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13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 06:00

 

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« La bataille culturelle et politique se joue avant tout à l’école, puisqu’elle est le creuset où se façonnent les futurs Français quelles que soient leurs origines »

 

«Il n’y a pas de nation prospère sans une école qui transmet les savoirs et sans une école qui permet de viser l’excellence»,

 

  • fin du collège unique,  
  • création d’un certificat d’études à la fin du primaire sanctionnant les savoirs fondamentaux: lire, écrire, compter,
  • revenir à la blouse, «symbole d’égalité»,
  • rebaptiser symboliquement le ministère de l’Éducation nationale «ministère de l’Instruction publique».

 

Signé Z 

 

La suite ICI 

 

 

Très portée avant 1968, la blouse n'est plus aujourd'hui qu'un souvenir d'écolier.

Publié le 6 septembre 2018

 

La blouse a marqué des générations de petits Français. Pourtant, elle n'a jamais été obligatoire à l'école. Bleu, beige ou noire, celle-ci protège les vêtements des taches de stylos plume, de la peinture ou même de l'argile. Cependant, l'opposition à l'uniforme apparaît dès 1960. A l'époque, des lycéens de l'École alsacienne se rebellent. Restant très fréquente aux Antilles ou à la Réunion, la blouse a disparu des salles de classe en France métropolitaine vers 1968.

 

« Avant la seconde guerre mondiale, ce sont surtout les écoliers des milieux ruraux qui portaient une blouse, puisqu'il s'agissait de leur tenue de tous les jours, à la maison comme à l'école. Plus tard, dans les années 1950 les blouses grises pour les garçons et de couleurs pour les filles les remplacent. » suite ICI

 

 

« L'Histoire raconte que c'est en Angleterre que sont apparus pour la première fois les uniformes dit "scolaires". Avant d'être mis en place dans les écoles d'élites, l'uniforme fit son apparition dans des écoles caritatives, comme la Christ's Hospital School, qui avaient pour vocation d'éduquer les enfants les plus pauvres. Les écoliers portaient une redingote bleue.

 

Pour la petite anecdote : en 2011, les élèves de la Christ's Hospital School ont voté à 95% pour le maintien de l'uniforme original de l'école.

 

Le Pépère - Qui a connu la blouse à l'école ? | Facebook

2016 - L'uniforme est présent dans les programmes présidentiels

 

François Fillon et Marine Le Pen, candidats à l'élection présidentielle de 2017, inscrivent le port de l'uniforme dans leur programme. Le candidat des républicains avait d'ailleurs soutenu lors de sa campagne que porter l'uniforme scolaire forçait le " respect de l'autorité et le sens de l'effort".

 

2017- Jean-Michel Blanquer se dit favorable aux uniformes scolaires

Lors d'une interview sur Paris Match à propos de l'uniforme : " Dès lors qu'il existe une adhésion locale, cela peut-être une des réponses au consumérisme qui caractérise notre société, et accentue les inégalités sociales jusque dans la cours de récréation. [...] L'école de la République forme des citoyens, pas des consommateurs".

 

Trois appellations : blouse/sarrau/tablier

 

Chez moi, la blouse noire était l’uniforme des marchands de bestiaux, les maquignons, ceux que pépé Louis injuriait, notre Président a des mots d’enfant de chœur à côté de la verdeur des siens, copieusement lorsqu’il discutait avec eux du prix de ses grands bœufs blancs.

 

Nos mères, indifféremment, parlaient de sarrau ou de tablier…

 

SARRAU, subst. masc.

 

  1. − Blouse de travail ample à manches longues, portée par-dessus les vêtements. Sarrau bleu, blanc; sarrau de toile bise, écrue ; sarrau de paysan, de peintre, de roulier.

 

« Bûcheron, chaussé de sabots, vêtu d'un pantalon et d'un sarrau de toile Victor Hugo, Les Misérables., t. 1, 1862

 

  1. − Tablier d'enfant, d'écolier, à manches longues et boutonné par derrière.

 

« Il avait laissé une galopine, une écolière en sarrau de toile, et il était en face d'une grande jeune fille » Émile Zola, Joie de vivre, 1884

 

TABLIER, subst. masc.

I. − Pièce qui sert à protéger.

Blouse boutonnée par-devant ou par-derrière, généralement à manches longues et qui se porte sur les vêtements pour les protéger. Tablier d'écolier; tablier noir.

 

« Cher enfant: joli sous tes vêtements si simples et si proprets, ce tablier blanc et bleu d'écolier que j'eus aussi Paul Verlaine, Souvenirs et fantaisies 1896

 

photosarrau.JPG

23 juin 2006

Le sarrau ICI 

 

J'ai ouï-dire que pour lutter contre la toute-puissance des marques dans les cours d'école le biographe d'Henri IV (ndlr un certain François Bayrou) préconisait la blouse obligatoire : le retour du sarrau !

 

Après tout, pourquoi pas,  s'il n'y a pas d'autres sujets d'importance à mettre en débat nous pouvons nous remobiliser comme lors du référendum : un face à face très chaud entre les ouiouistes et les nonistes du sarrau.

 

Pour en revenir, au sarrau, hier au soir je dînais aux Pipos face à l'Ecole Polytechnique : pour je ne sais quelle raison les Polytechniciens étaient de sortie, en uniforme, alors vive l'uniforme !

 

En fait, ça ne nous changerait pas beaucoup de ce que nous côtoyons tous les jours. " Dans notre société hypermoderne et "performeuse", la pure spontanéité est devenue rarissime. Tout le monde est plus ou moins factice, joue un rôle avec une gravité sans faille. Du PDG qui enfile chaque jour son costume sombre de tueur en col blanc au bad boy des cités qui arbore ostensiblement sa tenue ultra-codifiée de gangstarap, tout le monde fait l'acteur, endosse une panoplie permettant de s'identifier socialement.

 

L'uniforme pourrait-il faire son retour à l'école ?

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commentaires

P
Avec un Z comme Zorglub
C'est un personnage de fiction créé par André Franquin et Greg, et apparu pour la première fois dans la bande dessinée Z comme Zorglub de la série Spirou et Fantasio en 1959.
Activité précise Wikipédia : Savant fou - Scientifique mégalomane.
Troublant, on s'y croirait non ?
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J
La blouse

En 1950-55, à la Communale, tous les élèves portaient une blouse (on disait alors un sarrau). Il n'était pas du tout question de « gommer » les différences sociales. D'ailleurs, les notables ne désiraient pas que leur progéniture fût souillée par le contact avec la plèbe et leurs enfants fréquentaient l'école « du curé » (disait mon père qui ne supportait pas qu'on la qualifiât de « libre », la liberté étant l'apanage de la République). Cet accessoire vestimentaire n'avait qu'un rôle utilitaire, les mamans d'alors ayant à cœur de protéger les vêtements de leurs chérubins des souillures et de l'usure. Il n'était pas question non plus d'uniformes car il y avait une grande diversité dans le choix des matières et des couleurs, surtout chez les filles où pouvait s'exprimer une certaine coquetterie à base de fleurs ou de broderies. Ces sarraus étaient la plupart du temps fabriqués à la maison. En tout cas, le mien était dû aux talents de couturière de ma mère et à sa Singer à manivelle. Noir, boutonné sur le côté, sa seule fantaisie en était le liseré rouge qui ornait les pans, l'encolure, la poche de poitrine et la ceinture, assorti au rouge des boutons.
Plus tard, au collège, nous était imposé le port de la blouse, grise de préférence (du moins chez les garçons). Plus on avançait en âge, plus la blouse se personnalisait, comme si elle devenait un symbole de contestation contre l'autoritarisme qui régnait en ces lieux austères. On la portait ouverte, ceinture pendante et plus elle était crasseuse, effilochée dans le bas et tachée d'encre, plus son propriétaire en était fier. Une blouse d'ouvrier victime de l'esclavagisme patronal en quelque sorte. Cette tenue allait de pair avec le cartable que l'on se devait d'afficher déglingué ou fermé par une ficelle. Uniforme voulu par le règlement, bien que ce ne fût pas une obligation légale, la blouse ne masquait en rien les origines sociales et le fils-à-papa était vite repéré. Sa blouse impeccable, boutonnée et ceinture serrée à la taille, devenait vite objet de railleries de la part de certains enfants de prolétaires qui transportaient au sein de l'internat l'esprit de lutte des classes entretenu au domicile familial. Cet accoutrement négligé marquait bien la volonté d'affirmer sa différence avec ces gommeux aux luxueux cartables de cuir, et les « bons » élèves étaient plus souvent les fils des classes modestes qui devaient, eux, payer de leur personne pour assurer leur avenir.

J.B. Le 13/12/2017
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