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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 06:00

LA MORT DE STALINE - INTEGRALE - TOME 0 - LA MORT DE STALINE - INTEGRALE  COMPLETE | La 9ème Bulle

Mon appétit de film en DVD étant inextinguible le stock commençait à s’épuiser, par bonheur les disquaires sont classés commerce essentiel je me suis mis en chasse et bien sûr j’ai trouvé « le plus vieux revendeur parisien » (sic) Plastic Soul Records 93 avenue Ledru Rollin dans le XIe.

 

J’ai fait une première moisson de 6 DVD à l’état neuf.

 

Le premier visionné, A Single Man, est une daube prétentieuse signée par Tom Ford, le styliste d’Yves Saint-Laurent. En l’acquérant je m’en doutais mais je voulais savoir si mon a priori négatif se justifiait. Si je puis m’exprimer ainsi, je n’ai pas été déçu : posture vous avez dit posture. La pauvre Julianne Moore, une grande actrice, s’y fourvoie le temps d’une longue séquence. J’ai tenu bon jusqu’à la fin…

 

Le deuxième, Que Dios Nos Perdone  de Rodrigo Sorogoyen, est un polar fascinant, très gore, avec deux acteurs remarquables de vérité, Antonio De La Torre et Roberto Àlamo dans le Madrid de l’été 2011 accueillant le pape Benoît XVI, j’y reviendrai dans une prochaine chronique.

Que Dios nos perdone DVD - Rodrigo Sorogoyen - DVD Zone 2 - Achat & prix |  fnac

Mais je commence par le dernier visionné car c’est une comédie cruelle, absurde et jouissive, au pays du « petit père des peuples », cher à nos camarades communistes français, de Maurice Thorez à Georges Marchais en passant par le rondouillard pâtissier Jacques Duclos, la peur était le fondement du pouvoir. Tout le monde, jusqu’au sommet de l’Etat, était en permanence sur le qui-vive, car dans ce royaume de l’arbitraire un mot de travers, un rictus mal interprété, une simple jalousie entre voisins suffisait à vous envoyer, au mieux au goulag, au pire devant le peloton d’exécution.

5 mars 1953 - Mort de Staline - Herodote.net

Armando Iannucci, maître de la satire politique (dans le film In the loop comme dans la série Veep), l’a bien compris : dans son récit de l’agonie du « Petit Père des peuples », puis de sa guerre de succession éclair, l’angoisse des personnages est, à juste titre, permanente. Mais son intensité confine à l’absurde. Et transforme tout — les situations, les paroles, les êtres humains — en caricature. Donc, en farce. On comprend mieux pourquoi les services de Vladimir Poutine, très sourcilleux sur la représentation des gloires nationales, ont interdit La Mort de Staline en Russie…

 

Un timing peu diplomatique

 

La Mort de Staline est sortie en pleine crise diplomatique entre la Russie et les pays occidentaux, après l'empoisonnement début mars 2018 au Royaume-Uni de l'ex-espion Sergueï Skripal et de sa fille, attribué à Moscou. En représailles, vingt-six pays, dont les États-Unis et dix-huit membres de l'Union européenne, ont expulsé des diplomates russes.

 

La Mort de Staline : rire rouge - Le Blanc Cahier

 

Mais indépendamment de ces tensions diplomatiques, La Mort de Staline avait provoqué une crise en Russie où il a été considéré comme une comédie «extrémiste» qui «s'en prend à des symboles nationaux russes». Le film a vu sa licence de distribution annulée par le ministère de la Culture deux jours avant sa sortie en Russie, en début d'année. Un cinéma moscovite qui a diffusé le film a même écopé d'une amende. «J'en suis navré car le film se moque des hommes politiques mais pas du peuple russe», a expliqué le réalisateur Armando Iannucci, lors d'une avant-première à Paris fin mars. Le film a même été accusé de «vouloir déstabiliser la Russie en période électorale», raconte-t-il, dans un grand éclat de rire.

 

Amazon.com: La Mort de Staline - Tome 2 - Funérailles (2) (French Edition)  eBook: Nury, Fabien, Thierry, Robin: Kindle Store

 

Tout paraît incroyable, or tout (ou presque) est vrai dans cette adaptation de la bande dessinée très documentée de Fabien Nury et Thierry Robin (1) Rééditée en un seul volume, éd. Dargaud 144 p., 24,99 €. Et quand le scénario prend quelques libertés avec la réalité historique, tout reste plausible. Staline, terrassé par une attaque cérébrale le 2 mars 1953, attend, des heures, les premiers secours parce que personne n’ose pénétrer dans sa chambre. Et impossible de lui trouver un neurologue digne de son rang : les meilleurs médecins du pays ont été liquidés…

 

LA MORT DE STALINE – Tome 2:Funérailles. – SambaBD

 

Au chevet du tyran défile la garde rapprochée du bureau politique : le fidèle et falot Gueorgui Malenkov, secrétaire général adjoint et héritier désigné ; le pervers Lavrenti Beria, patron sans scrupule de la police politique ; ou encore son grand rival, le (faussement) débonnaire ministre de l’Agriculture Nikita Khrouchtchev. Viatcheslav Molotov, le vétéran de la révolution, finit lui aussi par arriver — en miraculé : il devait être arrêté pendant la nuit, sur ordre de Staline… Débutent alors deux jours et deux nuits de tractations, de renversements d’alliances et de coups tordus entre les prétendants à la tête du Kremlin. Un jeu de massacre féroce, souvent très drôle, où les bons mots fusent comme des balles — « Je ne me souviens plus de qui est vivant ou pas », avoue ainsi Malenkov, dépassé par l’ampleur des purges.

 

Armando iannucci sur la mort de staline et quitter veep

 

La Mort de Staline, d’Armando Iannucci

La Mort de Staline, d’Armando Iannucci Concorde Filmverleih GmbH

“La Mort de Staline”, une comédie cruelle, absurde et jouissive ICI 

Samuel Douhaire

Publié le 04/04/18 mis à jour le 08/12/20

 

 

La Mort de Staline, d’Armando Iannucci

Concorde Filmverleih GmbH

 

Staline meurt et c’est toute la paranoïa de l’URSS qui se déchaîne. Mais dans le film d’Armando Iannucci, elle prête franchement à rire.

 

 

Dans l’Union soviétique de Staline, la peur était le fondement du pouvoir. Tout le monde, jusqu’au sommet de l’Etat, était en permanence sur le qui-vive, car dans ce royaume de l’arbitraire un mot de travers, un rictus mal interprété, une simple jalousie entre voisins suffisait à vous envoyer, au mieux au goulag, au pire devant le peloton d’exécution. Armando Iannucci, maître de la satire politique (dans le film In the loop comme dans la série Veep), l’a bien compris : dans son récit de l’agonie du « Petit Père des peuples », puis de sa guerre de succession éclair, l’angoisse des personnages est, à juste titre, permanente. Mais son intensité confine à l’absurde. Et transforme tout — les situations, les paroles, les êtres humains — en caricature. Donc, en farce. On comprend mieux pourquoi les services de Vladimir Poutine, très sourcilleux sur la représentation des gloires nationales, ont interdit La Mort de Staline en Russie…

 

 

 

Tout paraît incroyable, or tout (ou presque) est vrai dans cette adaptation de la bande dessinée très documentée de Fabien Nury et Thierry Robin (1) . Et quand le scénario prend quelques libertés avec la réalité historique, tout reste plausible. Staline, terrassé par une attaque cérébrale le 2 mars 1953, attend, des heures, les premiers secours parce que personne n’ose pénétrer dans sa chambre. Et impossible de lui trouver un neurologue digne de son rang : les meilleurs médecins du pays ont été liquidés… Au chevet du tyran défile la garde rapprochée du bureau politique : le fidèle et falot Gueorgui Malenkov, secrétaire général adjoint et héritier désigné ; le pervers Lavrenti Beria, patron sans scrupule de la police politique ; ou encore son grand rival, le (faussement) débonnaire ministre de l’Agriculture Nikita Khrouchtchev. Viatcheslav Molotov, le vétéran de la révolution, finit lui aussi par arriver — en miraculé : il devait être arrêté pendant la nuit, sur ordre de Staline… Débutent alors deux jours et deux nuits de tractations, de renversements d’alliances et de coups tordus entre les prétendants à la tête du Kremlin. Un jeu de massacre féroce, souvent très drôle, où les bons mots fusent comme des balles — « Je ne me souviens plus de qui est vivant ou pas », avoue ainsi Malenkov, dépassé par l’ampleur des purges.

 

 

 

Les joutes verbales, à la fois très littéraires et très crues, sont la marque de fabrique d’Armando Iannucci. Il leur ajoute, ici, un vrai sens du burlesque grâce au fils taré de Staline, un général d’opérette alcoolique et imprévisible qui fait basculer le film dans l’univers des Marx (Brothers, pas Karl). Rupert Friend, son interprète, et ses partenaires américains (Steve Buscemi, irrésistible en Khrouchtchev) ou anglais (l’ex-Monty Python Michael Palin, étonnant en Molotov) s’en donnent à cœur joie. Jason Isaacs transforme le maréchal Joukov, héros multigalonné de la Seconde Guerre mondiale, en hilarante brute au langage fleuri. Mais on doit la performance la plus impressionnante à Simon Russell Beale. Ce grand comédien shakespearien, peu connu en France, compose un Beria complexe, à la fois monstre et bouffon, repoussant et fascinant. Avec lui, le rire se fige souvent. Et la comédie cruelle flirte avec la tragédie.

 

 

 

(1) Rééditée en un seul volume, éd. Dargaud 144 p., 24,99 €.

 

« La Mort de Staline » : panier de crabes soviétiques à la mode anglaise ICI 

Le film d’Armando Iannucci s’est vu interdire en Russie, car jugé « insultant ».

Par Jacques Mandelbaum

Publié le 04 avril 2018

 

Spécialiste de la satire politique à la mode anglaise, Armando Iannucci imagine pour son deuxième long-métrage (adapté des deux tomes de la bande dessinée éponyme de Fabien Nury et Thierry Robin) de nous plonger dans les coulisses sanglantes de la succession de ­ Joseph Staline, réunissant pour l’occasion une brochette de bons acteurs anglo-américains rivalisant dans le registre grotesque, sur fond de décors russes. Le film pourrait se résumer sous la forme de la devinette classique. Joseph Staline, Nikita Khrouchtchev, Lavrenti Beria, Gueorgui Malenkov et Viatcheslav Molotov sont dans une pièce. Dix minutes plus tard, Staline meurt d’une attaque cérébrale. Qui va le remplacer ?

 

Pour mieux saisir les enjeux de la question, un petit « Who’s Who » de la garde rapprochée, donc pleinement compromise, d’un des plus grands assassins de l’histoire mondiale est nécessaire. Malenkov (Jeffrey Tambor) : numéro deux du pouvoir, c’est lui qui succède à Staline au poste de président du conseil des ministres. Beria (Simon Russell Beale) : compatriote géorgien de Staline, chef du NKVD, organisateur du goulag, responsable du massacre de Katyn, sadique avéré, il est le bourreau en chef de l’Union soviétique (URSS).

 

Khrouchtchev (Steve Buscemi) : premier secrétaire du Parti communiste, cet homme en retrait finit par évincer Beria et Malenkov pour devenir l’un des artisans de la déstalinisation et le nouvel homme fort du régime. Molotov (Michael Palin) : un des fondateurs de la Pravda, bras droit historique de Staline, ­complice de tous ses crimes, il est l’un des rares à lui rester fidèle après sa mort, le 5 mars 1953.

 

Le trésor d'ICI Tou.tv : La mort de Staline , d'Armando Iannucci |  ICI.Radio-Canada.ca

 

Théâtre de l’absurde

 

La charge satirique de Ianucci force évidemment le trait, transformant ces personnages en caractères. Malenkov y occupe la fonction du vaniteux dépourvu d’envergure. Beria, celle du psychopathe. Khrouchtchev, celle du cauteleux stratège. Molotov, celle du pleutre doublé d’un imbécile heureux.

 

Ajoutez à ce cocktail de seconds couteaux encore pétrifiés par la peur, la fille et le fils de Staline en dégénérés, le tonitruant Joukov, héros de la seconde guerre mondiale mis sur la touche qui revient en idiot utile. Lâchez le tout dans un panier de crabes soviétiques, saupoudrez abondamment de détails sordides et extravagants tels que seule une dictature aussi démente que celle-ci peut en produire, et vous obtenez un film ubuesque, où l’on complote, tremble et torture à tous les étages.

 

Succès au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, La Mort de Staline ­accuse toutefois quelques handicaps qui l’entravent. La langue anglaise, pour commencer, qui nuit au réalisme de la situation. Le côté théâtre de l’absurde, qui n’est pas à la mesure de l’ignominie du ­sujet. Enfin, l’éloignement de la période, qui doit paraître pour les jeunes générations contemporaine de la préhistoire.

 

Interdit en Russie

 

Peut-être que seule une âme russe est ­capable de relever un tel défi, comme le laisse à penser l’une des très rares réussites en la matière, Khroustaliov, ma voiture ! (1998) d’Alexeï Guerman. Du moins, deux actualités viennent-elles lester la légèreté de crème sure qu’on pourrait être tenté de reprocher à La Mort de Staline.

 

Le ministre de la culture russe Vladimir Medinski dénonce « une raillerie insultante envers le passé soviétique »

 

La première tient aux relations russo-britanniques qui, si elles n’ont jamais été au beau fixe, ont pris ces dernières semaines une tournure neurotoxique, à la suite de la tentative d’assassinat au ­Novitchok de l’ancien agent double Sergueï Skripal à Salisbury au Royaume-Uni. La seconde est l’interdiction du film en Russie, décidée par le ministre de la culture Vladimir Medinski, le 23 janvier, deux jours avant la sortie prévue.

 

Dénonçant « une raillerie insultante envers le passé soviétique », celui-ci s’est donc rangé à l’avis de pétitionnaires parmi lesquels se trouve le réalisateur Nikita Mikhalkov, « missus dominicus » de Vladimir Poutine, qui, depuis vingt ans, met au placard tout ce que le cinéma russe compte de ­talents. Le même homme signait pourtant en 1994 Soleil trompeur, réquisitoire antistalinien sans ambages. Une vérité qui, à l’instar du sens de l’humour, ne semble plus de mise aujourd’hui en Russie.

 

2 - Staline est mort - La marche du monde

5 mars 1953: la mort de Staline «le petit père des peuples» ICI

 

LES ARCHIVES DU FIGARO - Il y a 65 ans disparaissait le dictateur soviétique Joseph Staline. Tandis que le monde s'interrogeait sur les conséquences de cette disparition, sur place des funérailles imposantes se préparaient.

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commentaires

pax 01/04/2021 07:27

La BD est un vrai régal ou la dérision alterne avec l’humour et le drame.
Je ne connais pas le film et donc, la mouche du coche se met en chasse.
Mais pour ceux qui aime le cinéma et l’histoire et sont curieux de tout ce qui touche le Petit Père des Peuples rappelons :
- Une exécution ordinaire de Marc Dugoin avec André Dussollier dans la peau de Staline, Marina Hands, en médecin et Edouard Baer qui joue son mari.
- Le Divan de Staline ,film réalisé par Fanny Ardant avec Gérard Depardieu, Emmanuelle Seigner.
- Soleil trompeur, de Nikita Mikhalkov prix du jury au dernier festival de Cannes, Superbe !
Quand à l’humour des dictateurs il est évident que c’est quelque chose qu’ils ignorent totalement. Il ne doivent même pas savoir que cela existe. Sauf à titre de maladie.
En effet, on peut légitimement se poser la question de savoir comment Staline, Mao ou quelques autres leaders maximo au petit pied du type Pinochet pouvaient rester sérieux devant
Les foules que l’on faisait défiler à leurs pieds ?

Mais pour ce que j’en dis…

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