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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 06:00

« Messieurs les Anglais, tirez les premiers. »

Comte d’ANTERROCHES (1710-1785), à Lord Charles Hay, Fontenoy, 11 mai 1745

Précis du siècle de Louis XV (1763), Voltaire.

« L’Angleterre est une île entourée d’eau de toutes parts et je devrais m’arrêter là…». C’est ainsi qu’André Siegfried commençait ses cours sur le Royaume Uni.

 

« Sachez-le : chaque fois qu’il nous faudra choisir entre l’Europe et le grand large, nous choisirons le grand large » Churchill à de Gaulle.

 

« L'Angleterre est un empire, l'Allemagne un pays, une race, la France est une personne. »

Jules Michelet

Histoire de France, tome II, livre III de Jules Michelet

 

De Gaulle n’en voulait pas, il opposa deux vetos à l’Angleterre

 

  • Le premier veto du général de Gaulle en janvier 1963

 

  • Le deuxième veto du général de Gaulle en novembre 1967

 

Charles de Gaulle avait-il prophétisé le Brexit ? ICI

En 1973, la troisième candidature du Royaume-Uni pour adhérer à la Communauté économique européenne (CEE) est validée par l'Europe des Six, y compris la France. La proximité entre le Premier ministre britannique Edward Heath, et le président français Georges Pompidou sera déterminante. Consultés par référendum en 1975, les Britanniques approuvent l'intégration.

 

1979: Margaret Thatcher wants her money back

 

En 1979, Margaret Thatcher, tout juste élue Premier ministre, entre en conflit avec l'Union européenne et réclame un rabais sur la participation de son pays au budget communautaire. Le début d'une longue confrontation, conclue seulement en 1984, et qui se soldera par une victoire pour la Dame de fer.

 

1992 : Le Royaume-Uni ratifie le traité de Maastricht, mais refuse la monnaie unique

 

En 1992, en dépit de l'opposition d'une partie de son parti, le conservateur John Major ratifie le traité de Maastricht. Lors des négociations préalables, il a néanmoins obtenu une clause lui permettant de ne pas avoir à adhérer à la monnaie commune.

 

2016 : Les Britanniques votent pour sortir de l'UE

 

Le 23 juin 2016, les Britanniques se prononcent en faveur de la sortie de l'Union européenne. Un vote en forme de séisme politique qui trouve ses origines en 2013, avec la promesse d'un référendum d'appartenance de la part du Premier ministre conservateur David Cameron. Devant être officiellement lancé en mars 2017, le Brexit devrait être effectif en 2019.

 

2020 : Le Royaume-Uni quitte l'Union européenne

 

Après plus de trois ans et demi de négociations et de débats entre Londres et Bruxelles, deux élections générales, et trois Premier ministres, le Brexit est finalement effectif au 31 janvier 2020 à minuit. A cette date, le Royaume-Uni cesse d'être membre de l'Union européenne, mais entre dans une phase transitoire destinée à négocier la relation future entre le pays et l'UE.

 

 

Vu de Suisse. Michel Barnier, futur atout ou rival d’Emmanuel Macron ?

 

CHRONIQUE. Le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit n’aura jamais lâché prise. Ecarté il y a un an de la course à la présidence de la Commission européenne, il est resté le défenseur sans faille des intérêts communautaires. Et si Emmanuel Macron profitait, en France, de cette ténacité et de son sens du compromis? A moins que l’intéressé ne nourrisse d’autres ambitions…

Richard Werly

Publié mercredi 23 décembre 2020

 

Regardez bien une photo des deux hommes. Côte à côte, Michel Barnier et Emmanuel Macron pourraient presque passer pour un père et son fils. Deux silhouettes sportives et altières, l’un né en 1951, l’autre en 1977. Deux fortes convictions européennes, forgée pour Barnier sous la présidence Giscard des années 1970, et pour Macron dans la tempête des années 2000, lorsque la planète financière mondiale faillit chavirer et l’Union européenne basculer dans l’abîme grec. La différence est par contre politique, et elle est de taille: Michel Barnier, né à La Tronche (Isère), ancien élève de l’Ecole supérieure de commerce de Paris et député de Savoie à 27 ans, est toujours resté fidèle à sa famille gaulliste découverte durant son adolescence, avec ce qu’il faut de prudence pour ne pas brusquer le reste de la droite et éviter de se faire des ennemis dans le camp conservateur. Emmanuel Macron, enfant de Picardie débarqué dans le grand jeu du pouvoir français sans attache locale après son passage par l’ENA et un détour par la finance, a pour sa part terrassé les partis, en conquérant. Habile suivisme d’un côté. Audacieux opportunisme de l’autre.

 

Parler de ces deux personnalités alors que les interminables négociations sur le Brexit semblent sur le point de s’achever revient à poser une question simple: comment la France peut-elle tirer profit, en 2021, du parcours sans faute de ce diplomate opiniâtre que fut Barnier, nommé négociateur en chef communautaire le 27 juillet 2016, un mois après le référendum britannique du 23 juin? Maintenant que le premier ministre Boris Johnson a approuvé un accord commercial qui stabilise la future relation commerciale entre son île et le Vieux-Continent, la porte est ouverte pour son retour au premier plan. Bien sûr, le diable se nichera dans les détails du texte. Bien sûr, experts et juristes passeront le document au crible pour y déceler telle ou telle concession «dommageable» pour l’une ou l’autre partie. N’empêche: un Brexit achevé avec un accord, après des mois de chaos politico-diplomatique et de surenchère populiste, serait une incontestable victoire pour l’Union européenne. Laquelle, en trois ans, n’a jamais affiché sur ce sujet le visage de la division. A Michel Barnier donc, le grand mérite de l’unité sauvegardée. Y compris si, in extremis, ledit accord lui échappait.

 

La suite ICI 

 

Brexit : ce que contient l’accord conclu entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ICI

Le 1er janvier, les marchandises devront être déclarées entre l’UE et le Royaume-Uni, tandis que des dizaines d’accords secondaires restent en suspens.

Par Eric Albert(Londres, correspondance)

 

L’accord tant attendu sur les relations post-Brexit entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni a fini par arriver la veille de Noël. Après un énième délai et des discussions toute la nuit sur les quotas de pêche, un traité de libre-échange de près de 1 500 pages, en comptant les annexes, a été approuvé, jeudi 24 décembre. Négocié en moins d’un an, un temps record pour un tel texte, il constitue ce que le premier ministre britannique, Boris Johnson, appelle « une nouvelle base d’amitié [entre Londres et Bruxelles], pour stabiliser cette relation ».

 

De nombreux détails de l’accord ne vont émerger que dans les jours et semaines qui viennent, le temps que juristes et spécialistes le digèrent. Mais voici les grandes lignes de ce qui va changer le 1er janvier, quand l’accord s’appliquera.

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commentaires

pax 28/12/2020 08:09

La France une personne ?

N’oublions pas, dans ce bel historique, les péripéties du Traité de Lisbonne refusé par les Français lors d’un référendum. Il leur fut néanmoins imposé par la suite par le parlement.
Quel beau déni de démocratie* comme un crachat à la face des peuples européens.
Ah oui, la France ne serait pas une démocratie ? Mais va voir dans quelques autres pays et pas des moindres et continue à couler des jours heureux toi qui n’a connue ni le nazisme ni le fascisme italien ou l’ami Enver Hodja d’Albanie, espèce de fort en gueule !
Certes, certes, on peut librement aller de Biarritz à Strasbourg ou de Lille à Marseille (sans oublier son attestation dérogatoire !) On peut dire à peu près tout et n’importe quoi ou entreprendre ce que l’on veut (sans oublier le formulaire BX 32 de la circulaire WHFX)
Allez jouer les enfants, laisser les grandes personnes s’occuper des choses sérieuses.
A quatre heures vous aurez votre goutter préférer si si, le pain d’épices avec du beurre.
C’est l’heure ! Gouter ! Comment t’aimes pas ça ? Mais tu avais dit le pain d’épices avec du beurre. Y en a plus, se ce sera pour la prochaine fois. Mais si tu ne veux pas de la pomme laisse là et retourne jouer.

La France une personne ? Mais alors aux bien mauvaises mœurs !

Mais pour ce que j'en dis...

* La démocratie est ce que l’on sait vraiment encore ce que sait ? Un vain mot dont on se débarrasse comme on veut.
Comme ce tout nouveau maire écolo de Strasbourg. Doctrinaire, nous avons d’autre priorité, il a refusé l’hommage fait par les Autrichiens qui souhaitaient faire de Strasbourg la « Capitale Européenne de L’Europe » Pourtant ca mange pas de pain ce genre d’honneur et ca aide à la promotion et la renommée internationale de la ville. Et le con, sera le premier à pleurer quand la ville perdra le siège du parlement.

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