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5 mars 2022 6 05 /03 /mars /2022 06:00

 

Aujourd’hui, on connaît surtout Frédéric Pajak pour ses livres. Mais son amour pour les journaux ne date pas d'hier, voilà cinquante ans qu’il en fait. Sa dernière création est une revue, «L’Amour», dont le premier numéro vient de paraître. «J’aime les journaux qui ne ressemblent pas à des journaux, qui ont des airs d’expérimentations, de préférence éphémères», explique-t-il dans son éditorial.

 

 

D'amour et d'encre ICI

 

Ça tombe bien, comme Patrick Morier-Genoud j’ai particulièrement aimé les textes de Michel Thévoz et de Julie Bouvard

 

Édition du 12 novembre 2021

 

Il n’est pas de sauveur suprême, et après le bobo, voilà le mimi

 

 

 

Vous ferez comme vous voulez, moi j’ai particulièrement aimé les textes de Michel Thévoz et de Julie Bouvard. Celui de Thévoz, A bas le chef, vivre l’orchestre !, est un encouragement à se passer de chef, en tout, partout, pour tout. C’est un texte subversif: «J’aime l’idée qu’un jour, le premier violon d’un ensemble symphonique, au moment le plus intense du concert, et à la stupéfaction du chef d’orchestre, s’arrête de jouer, qu’il quitte la scène, qu’il quitte l’orchestre, qu’il quitte sa carrière, sa femme, son avoir, la société, l’Occident…» Non, il n’est pas de sauveur suprême.

 

 

 

Dans Après le bobo ou Petite généalogie de l’insensibilité, Julie Bouvard dissèque en entomologiste si parfaitement cruelle «cette vaste ménagerie humaine qu’est Paris». Son étude dépasse bien sûr la ceinture périphérique de la capitale française et s’applique à toutes les grandes villes occidentales – aux petites aussi, il y a des exemples. A côté du bourgeois-bohème, Julie Bouvard a découvert une nouvelle espèce: le mimi, le mignon-misère. «Contrairement au bobo, le mimi n’a pas beaucoup d’argent, si ce n’est pas du tout. (…) Et contrairement au bobo sadique, le mimi est un ravi.» Julie Bouvard ne se moque pas, elle n’est ni humoriste ni chroniqueuse sur France Inter. Elle observe et décrit: «À ce petit monde, ce n’est pas même leur propre personne qui sert de pivot, mais l’image qu’ils se veulent avoir d’elle. (…) Le monde intérieur du nouvel homme, c’est un gigantesque miroir circulaire fermé sur lui-mêmeUn monde insensible «fossilisé dans l’indifférence.» Il faut le voir mieux pour ne plus y croire.

Né à : Suresnes, le 10/12/1955

Biographie :

 

Frédéric Pajak - Babelio

Frédéric Pajak est un dessinateur, écrivain et éditeur franco-suisse.

 

Rédacteur en chef de plusieurs journaux culturels et satiriques, notamment le mensuel culturel Voir, il publie également des dessins dans ses journaux, gagne un prix du scénario à Locarno pour un film en préparation.

 

En 1987, il publie un roman "Le bon larron" publié chez Bernard Campiche éditeur. "L'Immense solitude", paru en 1999, est l'ouvrage qui le fait connaître. Pour ce livre, il reçoit le Prix Michel-Dentan 2000.

 

Au printemps 2006, il publie un roman chez Gallimard, "La Guerre sexuelle".

 

Il a également lancé de nombreuses revues dont "L'Imbécile" et il édite chez Buchet Chastel la collection "Les Cahiers dessinés", dans laquelle il rassemble des peintres, des dessinateurs et des auteurs de bande dessinée.

 

Il remporte le prix Médicis essai 2014 pour le troisième tome du "Manifeste incertain". En 2015, il obtient le Prix suisse de littérature. Frédéric Pajak remporte le Goncourt de la biographie 2019 pour le 7e tome de sa série "Manifeste incertain" paru aux éditions Noir sur blanc en 2018.

 

Il est le fils de l'artiste peintre Jacques Pajak (1930-1965). Marié à la dessinatrice romande Lea Lund, il passe son temps entre Lausanne et Paris.

 

Michel Thévoz, né en 1936, professeur honoraire à l'Université de Lausanne, a été conservateur au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne de 1960 à 1975, puis conservateur de la Collection de l’Art Brut depuis sa fondation en 1976. Il a consacré une vingtaine d’ouvrages à des phénomènes borderline tels que l’académisme, l’art des fous, le spiritisme, le reflet des miroirs, le syndrome vaudois, l’infamie, le suicide. ICI 

Julie Bouvard - Dessinateur projeteur architecture - MAISONS EDEN | LinkedIn

Née à : Moscou, 1979

Biographie :

 

Née à Moscou en 1979, Julie Bouvard a grandi à Paris dans une famille biculturelle.

 

En 2004, elle traduit deux recueils de nouvelles de Natalia Jouravliova (Ed. L’Inventaire).

 

Elle achève une thèse sur la littérature russe du XIXe siècle tout en poursuivant son activité de traductrice. Elle est lauréate du Prix Russophonie 2011 pour sa traduction du "Syndrome de Fritz" de Dmitri Bortnikov.

 

Elle traduit actuellement l’ouvrage d’Edouard Kotcherguine "Le baptême des barreaux" (Ed. Noir sur Blanc).

Responsable éditoriale

Les Cahiers dessinés

nov. 2016 - aujourd’hui · 5 ans 4 mois nov. 2016 ICI 

 

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commentaires

P
" A bas le chef, vive l'orchestre " semble être une autre façon de faire l'éloge de l'anarchie qui est "l'ordre sans pouvoir" ou comme le dit Elysée Reclus - "L’anarchie est la plus haute expression de l’ordre"<br /> Quand à la scène rêvée du Premier Violon qui se barre on en trouve un exemple dans "Fauteuil d'Orchestre" 2006 de Danielle Thomson. Ce n'est pas un premier violon qui se fait la malle mais un virtuose du piano superbement interprété par Albert Dupontel qui en plein concert, s'arrête et explique au public combien il en a ras le bol de cette vie "d'artiste". François René Duchable a,d'une certaine manière, fait la même chose et pour montrer sa rupture avec sa vie de concertiste,a jeté, du haut d'un hélicoptère, son piano dans le lac d'Annecy.<br /> Apparemment, tous des gens qui connaissent la musique.
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