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14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 06:00

 

The Three Burials of Melquiades Estrada Tommy Lee Jones

Voilà un film qui ressemble à son auteur-acteur Tommy Lee Jones : buriné, taiseux, à l’ancienne, portant beau ses rides et ses mèches poivre et sel.

 

 

C’est au milieu du paysage brut, sauvage et majestueux de cette région frontalière que Tommy Lee Jones inscrit son film. Un paysage typique, varié qui s’étend des deux côtés du Rio Grande créant une réelle unité de lieu. Le réalisateur brouille les pistes dans cette volonté constante de représenter la fusion entre Texas et Mexique. Deux pays pour une même topographie qui influence de manière identique les comportements des personnages. Entre massifs montagneux, plaines désertiques et canyons escarpés, les héros de Trois enterrements cheminent vers leur rédemption, se laissant aller au gré des plis du décor et du scénario. Au bout de la route, le Paradis illusoire de Melquiades, Jimenez, où le ciel caresse les montagnes, où l’eau fraîche coule à souhait. Au point de départ cette ville perdue à l’ouest du Texas, peuplée d’êtres solitaires, aliénés, aussi vides que le désert qui ronge leur environnement. Une ville sordide où les mobile-homes côtoient les dîners enfumés, où la vie se rythme au fil des incursions casse-cou mexicaines sous le nez des patrouilles frontalières. C’est dans cet univers de sécheresse que Tommy Lee Jones et Guillermo Arriaga ont installé leurs personnages. Des hommes et femmes qui s’observent constamment, portant chacun des points de vue différents sur cette bavure caractéristique de la région. Aucun méchant dans cette intrigue, simplement des êtres profondément humains, aux comportements souvent absurdes. ICI 

 

Trois Enterrements

2005 Etats-Unis - France Réalisé par Tommy Lee Jones 2h1 avec Tommy Lee JonesBarry PepperJulio César Cedillo

 

Critique par Aurélien Ferenczi

 

On ne parle bien que de ce qu’on connaît bien : Tommy Lee Jones a un ranch au Texas et, à l’image, il n’est pas maladroit dans l’art de dresser un cheval. Il connaît les paysages semi-désertiques de la frontière qui sépare les Etats-Unis du Mexique. Et les villes frontalières inhospitalières, no man’s land de mobil-homes, qui forment cette Amérique dont rêvent les migrants. Enfin, en bon cow-boy, il sait le prix de la parole donnée.

 

 

Pete, son personnage dans Trois Enterrements, son premier film, tient sa promesse : ramener dans son village le corps de Melquiades Estrada, son employé, un clandestin mexicain devenu son ami. C’est un flic qui a abattu le malheureux. Les circonstances qui précèdent et suivent le drame occupent la première partie : un kaléidoscope de personnages et de courtes scènes racontées dans le désordre. On y retrouve la patte de Guillermo Arriaga, complice d’Alejandro González Iñárritu. La seconde partie, glissant vers le fantastique, évoque Peckinpah. Pete oblige l’assassin à emmener Melquiades Estrada vers son ultime sépulture. C’est un dressage, à la crosse de revolver s’il le faut.

 

Metteur en scène doué, Tommy Lee Jones montre un sens de l’espace équivalent à celui des grands auteurs de westerns (il l’a prouvé de nouveau avec The Homesman). L’acteur se défend aussi : le cow-boy qu’il incarne est un bonhomme marmoréen, implacable et tendre à la fois, un vrai héros de jadis.

 

BIOGRAPHIE

 

Tommy Lee Jones est né au Texas, plus précisément à San Saba, le 15 septembre 1946. Doué aussi bien pour le football américain que pour les études, il intègre la très prestigieuse université d’Harvard. Il y côtoie de futurs grands noms, et partage même sa chambre avec Al Gore, qui deviendra plus tard vice-président des Etats-Unis. En ce qui le concerne, ce n’est pas à une carrière politique qu’il se destine, mais bien de comédien.

 

Il débute à New York, et obtient plusieurs rôles à Broadway. Il y joue sa première pièce, A Patriot for Me, à 23 ans. Durant plusieurs années, il foule les planches des théâtres américains, et obtient quelques petits rôles, que ce soit dans des séries télévisées ou des films. C’est finalement Oliver Stone qui fait vraiment décoller sa carrière avec le rôle de Clay Shaw, dans JFK. Celui-ci lui vaut une nomination aux oscars pour le meilleur second rôle masculin, statuette qu’il décroche en 1994 après avoir joué le marshal Gerard dans Le Fugitif. Difficile de savoir si c’est à cause de son air bougon ou parce qu’il a effectivement un caractère taciturne, mais il est le plus souvent engagé pour des rôles d’homme inflexible, et endosse souvent le costume de flic, comme dans la série des Men in Black. A côté de cela, il se révèle être un réalisateur brillant en 2005, avec son film Trois enterrements qui décroche deux prix au festival de Cannes.

 

En 2014, son western The Homesman, avec Hilary Swank, est présenté en compétition officielle au festival de Cannes.

 

 

Top 25 des meilleurs films avec Tommy Lee Jones ICI

 

 

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commentaires

P
En voila au moins trois qui n'ont rien à voir avec la Covid 19 ! C'est rassurant non ?
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