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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 06:00

 

C’est le titre de la chronique de BHL dans le Point.

 

BHL – Au gui l’an neuf 
Publié le 

Notre chroniqueur-philosophe revient sur l’année 2020, qui a vu fleurir entre autres les mots « confinement » et « gestes barrières », et souhaite qu’en 2021 s’ouvre le chemin des possibles.

 

Le baiser sous le gui à l’an neuf puise son origine dans la culture druidique. Déjà chez les grecs, la plante était associée au dieu Hermès, grand messager de l’Olympe. Chez les Gaulois, les druides étaient chargés de sa cueillette avec une serpe d’or.

 

D’ailleurs, souvenez-vous, dans les aventures d’Astérix, le druide Panoramix en coupe sur les chênes avec sa serpe d’or.

 

Plus sérieusement, le baiser sous le gui à l’an neuf allait puiser aux plus anciennes ressources druidiques. César, conquérant et envahisseur, mais aussi attentif observateur le signale en 52 av. J.-C dans Commentaires sur la guerre des Gaules. Il s’agissait d’une cérémonie très solennelle.

 

« Le gui est fort difficile à trouver. Quand on l’a découvert, les druides vont le chercher avec respect et toujours le sixième jour de la lune, jour si révéré par eux qu’il est le commencement de leurs mois, de leurs années, de leurs siècles mêmes, qui ne sont que de trente ans… Lorsque les druides ont préparé sous l’arbre tout l’appareil du sacrifice et du festin qu’ils doivent y faire, ils font approcher deux taureaux blancs qu’on attache alors par les cornes ; ensuite un prêtre en robe blanche monte sur l’arbre et coupe avec une serpette d’or le gui… Les druides croient que l’eau où l’on a fait tremper le gui rend féconds tous les animaux qui en boivent et qu’elle est un remède spécifique contre toute espèce de poisons. La cérémonie de cueillir le gui est la plus solennelle de toutes celles que pratiquaient les druides. »

 

Les druides voyaient en lui un symbole d’immortalité. Le 6e jour de l’année celtique, les druides le coupaient en s’exclamant « O Ghel an Heu », expression celtique qui signifie « Que le blé germe ! ». Une sorte d’invocation au printemps à venir après le solstice d’hiver. Au fil du temps, l’expression s’est déformée pour vouloir dire autre chose : « Au gui l’an neuf ».

 

En France, le Jour de l’an n’a pas toujours été le 1er janvier. Cette date a même beaucoup changé au cours des siècles, donnant pour résultat d’avoir des années plus ou moins longues en fonction du calendrier adopté.

 

Lire ICI  

 

Il faudra attendre le 9 août 1564 et l’édit de Roussillon, promulgué par le roi Charles IX pour fixer le début de l’année au 1er janvier. Le pape Grégoire XIII instituera le calendrier grégorien en 1582 et généralisera cette mesure à l’ensemble du monde chrétien, notamment pour simplifier le calendrier des fêtes religieuses.

 

31 décembre 2015

Au gui l'An neuf ! Sous le gui dans la forêt, les ennemis devaient déposer leurs armes et observer une trêve… ICI

 

Le Chêne à gui c'était le plus sacré des arbres, représentant du maître des dieux, chez les Romains, les Celtes ou les Germains : « Lorsqu'au détour d'un sentier dans la forêt, on se trouve face à un Rouvre plusieurs fois centenaire, on peut comprendre le sentiment qui conduisit les hommes à rendre un culte à ce géant, tant s'imposent sa majesté,..., la force de ses branches noueuses, grosses comme des arbres, la puissance de sa cime »

 

 

Le chêne à gui était donc l'arbre des druides qui croyaient que cette plante était semée sur le chêne par une main divine et voyaient dans l'union entre leur arbre sacré et ces rameaux toujours verts un symbole d'immortalité. Le gui était considéré comme une plante sacrée. Car selon eux, il avait des propriétés miraculeuses, dont celles de guérir certaines maladies, d'immuniser les humains contre les poisons, de leur assurer la fertilité et de les protéger des méfaits de la sorcellerie.

 

 

Lorsque des ennemis se rencontraient sous le gui dans la forêt, ils devaient déposer leurs armes et observer une trêve jusqu'au lendemain. C'est de là dit-on que proviendrait, la coutume de suspendre une boule de gui au plafond et d'y échanger un baiser en signe d'amitié et de bienveillance.

 

[…]

 

Le gui a fait don de deux adjectifs à la langue française :

 

 

 

Gluant vient de glu ;

 

visqueux dérive de viscum, le nom latin du gui.

 

En fait, sous l’enveloppe nervurée de la baie du gui, se cache une substance pulpeuse et limpide : la viscine. C’est avec ce composant naturel que l’on fabriquait jadis la glu ... servant à capturer les petits oiseaux. Plaute, écrivain latin, constatait : « La grive, en répandant le gui, aide à la production de la glu grâce à laquelle elle sera capturée... » À bon entendeur salut...

 

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commentaires

P
En ce premier de l'an soyons primesautier et regrettons que ,ce d'habitude exhaustif Taulier , ne parle pas du guiliguili .
Répondre

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