne dort jamais que d'un œil.

 

Un monde où l'Amérique n'est plus dominatrice

 

Alors pour faire passer ce déluge d'armes dévastatrices, le tandem a imaginé un monde où l'Amérique n'a plus rien à voir avec la position de suprématie qu'elle occupe aujourd'hui. Les auteurs ont changé les règles du jeu géopolitique, découpé les zones géographiques et actionné le bouton Urgence avec une technique romanesque méga efficace. L'ouvrage est savamment dosé.

 

On ne croule pas sous les acronymes mystérieux et barbares, au contraire, Ackerman et Stavridis s'évertuent avec un certain talent à nous faire entrer dans ce troisième conflit mondial par le prisme de personnages à la fois normaux et hors normes dans leurs prises de décision quotidiennes. Il y a bien sûr le héros solitaire typiquement américain qui affronte sa hiérarchie mais aussi celui qui louvoie dans l'opacité des régimes forts où l'individu est au service du groupe, du parti au pouvoir sans jamais avoir à dire quelque chose, sans jamais vraiment comprendre ce qui se passe mais prêt à mourir en tout état de cause.

 

 

L'incident diplomatique revient à une femme, Sarah Hunt, commodore du vaisseau amiral américain du John Paul Jones qui navigue dans la Mer de Chine méridionale avec ses deux destroyers, le Carl Levin et le Chung-Hoon. La "Reine Lionne" est au sommet de sa carrière et fume le cigare. Des Cubains que son père achetait aux Marines de Guantanamo. Un chalutier en péril sans pavillon et sans envoyer de signal de détresse va changer les plans de la dame et de son équipage. Elle veut aller voir. Mieux ou pire, elle monte à bord, la prise du Wén Rui se déroule sans incident et coup de feu et le capitaine du rafiot se rend à Sarah en lui remettant également une clé qui ouvre une porte cadenassée et dans laquelle la commodore découvre une rangée de disques miniatures clignotant et des écrans plasma. C'est le début ou la fin, selon le point de vue d'où l'on se place.

 

Parce que aller porter secours à ce bateau qui ne semble pas en réclamer, dans des zones que la Chine revendique comme les siennes, relève du très risky business. D'ailleurs, Hunt et son équipage se prennent quelques torpilles, et ce qui vient de se passer va donner le feu vert aux Chinois afin de lancer une attaque sur Taïwan et tenter ainsi de gagner la Bataille de cette 3ème Guerre Mondiale.

 

La suite ICI 

– À l'époque impériale, nos tsars parlaient français à la cour, dit Kolchak. À l'époque communiste, notre économie était une coquille vide. Aujourd'hui, sous la Fédération, nos dirigeants sont considérés comme des criminels par le reste du monde. A New York ou à Londres, ils ne nous respectent pas, pas même le président Poutine. Pour eux, il n'est pas le grand-père de notre Fédération; non, pour eux, ce n'est qu'un Russe pauvre de plus, au mieux un gang- ster, même s'il a repris nos anciens territoires de Crimée, de Géorgie et de la grande Ukraine; même s'il a miné le système américain, si bien que maintenant, leur présidente n'a même pas de parti mais doit se présenter sous l'étiquette fragile "d'indépendante". Nous sommes un peuple rusé. Notre dirigeant est l'un d'entre nous et il est tout autant rusé. Vous demandez ce que fera la Russie si les Etats-Unis passent à l'acte? N'est-ce pas évident? Que fait le renard dans le poulailler?

 

Pages 171-172, Gallmeister.

Une opération américaine en mer de Chine, le 13 janvier. (EyePress via AFP)

Jeudi polar: «2034», un avant-goût de la Troisième Guerre mondiale ICI 

Un soldat chinois à Taïwan. Le roman « 2034 », d’Elliot Ackerman et James Stavridis, plonge les lecteurs dans un conflit entre la Chine et les États-Unis.

CENG SHOU YI / NurPhoto via AFP

“2034” et “Les Loups” : deux polars géopolitiques qui percutent l’actu ICI

2034: A Novel of the Next World War : Ackerman, Elliot, Stavridis, Admiral  James: Amazon.fr: Livres

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commentaires

P
La chanson de Ventura : " Tout va très bien Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien ! "<br /> Désolé pour l'oubli.
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P
« Avant le déluge » 1954 c’est aussi un film d’André Cayatte qui évoque les années cinquante. Au début de ces années, la guerre de Corée implique la France en tant qu'adhérente à l'ONU. Cinq jeunes gens suivent le mouvement de panique générale, dû au risque de guerre nucléaire (thème inspirant le titre du film), et projettent d'aller se réfugier sur une île perdue de l'océan Pacifique. <br /> Aujourd’hui c’est la paranoïa d’un triste sir qui menace le fragile car frileux équilibre dans le quel nous ronronnons comme le chat de la voisine *<br /> Quand à l’ « Europe » ce médiocre petit ramassis d’égoïsme elle est incapable de comprendre la place qu’elle peut tenir dans le monde. Elle serait loin d’être négligeable et pourrait ramener au niveau d’une querelle de chiffonnier l’opposition Chine/Usa.<br /> Une partie à trois est toujours plus amusante qu’un duel de surenchère. Dans une triangulaire il y en a toujours un, à tour de rôle, pour contrecarrer l’ambition d’un des deux autres.<br /> En outre l’Europe, sauf à gémir un court instant sous les alertes de rares commentateur lucides<br /> ne réalise pas l’hostilité que la majorité des peuples du monde témoigne à son égard, ni de l’indifférence de l’autre partie.<br /> Les USA viennent sur ce plan être rappelés à cette dure réalité. Les nations européennes vassalisées ne présentaient plus ni risque, ni intérêt. On pouvait donc regarder ailleurs et voir ce que la Chine avait réellement dans le ventre. Et boum patatras voilà que « l’état de mort cérébral » c’est révélé n’être qu’une erreur de diagnostique.<br /> Exemple de la puérilité de creux qui pensent être à même de nous gouverner. Évoquer sans cesse la place de la France dans le monde, rappeler un rang réel qui n’est qu’illusion ou nostalgie plutôt que de travailler à construire un monde qui ne se jugera pas selon un critère de quantité mais de qualité.<br /> <br /> Mais pour ce que j’en dis<br /> <br /> * <br /> Paroles de Le Chat De La Voisine<br /> (qui pourrait bien remplacer cette autre chanson<br /> rassurante de Ray Ventura en 1935 4 ans avant <br /> le début de la deuxième guerre mondiale.)<br /> <br /> Le chat de la voisine<br /> Qui mange la bonne cuisine<br /> Et fait ses gros ronrons<br /> Sur un bel édredon dondon<br /> Le chat de la voisine<br /> Qui s'met pleines les babines<br /> De poulet, de fois gras<br /> Et ne chasse pas les rats<br /> Miaou, miaou<br /> Qu'il est touchant le chant du chat<br /> Ronron, ronron<br /> Et vive le chat et vive le chat<br /> <br /> Je ne dessin'rai pas l'homme et son agonie<br /> L'enfant des premiers pas qui gèle dans son nid<br /> Je ne parlerai pas du soldat qui a peur<br /> D'échanger une jambe contre une croix d'honneur<br /> Du vieillard rejeté aux poubelles de la faim<br /> Je n'en parlerai pas, mieux vaut ce p'tit refrain<br /> <br /> Le chat de la voisine<br /> Qui mange la bonne cuisine<br /> Et fait ses gros ronrons<br /> Sur un bel édredon dondon<br /> Le chat de la voisine<br /> Qui s'met pleines les babines Ronron, ronron<br /> Et vive le chat et vive le chat<br /> <br /> Je n'serai pas l'empêcheur de déjeuner en rond<br /> A louanger la sueur qui brûle sur les fronts<br /> Je ne parlerai pas de l'ouvrier qui pleure<br /> La perte de ses doigts morts aux champs du labeur<br /> De la jeune fille fanée avant d'avoir aimé<br /> Je n'en parlerai pas, il vaut mieux glorifier<br /> <br /> Le chat de la voisine<br /> Qui mange la bonne cuisine<br /> Et fait ses gros ronrons<br /> Sur un bel édredon dondon<br /> Le chat de la voisine<br /> Qui s'met pleines les babines<br /> De poulet, de fois gras<br /> Et ne chasse pas les rats<br /> Miaou, miaou<br /> Qu'il est touchant le chant du chat<br /> Ronron, ronron<br /> Et vive le chat et vive le chat...
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A
Bonjour Mr Berthomeau, j'ai juste survolé titres et images de votre chronique d'aujourd'hui avant d'aller bosser à l'hosto : entre les départs de collègues, les démissions et les pleurs des autres, j'ai entendu hier " ils vont nous tuer" et ma collègue par qui je me laisserai soigner sans peur ne parlait pas des russes mais de notre directeur de l'hôpital et "ces improductifs" comme elle les appelle.<br /> A ce soir pour vous lire et merci .
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