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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 06:00

 

Pendant que je n’en fous plus une rame Pax rame !

 

Et cerise sur le gâteau il me fait découvrir un film qui était passé sous mon sonar.

 

Enfin, le souscrit à tout ce qu’il écrit sur le Gégé Depardiou…

 

Aujourd’hui c’est « Quand j’étais chanteur »

 

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Pourquoi ce film ?

 

Parce que tel est mon bon plaisir. Car ce qui, pour beaucoup, peut apparaître comme une bluette – Encore une ! Il ne peut pas changer un peu de registre ce Ciné papy ? – est pour moi, un film que je ne me lasse pas de revoir.

 

Quelle est l’histoire ?

 

Alain est chanteur de bal dans le Massif Central. Il est mondialement connu à Clermont-Ferrand.

 

C’est un pro qui fait aussi les comités d’entreprises, les fêtes de fin d’année, les inaugurations et tout ce type d’événement ou encore les thés dansant. Il a 50 ans et les cheveux teints. Il est l’ami de tout le monde. Tout son univers tourne autour de la chanson lorsqu'il rencontre Marion.

 

Lors d'un concert, Bruno, un ami agent immobilier vient en loge le saluer. Il est accompagné de sa nouvelle stagiaire Marion. C’est une jeune mère célibataire d'un enfant de six ans. Alain tombe sous le charme de Marion. Celle-ci, qui bien qu’apparemment  assez distante de prime abord, passe la nuit avec lui ce soir de leur rencontre. Tout le film nous raconte comment ils vont s’apprivoiser, façon Petit Prince.

 

Réalisation

 

Je ne connais pas Xavier Giannoli. J’observe simplement que cet encore jeune réalisateur a été oscarisé pour un  court métrage. Il tourne beaucoup avec Depardieu et Cécile de France. Il est souvent dans la liste des oscarisables et c’est tout ce que je peux dire de lui. De toutes façons, je m’en fous tant m’enchante « Quand j’étais chanteur » et rien que pour cela je suis prêt à tout lui pardonner.

 

La critique lui reproche, dans ce film, une absence de profondeur. Un manque de continuité dans le récit qui effectivement apparaît comme une succession de scènes qui n’auraient comme point commun que la seule présence des mêmes personnages. On s’en fout, ça marche ! Et ce merveilleux roman photo, pour qui a une âme sensible, un cœur à l’unisson et ne s’en cache pas, est un pur régal. Enfoncez-vous, calez-vous dans votre fauteuil, ça commence

 

Qui fait quoi

 

Quand j'étais chanteur' : un film avec Cécile De France et Gérard Depardieu  / Bande annonce

 

Gérard Depardieu est Alain Moreau. On ne présente plus la bête. Cela fait longtemps qu’elle est hors concours. Dans ce rôle il sait être tout à la fois grandiose et pitoyable. Tout est joué en finesse ; il n’y a aucune caricature, aucune ironie, aucun second degré. Pas le moindre clin d’œil, regardez l’artiste au travail ! Non, grandiose et pitoyable, comme est Alain Moreau et comme l’est Depardieu dans la vie. Grandiose, l’un des plus grands parmi les monstres sacrés du cinéma. Pitoyable lorsqu’il pisse en public dans un avion, lorsqu’il s’expatrie fiscalement dans un bled frontalier mais perdu de Belgique ou encore quand il s’affiche avec des Poutine ou autres potentats ridicules et malfaisant d’Asie Centrale. Grandiose devant la caméra dès que le metteur en scène crie : « Action »

 

Depardieu, c’est l’Albatros de Baudelaire : « Le Poète est semblable au prince des nuées / Qui hante la tempête et se rit de l’archer / Exilé sur le sol au milieu des huées / Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

 

Tout est dit et laissons les pisses-froid s’effaroucher. Oh ma chère, vous vous rendez compte !

 

Quittons un moment le Septième Art pour une incursion dans le Huitième, celui de la BD. On vous recommande en ce qui concerne l’ami Depardieu « Gérard, cinq années dans les pattes de Depardieu »  de Mathieu Sapin chez Dargaud

 

Gérard : Cinq années dans les pattes de Depardieu

 

Cécile de France est Marion.

 

Ciné papy ne fréquentant pas les salles de cinéma il n’a pu suivre l’irruption de cette étoile ni l’évolution de sa carrière avec des succès comme « L’auberge espagnole » Je ne sais plus comment ni à l’occasion de quel film je l’ai vu apparaître pour la première fois. Ce que je sais c’est que je ne manque aucun des films que je peux repérer sur mes programmes ou elle apparaît dans la distribution. Pour en rester aux apparences il faut dire que réunir un physique et un nom comme le sien on pourrait faire carrière rien qu’avec cela. Elle a heureusement pour nous, bien d’autres talents. À suivre car, c’est sûr, on en reparlera.

 

 

Il y a Mathieu Amalric, ambigu à souhait, comme, pour moi du moins, à chaque fois. Il affiche une décontraction, une espèce de j’m’en foutisme qui donne un ton particulier à chacun de ces rôles. On a l’impression qu’il passait là, dans le couloir et qu’on lui à demander si cela ne dérangerait pas de tenir tel rôle, là, comme ça, au débotté.

 

Temps forts

 

La grande scène du bal ou, presque façon documentaire, on assiste à une soirée de ce qui est le quotidien du chanteur. Depardieu y est tout simplement prodigieux. Il arrive à nous faire oublier Depardieu et qu’il est Depardieu.

 

La scène finale ou André et Marion à l’extérieur du café ou elle l’a retrouvé mais, pour nous, vu de l’intérieur du café, ils s’embrassent, s’enlacent … et se quittent. Marion sort du champ, avant de revenir sur ses pas pour une nouvelle étreinte.

 

La dernière avant l’adieu définitif ? Une retrouvaille pour une nouvelle aventure commune ?

 

Chacun y verra ce qui lui semble. C’est tout l’art d’un cinéaste de terminer sur une fin ouverte Il permet ainsi, au spectateur de poursuivre à sa guise le rêve ou il a su l’entraîner

 

 

Sans oublier Christophe, dans son propre rôle. Cette apparition illustre parfaitement les deux mondes différents où évoluent, chacun à sa façon ces grands professionnels

 

Concluons pour une fois

 

« À chaque fois tout recommence

Toute musique me saisit,

Et la plus banale romance

M’est éternelle poésie »

 

Nous avoue Aragon

 

Pax

 

Prochainement « Quai des Orfèvres »

 

CRITIQUES PRESSE : tous 5 étoiles

Ciné Live

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L'Humanité

Le Figaro

Le Figaroscope

Le Journal du Dimanche

Le Monde

Le Parisien

Ouest France

Positif

Télé 7 Jours

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commentaires

anne svatoch 07/07/2021 07:54

Bonjour , merci à vous Mr Pax et Mr Berthomeau; j'ai pleuré , j'ai applaudi à l'écoute de "qd jetais chanteur".Bon temps.

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