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26 décembre 2021 7 26 /12 /décembre /2021 06:00

« Le vin est femelle et le bien boire érotique » Pierre Desproges« J’ai appris à boire du vin au service militaire. J’y ai découvert l’ivresse… au 13° »

L’origine du repos dominical est liée au Décalogue : Tu sanctifieras le jour du Seigneur. Si les Juifs sanctifient le samedi, dernier jour de la création, jour du repos de Dieu, les chrétiens choisissent avec logique le dimanche, jour de la résurrection, premier jour de la semaine. L’assistance à la messe empêche de facto le travail, au moins une partie de la journée. Pour les chrétiens, l’assistance à la messe ne suffit pas pour honorer Dieu, et le dimanche est un jour tout entier consacré à la vie spirituelle, à la relation personnelle avec Dieu ; un jour où l’on se préoccupe davantage de son prochain, un jour sans activité rémunératrice. C’est aussi le jour où on ne fait pas travailler les autres, on évite ainsi d’aller faire ses courses le dimanche.

 

Dès le IIe siècle, le dimanche devient progressivement chômé parmi les chrétiens, et, en 321, l’empereur Constantin fait du dimanche le jour de repos légal au sein de l’Empire romain, ordonnant que « les fonctionnaires et tous les habitants se reposent, et que tous les ateliers soient fermés ».

 

Sous l’Ancien Régime, le travail est interdit le dimanche, sous peine de sanctions. Même si ces dernières s’allègent au cours des siècles, le principe de l’interdiction est maintenu et réaffirmé par diverses ordonnances et édits royaux. Bien sûr, les contrevenants existent, ils sont même de plus en plus nombreux, cependant, il est impossible d’obliger quelqu’un à travailler un dimanche. La contestation commence au XVIIIe siècle avec Voltaire et Montesquieu qui réprouvent l’institution d’un jour chômé et dénoncent ses « effets pervers » dans le domaine économique.

 

La suite ICI 

 

Comme il est très tendance d’exhiber ses racines chrétiennes pour être un bon Français, et même si je n’en fout pas une rame depuis que la République m’a mis sur une voie de garage  (fine allusion parisienne), le dimanche je me mets donc, les pieds en éventail, confirmant ainsi ce que pensent mes détracteurs que j’écris comme un pied. Au passage je m’étonne que le dénicheur Ciné Papy ne nous ait pas gratifié d’une fiche ciselée sur My left foot 1989 de Jim Sheridan, avec l’immense Daniel Day-Lewis (Oscar du meilleur acteur) : évocation de la vie de Christy Brown, peintre et écrivain, frappé d'une paralysie spasmodique à la naissance, d'après ses Mémoires rédigées en 1954.

 

My Left Foot - Film (1989)

 

Cependant je me dois s’assurer la continuité du service de mon cher public assoiffé de connaissances, en sous-traitant ma chronique du dimanche à un beau nez du vin : Jacques Dupont du Point, à ne pas confondre avec DuPont de Nemours ICI (fine allusion naturiste à la chimie)

 

Encore des nouilles" : les truculentes chroniques culinaires de Pierre  Desproges rassemblées dans un recueil

 

Le vin de Desproges ICI 

 

« Ménagez votre santé. Buvez du vin, nom de Dieu ! »

 

Saint-émilion, c’était son vin. Il le cite souvent dans ses chroniques et plus particulièrement un château et un millésime : Figeac 1971. Un millésime discret, qui passait derrière 1970 à la réputation un peu surfaite, mais un Château Figeac dirigé et vinifié alors par Thierry Manoncourt, qui savait que les grands vins ne se mesurent pas en épaisseur mais en finesse, c’est rarement décevant. Si Desproges aimait Bordeaux et se disait capable de réciter la liste des grands crus médocains, il ne crachait pas sur le sancerre, expliquant devant tous les officiels réunis pour l’ouverture du Printemps de Bourges que, grosso modo, le seul intérêt de ce festival résidait dans la possibilité de s’abreuver de ce sauvignon blanc, minéral à souhait. Pour le reste, s’il cite châteauneuf-du-pape, c’est surtout pour faire un bon mot. Résumons. Comment reconnaître un châteauneuf-du-pape. C’est simple : « le châteauneuf a une belle robe rouge, alors que le pape a une belle robe blanche. » Étonnant, non ?

 

Il aimait le vin, c’est incontestable : « Certes, l’eau est plus digeste que l’amanite phalloïde et plus diurétique que la purée de marrons, mais ce sont là futiles excuses de drogués. D’autres vous diront que la cocaïne est moins cancérigène que l’huile de vidange… N’en tenez pas compte. Ménagez votre santé. Buvez du vin, nom de Dieu ! »

 

On ne peut pas dire en revanche qu’il raffolait du whisky. « Le whisky est le cognac du con. Son bouquet évoque la salle d’emboîtage des vaccins antigrippaux de l’Institut Mérieux. Additionné d’eau gazeuse, il insulte le palais de l’homme de goût qu’il éclabousse d’inopportune salaison et de bulles impies que le Champenois crache au noroît dans son mépris d’Albion. En vieillissant, le whisky gagne en platitude ce qu’il perd en infamie. » (Dictionnaire superflu).

 

Dans le même ouvrage, il tisse des louanges (à sa façon) au département d’Indre-et-Loire…

 

L’ensemble de la prose duponienne ICI 

 

À table avec Pierre Desproges

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commentaires

P
Day-Lewis toujours et encore.

Le comédien et son art ont toujours été un sujet, fascinant pour certains, plein de mystère.
Du "Paradoxe du comédien" de Diderot à Lee Strasberg et son Actors Studio en passant par Stanislavski un des inspirateurs de Strasberg.
Parmi les éloges adressé à Day-Lewis on trouve souvent la référence à l'immense Laurence Olivier.
Méditons sur cette anecdote dans la quelle on trouve Dustin Hoffman adepte de l'enseignement dispensé par l'Actors Studio qui semble également, mais poussé à l'extrême, être l'apanage de Day-Lewis.
Cela se passe pendant le tournage de " Marathon Man " 1976 de John Schlesinger.
Lors du dernier jour de tournage, afin de paraître épuisé et essoufflé pour les besoins d’une scène, Hoffman est allé faire un long et intense footing. De retour sur le plateau et prêt, il s’étonnera du peu de préparation de son partenaire qui débarquait limite les mains dans les poches. Et Laurence Olivier de lui avoir lancé un magnifique : " Et si vous vous contentiez de jouer plutôt ? " . ( Tiré du site Mondociné )
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P
Les propos ci-dessous peuvent passer pour outrecuidant face aux éloges quasi unanimes dont bénéficie Day-Lewis.Une petite justification sous la forme d’une histoire yiddish.
- si tu es d’un avis et que ton amis est d’un avis contraire tu as peut-être raison mais il n’a pas forcément tort.
- si tu es d’un avis et que quelques uns sont d’un autre avis, tu as peut-être raison mais ils n’ont pas forcément tort.
- si tu es d’un avis et tout le monde est d’un avis contraire, tu as certainement raison. S’il y avait autant de sages sur terre, cela se saurait de longue date.
So long’
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P
A vrai dire le P’tit Vernis est floué aujourd’hui . Il perd un jour férié qui se confond avec un dimanche . Rien n’est parfait comme dit le renard copain du Petit Prince .
En ce qui concerne « M’y lent foot » après m’être informé il paraît que Cinepapy ne parle que des films qu’il a vu et non comme le regretté Cavanna qui, bravache comme toujours titrait une chronique Je l'ai pas lu, je l'ai pas vu, mais j'en ai entendu causer, à Charlie Hebdo.
De plus, grincheux comme son copain Pax , le titre n’avait rien d’engageant lui qui souvent se lève du pied gauche.
L’existence du personnage, héros du film, est intéressante et ses ouvrages méritent certainement le détour.
Cinepapy est plus que reserve quand au « génial » acteur Daniel Day-Lew . La presque unanimité dont il fait l’objet me le rend suspect. Certain parle de cabotinage pour s’entendre répondre qu’il jouait le rôle d’un cabotin. Ok alors j’attends de le voir jouer le rôle d’un mauvais acteur. Chiche ?
Tout ce que je sais c’est d’avoir vu , deux fois , Phantom Tread et à chaque fois son jeu m’avais horripilé . On pouvait deviner,à l’avance ce qu’il allait faire et comment il allait le jouer. Il donnait également l’impression qu’il savait parfaitement ce qu’il fait et avec l’assurance qu’il allait vous en mettre plein la vue. Cinepapy se souvient s’être profondément ennuyé . Travailler à ce point à sa gloire peut voir quelque chose de suspect…À suivre.
Pour la petite histoire il est crédité au casting de « Un dimanche comme les autres » 1971 de John Schlesinger, une des premières fiche de Cinepapy.
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P
Cette chronique sur le repos dominical est bienvenue en ce jour de la Saint Étienne ,lendemain habituel du 24 décembre. Profitez en les gars. Il vous faudra attendre 10 ans avant de retrouver cette chance. Pour nous en Alsace/Moselle ce sera comme chaque fois, des l’an prochain car, et oui,comme le vendredi saint,un jour férié, droit local oblige. Je ne sais pas si cela valait les cinquante ans d’annexion allemande mais nous avons échappé à la loi de 1905 qui fait que le régime concordataire napoléonien est resté en vigueur. ( horreur, on rémunère le clergé par chaux nous ! )
Quand au Château Figeac 1971 il se trouve que j’en ai dans ma cave n’ayant rien fait d’autre pour cela que d’hériter de la cave de mon cher papa amateur,un peu snob de grands crus bordelais ( Pouah le Bourgogne !) Je ne sais si le « Château Figeac 1971 » était un gymmick de Desproges ou si c’était vraiment son préféré. Personnellement je préfère le Château Beychevelle. On ne se refait pas
Voilà,c’était des nouvelles du P’tit vernis.
So long’
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