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16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 06:00

ANCIEN CHAUFFE PIEDS À  CHARBON

Envié et redouté, dédaigné et sollicité, parfois célèbre et aussitôt oublié, tel est le journaliste. « Si le Français aime son journal, il n'aime pas les journalistes », a écrit un jour Louis Gabriel-Robinet.

 

Il est même allé plus loin, et on a pu lire sous sa plume, dans un livre de souvenirs, une page douce-amère de variations sur cette malsonnante épithète de « Robinet d'eau tiède » dont il fut souvent gratifié. Ce médiocre calembour, exposait-il, en s'interrogeant sur les avantages comparés des robinets d'eau brûlante et d'eau glacée, traduit l'ironie que s'attire l'homme du juste milieu qu'il avait toujours voulu être.

 

Signé PIERRE VIANSSON-PONTÉ ICI 

 

En mes jeunes années je lisais le Figaro-littéraire. Le Figaro était la propriété de Jean Prouvost. En 1975, le journal est racheté par Robert Hersant, un copain de Mitterrand. Le supplément du week-end Le Figaro Magazine, est lancé en 1978, Le Canard enchaîné l'appelle Le gai FroMage nazi, anagramme très polémique, en raison de la présence de nombreuses plumes proches de l'extrême droite intellectuelle. Robert Hersant rachète dans ce début des années 1980 ce qui subsiste du groupe Boussac : le quotidien L'Aurore. Le nom de ce journal, puissant dans les années 1950-1970, figure toujours associé à celui du Figaro. En 1985, L'Aurore est en effet complètement intégrée dans Le Figaro. Ce titre survit un temps dans celui de l'édition sans supplément du samedi Le Figaro - L'Aurore. Ce second titre disparaît pour cette édition en  2012. En juin 2004, le groupe Dassault (GIMD) est autorisé à prendre le contrôle de la Socpresse, maison mère du Figaro  FOG, transfuge du Nouvel-Observateur en mal de notoriété et de blé, devient de 1998 à 2000, directeur des rédactions et membre du directoire du Figaro. Il quitte ses fonctions en septembre 2000, et entre à l'hebdomadaire Le Point en tant que directeur. Depuis, une indépendance éditoriale qui suscite un débat.

 

Paris-Match, le poids des mots, le choc des photos, un rédac-chef Bruno Jeudy sponsorisé par ses godasses de coureur à pied, grand amateur de plateaux télé, celui du dénommé Gilles Martin-Chauffier qui en 1980 y est entré comme journaliste, y gravissant peu à peu les échelons de la rédaction. Depuis plusieurs années, il est le responsable du cahier « Culture » et l'un des rédacteurs en chef de l'hebdomadaire.

 

En décembre 1973, la baisse du tirage de Paris-Match est telle que Jean Prouvost fait acheter par la société propriétaire du Figaro les parts (49 %) que détenait encore Ferdinand Béghin dans Paris-Match et Marie-Claire, pour 35 millions de francs. Hachette rachète en juin 1976 Télé 7 jours et Paris-Match, cédé ensuite à Daniel Filipacchi, qui fut photographe à Paris Match au début de sa carrière, pour 20 millions de francs. En 1980, Matra présidée par Jean-Luc Lagardère prend le contrôle de Hachette et du groupe de presse de Daniel Filipacchi, donnant naissance à Matra Hachette. En 2019, Paris Match intègre le pôle news du groupe Lagardère nommé « Lagardère News » rejoignant ainsi Le Journal du dimanche et Europe 1.

 

Les destins d’Europe 1, de « Paris Match » et du « JDD » et les tractations entre Lagardère, Arnault et Bolloré ICI 

 

Arnaud Lagardère n’exclut pas de vendre son pôle médias. A l’approche de la présidentielle de 2022, le sort de ces médias intéresse et inquiète, jusqu’à l’Elysée.

 

Et pendant ce temps-là, le pépère LMC, le petit réchaud, verse dans la petite provocation à 2 balles contre le vélo et, bien sûr Anne Hidalgo.


 

 

Une urgence : interdire le vélo à Paris ICI 

Paris Match | Publié le 15/03/2021

 

La chronique de Gilles Martin-Chauffier

 

« L'air du temps », la chronique hebdomadaire de Gilles Martin-Chauffier dans notre magazine.

 

Vous devriez venir faire un tour à la Bastille. Je vous préviens : c’est à vos risques et périls. Ce n’est plus une place, c’est devenu un vélodrome. Casqués et profilés vert fluo, des courants d’air à écouteurs filent en tous sens. Franchement, il leur faudrait des Klaxon. Mais sauraient-ils seulement s’en servir ? Je me demande si leur QI atteint vraiment deux chiffres. Les règles de la vie en ville sont pourtant simples : trottoirs pour les piétons et chaussée pour les autres. Tout le monde l’a compris, sauf les cyclistes. Les environs sont nervurés de pistes à leur intention mais les vélos les négligent. Naturellement, personne ne dit rien. On a bien compris que remonter les rues en sens interdits, envahir les trottoirs, griller les feux et affoler les grands-mères rend service à la planète. On ne s’attaque pas à des bienfaiteurs de l’humanité. Surtout qu’ils ont l’air d’être en pleine forme. Ils n’ont plus de jambes, ils ont des roues et ils font des « rides ». Seraient-ils dopés à l’EPO ? Sans doute pas. Je dirais plutôt à l’air du temps.

 

La suite ICI 

 

En tant que vieux cycliste, 40 ans au compteur, celui que loue le chauffe-pied « La bonne vieille bicyclette a vécu. Des objets roulants non identifiés parcourent les rues. » Je concède à l’outré des beaux quartiers :

 

 

1- Que c’est depuis l’irruption des néo-cyclistes du Covid 19, les Vélibistes avaient ouvert le bal, sur les pistes cyclables concoctées à la hâte par les nuls des services de la ville : l’enfilade Bastille-rue de Rivoli est plus qu’une caricature, c’est le grand foutoir, le chacun pour soi, l’incivilité portée à sa quintessence, quand je les emprunte je planque mes abattis.

 

2- En dépit de mon lourd passé de boomers-68 hard-socialo-communiste tendance Rocard, je n’ai guère d’atomes crochus avec l’équipe verts-rouges-socialos de notre maire et je ne manque aucune occasion de le l’écrire.

 

 

En revanche, le redresseur de torts LMC est pour moi totalement discrédité et ce pour 5 raisons :

 

  • Les bagnoles dans Paris sont une calamité, les SUV en particulier (rien à voir avec une aigreur de classe), leurs spécialités : klaxon à tous les étages, passer à fond la caisse lorsque l’orange a viré au rouge (en moyenne 3 ou 4 autos, je les compte, portière ouverte sans s’aviser si je vais la prendre dans la gueule, stationnement en double-file ou pire carrément sur la piste cyclable lorsqu’elle est non protégée, rouler à fond les ballons dans des rues 30 km, ignorer la priorité à droite pour les cons de cyclistes… j’en passe et des pires, certains sont des meurtriers en puissance ! Qu’en dit notre ulcéré ? Rien !

 

  • Les gros scoots, montés par des gros lards, genre je suis bon du poignet pour mettre les gaz, qui vous double à droite, passe eux aussi au rouge, empruntent, comme certains cyclistes, les trottoirs qu’ils encombrent de leur stationnement sauvage, leur boucan infernal, leurs doigts d’honneur, qu’en dit le chauffe-pied ? Rien !

 

 

  • Les piétons, scotchés à leurs Smartphones, traversant fièrement les passages alors que le petit bonhomme est rouge, se baladant au milieu des pistes cyclables, sont aussi cons que les cyclistes qui traversent les grands carrefours au péril de leur vie. En effet, dans Paris piétons et cyclistes ne bénéficient d’aucune protection carénée.

 

  • Beaucoup de chauffeurs de VTC, comme de taxis, et certains chauffeurs de la RATP, vouent je ne sais pourquoi une haine pour les cyclistes, ça ne date pas d’aujourd’hui. Sans doute enrage-t-ils de nous voir rouler en toute liberté en prenant soin de nos abattis.

 

  • Quant aux forces dites de l’ordre, les gardiens de la paix, elles sont bien loin les hirondelles à vélo, leur inertie face aux incivilités de toutes natures, de la part de tous les usagers de la chaussée, est stupéfiante. Verbaliser, bordel ! Les parigots comme les franchouillards y’a que la peur des pandores qui les calme.
  •  

https://www.leparisien.fr/resizer/aTIHrgY76tzeKm3-pShe6Du1LA0=/932x582/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/LO7K2DTRMY3GZXME66IVZBNTGU.jpg

 

Voilà, sieur Chauffier, moi cycliste par tous les temps, 40 ans, longtemps en costard, 73 balais, pas Vert pour 2 sous, vous me faites chier, vos vapeurs du plus pur style bourgeois de NAP ne valent pas mieux, à mes yeux, que celles des bouffeurs de carottes et de navets, ces bobos que vous exécrez, vous feriez mieux de vous inquiéter du sort des pauvres cyclistes de Deliveroo, qui suent sang et eau, pour livrer la bectance à des biens lotis, oui mais, m’objecterez –vous ce sont des autoentrepreneurs, la nouvelle économie  qui les extrait de leurs banlieues pourries. Et comme vous faites dans la page CULTURE, au lieu de nous gonfler avec vos petits mots sur les vélos, je vous recommande la lecture de Tous complices de Benoît Marchisio Éditeur : LES ARÈNES (06/01/2021)

 

Tous complices par Marchisio

 

Allez à 8 ième minute de la vidéo !

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commentaires

Jamboree 16/03/2021 12:05

En tout cas, à voir la réaction, cette chronique de LMC aura bien fonctionné, et j'espère que c'était au second degré et voulu de sa part. Sinon, tant pis pour lui.
Sur le code de la route relatif aux feux rouges, la version de Houston (Texas) est : Green, fast; yellow, faster; red, three [cars] to go. Donc rien de bien surprenant dans la pratique des SUVs ici.
A Paris, faire du vélo reste assez dangereux même si ça s'améliore. J'y prends plutôt les transports en commun (avec le Navigo pour les vieux à demi-tarif sans conditions de ressources, "c'est l'Etat qui paye" plus que trois quarts). Dans ma banlieue, même pour les côtes (et il y en a), mon hollandais à trois vitesses dans le moyeu sans AE. C'est meilleur pour la santé, ça évite que les genoux se rouillent, et 12 km/h me paraissent suffisants.

pax 16/03/2021 06:56

Le retour des Saintes Colères du Taulier.
Cela ne le consolera pas forcément, mais il n’est pas le seul à dénoncer la gabegie qui lui gâche la vie.
Benoit Duteurtre, écrivain et musicologue, parisien depuis presque autant de temps ,a écrit , avec beaucoup d’humour matinée d’une ironie douce amer « Les Dents de l’amer » renvoyant l’Ane Hidalgo a ses chères études.
C’est en piéton piégé ,lui, qu’il formule ses griefs. Il n’empêche, le constat est le même : foutoir partout.
Duteurte vaut le détour pour des écrits comme « La nostalgie des buffets de gare » ou « Pourquoi je préfère rester chez moi » Une lecture superficielle peut laisser croire que Duteurte n’est qu’un nostalgique du « C’était mieux avant » Ne pas se tromper .Cet heureux homme malgré tout ,vous chante, à sa façon ce que nous raconte le roman « Le Bel Eté de Cesare Pavese qui mettait en incipit « À cette époque, c'était toujours fête »

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