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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 06:00

 

Aujourd’hui c’est « La Femme à abattre» (1951)

 

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/sheet_media/movie/7_834360.jpg

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour aborder un genre caractéristique du cinéma américain et que nous allons retrouver assez souvent : Le film noir

 

La Femme à abattre (1951) de Bretaigne Windust et Raoul Walsh – L'Oeil sur  l'écran

 

Quelle est l’histoire ?

 

Mendoza se caractérise par un cynisme hors du commun est sans aucun état d’âme a mis au point une structure de meurtres sur commande inattaquable.

 

Cette structure est extrêmement simple.

 

            - le meurtrier n’a aucun lien avec la victime donc pas de mobile possible

 

            - le meurtre ou « le contrat » se déroule dans une autre ville que la résidence habituelle du meurtrier.

 

            - Le contrat doit exécuter sa victime ou « la mise » sans arme à feu qui laisse des traces utiles à l’élucidation d’un crime.

            - C’est le pic à glace qui est l’arme recommandée. En cas d’arrestation le port de pic à glace n’est pas un crime.

 

            - La structure est bien hiérarchisée. Seules se connaissent, les « petites mains » qui           jouent aux cartes en attendant «  les contrats »

 

            - Ils sont drivés par Rico qui reçoit les instructions de Mendoza par téléphone.

 

            - C’est Mendoza qui démarche les « contrats »

 

La Femme à abattre - Films Sans Frontières

 

Rico est l’homme de confiance de Mendoza. Mendoza, a tué, devant lui, avec un couteau emmailloté « pas d’empreinte, pas d’empreinte ! » un pauvre commerçant ouvert la nuit. Il lui a démontré la faisabilité de sa technique.

 

Seul hic c’est que ce meurtre, a eu des témoins. Un père et sa toute jeune fille, entrant dans le magasin, voient le cadavre et le couteau sur le sol et crient alors même que Mendoza et Rico sortent de la boutique.

 

Cependant, certaines « petites mains » craquent et ne supportent pas l’accumulation des meurtres malgré des conditions de travail de qualité. « Un fixe par semaine, contrat ou pas contrat – une prime + les frais quand il y a contrat » annonce Rico à une nouvelle recrue. Il poursuit, « Si tu as des problèmes avec les flics on te fournit l’avocat. Si tu vas en tôle tu continues à toucher ta paye. Si tu es marié on s’occupe de ta femme et de tes gosses »

 

Cependant la belle machine s’enraille. Un gars de la bande se présente dans un commissariat dans un état d’excitation proche de la folie et s’accuse d’avoir tué sa petite amie. On l’aurait forcé ! Quelques vérifications plus tard le jeu de piste se met en place et Martin Ferguson ébranle, morceau par morceau la belle structure mis au point par Mendoza. Il finit par être arrêté.

 

À quelques heures du procès, il est sûr de lui .Sans aucun témoin à charge – il a fait assassiné le père témoin d’origine (et la petite croit-il), Rico est mort en cherchant à fuir ce qu’il croît être la toute-puissance néfaste de  Mendoza, Fergusson peut bien aller se faire foutre ! Mendoza rigole et nargue le policier. Fergusson se ronge les ongles et passe en boucle les enregistrements des interrogatoires de Rico. Soudain il tombe sur cette précision : Les yeux bleus de la petite… bleus ! Ça y est, Fergusson se reporte au le dossier de celle que Mendoza a fait assassiner (confusion de nom) ; il lit : « ...yeux marrons ! » Il sait où trouver cette jeune femme et se lance à sa recherche. Mendoza aussi. Elle devient aussitôt « La femme à abattre. »

 

La Femme à abattre (The Enforcer)

Réalisation

 

Bretaigne Windust connu pour ses mises en scène, au théâtre et au cinéma des grands noms du répertoire. Raoul Walsh à, de manière non officielle codirigé ce film. Il a dirigé Bogart dans « LA grande évasion » 1941et une autre fois dans « Les Fantastiques années 20 « 1939 de Raoul Walsh. De 1914 à 1964, il n’arrête pas de tourner commençant par être assistant de D.W. Griffith. Il s’illustra en tournant « Les nus et les morts »1958 adaptation du premier livre de Norman Mailer.

C’est lui qui donna son premier grand rôle Rock Hudson et à John Wayne avec lequel, par la suite, il tourna plusieurs westerns

 

Qui fait quoi ?

 

Ciné-Club Jean Vigo à Montpellier | La femme à abattre | Raoul Walsh et  Bretaigne Windust

Humphrey Bogart:            Martin Ferguson

 

Ce n’est pas le moindre intérêt de ce film que d’avoir «  Bogey » au générique. Qui ne connaît pas cet acteur devenu mythique. Il est classé par l’American Film Institute comme étant la plus grande vedette de cinéma masculin de tous les temps. Le film Casablanca, dans lequel il joue le rôle principal, est régulièrement cité parmi les cinq meilleurs films de l'histoire du cinéma. Avec Lauren Bacall Bogart qui devint sa femme il forma un couple tout aussi mythique. Avec elle il a tourné plusieurs films notamment « Le Port de l'angoisse » 1944 et « Le Grand Sommeil » 1946

 

Ciné papy fatigue. Il laisse le soin aux infatigables et pointilleux lecteurs des fiches d’aller surfer sur interlope pour savoir qui est qui. La liste ci-dessous permettra à ceux qui s’empresserons de visionner ce film – ce que je ne saurais trop recommander – de s’y retrouver d’emblée et de mettre un nom * sur des têtes que l’on a pu ou pourra voir par ailleurs dans d’autres films

 

Zero Mostel :                     "Big Babe" Lazich

Ted de Corsia : *   Joseph Rico

Everett Sloane :* Albert Mendoza     Hihihi ! VF Louis de Funès

Roy Roberts :                     Capitaine Frank Nelson

Michael Tolan :*   James 'Duke' Malloy

King Donovan :      Sergent Whitlow

Bob Steele :                       Herman

Adelaide Klein :    Olga Kirshen

Don Beddoe :                     Thomas O'Hara

Tito Vuolo :                         Tony Vetto

John Kellogg :         Vince

 

 

Temps forts

 

Quand Mendoza et Rico sortent du magasin, Rico se met à courir. Il est aussitôt retenu et rappeler à l’ordre : « Ne cours pas. Si tu cours on te court après ! » Signe de l’effrayant cynisme du personnage et de son « professionnalisme »

 

Le film est ponctué de temps fort qui maintiennent habillement un suspense haletant en recourant, ce sera la forme narrative du film, à la technique du flashback. Abuser du flashback peut devenir lassant et compromettre le plaisir et la compréhension du film Ici c’est sa force ainsi que quelques images comme le reflet dans la porte vitrée d’une cabine téléphonique que voit Fergusson qui tourne le dos à l’entrée. Cela lui permet d’avoir un temps d’avance sur les tueurs de Mendoza et de les éliminer. Happy End !

 

 

 

Pax

 

Prochainement « La femme au Tableau»

 

 

 

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