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2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 06:00

 

4 novembre 2011

 

Un beau duo : Richard Leroy et Étienne Davodeau « Tu pisses dans tes vignes toi ? Bravo. Oui c’est comme ça qu’elles me reconnaissent » ICI

 

 

Dans cette chronique je confessais mon ignorance :

 

Avant de découvrir le Davodeau dans les bras d’Eva, un soir, au Siffleur de Ballons j’ignorais qui était Étienne Davodeau, et pire encore pour un soi-disant chroniqueur qui affirme que le vin lui tient compagnie j’ignorais qui était Richard Leroy. Le premier est un auteur de bande dessinée qui, selon une dépêche AFP du 26 novembre, « est devenu une figure de proue du 9e art français avec des reportages au plus près des gens, comme dans « Les Ignorants », son dernier opus, où un vigneron et un auteur de bande dessinée s'initient à leurs arts respectifs. » Comme vous venez de le comprendre le vigneron en question c’est Richard Leroy qui se trouve être le voisin et l’ami du dit Davodeau. Ils habitent le même village de Rablay-sur-Layon, en Anjou.

 

Le succès critique et commercial fut énorme : 270 000 exemplaires vendus.

 

J’ai lu récemment que les féministes du vin avaient la dent dure avec Davodeau&Leroy : l’histoire manque de femmes ! C’est exact, mais n’est-ce pas le monde du vin qui manque  de vigneronnes ? Par ailleurs j’ai noté que dans le mouvement des femmes du vin, les vigneronnes  sont laissées cornaquées par une caviste.

 

 

  • Que reste-t-il des « Ignorants », dix ans plus tard ?

 

Une magnifique aventure que je souhaite à tout auteur de connaître une fois dans sa vie. Il s’agissait au départ d’un modeste projet un peu expérimental, une sorte de jeu narratif à partir d’une situation dont j’ignorais ce qu’il en ressortirait. Je me mets alors en cheville avec un vigneron de mon village, Richard Leroy, pour une initiation croisée. Mon ambition était de faire le récit de ce qui allait nous arriver, au jour le jour. L’improvisation, en bande dessinée, est un territoire terriblement amusant. Et celui-là m’a amusé au-delà de ce que j’espérais car Richard a joué le jeu à 100 %. Au point que, dix ans après, le livre semble se prolonger.

 

  • C’est-à-dire ?

 

Richard et moi continuons à échanger des bouquins et des bouteilles. Récemment, je lui ai passé le dernier livre de Gipi, Moments extraordinaires sous faux applaudissements [Futuropolis, 168 p., 23 €] ; lui m’a apporté la cuvée d’un vigneron du coin, Philippe Delmée. Et puis pas une semaine ne passe sans que je reçoive le message d’une lectrice ou d’un lecteur à propos de ce livre.

 

  • Vous avez grandi en Anjou. Comment se fait-il que vous connaissiez si peu le monde du vin au départ ?

 

J’ai grandi dans un Anjou plus ouvrier que vinicole. J’aime les choses de la table, le bien manger et le bien boire, mais mon approche du vin n’était pas précise, seulement instinctive. C’est en m’installant dans les coteaux du Layon, il y a un peu plus de vingt ans, que j’ai commencé à m’y intéresser. Le village est entouré de vignes, les vignerons sont des gens ouverts et cordiaux qui ont l’accueil généreux, et ce sont nos voisins. Je côtoyais ces gens-là de façon amicale, et à force de les entendre parler, notamment Richard Leroy, je me suis dit que je pourrais en tirer un récit.

 

« A mes yeux, mourir en étant propriétaire d’une cave pleine serait quelque chose de tout à fait sinistre »

 

  • Buvait-on du vin dans votre famille ?

 

Môme, j’avais un grand-oncle qui produisait un tout petit vin à Botz-en-Mauges [Maine-et-Loire], le bled où je suis né. C’était une piquette rustique. Les vendanges étaient une fête et je m’y revois, avec mon frangin, fouler le raisin avec nos pieds pour boire un jus tout frais pressé qui, inévitablement, nous filait ensuite une bonne chiasse – bref, les joies simples de la vie à la campagne dans les années 1970. Ce n’était évidemment pas une approche consciente du vin, que les adultes qui m’entouraient voyaient davantage comme un produit relationnel et festif. A l’adolescence, j’ai perdu tout cela de vue et, plus tard, nos soirées d’étudiants, à Rennes, se faisaient plutôt à la bière standard.

 

  • Le principe du livre vise à rendre un peu moins « ignorant » sur le vin. Où en sont vos connaissances aujourd’hui ? 
  •  

 

La suite ICI

 

« Les Ignorants », d’Etienne Davodeau (Futuropolis, 2011). Dernier album paru, « Les Couloirs aériens » (Futuropolis, 2019).

 

 

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commentaires

pierre 02/01/2021 14:23

Mallarmé disait lui,
la chair est triste, héla ,
en caressant son chat!

pierre 02/01/2021 14:20

La chaire est triste, hélas et j'ai bu tout les litres
ça, c'est ce que disait le curé de ma paroisse sur son vélo, les soirs où le vent d'ouest soufflait

pax 02/01/2021 07:19

La chaire est triste et j'ai lu tout les livres *
Et ma cave est pleine !
Les parents buvaient, les enfants ne trinquent plus...

* Stéphane Mallarmé - " Brise Marine "

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