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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 08:00

 

Une affaire digne d’un roman d’espionnage à la française : un sinistre mélange des genres entre des agents des services de renseignements DGSE et DGSI et des membres de sociétés de sécurité.

 

Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue au cours de la semaine écoulée dans le cadre d’une tentative de meurtre imputée l’été dernier à deux militaires de la DGSE, les services de renseignement extérieurs français. Parmi les suspects interpellés après six mois d’enquête de la police judiciaire parisienne figure un homme présenté comme le commanditaire de ce "contrat". Il a été arrêté le vendredi 29 janvier.

 

L’affaire prend corps le 24 juillet 2020, à Créteil (Val-de-Marne) à l’occasion d’une banale intervention de police. Ce jour-là, deux hommes sont arrêtés dans leur voiture, une Clio volée. Habillés de vêtements sombres, gantés, ils sont soupçonnés de préparer un cambriolage. Au pied du siège passager, dans un sac de sport, un pistolet Browning, une balle engagée dans le canon et un silencieux bricolé. La brigade criminelle de Paris hérite du dossier.

 

 

Deux "cambrioleurs" qui appartiennent à la DGSE

 

Placés en garde à vue, les deux "cambrioleurs" revendiquent aussitôt leur appartenance à la DGSE. Vérification faite, ils disent vrai : ces caporaux, Pierre B. et Carl E., sont bel et bien affectés à la surveillance de la base de Cercottes, dans le Loiret, le centre parachutiste d’entraînement spécialisé du service Action. Ils répondent aux pseudos d’Adelard et Dagomar. La suite est à peine croyable.

 

Si Adelard et Dagomar étaient en planque à Créteil ce matin-là, c’était de leur propre aveu pour… assassiner une femme, coach en entreprise, en raison des liens qu’elle entretient − selon eux − avec le Mossad, les services secrets israéliens. Une mission "homo" dans le jargon de l'espionnage, une opération en théorie prohibée sur le sol français. Ils ont songé à l’empoisonner, à la jeter d’un pont, à poser une bombe sous sa voiture ou encore à simuler un accident de la circulation. Pour organiser le guet-apens du 24 juillet, à proximité de son domicile, ils avaient pris soin de placer une balise sous la voiture de leur cible.

 

La suite ICI

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commentaires

P
Sacrée France ! Pays assurément béni des dieux.
Il faut l'être pour continuer d'exister malgré tous les faits et méfaits de nos services de police et/ou de renseignements ou encore d'action extérieure.
On peut ainsi rappeler les « plombiers » du Canard enchaîné cherchant à poser des micros dans leurs locaux. On n'oubliera pas les « faux époux Turenge »* et l’attentat contre le navire amiral de Greenpeace le « Rainbow Warrior » dans le port d’d'Auckland en Nouvelle-Zélande ou encore la ténébreuse affaire « Ben Barka.
Les Anglais ont John Le Carré avec Smiley et le Cirque, Len Deighton et Harry Palmer **, ou encore Ian Fleming et Bond, James Bond.
Nous avons Jean Bruce et Hubert Bonisseur de La Bath, alias « OSS 117 ou encore Gérard de Villiers et Son Altesse Sérénissime le prince Malko Linge, surnommé « SAS ». ***
Dieu sauve la France ! Merci mon Dieu.

* Nom sous lequel nos agents secrets ont débarqué en Nouvelle-Zélande. Il ne parlait que français ! Facile pour les services du coin de filer « ces Français » alors que les deux pays étaient en pleine crise diplomatique en raison des essais atomiques de Mururoa.

** Les romans Ipcress danger immédiat et Mes funérailles à Berlin sont passionnant tout comme les films qui repassent régulièrement à la télé avec un fabuleux Michael Caine dans le rôle de Palmer.

*** Selon wikipédia au nombre de tirage Sas dépasse et de loin Bond. Cocorico !
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