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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 06:00

Sophia Loren - "Lady L" (1965) - Costume designer : Jacqueline Guyot |  Sophia loren, Sophia loren film, Lady l

Edmond Bartissol

1841-1916

 

Du canal de Suez à la bouteille d’apéritif

ICI

Aujourd’hui c’est « Lady L» (1965)

 

Lady L - Film (1965) - SensCritique

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour sortir des analyses qui n’engagent que Ciné papy sur la machine à rêves qu’a été  Hollywood et ce qu’elle est devenue. Retour en Europe et parodions Eugène Labiche : Amusons nous Foleville !

 

Quelle est l’histoire ?

 

Comme le gendre de Marx, Paul Lafargue, je revendique le droit à la paresse. Laissons donc parler Wikipédia.

 

À l'occasion de son 80e anniversaire, Lady Lendale raconte sa vie à son biographe, Sir Percy. Lorsqu'elle était jeune, elle quitte son travail de blanchisseuse en Corse pour aller travailler  dans un bordel à Paris. Elle y rencontre l'homme de sa vie, Armand, un voleur et un  anarchiste. Ils se rendent en Suisse, où Armand se trouve impliqué dans un complot visant à  assassiner le Prince Otto de Bavière. Enceinte, Louise se fait passer pour une comtesse veuve  dans un hôtel de Nice, où elle tente de voler Lord Lendale. Bien qu'il sache tout d'elle, Lord  Lendale est si désireux de se marier qu'il lui propose de sauver Armand de la police à  condition qu'elle l'épouse. Elle accepte. Plus tard, elle rejoint Armand en Italie où elle soutient  ses activités grâce à l'argent de son mari. Puis, fatiguée de cette existence, elle rentre en  Angleterre pour tenir son rôle de Lady Lendale. En conclusion, elle surprend Sir Percy en lui  disant qu'elle voit toujours Armand et qu'il est le père de tous ses enfants, Lord Lendale étant  au courant, vu qu'Armand est son chauffeur.

 

Réalisation

 

C’est ce surdoué de Peter Ustinov que l’on trouve derrière la caméra après avoir adapté le  roman éponyme de Romain Gary. Il est également le dialoguiste du film, un régal. Même si la distribution est quelque peu internationale Peter Ustinov nous offre une partie de  french rigolade.

 

Qui fait quoi ?

 

On s’accroche, la liste est longue. C’est en partie pour cela qu’on aime ce genre de film. Voir  comment chacun des acteurs avec sa personnalité finit par ce mettent à l’unisson, comme les  musiciens d’un orchestre.

 

Sophia Loren : Lady Louise Lendale

 

On ne vous fera pas l’injure de vous présenter cette actrice italienne qui rayonna sur le cinéma  international dans tous les registres, de la comédie au film tragique ou historique.

 

Paul Newman : Armand Denis – Il est l’amant de Lady L

 

Même remarque que précédemment. Paul Newman est célèbre pour autre chose que ses yeux  bleus qui ont fait tourner bien des têtes. On se souvient de lui dans « Hombre » 1958, « Exodus » 1960 « Luke la main froide » (1967) « Le Rideau déchiré » 1966 (Alfred  Hitchcock) ou encore « L’arnaque » 1973 après avoir joué « l’Arnaqueur » 1966.  Quelques exemples d’une filmographie qui compte près de 40 succès.

 

1965, Peter USTINOV dirige Sophia, dans le film "Lady L", l'histoire d'une  femme du

 

David Niven : Lord Richard "Dicky" Lendale

 

De 1932 à 1983 près de 80 films pour cet acteur « so british » qui semble être incapable d’être  sérieux dans n’importe quelle situation. Comme s’il faisait toujours à un moment ou à un  autre un clin d’œil au spectateur. Ici, il est au sommet de ce qui vient d’être écrit.

 

 Lady L (1965) - IMDb

 

Claude Dauphin : l'inspecteur Mercier

 

Après avoir débuté au théâtre, bilingue, il mène de 1931 à 1978 une carrière d’acteur de  cinéma des 2 côtés de l’Atlantique. Pour les plus anciens rappelons qu’il est le frère de Jean  Nohain animateur de radio et espèce de Jacques Martin avant l’heure. Il est aussi le père de  Jean Claude Dauphin. Que du beau monde.

 

Philippe Noiret : Jérôme

 

On ne présente plus cet immense acteur français dont la carrière débuta dans les années 50 qui  dura au moins jusqu’en 2007. Un bail !

 

Michel Piccoli : Lecœur

 

Même remarque que pour Piccoli. C’est pratiquement de début de sa carrière commencée en  1950 et qui dura au moins jusqu’en 2015.

 

Marcel Dalio : Satter

 

Ceux qui n’ont pas vu « La grande illusion » 1937 ni « La règle du jeu » 1939 chef d’œuvre  de Jean Renoir doivent, toutes affaires cessantes s’y mettre pour découvrir l’immense acteur  qu’était marcel Dalio. Il est également inoubliable dans « Casablanca » 1942 de Michael  Curtiz ou « Port de l'angoisse » 1944 d'Howard Hawks de sa période américaine ou il dut se  réfugier pour échapper, en tant que juif, aux rafles nazi. C’est toujours un bonheur de le voir  et/ou le revoir. Le retrouver quoi.

 

Cecil Parker : Sir Percy

70 ans de carrière pour cet acteur britannique dont la tête nous est plus connue que ses films. Hitchcock l’utilisa deux fois ainsi que Stanley Donen et Henry Hathaway

 

Jean Wiener : Krajewski

 

Pianiste et compositeur français, on ne compte plus les musiques de film dont il est l’auteur. Jazzman de qualité il est pianiste chez Moysés au Gaya. Cocteau et ses copains cherchaient  un bar pour s’y retrouver régulièrement – un « Stammtisch » comme on dit au pays de  Ciné papy – Moysés accepta de les recevoir chaque samedi. Comme dit Cocteau dans ses  mémoires, il nous prévint, je dois renvoyer mon pianiste, il déplait à ma clientèle. Et Cocteau  de préciser je lui conseillais alors de garder son pianiste et de renvoyer sa clientèle : c’était  Jean Wiener et le Gaya devint « Le bœuf sur le toi »

 

Lady L (1965) - UNCUT

 

Daniel Emilfork : Il est Kobelev

 

Malgré sa tête pas possible et inoubliable cet excellent acteur a joué dans près de 60 films, 18  téléfilms et 16 pièces de théâtre. Il a bien sûr intéressé des célébrités comme Jean Yanne,  Polanski, Fellini ou Robbe-Grillet

 

Jacques Dufilho : Beala

 

Acteur discret, il commença par le théâtre et des sketches humoristiques. Que ceux qui n’ont  jamais entendu «Victorine » la domestique qui fait « La visite du château » interrompent leur  lecture et filent écouter ce texte désopilant et énoncé avec le talent naissant de cet acteur aux 160 films cantonné dans des seconds rôles ou il était vite repéré. On se souviendra de lui dans  « Le Crabe-tambour»1976 de Pierre Schoendoerffer ou la même année « La victoire en chantant » de Jean-Jacques Annaud. Pour ma part, je n’oublie pas le téléfilm « Le Fou du  viaduc » 1982 qui nous raconte l’histoire d’un membre du Cadre Noir et sa jument Milady  mis à la retraite plus ou moins anticipée. Il faut dire qu’avec sa conception d’osmose avec le  cheval pour le dressage, il fait un peu tache, dans la cavalerie. Il prétend que rien dans  l’attitude du cavalier ne doit révéler les instructions données à la monture. Il décide de le  démontrer en traversant un ancien viaduc désaffecté. Il commence son cheminement  impeccable droit sur Milady qui avance au pas et au milieu du viaduc cheval et cavalier, sans  que rien ne puisse le laisser prévoir, chutent dans le vide. (De mémoire)

 

Peter Ustinov : le prince Otto

 

Personne n’a oublié ses compositions d’Hercule Poirot dans « Mort sur le Nil »1978 et  « Meurtre au soleil » 1982. Et pour les moins jeune, les compositions pleines d’humour dans « Quo Vadis » 1955 de Mervyn LeRoy ou il joue Néron. Le Monsieur Loyal qu’il interprète  dans « Lola Montès » 1957de Max Ophüls. Ou encore « Les Espions » 1957 de Henri Georges Clouzot et juste avant « Lady L » « Topkapi » 1964 de Jules Dassin. Des films à voir  ou à revoir avec cet artiste étonnant, autant acteur de cinéma que de théâtre mais aussi  écrivain.

 

Tanya Lopert : Agneau

 

Une belle carrière commencée en 1955 avec « Vacance à Venise » de David Lean. Elle n’a  cessé de tourner avec les plus grands jusqu’en 2017 nous dit sa fiche de Wikipédia. On la  retrouve, entre autre dans « Le diable par la queue » sur lequel nous aurons l’occasion de  revenir.

 

Catherine Allégret : Pantoufle

Fille de Simone Signoret. Sa Présence dans « Lady L » est son premier rôle au cinéma. On l’a  vue aussi dans « Clair de Femme » 1979 un des 36 film qu’elle a tourné avec beaucoup de  grand metteurs en scène français. Elle est aussi actrice de théâtre. Elle est également très  connue comme actrice de téléfilm notamment dans son rôle de cafetière dans la Série  « Navarro » avec Roger Hanin

 

Sacha Pitoëff : le révolutionnaire

 

Fils du couple d’acteur Georges et Ludmilla Pitoëff il joua indifféremment au théâtre – il  dirigea même sa propre trouve interprétant des grands auteurs contemporains – et au cinéma.  Il présente un visage émacié à la Laurent Terzieff et un ton de voix grave et particulier qui  fait qu’il excella dans des rôles ambigus ou de méchants.

 

Joe Dassin : Un inspecteur de police

 

Fils du cinéaste Jules Dassin dont il fut un moment l’assistant ,fit un peu de figuration avant  de devenir le grand chanteur au succès international car ,polyglotte , il chantait en plusieurs  langues. En 16 ans de carrière la vente de ses disques est pharamineuse

 

Jacques Legras : Un inspecteur de police

 

C’est un acteur comique français qui s’est illustré, avec sa petite moustache soignée, dans la  troupe des Branquignols de Robert Dhéry et Colette Brosset. Il collabora avec Jacques Rouland pour « La caméra invisible » qui lui assura la célébrité. Rappelons pour les plus  anciens qu’il personnifiait quotidiennement, à la radio, « L’homme des vœux » pour  promouvoir l’apéritif Bartissol et cela, pendant une vingtaine d’année. Il s’agit de souvenirs  d’enfance de Ciné papy et c’est à ce titre qu’il a droit à ce développement.

 

Temps forts

 

Quand Peter Ustinov, en Prince Otto complètement dégénéré joue à la pétanque avec la  bombe qui vient de le rater.

 

Quand David Niven, le richissime Lord Richard "Dicky" Lendale qui occupe à lui tout seul un  de ces grands palaces suisses vient d’accepter de sauver Armand Denis , malandrin recherché  par la police contre une promesse de mariage. Sa promise s’évanouit et tombe dans ses bras.  Ils montent ainsi le grand escalier quand l’orchestre qui égayait le petit déjeuner de sa  Seigneurie entonne on ne sait pourquoi une marche nuptiale. Surpris mais n’en laissant rien  paraître Lord Lendale avec son flegme tout britannique salut cet à propos.

 

A chaque fois que, en concert, le pianiste Jean Wiener entame « La grande Polonaise » il est  arrêté par l’anarchiste Pitoëff qui lance une bombe en criant vive la Pologne libre !

 

Pax

 

Prochainement « Une femme Disparaît»

Affiches, posters et images de Lady L (1965) - SensCritique

Edmond Bartissol. 1841-1916

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commentaires

pierre 15/09/2021 08:23

"le grand chanteur au succès international car ,polyglotte , il chantait en plusieurs langues."
c'est très souvent la grande force des chanteurs polyglottes!.

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