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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 08:00

 

Attendu que personne ne me cire les pompes – normal elles sont en caoutchouc –, attendu que je suis un fainéant – le genre roi qui se fait promener sur un char à bancs –, attendu que je bosse gratos – optimisation fiscale, bien sûr – attendu que je jeûne et qu’écrire me pompe trop de calories.

 

Décide :

 

Enigma, les secrets du code nazi

 

1 - De vous rediriger ICI 

28 novembre 2020

Enigma, les secrets du code nazi, la triste histoire d’Alan Turing logicien& mathématicien concepteur d’une machine universelle qui formalise la notion d'algorithme, précurseur des ordinateurs modernes… ICI 

 

2 - De publier ceci :

 

L’archéologue sous-marin Florian Huber inspecte la machine de cryptage Enigma, dans la baie de Gelting (Allemagne), découverte le 11 novembre. CHRISTIAN HOWE / AFP

 

Une machine Enigma, utilisée par les nazis pendant la seconde guerre mondiale, retrouvée au fond de la mer Baltique

 

Le 11 novembre, des archéologues sous-marins allemands ont remonté à la surface un de ces appareils de chiffrement. Une découverte « historiquement extraordinaire ».

Par Thomas Wieder(Berlin, correspondant)

 

LETTRE DE BERLIN

 

Les pêches miraculeuses existent. L’Allemand Florian Huber en sait quelque chose. Le 11 novembre, cet archéologue sous-marin travaillant pour le Fonds mondial pour la nature (WWF) sillonnait la baie de Gelting, dans la mer Baltique, quand le sonar de son bateau détecta quelque chose d’inhabituel. Deux de ses coéquipiers décidèrent aussitôt de plonger et, de retour à la surface quelques instants plus tard, racontèrent avoir vu une sorte de machine à écrire emprisonnée dans un vieux filet de pêche. Intrigué par une telle trouvaille, Florian Huber alla y voir de plus près. Et, plutôt qu’une banale machine à écrire, il reconnut un appareil Enigma, ce célèbre système de chiffrement utilisé par les nazis pour coder leurs communications pendant la seconde guerre mondiale.

 

Confié à l’atelier de restauration du musée archéologique de Schleswig, petite ville du Land allemand de Schleswig-Holstein, frontalier avec le Danemark, l’objet découvert par hasard le 11 novembre est évidemment loin d’avoir livré tous ses secrets. Mais les premières expertises ont déjà fourni des indications assez précises sur sa possible provenance.

 

Selon toute vraisemblance, l’appareil serait un Enigma de type M3, autrement dit le modèle utilisé par la Kriegsmarine [marine de guerre allemande entre 1935 et 1945] à partir de 1939. Quant à sa présence au fond de la baie de Gelting, elle serait liée à l’opération Regenbogen (« arc-en-ciel »), du nom de l’ordre donné le 30 avril 1945 par l’amiral Karl Dönitz, l’homme qu’Hitler désigna comme son successeur dans les derniers jours du IIIe Reich, de saborder la flotte allemande afin qu’elle ne tombe pas dans les mains des Alliés.

 

Si ces hypothèses sont confirmées, il s’agirait d’une découverte historique au plein sens du terme. « La plupart des machines Enigma qui ont été retrouvées l’ont été dans des greniers, dans des caves ou sous la terre, sans que l’on connaisse exactement leur provenance. Concernant la nôtre, il est presque certain qu’elle était sur un des bateaux qui ont été coulés dans le cadre de l’opération Regenbogen », a expliqué Florian Huber au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

 

 

 

Bateau ou sous-marin ? Sur ce point, les spécialistes sont déjà divisés. Quelques jours après la découverte, le Musée Enigma de Poznan (Pologne) affirmait que « l’appareil retrouvé dans la Baltique avait été délibérément jeté à la mer, le 4 ou le 5 mai 1945, après que l’amiral Dönitz ordonna aux sous-marins de se saborder ». Au total, environ 200 de ces vaisseaux ont été coulés dans ces jours qui précédèrent la capitulation, dont une cinquantaine dans la seule baie de Gelting, en face des côtes danoises.

 

Pour l’historien Jann Witt, expert auprès de l’Association maritime allemande, cette version ne serait pas plausible car l’appareil Enigma retrouvé au fond de la Baltique, le 11 novembre, ne possédait que trois rotors, alors que ceux qui se trouvaient dans les sous-marins allemands en comptaient quatre. Selon lui, ce serait la preuve que la machine en question équipait un navire opérant en surface et non un sous-marin…

 

Au-delà de ces querelles de spécialistes, qui seront peut-être tranchées dans les prochains mois par l’équipe du musée archéologique de Schleswig, le caractère « historiquement extraordinaire » de cette découverte, selon les mots de M. Witt, ne fait pas débat. Quant à l’intérêt médiatique dont elle a été l’objet dans la presse allemande ces dernières semaines, nul doute que celui-ci est lié au regain de curiosité suscité par l’histoire d’Enigma depuis le film Imitation Game, de Morten Tyldum (2015), qui raconte comment le mathématicien britannique Alan Turing (1912-1954) parvint avec ses collaborateurs de Bletchey Park – un manoir victorien situé au nord de Londres – à casser le code utilisé par l’armée allemande pour ses communications secrètes pendant la seconde guerre mondiale.

 

Mis au point par l’ingénieur allemand Arthur Scherbius (1878-1929) à la fin de la première guerre mondiale, le système Enigma connut des débuts commerciaux incertains avant d’être adopté par l’armée allemande en 1930, trois ans avant l’arrivée des nazis au pouvoir. Les appareils, qui ressemblaient à de grosses machines à écrire enserrées dans des étuis en bois, comportaient plusieurs rotors dotés chacun de 26 circuits électriques, un pour chaque lettre de l’alphabet. A chaque pression sur une touche, un courant parcourait les rotors selon un rythme préétabli, de sorte qu’une même lettre tapée à différents moments ne se trouvait pas traduite de la même manière. De cette façon, seul celui qui possédait le code pouvait décrypter le message reçu par l’une de ces machines.

 

Sur les quelque 40 000 appareils produits à l’époque, seuls environ 400 auraient survécu. Depuis la sortie d’Imitation Game, plusieurs ont été vendus aux enchères, l’un d’entre eux ayant atteint 500 000 euros chez Christie’s, à New York, en 2017. Plus récemment, un modèle de la série « I », plus courant, a été mis à prix 30 000 euros dans une salle des ventes à Vienne, en Autriche. Coïncidence du calendrier : les enchères ont débuté le 3 décembre, trois semaines après la découverte de la machine qui reposait au fond de la Baltique depuis soixante-quinze ans et qui, elle, échappera aux collectionneurs privés pour être exposée, une fois restaurée, dans une des salles du musée de Schleswig.

 

 

 

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