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21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 06:00

 

Au temps de Tonton l’Union de la Gauche se réglait par de l’arithmétique basique :

  • Au premier tour, avec l’appui du croupion PRG, je fous une déculottée au PCF, en lui piquant des voix ;
  • Au second je ramasse la mise en additionnant les voix centristes, les voix socialistes et ce qu’il reste des  voix communistes.

 

Le grand rassemblement de l'union de la gauche du 25 avril 1974 pour  l'élection présidentielle de Georges Marchais / Pierre Mauroy / F.  Mitterand .., 33T chez themroc - Ref:116040902

 

Le PS parti  hégémonique.

 

Jospin fait illusion lors de sa première candidature puis se ramasse une gamelle pour la seconde, Taubira, Chevènement, Mamère, lui piquent des voix et amènent Le Pen au second tour.

 

Royal joue perso, elle perd avec bravitude, les éléphants n’en voulaient pas et ils n’avaient pas tout à fait tort.

 

Hollande, le tambouilleur de la synthèse des courants, gagne la primaire puis au Bourget fait du sous-Mitterrand grâce à la plume d’Aquilino Morelle l’homme qui aimait les belles godasses, sa victoire doit plus au rejet de Sarko qu’à son génie. Avec lui, s’installe au gouvernement la désunion des dents longues du PS : Montebourg, Hamon and Co. Il termine son mandat avec Valls, le héraut des gauches inconciliables et se dégonfle, jette l’éponge.

 

Hamon gagne la primaire, prend une volée de bois vert, le PS implose, parti  croupion.

 

La Gauche, pure et dure, au cours de cette période, c’est Mélenchon

 

Le PCF est aux abonnés absents.

 

Les Verts incapables de dépasser leurs contradictions internes.

 

Une part des sociaux-démocrates du  PS sont macronisés.

 

2022

 

Montebourg, Hidalgo, Jadot, Roussel, Mélenchon sont en piste…

 

Le premier est subclaquant.

 

La seconde au fond du trou.

 

Jadot, qui a Rousseau dans le dos, plafonne.

 

Roussel est sympa mais reste au plus bas.

 

Mélenchon fait du Mélenchon en solitaire.

 

Hidalgo sort sa bouée : une Primaire, elle se prend une volée de bois vert !

 

Et puis, voilà Taubira… peut-être ?

 

Bref, il est clair que se contenter d’additionner les intentions de vote affichés par les sondages c’est se leurrer, l’Union des gauches n’est pas de l’arithmétique mais de l’algèbre avec des plus et des moins qui ne permettraient pas à cette « gauche soi-disant unie » d’être au second tour.

 

Préparons-nous à une bataille féroce sur le flanc droit : entre Pécresse, qui a Ciotti dans son dos, La Marine, qui a Zemmour dans son dos ou lycée de Versailles (pas sûr que cette fine allusion soit comprise).

 

Et pendant ce temps-là sur le flanc gauche, avec l’irruption de Taubira, c’est la Grande Illusion et en Même Temps Macron attend !

 

 

LE GRAND RASSEMBLEMENT DE L'UNION DE LA GAUCHE 1974" / Appels de Robert  FABRE, Georges MARCHAIS, Pierre MAUROY, François MITTERRAND et la voix  d'ARAGON pour l'Élection Présidentielle le 25 Avril 1974 /https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2021/04/19/uniondelagauche.jpg?width=1080&height=1582&width_format=pixel&height_format=pixel

 Le 17 décembre 2021,

Anne-Charlotte Dusseaulx

 

La gauche parviendra-t-elle à trouver un accord de rassemblement après la proposition de Christiane Taubira? Les principaux candidats ont répondu à l'ancienne garde des Sceaux. Et le chemin semble mince.

 

 

Christiane Taubira a dit vendredi "envisager" sa candidature à l'élection présidentielle, "donnant rendez-vous à la mi-janvier" à ses sympathisants, pour répondre à "l'impasse" d'une gauche plus que jamais divisée. "Je ne serai pas une candidate de plus", a-t-elle toutefois affirmé, assurant vouloir "mettre toutes (ses) forces dans les dernières chances de l'union", à l'heure où la gauche est éparpillée entre plusieurs candidatures, pour un faible total d'environ 25% des intentions de vote au premier tour. A 69 ans, la native de Cayenne dit avoir "fait le compte" des "interrogations et attentes" des Français avant de se lancer pour "ouvrir un chemin commun".

 

Le "non" de Jadot

 

Ces dernières semaines, elle avait passé du temps au téléphone pour convaincre les autres candidats de s'inscrire dans la démarche de la primaire populaire. Sans succès, pour ce qui est de Jean-Luc Mélenchon (LFI), de Fabien Roussel (PCF) et de Yannick Jadot (EELV). Ce dernier, qui tenait au même moment une conférence de presse sur le travail, a réagi. "Si le PS veut organiser sa primaire, libre à lui. Je ne retournerai pas dans une primaire (...) Que chacun mène le processus démocratique qu'ils considèrent être le plus pertinent", a évacué l'écologiste, qui reste "les bras ouverts" pour les accueillir. Quelques minutes plus tôt, Yannick Jadot affirmait : "On a besoin d'une candidature écologiste. Elle sera là jusqu'au 10, jusqu'au 24 avril. Elle sera là pour gagner."

 

Il y a environ un mois, au téléphone, Yannick Jadot avait déjà expliqué à Christiane Taubira pourquoi il ne participerait pas à la primaire populaire. "Son éventuelle candidature, ça ne changerait rien", confiait-il la semaine dernière au JDD. 

 

Je pense que sa démarche consiste à pousser à l'union. Je suis d'accord avec elle

 

"Je sais les valeurs qui l'habitent, mais à quatre mois de l'élection présidentielle, je poste une vidéo de trois minutes et je reviens dans un mois, c'est pas totalement à la hauteur des difficultés que rencontre notre pays", a-t-il encore estimé sur France Bleu, en affirmant pour sa part : "Je n'ai pas envisagé d'être candidat; je suis candidat", et "on ne rediscutera pas de la candidature écologiste dans la France d'aujourd'hui", car "ce sera la mienne".

 

Dans la foulée de l'annonce de Christiane Taubira, Sandrine Rousseau, qui dirige le conseil politique de la campagne de Yannick Jadot, a fait valoir une autre petite musique : "Je pense que sa démarche consiste à pousser à l'union. Je suis d'accord avec elle. (...) Sa présence permet de remettre au coeur du débat la question du nombre de candidatures." L'ancienne candidate à la primaire des Vert appelle les uns et les autres à "s'enfermer dans une salle et à trouver une solution". Sandrine Rousseau plaide toutefois pour que "l'écologie soit centrale dans cette histoire" et ajoute ne pas avoir beaucoup entendue Christiane Taubira sur cette question.

 

"Débattons", dit Hidalgo

 

Sa réaction était attendue. Anne Hidalgo avait prévu une conférence de presse ce vendredi midi pour revenir sur sa proposition d'une primaire ouverte. La maire de Paris, candidate socialiste à la présidentielle, a proposé un débat télévisé "avant le 15 janvier" aux autres candidats de gauche et écologiste pour présenter aux Français leurs "propositions" et faire émerger "convergences" et "différences".

 

"Cette proposition, je la lance à l'ensemble des candidates et des candidats de la gauche : c'est débattons, assumons (...), devant les Françaises et les Français, sur une chaîne de télévision, pour pouvoir exprimer ce que la gauche, ses différentes composantes, porte aujourd'hui" dans cette élection, a-t-elle déclaré devant la presse. Un débat "avec celles et ceux qui veulent gouverner ensemble tout comme avec celles et ceux qui ne veulent pas gouverner avec les autres". Ce dernier précéderait la primaire à gauche qu'elle a de nouveau appelée de ses vœux, peu après l'annonce par Christiane Taubira d'une possible candidature.

 

Je pense que la meilleure façon de départager des candidatures c'est effectivement de s'en remettre à un vote citoyen, une primaire ouverte

 

Pas question donc de se retirer pour Anne Hidalgo. "Je pense que la meilleure façon de départager des candidatures c'est effectivement de s'en remettre à un vote citoyen, une primaire ouverte", a-t-elle répété, en considérant que le cadre de la primaire populaire "est une base intéressante s’il y a une base plus large avec plusieurs candidats qui acceptent". 

 

Parmi les sujets sur lesquels les Français attendent selon elle "des réponses urgentes" : "le pouvoir d'achat et les salaires", pour lequel "une proposition de loi déposée par le groupe PS à l'Assemblée nationale va permettre de débattre rapidement notamment de la question du salaire minimum et de l'idée d'une augmentation du Smic de 15%", a-t-elle détaillé. Anne Hidalgo a aussi cité la nécessité d'agir pour "l'hôpital public" et d'améliorer "les conditions d'exercice des soignants". Pour "l'avenir de nos jeunes", la gauche "peut s'entendre" sur la question de leurs "droits sociaux", sur celle d'un "revenu" et d''"aides d'urgence", a-t-elle poursuivi. Et en matière d'écologie, "pour une transition juste", elle a défendu l'idée d'"un reste à charge zéro" pour "les 12 millions de Français" qui habitent dans une "passoire thermique" et veulent rénover leur logement pour "mieux se chauffer et payer moins cher les factures d'électricité".

 

Mélenchon : "Laissez-moi tranquille"

 

Le candidat de La France insoumise, en déplacement en Martinique après trois jours passés en Guadeloupe, a également eu sa petite formule pour répondre à Christiane Taubira. "Battez-vous entre vous et laissez-moi tranquille", a répondu vendredi Jean-Luc Mélenchon  auprès de l'AFP. "Il y a une élection dans trois mois, vous croyez qu'on a le temps de faire un congrès du PS avant?", a-t-il questionné. Avant d'ajouter : "Je veux ni polémiquer ni rajouter au ridicule de la situation, parce que fondamentalement la vieille gauche s'est mise dans une situation ridicule. (...) Ce n'est pas à moi d'en rajouter car derrière tout ça il y a des tas de gens que ça désespère, que ça démoralise, et à eux je leur dis 'regardez, nous on bosse, on a un programme, je mérite votre confiance, je suis sérieux'."

 

"A trois mois de la présidentielle, il faut arrêter. On n'est pas dans une cour de récré, même l'élection des délégués à l'école, c'est plus sérieux!", avait un peu plus tôt déclaré le député Eric Coquerel sur BFMTV. "Je laisse le soin au PS de chercher son issue comme il peut. Nous pour notre part, on avance", a-t-il ajouté. 

 

Le communiste Fabien Roussel est, quant à lui, actuellement à La Réunion. Selon son entourage, il n'envisage pas "de se retirer".

 

"Pourquoi pas", répond le PRG

 

Le président du Parti radical de gauche (PRG), Guillaume Lacroix, a réagi sur Twitter à la proposition de Christiane Taubira. "Pourquoi pas! Nous avons besoin d'un sursaut collectif de fierté autant que d'espoir", écrit-il. Fin octobre, le PRG avait invité les prétendants de gauche à se rassembler dans "un accord de gouvernement". "Le PRG va-t-il être l'affilié naturel du parti socialiste? La réponse est non", avait alors insisté Guillaume Lacroix, ajoutant envisager une candidature propre du PRG en cas de non accord à gauche d'ici à la mi-décembre.

 

 

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commentaires

P
pour moi si la gauche en est là ou elle est, c'est qu'on manque dramatiquement de pauvres, quoi qu'il en coûte il va falloir faire quelque chose.
c'est sûr c'est comme tout le reste!.
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J
le cas du Chili devrait être étudié a fond par les leaders de la gauche .... ça devrait les faire réfléchir !! Par contre je n'ai pas compris la fine allusion! trop loin de Paris peut être ?
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P
A coté de la plaque le pax . Pour lui " Lycée de Versailles " est une déformation " plaisante " de " Vice er versa " comme " fier comme un petit banc " ou " fier comme un bar tabac " remplaçant " Fier comme Artaban " inventé ou utilisé par des humoristes comme Fernand Reynaud, Frédéric Dard ou Coluche . Petit finaud le Taulier comme on disait dans une précédente chronique.
J
Lycée de Versailles fine allusion aux origines versaillaise de Valérie Pécresse.
P
Je suis su qu'avec sa fine allusion susceptible d'être incomprise le Taulier est fier comme un petit banc
( comprenne qui pourra.)
Répondre

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