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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 06:00

Document – Napoléon et le Concordat

Des demandes d'abrogation émergent régulièrement de cercles proches des Francs-Maçons du Grand Orient, de la Ligue de l'enseignement ou de la Libre Pensée, de chez Jean-Luc Mélenchon aussi, au moins lors de ses campagnes présidentielles de 2012 et 2017.

 

Pour Gilles Clavreul, ancien préfet et cofondateur du Printemps républicain, « C’est une vieille revendication des milieux laïques. Aujourd'hui, certains, notamment à l'extrême-gauche, s'en servent surtout pour parler d'autre chose quand on évoque la lutte contre l'islamisme, manière de dénoncer un deux poids deux mesures ».

 

 

Olivier Faure suscite la colère des socialistes du Grand Est en proposant d'abroger le concordat ICI 

 

La trésorière du parti, Pernelle Richardot, a écrit jeudi un courrier de colère au premier secrétaire du PS, l'accusant de méconnaître la réalité du terrain.

 

  Le régime concordataire toujours en vigueur en Alsace et en Moselle autorise des dérogations aux principes de laïcité, notamment en ce qui concerne le financement des lieux de culte. Cette survivance du début du XIXsiècle s'explique par le fait que, lors du vote de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, en 1905, les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle étaient sous administration allemande.

 

Le Concordat signé en 1801 entre Napoléon Bonaparte et le Vatican, auquel s'ajoutent les articles organiques ou les décrets pris en 1802 et 1808, reconnaissent quatre cultes : catholique, protestant luthérien, protestant réformé et israélite. Les religions qui ont émergé en France au cours du XXe siècle, telles que l'islam, le bouddhisme ou le protestantisme évangélique, n'y sont donc pas reconnues au même titre.

 

Les ministres des cultes « officiels » (prêtres, pasteurs, rabbins) y jouissent d'un statut de fonctionnaire. Leurs salaires sont indexés sur ceux des professeurs des écoles et sont donc régulièrement revalorisés. L'enseignement religieux est dispensé dans les écoles publiques ; une faculté de théologie catholique et de théologie protestante accueille des étudiants dans le cadre de l'université Marc-Bloch de Strasbourg.

 

Le régime concordataire

Qu’est-ce que le concordat ? ICI 

 

Il y a cent ans, l’Alsace et la Moselle revenaient dans le giron français au terme de la Première guerre mondiale. Depuis, la République Française n’y a jamais remis en question le concordat en vigueur.

  • Recueilli par Pierre Sautreuil, 
  • le 11/12/2018

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Le retour de l’Alsace-Moselle à la France, une intégration juridique réussie ICI
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commentaires

A
Jacques Berthaumeau, tu n'es pas un laïque !! Tu trouves normal que l'argent de TOUS serve à rémunérer les ecclésiastiques en Alsace-Moselle ? Que les socialistes soient peu nombreux, cela ne change rien au problème : on peut le déplorer ou, comme toi (et moi), s'en réjouir, reste plutôt dans le seul sujet du Concordat qu'Olivier Faure veut supprimer avec raison.
Répondre
J
Merci de lire la chronique je ne prends pas parti pour ou contre j'expose !
P
Bonne nouvelle, les Télécom ont conservé une cabine pour permettre au PS de se réunir et de croire qu’il continue d’exister. C’est au moins une preuve que nous sommes bien en démocratie et que chacun est libre d’exprimer ses opinions .
Mais si c'est pour débiter de telles fadaises on n'est plus sûr que ce soit vraiment une bonne idée.
Ah le droit local ! Ah le concordat !
Enfant, les cours de catéchisme se déroulaient dans l'enceinte scolaire et les horaires figuraient sur l'emploi du temps officiel. La présence au cours était obligatoire sauf dispense des parents. De mémoire, on s'arrangeait pour qu'il n'y ait pas trop d'enseignement de matières essentielles le samedi matin.
Pour avoir, jeune homme, fréquenté églises et paroisses de ce que, par cheu nous, il est convenu d'appeler la « vieille France » ou " France de l'intérieur", et voir peut constater, en milieu rural leur pauvreté, je me disais que le concordat qui permet la rémunération des prêtres n'était pas une mauvaise chose. Aujourd'hui je reste dubitatif tant je vois le clergé alsacien devenir féodal. Avec ma naïveté coutumière, je trouvais fort sympathique la distribution d'images pieuses lors de la communion de Pâques jusqu'à ce que je réalise qu'il s'agissait, pour les paroisses de compter, ceux qui font « leur pas Pâques » qui, semble-t-il toujours, et le minimum minimorum que doit accomplir un catholique pour se prétendre tel.
Le concordat donne aux Alsaciens/Mosellans deux jours de congés supplémentaires par rapport au calendrier républicain : le Vendredi Saint et la Saint-Etienne le lendemain de Noël.
Il est pas évident que les petits vernis renoncent aisément à ce très sympathique avantage.
Autre particularité de ces trois départements : le droit local. Il fait l'objet de grignotage régulier. Ainsi les délais de recours se prescrivant par exemple, par année se faisait de date à date majorée d'un délai supplémentaire constitué par le 31 décembre de l'année concernée.
Cette particularité n'existe plus et le recours se limite donc de date à date. On constate, une fois de plus que si uniformisation il doit y avoir, et pourquoi pas, elle se fait toujours par le bas et non en fonction de l'utilité.
Une autre particularité encore, le cadastre. Nous avons hérité du cadastre allemand qui est d'une simplicité confondante de fonctionnement. Il est actuellement informatisé et sa consultation à disposition de tout un chacun se fait sans réelle difficulté.
Lorsqu'il a été question d'informatiser le cadastre national la question s'est posée de savoir si on allait s'inspirer du cadastre des trois départements frontaliers. Tous les professionnels unanimes, géomètres, notaires par exemple ont souhaité cette harmonisation. On a préféré innover avec un résultat plus que mitigés.
Comme chante Brassens, « Parc' que c'était à un All'mand, ô gué! ô gué!
Qu'on devait le médicament, ô gué! ô gué! »
Et on s’étonne que nous regardions, sans nostalgie, ce qui se passe outre Rhin et comparons.

Paroles de la chanson Corne D'aurochs par Georges Brassens
Il avait nom Corne d'Aurochs, ô gué! ô gué!
Tout l'mond' peut pas s'app'ler Durand, ô gué! ô gué!
Il avait nom Corne d'Aurochs, ô gué! ô gué!
Tout l'mond' peut pas s'app'ler Durand, ô gué! ô gué!

En le regardant avec un oeil de poète,
On aurait pu croire, à son frontal de prophète,
Qu'il avait les grand's eaux d'Versailles dans la tête,
Corne d'Aurochs.

Mais que le Bon Dieu lui pardonne, ô gué! ô gué!
C'étaient celles du robinet! ô gué! ô gué!
Mais que le Bon Dieu lui pardonne, ô gué! ô gué!
C'étaient celles du robinet! ô gué! ô gué!

On aurait pu croire, en l'voyant penché sur l'onde,
Qu'il se plongeait dans des méditations profondes
Sur l'aspect fugitif des choses de ce monde...
Corne d'Aurochs.

C'était hélas! pour s'assurer, ô gué! ô gué!
Qu'le vent n'l'avait pas décoiffé, ô gué! ô gué!
C'était hélas! pour s'assurer, ô gué! ô gué!
Qu'le vent n'l'avait pas décoiffé, ô gué! ô gué!

Il proclamait à sons de trompe à tous les carrefours:
"Il n'y'a que les imbécil's qui sachent bien faire l'amour,
La virtuosité, c'est une affaire de balourds!"
Corne d'Aurochs.

Il potassait à la chandel', ô gué! ô gué!
Des traités de maintien sexuel, ô gué! ô gué!
Et sur les femm's nu's des musé's, ô gué! ô gué!
Faisait l'brouillon de ses baisers, ô gué! ô gué!

Petit à petit, ô gué! ô gué!
On a tout su de lui, ô gué! ô gué!

On a su qu'il était enfant de la patrie...
Qu'il était incapable de risque sa vie
Pour cueillir un myosotis à une fille,
Corne d'Aurochs.

Qu'il avait un petit cousin, ô gué! ô gué!
Haut placé chez les argousins, ô gué! ô gué!
Et que les jours de pénuri', ô gué! ô gué!
Il prenait ses repas chez lui, ô gué! ô gué!

C'est même en revenant d'chez cet antipathique,
Qu'il tomba victim' d'une indigestion critique
Et refusa l'secours de la thérapeutique,
Corne d'Aurochs.

Parc' que c'était un All'mand, ô gué! ô gué!
Qu'on devait le médicament, ô gué! ô gué!
Parc' que c'était un All'mand, ô gué! ô gué!
Qu'on devait le médicament, ô gué! ô gué!

Il rendit comme il put son âme machinale,
Et sa vi' n'ayant pas été originale,
L'Etat lui fit des funérailles nationales...
Corne d'Aurochs.

Alors sa veuve en gémissant, ô gué! ô gué!
Coucha-z-avec son remplaçant, ô gué! ô gué!
Alors sa veuve en gémissant, ô gué! ô gué!
Coucha-z-avec son remplaçant, ô gué! ô gué!
Répondre
X
Et jamais on demande aux Mosellans et aux Alsaciens ce qu'ils en pensent ?
Répondre
B
belle énumération toutefois il y a encore la garantie de CPAM qui est appelé régime local et qui garantie à 90


































































belle énumération, toutefois il faut y ajouter la garantie de la sécurité sociale à 90% garantie dite du régime local

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