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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 08:00

 

 

 

Je lis, je lis, et plus je lis plus je me lasse de certaines descriptions de lieux, d’immeubles, de rues, surchargées de détails dont on se tamponne, ça fait remplissage, ça n’apporte rien à l’intrigue, ça ne m’inspire pas, c’est lourd, indigeste. Il y a comme un côté Google Maps !

 

Vous m’objecterez que René Lodge Brabazon Raymond dit James Hadley Chase, a écrit la plupart de ses livres en utilisant un dictionnaire d'argot américain, des cartes géographiques détaillées, des encyclopédies et des livres de référence sur les bas-fonds américains. L'action de la majorité de ses livres se déroule aux États-Unis, alors que Chase n'y a jamais résidé.

 

 

J’en conviens aisément mais ce n’était pas le souci du détail qui primait chez lui, Chase se constituait le terreau de son imaginaire, il ne cherchait pas à être vrai, à bien nous montrer l’étendue de ses connaissances, il tramait ses romans noirs.

 

 

Si j’en ai le courage dans une future chronique je tenterai de plus étayer mes dires, ce matin je fais dans la brièveté avec bow-window que certains auteurs placent régulièrement dans leurs descriptions.

 

Les fenêtres en arc, plus connues sous le terme bow-window, trouvent leur origine dans l'architecture gothique. Peu communes en France, elles sont bien plus répandues au Royaume-Uni et aux États-Unis.

 

Les oriels de Saverne  ICI pour PAX

 

Également appelée fenêtre en baie, fenêtre oriel, fenêtre en avancée, fenêtre à l'anglaise ou fenêtre à encorbellement, la fenêtre en arc se compose de plusieurs pans vitrés les uns à côtés des autres, et formant un demi-cercle, un polygone, un rectangle ou un carré. Le plus souvent, elle comporte 3 fenêtres à 2 ventaux disposées en arrondi mais elle peut en compter plus, et à ventaux individuels.

 

Le concept bow-window peut également être appliqué, à la véranda et à la loggia.

 

Héritier lointain des anciennes échauguettes françaises, l'oriel peut aussi être désigné par l'anglicisme bow-window, terme qui sert à désigner actuellement pour les professionnels les châssis vitrés coulissants constitués d'ouvrants en portions de cylindres à vitres pouvant être planes ou cylindriques.

 

L'avantage de ce type de construction, en dehors de l'originalité artistique de la façade du bâtiment, est de pouvoir jouir d'un peu plus de clarté et de chaleur solaire, en plus d'une meilleure vue sur la rue (sa fonction militaire d'origine).

 

Oriel ICI (à voir pour les différentes formes illustrées par des photos)

 

Pour clore cette chronique, il est un mot que je placerai dans mon futur roman : moucharabieh

 

Les moucharabiehs sont des panneaux ajourés faits de petits morceaux de bois tournés et assemblés par emboîtement. Ils étaient utilisés originellement pour fermer les fenêtres et les balcons donnant sur l’extérieur. Ils étaient utilisés pour voir sans être vu ; ils laissent passer l’air tout en préservant des ardeurs du soleil. Les variations des moucharabiehs viennent des différentes formes géométriques obtenues lors du tournage du bois. Ils ont été inventés en Orient et sont attestés chez les Fatimides du Caire dès le 11ème siècle et se sont répandus ensuite en Afrique du nord.

 

Le mot viendrait de l’arabe al-moshrabiyya. Et dériverait de la racine "s.r.b." signifiant boire.

 

 

Presque tous les pays d'Islam en offrent des exemples à usage religieux ou profane. Dans certaines mosquées funéraires, le moucharabieh se présente sous la forme d'un grillage façonné et sert à isoler le cénotaphe d'un défunt vénéré ; il s'apparente alors à la maksoura qui est une grande cloison de bois ajourée. Les plus anciens exemples remontent aux cénotaphes ayyoubides du XIIIe siècle. Dans les maisons privées, ce sont des loggias, en surplomb sur la rue, d'où l'on peut voir sans être vu. Le terme désigne aussi les tourettes polygonales saillantes où l'on place les cruches poreuses servant à rafraîchir l'eau par évaporation. Le Victoria and Albert Museum, à Londres, en possède une fort belle collection.

 

Ornate patterns have been carved into the wooden screens that surround this lakeside villa in western Austria, designed by Viennese architect Alexander Diem

 

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commentaires

pax 22/02/2021 11:15

Certes, l’oriel ou quel que soit le nom que l'on donne à cet « ornement de façade » permet de voir sans être vu mais il a aussi une autre fonction plus essentielle encore. Le « moucharabieh » bleu de l'illustration montre, sur le côté une ouverture. Elle permet de voir la rue en enfilade sans avoir à se « pencher par la fenêtre ». Je suis sûr qu'après cette explication vous ne regarderez plus les oriels, bow-window ou moucharabieh de la même façon.
Pour sa part la mouche du coche aurait préféré que dans la rédaction de son «work in progress » l’ énigmatique Taulier s'en tienne au bow-window. On peut tours craindre et la mouche du coche en premier, que l'auteur primesautier ou par coquetterie ou pour faire la nique à on ne sait qui ou encore pour faire le malin ( personne n’est parfait ) se mette à écrire: mouche à rabais, mouche arabe biais ! mouchard abbé ( celui qui trahit le secret de la confession) mouche à rats beehh, mouche haras baie ( la hantise des lads et palefreniers)
Mais pour ce que j’en dis…

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