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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 06:00

 

C’est l’histoire d’un petit gars, « qui s’appelait Armand, l’avait pas de papa, l’avait pas de maman… », tout juste sorti de ses couches, qui passa 6 mois traumatisant comme pion à CHALLANS…

 

Challans qui, en poitevin, est appelé chaland, est la capitale du marais dit breton, célèbre pour ses bourrines, ses maraîchines – les filles, les vaches, la danse – ses grandes ombrelles bleues, René Bazin et sa Terre qui meurt, dans un département dénommé par les Révolutionnaires : la Vendée, alors qu’elle eut pu se nommer les 2 Lay, est flanquée de deux marais, au nord le breton, au sud le poitevin;

 

Le 14 avril 1622, Louis XIII affligea une défaite sanglante au Seigneur de Soubise et ses troupes protestantes, chassés de Luçon et des Sables d'Olonne, à Challans.

 

Au cœur d'un des foyers de l'insurrection vendéenne de mars 1793, la ville est l'enjeu de bien des combats. Le 6 juin 1794, les Blancs, sous les ordres de Stofflet et Charrette, assaillent la ville, mais les Bleus restent maîtres de la place et battent les royalistes lors d'une bataille au lieu-dit « le calvaire ».

 

Le général de Gaulle, président de la République, fait une visite remarquée à Challans, le 19 mai 1965. Il prononce un discours, place des Marronniers, sur le parvis de l'église qui est en hauteur, et qui a servi de tribune. On lui offrit deux canards de Challans.

Aujourd’hui, que reste-t-il de Challans dans la mémoire nationale ?

 

Son CANARD !

 

Appelé également canard nantais

 

photo « on peut considérer le canard challandais comme issu du croisement entre le canard sauvage et le canard de rouen » © ouest france

 

Gabriel Lissot dans son ouvrage : Oies et Canards 1946 écrit que le Nantais est l'objet d'un croisement et d'un métissage, avec le canard sauvage. « Extrêmement utilitaire, il donne lieu à une véritable industrie qui s'est énormément développée dans la région des Marais nantais. » Dans ce livre, M. Robin, Président de la Société Avicole de l'Ouest, à Nantes le décrit : « Le canard Nantais provient du croisement du Rouen et du canard sauvage de la Grande Brière, dit Briéron. Sa couleur est sensiblement celle du Rouen clair, avec une bavette blanche. Son poids : 1,5kg à 2,5kg, est moindre que celui du Rouen. Sa croissance est plus rapide. Dans les élevages spécialisés, on recherche les caractères du standard et de la ponte. La cane Nantaise produit facilement 100 oeufs par an. Les principaux centres d'élevage du canard Nantais sont d'abord la Grande Brière, les Marais de Touvois, Bouin, Bourgneuf où l'élevage est intensément pratiqué.

 

Les ancêtres de l'actuel canard de Challans étaient élevés en quasi totale liberté dans les marais et les innombrables canaux, trouvant seuls une grande partie de leur nourriture composée de vers, de mollusques, ainsi que de micros crustacés. De retour à la ferme, ils étaient nourris avec de la pâtée humide, composée le plus souvent, de son, remoulage, pommes de terre cuites et lait écrémé. A 3 ou 4 semaines, ils étaient parqués pour l'engraissement avant d'être sacrifiés à 7 ou 8 semaines. Toujours selon Gabriel Lissot, en 1936 il s'est vendu de mars à août, 1million de canetons Nantais, et 450.000 d'août à décembre, principalement en Angleterre, en Suisse, en Allemagne, et en Italie.

 

À trop en vouloir, on finit par tout perdre...

 

Comme pour beaucoup de volailles françaises, la deuxième guerre mondiale mit un frein au développement du Challans. Cependant, selon Jean-Claude Périquet, l'élevage de ce canard connut son apogée en 1947 avec l'obtention d'un label "canard de Challans". Afin de répondre à la demande, les éleveurs procédèrent à différents croisements, pas toujours très heureux, afin d'augmenter encore sa productivité, délaissant du même coup les méthodes d'élevage ancestrales qui avaient pourtant fait la renommée du Nantais. La qualité de la chair s'en ressenti et la production chuta. Le "vrai type" du canard de Challans disparut peu à peu, à peine conservé par quelques puristes vendéens amoureux de leur patrimoine avicole…

 

Des souches à bout de souffle!

 

En 1998, Joseph Pineau de Saint-Herblon en Loire-Atlantique entama la relance du canard de Challans. Très vite, il dut se rendre à l'évidence que sa tâche ne serait pas des plus aisée puisqu'il ne restait que deux ou trois éleveurs de ce palmipède en Vendée...

 

Source : LE CANARD DE CHALLANS, UN NANTAIS DEVENU RARE ICI 

 

Le Canard de Challans serait né, selon la légende, vers 1650, du croisement de canards sauvages avec des canards apportés par les Hollandais venus reconstruire les digues. Pour d'autres, il résulterait du croisement entre un canard sauvage de type colvert et un canard rouennais domestique.

 

Avec le développement du train, sa notoriété grandit dans la capitale, d’abord sous le nom de «canard nantais», car son expédition pour Paris s’effectuait depuis la gare de Nantes. La Tour d’Argent, alors l’une des plus prestigieuses « adresses » parisiennes, en fera une star avec son «canard au sang» : étouffé, le canard est cuit à la broche entre 17 et 20 minutes. Il est ensuite découpé par un canardier alors que la carcasse est pressée pour en extraire le sang, qui servira à la fabrication de la sauce, également constituée de bouillon et de foie du canard à laquelle on ajoute du cognac, du citron et du Madère.

 

Le canard au sang a été découvert par hasard

 

Lorsque les éleveurs de Rouen allaient traverser le fleuve pour vendre les canards sur les marchés, ils les enfermaient dans des sacs. Certains ne supportaient pas le voyage et mourraient étouffés. Lorsque ceux qui avaient péri étaient cuisinés, on s’est aperçu que leur chair était restée rouge et leur goût si particulier.

 

Le prince de Galles Édouard VII et l’empereur Hirohito en ont dégusté

 

L’Angleterre était un gros consommateur de canard Challandais, avant-guerre. Elle le considérait comme un produit de qualité, et plus précoce que le canard Aylesbury. Entre 1926 et 1932, deux tonnes par jour de canards partaient en Angleterre. Malheureusement, une commission anglaise composée de vétérinaires est allée contrôler la salubrité des élevages, et aurait trouvé du choléra. Certains prétendent qu’il s’agit ici d’une manœuvre pour sauvegarder l’Aylesbury, puisque les épidémies de choléra étaient extrêmement rares dans le Marais Bretons.

 

Il a été également servi au mariage du prince Rainier avec Grace Kelly.

 

Autres « classiques » : le canard aux navets et le canard nantais aux petits pois.

 

26 novembre 2010

Le Canard de Challans aux navets du Pardailhan : maraichins et languedociens réunis autour du vin. ICI 

 

Bénéficiant du Label Rouge fermier depuis 1965 le canard de Challans est un canard de Barbarie au plumage noir et blanc, élevé selon des méthodes ancestrales. La zone d'élevage du canard de Challans, qui s'étend sur quelques dizaines de kilomètres, convient parfaitement à l'animal grâce à son climat tempéré et ses marais alimentés en eau et en sels minéraux par les canaux de la Loire. Il reçoit une alimentation à base de céréales, mais se nourrit aussi d'insectes, de larves, de limaces, d'escargots ou encore de têtards.

 

Voilà, c’est dit, et avec ça un p’tit coup de Gros Plant pour la route !

 

Domaine Le Fay d Homme Vincent Caille Corbeau Blanc Gros Plant du Pays NantaisDomaine Le Fay d Homme Vincent Caille Corbeau Blanc Gros Plant du Pays  Nantais : Vin bio et naturel Gros Plant du Pays Nantais

Domaine le Fay d'Homme - Vincent Caillé Corbeau Blanc Gros Plant du Pays Nantais

 

Cépage : Folle blanche. Age moyen des vignes : 40 ans. Origine : Monnières. Terroir : Gabbro

 

Vinification : Après un léger débourbage d’une nuit, fermentation alcoolique de 15 jours par les levures indigènes.

 

En 1965, l'historique tournée du général de Gaulle ICI

 

Il y a cinquante ans jour pour jour, Charles de Gaulle, premier président de la Ve République entame un tour de Vendée resté dans les mémoires. Accompagné de son épouse, Yvonne, le général effectuera 32 étapes.

 

C'est dans une ferveur populaire et bon enfant que le président Charles de Gaulle, aussi appelé « Le Grand Charles », va être accueilli en Vendée, qu'il sillonne dans une DS noire, s'arrêtant dans chaque commune traversée pour un petit discours, n'hésitant pas à se mêler à la foule. Ce 19 mai, venant de Nantes, il a pris pied à Falleron, où il est accueilli par le jeune député Vincent Ansquer, mais aussi par un certain Benjamin Favreau, conseiller municipal falleronnais, qui fut surtout un des premiers Compagnons de la Libération !

 

À Froidfond, il embrasse la doyenne qui, à 92 ans, « n'avait jamais embrassé de président ». Puis, son périple l'emmène à Challans, Le Perrier, Saint-Jean-de-Monts, Croix-de-Vie et Saint-Gilles, qui sont alors deux communes ; puis Brétignolles, Les Sables-d'Olonne, Moutiers-les-Mauxfaits, Luçon, Mareuil-sur-Lay et la Mainborgère, commune de Château-Guibert. Là, il s'y arrête d'autant plus volontiers, que le petit Charles Imbert, né en 1963 dans ce village, est le 13e enfant de la famille et donc automatiquement un filleul du président !

 

 

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commentaires

P
C’est nouveau ça ! Normalement le jour du Canard c’est le mercredi.
Mais le Taulier sait ce qui faut faire pour attirer le chaland.
Hors le « journal satirique du mercredi » le canard me rappel celui que l’on réclamait aux parents à l’heure du café soit un morceau de sucre mouillé du breuvage interdit puis, un peu plus grand le morceau de sucre mouillé de kirch à l’heure du « pousse café »
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P
vous me rétorquerez que bagage ne vous a pas emêcher de sauver la FRANCE et même plusieurs fois!
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P
moi qui venait d'un lycée àde Rezé vous comprenez que tout ces gamins qui allaient suivre les fondamentaux de leurs papas : le béret sur le ventre, bonjour monsieur notre maître, curé faisant la loi, la servilité à ce pint............ ça me changeait bref en 6 mois j'ai pas entendu les canards mais les grenouilles au moment du rut et comme je terminais le jeudi
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