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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 06:00

 

Le confinement m'a poussé à aller explorer les derniers vendeurs de DVD d'occasion de la place de Paris. J'y ai fait une petite razzia et j'ai déniché des pépites dont ce film : « Que Dios nos perdone »de Rodrigo Sorogoyen. 

 

Que Dios nos perdone [Blu-Ray]: Amazon.fr: Antonio de la Torre, Roberto  Álamo, Javier Pereira, Luis Zahera, Raúl Prieto, María Ballesteros, Rodrigo  Sorogoyen, Antonio de la Torre, Roberto Álamo: DVD & Blu-ray

 

Après le classique La 317e section, Arte proposera Que Dios nos perdone, un film espagnol très réussi sorti au cinéma durant l'été 2017. Notez qu'il est également disponible en replay sur le site de la chaîne. 

 

Couston de Télérama aime, normal  il est gore, Sotinel  du Monde exècre, ça ne m'étonne pas, un peu pincé du c...

Críticas de cine: 'Que Dios nos perdone', un asesino anda suelto por el  Madrid más castizo

Télérama

AbonnéCritique parJérémie Couston

 

Après avoir longtemps et volontairement dissimulé l’Histoire sous le formalisme, les films policiers n’hésitent plus à inscrire l’enquête criminelle dans le contexte politique et social du pays où elle se déroule. En situant son polar en 2011, dans un Madrid étouffé par la canicule et envahi par les fidèles de Benoît XVI et les manifestants du mouvement des Indignés, le cinéaste permet à sa fiction de se confronter au réel. Pendant que la jeunesse catholique communie dans l’allégresse et que la gauche espagnole se réinvente collectivement à la Puerta del Sol, deux policiers enquêtent sur une série de viols suivis de meurtres. L’opposition entre le sacré et le profane, entre la pureté et la corruption, vient contaminer les policiers eux-mêmes, en proie à des pulsions de violence qui les rapprochent de l’homme qu’ils traquent. Le flic bègue, d’un tempérament calme à côté de son collègue au sang chaud, devient ainsi, en présence de la femme de ménage qu’il convoite, un prédateur sexuel malgré lui. Dans cette ville grouillante de touristes et de militants qui cohabitent dans une relative indifférence, le tueur en série à la gueule d’ange vient rappeler que le mal peut s’immiscer partout. Après La Isla mínima (d’Alberto Rodríguez), qui mêlait déjà les codes du polar à la politique contemporaine, ce thriller vient confirmer l’excellente santé du cinéma de genre espagnol.

 
Que Dios nos perdone  : serial killer de série

L’interminable film noir madrilène de Rodrigo Sorogoyen exécute le programme habituel du genre.

Par 

Publié le 09 août 2017 à 07h18 - Mis à jour le 09 août 2017
Raul Prieto et Antonio de la Torre dans le film espagnol de Rodrigo Sorogoyen, « Que Dios nos perdone ».

L’avis du « Monde » – on peut éviter

Pour passer les Pyrénées aujourd’hui, il semble bien qu’un film espagnol doive emporter dans ses soutes une cargaison de cadavres (sauf s’il est piloté par Pedro Almodovar). Que Dios nos perdone ne fait pas exception à cette récente régulation européenne, qui propose une collection de corps de vieilles femmes, assassinées dans des conditions atroces. Cette série de meurtres suppose l’existence d’un meurtrier en série qui lui-même appelle l’apparition de policiers lancés à sa poursuite. Et comme nous vivons dans l’ère après J.-E. (James Ellroy), ces policiers seront tourmentés par des démons qui valent presque ceux qui poussent le serial killer à hâter la fin de ses victimes.

La formule a fait ses preuves et Rodrigo Sorogoyen l’applique consciencieusement, n’épargnant rien au spectateur des autopsies des victimes ni des détails de leurs tristes fins. Quand aux tribulations de la paire d’enquêteurs madrilènes – une brute épaisse et machiste (Roberto Alamo) et un bègue au bord de la schizophrénie (Antonio de la Torre) –, sa composition respecte la vulgate contemporaine du roman noir qui veut que les policiers portent et commettent tous les péchés du monde pour en préserver le commun des mortels.

Nauséabond et ennuyeux

Tout ceci a déjà été exécuté avec plus de brio, plus de sadisme, plus de voyeurisme, parfois par des cinéastes qui se souciaient d’autre chose que de secouer le spectateur. On dirait que cette fois, le réalisateur se soucie surtout de ne pas sortir des rangs de l’ultraviolence en remplissant un hypothétique contrat qui le lierait à un spectateur amateur du spectacle de la chair morte et de la déréliction des fonctionnaires de police. Ce qui donne un film à la fois nauséabond, ennuyeux et, à plus de deux heures, interminable. 

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