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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 06:00

 

Pendant qu’Alessandra tout de bleu vêtue, le bleu du ciel de sa Ligurie, oui je n’invente rien, François Régis ose s’extasier avec des trémolos dans la voix sur « la sexualité des pâtes », même s’il ne va pas jusqu’à évoquer comme le font les Inrocks ICI « une recette de penne à la vodka hautement aphrodisiaque, capable de mettre n’importe quel individu dans votre lit pour y passer plusieurs heures de pur bonheur. Pire, cette recette se partagerait dans le plus grand secret des salons huppés des femmes célibataires de Manhattan, depuis une vingtaine d’années. C’est Cole Kadzin qui brisait l’omerta le mois dernier et révélait au monde son secret pour choper, sur le site féminin américain refinery29. Avec la recette détaillée des come fuck me penne, les “penne-viens-me-baiser” en bon français, désolé Alessandra ces étasuniens ne respectent rien !

 

La recette des come fuck me penne

 

Une gousse d’ail

Deux échalotes

Quelques feuilles de basilic

Une boite de sauce tomate fraîche

Un peu de poivre rouge

Un verre de vodka

Du parmesan

Du vin rouge pour accompagner

 

1/Emincer l’ail et l’oignon et les faire revenir doucement à la poële avec de l’huile ou du beurre.

 

2/Quand ils deviennent transparents, ajouter un tiers de verre de vodka, laisser évaporer. Quand la vodka est évaporée, ajoutez la sauce tomate et le basilic. Remuer doucement, à feu moyen.

 

3/Quand la sauce est épaisse, ajouter le reste de vodka et laisser mijoter à feu doux.

 

4/Faire cuire les penne comme indiqué sur le paquet. Une fois les penne cuits et égouttés, ajoutez le parmesan directement dans la passoire.

 

5/Laissez la sauce reposer dix minutes avant de mélanger aux pâtes

 

6/Servir avec du vin rouge.

 

Cinque Terre & Liguria

 

Le Citron de Menton ICI

 

 
Un fruit ancien

 

La culture du Citron de Menton voit véritablement le jour entre le XVIIème et le XVIIIème siècle, et son apogée va durer près d’un siècle. Jusqu’au milieu du XIXème, l’agrumiculture est la première activité économique de Menton. On estime sa production en 1860 à près de 2,8 millions de quintaux de fruits par an. Les maladies, les intempéries et la petite taille des exploitations auront raison de l’âge d’or de cet agrume. Avant qu’il ne renaisse sous l’impulsion de la ville de Menton dans les années 1990, jusqu’à obtenir une IGP des années plus tard !

 

Le citron d’Amalfi ICI

 

 

Le citron d’Amalfi est un ingrédient irremplaçable dans la gastronomie de la côte, en effet, elle utilise du citron le jus, la pulpe, le zeste et aussi, les feuilles...

 

Le jus est utilisé pour aromatiser les plats de poisson et pour les fruits de mer, ou pour préparer des rafraîchissants citrons pressés et délicats sorbets, qui au Moyen Age venaient préparer en utilisant la neige…

 

La pulpe, coupée en rondelles, et assaisonnée avec une pincée de sel, du vinaigre, de l’huile et de la menthe, se transforme en une succulente salade de citrons, apprécié dessert, ou comme hors-d’œuvre…

 

Les feuilles sont utilisées pour préparer des délicieuses "frit telle di cecenielli"(alevins de morue ou d’anchois), ou pour aromatiser le "lapin alla conchese" ou petites "pro vole" cuites à la plaque en feuilles de citron…

 

Mais l’élément principal du Sfumato amalfitaino est le zeste épais et rugueux, riche d’huiles essentielles et d’alcool, utilisé en cuisine, et surtout en pâtisserie. La Tarte au citron, faite avec du pain de Gênes aromatisé au citron et recouvert de miel, les Délices au citron fourré de crème au citron et enfin le Baba trempé en sirop liquoreux au citron. Mais l’utilisation principale, reste sans aucun doute le fameux "Limoncello"…

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commentaires

P
« Kennst du das Land, wo die Zitronen blühn… »*

Quelle charmante chronique, propre à réjouir le cœur des quasi-confinés météorologiques.
Calfeutré chez soi, calé dans son fauteuil ,face à la baie vitrée, plaid sur les genoux et pipe à porté de la main sans oublier un verre de single malt dont l’arôme tourbée accentue la mélancolie, on songe. La couche blanche qui recouvre la région et la paralyse quelque peu invite à la rêverie. Les mésanges bleues, les rouges-gorges qui viennent picorer les boules de graines placées çà et là dans le jardin virevoltent de joie devant cette manne bien venue. Le grand et beau soleil fait scintiller la neige et leur donne une couleur plus vive et fraiche que d’habitude.
Silence .La nature retient son souffle et attend l’inexorable fonte pour retrouver le vacarme de la vie des hommes. L’expérience empêche de croire à la permanence de cette transfiguration païenne de la nature. On fait sienne la tentation de Pierre, Jacques et Jean voulant que rien ne bouge et souhaitant rester sur la montagne avec ce Jésus transfiguré. Que non, il faut redescendre dans la vallée.
C’est là qu’intervient cette réjouissante car consolante chronique. Elle nous rappel que les temps ordinaires que nous sommes condamnés à retrouver, peuvent aussi avoir leurs charmes.
Merci bienveillant Taulier pour ton texte et le rappel de cet ouvrage déjà proposé en son temps ainsi que la collection auquel il appartient. Je me suis arraché de mon fauteuil pour le retrouver dans la bibliothèque et comme disait l’autre, cela me fera la journée.


* Connais-tu le pays où les citronniers fleurissent, où, dans la feuillée sombre, rougissent les oranges d’or ? Un vent léger descend du ciel bleu, le myrte croît discret, et le laurier superbe, le connais-tu bien ?
Johann Wolfgang Goethe - Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister (1796)
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