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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 06:00

 

Au sortir de mai 68, je me suis engagé dans le sillage de Michel Rocard au PSU « petit parti, débordant de militants brillants, qui devait réveiller et rénover la gauche. Il sera, selon une expression de Michel Rocard, un « laboratoire terrifiant », s’abîmant des nuits entières en d’obscures querelles. »

 

En 1974, toujours, en théorie, membre du PSU, Michel Rocard apporte son soutien à la deuxième candidature Mitterrand à la présidentielle et prend une part active à la campagne. Avant de rejoindre le PS la même année, avec des militants du PSU et des syndicalistes de la CFDT. Michel Rocard n’est pas vraiment accueilli à bras ouverts par tous les dirigeants. Venu de l’extrême gauche, il passe directement à la « droite » du PS en incarnant désormais la « deuxième gauche » : une gauche souvent d’origine chrétienne, plus décentralisatrice, qui préfère la recherche du consensus à l’affrontement, croit moins en l’Etat et plus en l’autonomie de la « société civile » que les amis de François Mitterrand.

 

Au congrès de Nantes, en 1977, il prononce un discours, resté célèbre, sur les « deux cultures » qui structurent la gauche.

 

J’ai donc fait partie de cette deuxième gauche raillée par la première jacobine, centralisatrice, étatique, nationaliste et protectionniste, revendiquée par une classe ouvrière qui exigeait une intervention maximale de l’État, en vertu d’un marxisme d’« exception française », « puisque Marx prônait au contraire le dépérissement de l’État et l’autodétermination des travailleurs ». Le CERES de Jean-Pierre Chevènement représentait ainsi à ses yeux une illustration contemporaine de cette gauche.

 

Au soir du second tour des législatives de 1978, perdues, Rocard exprime à la télévision la déception et l’amertume de la gauche, mais aussi sa foi en l’avenir. La déclaration respire la spontanéité (elle avait été répétée). Dès l'automne 1978, il condamne « un certain archaïsme politique », formule dont chacun a compris qu'elle désignait le premier secrétaire du PS, et en plaidant pour le « parler vrai, plus près des faits ». Ses adversaires, au sein du PS, n'ont pas tardé à le surnommer Rocard d'Estaing, établissant ainsi un parallèle entre le « libéralisme avancé » du président de la République et le socialisme redéfini que propose le député des Yvelines.

 

En 1979, encore un congrès historique : celui de Metz. Pour la première fois, Michel Rocard, allié à Pierre Mauroy, passe dans l’opposition à François Mitterrand. De nouveau, c’est le rapport au réel qui l’oppose aux mitterrandistes. Le premier secrétaire et ses alliés prônent la « rupture avec le capitalisme » ; Michel Rocard, suspecté – déjà – de tentations centristes, n’y croit pas.

 

Après la victoire de 1981 et le purgatoire de son premier ministère-placard, le Plan, Michel Rocard se retrouve en 1983 à l’Agriculture pour éteindre la fronde des agriculteurs déclenchée par la passionaria Édith Cresson.

 

 

« La F.N.S.E.A. triomphante a rencontré un ministre sans complexes. M. Michel Rocard avait réservé à la F.N.S.E.A., qui tenait son trente-septième congrès, du 12 au 14 avril à Grenoble, la primeur de ses intentions en tant que nouveau ministre de l'agriculture. Il propose un contrat entre le monde agricole et la collectivité publique. L'engagement financier de l'État sera maintenu, mais une meilleure efficacité économique et sociale de cet engagement devra être recherchée. « Je n'aurai pas les moyens de faire en sorte que l'agriculture échappe à l'austérité des temps », a-t-il déclaré. Il s'est quand même fait applaudir. ICI 

 

C’est à ce moment-là que je rejoins son cabinet.

 

Dans la nuit du 3 au 4 avril 1985, Michel Rocard présente sa démission. Il justifie sa décision par son opposition irréductible à ce mode de scrutin, qui va amener pour la première fois le Front National à l’Assemblée. Chacun sait cependant qu’il a l’échéance de 1988 en tête. Très vite, Rocard utilise « la parole retrouvée », selon ses propres termes. Il incite les socialistes à « tenir le discours de leurs actes », rappelle avec cruauté que « ce sont les faits qui ont tranché (…) nos anciennes querelles »

 

Je pars travailler à la SVF, Société des Vins de France.

 

En mars 1988, François Mitterrand sonne la fin de la récréation, en annonçant qu’il est candidat à sa propre succession. Il ménage une place à un Michel Rocard, bombardé porte-parole d’un homme qu’il déteste, et contraint de faire contre mauvaise figure bon cœur. Une fois réélu, François Mitterrand envoie à Matignon, le 10 mai, celui des socialistes qu’il juge le plus « en situation », quoi qu’il en pense sur le fond.

 

Des années plus tard, Michel Rocard nous avait raconté l’histoire de sa nomination et la façon dont Mitterrand, avec toute la perversité dont il était capable, la lui avait apprise (L’Enfer de Matignon, Albin Michel, 2008).

 

La scène avait eu lieu à l’Elysée, lors d’un déjeuner réunissant, outre Rocard, Jean-­Louis Bianco et Pierre Bérégovoy – qui espérait alors que Mitterrand le nomme premier ministre. Mitterrand, juste avant le dessert, avait regardé sa montre : « Il ne faudrait tout de même pas oublier que, dans une heure et quart, je vais nommer un premier ministre… »

 

Puis il avait regardé Bérégovoy, qu’il tenait pour son collaborateur le plus proche : « C’est un exercice purement politique qui est totalement étranger à toute catégorie intellectuelle connue sous le nom d’amitié, de confiance, de fidélité ou de choses de ce genre. En fait, la nomination d’un premier ministre, c’est le résultat de l’analyse d’une situation politique. » Enfin, il avait délivré son jugement royal : « Et l’analyse de la situation politique actuelle est claire. Il y a une petite prime pour Michel Rocard. » Cette « petite prime » lâchée avec mépris résume le jeu subtil qui va commencer entre les deux têtes de l’exécutif. Chacun s’observe, dans cette sorte de cohabitation interne au PS, sans jamais engager de front les hostilités.

 

Je quitte la SVF le matin même pour rejoindre, en tant que directeur-adjoint, le cabinet du nouveau Ministre de l’Agriculture Henri Nallet.

 

En mars 1990, Michel Rocard joue son jeu dans l’affrontement fratricide du PS au congrès de Rennes (j’y étais), ce qui n’arrange rien. La première guerre du Golfe lui donne un sursis. Mais le 15 mai 1991, François Mitterrand le congédie en quelques minutes, malgré sa popularité encore confortable.

 

Michel Rocard quitte Matignon, persuadé que son destin politique n’est pas encore joué.

 

L’échec de ses successeurs Edith Cresson, puis Pierre Bérégovoy, le laisse espérer. Il décide de se lancer dans la bataille du parti. En février 1993, il réclame un « big bang » du PS, dont il devient premier secrétaire après le désastre des législatives.

 

L’heure de la refondation de la gauche à laquelle il aspire depuis tant d’années serait-elle arrivée ?

 

Le 29 mai 1994, il annonce que « rien », cette fois, ne l’empêchera d’être candidat à la présidentielle de 1995, où on sait que François Mitterrand ne se représentera pas. Mais le président de la République n’a pas dit son dernier mot. Lors des européennes de juin, Mitterrand laisse Bernard Tapie conduire une liste radicale de gauche, qui concurrence directement les candidats socialistes menés par le premier secrétaire. Le PS s’effondre de nouveau, à 14,5 % des suffrages.

 

Michel Rocard est débarqué aussitôt, sans ménagement. C’est la fin de ses espérances. Symbole de sa semi-retraite, il abandonne à l’automne la mairie de Conflans, après presque de vingt ans de mandat.

 

Clap de FIN !

 

C’était ma gauche.

 

Avec la mort de Michel Rocard, survenue le 2 juillet 2016, une question restera à jamais en suspens. Ou plutôt chacun y apportera sa propre réponse : l’homme qui, pendant trente ans, a fait de la rénovation de la gauche la raison d’être de son engagement politique est-il passé à côté de son destin ? Ou bien a-t-il eu la trajectoire qui correspondait à ce qu’il était vraiment ?

 

Il sera couvert de fleurs, j’étais de l’hommage aux Invalides.

 

J’irai lui rendre visite à Monticello son dernier domicile connu.

 

Alors, même si ça fait ricaner certain : « Oui, j’ai mal à ma gauche, lorsque je constate les dérives de celle qui nous qualifiait de social-traître, celle qui comme l’écrit Birnbaum dans sa conclusion «  De même que Lénine définissait le « gauchisme » comme la maladie infantile du communisme, on peut affirmer que l’«islamo-gauchisme» constitue la maladie sénile du tiers-mondisme. Celle d’une gauche occidentalo-centrée, qui n’imagine pas que l’oppression puisse venir d’ailleurs. Celle d’une gauche anti-impérialiste qui voit en tout islamiste un damné de la terre, même quand il est bardé de diplômes ou millionnaire. Celle d’une gauche qui plaçait naguère sa fierté dans son aura mondiale, et qui a été surclassée par un mouvement qu’elle a longtemps regardé de si haut : l’internationale islamiste»

 

Je remercie Jean Birnbaum pour sa tribune dans le Monde du 25 novembre, j’en partage tous les points.

Michel Rocard en 2008.

 Source : Michel Rocard, l’homme de la « deuxième gauche » ICI

 

Rénover la gauche, la réconcilier avec le réel, allier le concret et la rigueur, tel fut le moteur de la vie politique de Michel Rocard, mort samedi 2 juillet à l’âge de 85 ans

Par  et  Publié le 01 octobre 2014 

 

 

Marche contre l’islamophobie à Paris, le 10 novembre. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

La gauche et l’islamisme : retour sur un péché d’orgueil ICI 

 

Croyant en une force internationaliste capable de briser la domination de l’Occident, certains militants de gauche étaient persuadés que, tôt ou tard, la religion serait abandonnée au profit de l’émancipation.

 

 

Analyse. Au lendemain de l’attentat contre Samuel Paty, quand a refait surface une vidéo où un prédicateur islamiste, Abdelhakim Sefrioui, appelait à la mobilisation contre le professeur, certains militants d’extrême gauche ont reconnu ce visage. Ils se sont souvenus du temps où ils avaient eu maille à partir avec Sefrioui et ses compagnons.

 

Non sans nostalgie, ils ont repensé aux manifestations propalestiniennes au cours desquelles le service d’ordre de telle ou telle organisation anarchiste ou trotskiste était encore assez vigoureux pour expulser du cortège ces partisans du djihad liés à l’ex-humoriste Dieudonné et à l’extrême droite radicale. Et puis ils ont songé à ce moment pivot, autour de 2010, où il avait fallu admettre que le rapport de forces avait changé : sur le pavé parisien, désormais, la vieille garde révolutionnaire était trop faible pour maîtriser les islamistes.

 

L’espoir algérien

 

Or ce renversement des équilibres dans la rue avait une signification plus vaste. Il scellait la fin d’une époque, celle où les gauches européennes se croyaient si désirables qu’elles pouvaient polariser toutes les colères du monde. Dès 2005, le philosophe Daniel Bensaïd (1946-2010), l’une des références de la gauche révolutionnaire, constatait que les dirigeants anticolonialistes de jadis, ceux qui se réclamaient souvent du marxisme, avaient été remplacés par des profils inquiétants : « L’heure n’est plus aux luttes de libération des années 1950 et 1960, et à leurs grandes promesses. Les leaders n’ont plus pour nom Ho Chi Minh, Guevara, Cabral, Lumumba, Ben Bella, Ben Barka, Malcolm X, mais Ben Laden, Zarkaoui ou Mollah Omar. »

 

Un parmi d’autres, Daniel Bensaïd regrettait les grandes heures de ce qu’on a appelé le « tiers-mondisme ». Dans les années 1960, les révolutionnaires occidentaux avaient constaté que le « grand soir » se faisait attendre aussi bien à l’Est, où le stalinisme étouffait toute révolte, qu’à l’Ouest, où le capitalisme semblait avoir plus d’un tour dans son sac. Ils avaient alors placé leurs espoirs dans les insurrections d’un monde « tiers », dont l’Algérie indépendante constituait le symbole le plus séduisant.

 

Les « pieds-rouges »

 

Au cœur de ce pays, pourtant, des militants européens avaient déjà conscience que les choses n’étaient pas si claires. On les a appelés les « pieds-rouges ». Ces Français avaient soutenu le Front de libération nationale (FLN) dans sa lutte pour l’indépendance. Celle-ci acquise, ils s’étaient installés en Algérie pour contribuer à y bâtir « le socialisme ». Bientôt, ils avaient été confrontés à une tout autre réalité : le nouveau régime islamisait le pays à marche forcée, organisait la chasse aux Kabyles et aux homosexuels, s’en prenant même à ses plus fidèles soutiens européens.

 

 

Certains d’entre eux réaliseront alors leur erreur : si le FLN avait une face laïque, il en possédait aussi une autre, profondément religieuse. Le nom de son journal, El Moudjahid, ne signifiait pas « le combattant », comme ils l’avaient cru, mais « le combattant de la foi ». Bannis d’Algérie, la plupart des pieds-rouges garderont pour eux ce qu’ils ont vécu (il ne fallait pas « faire le jeu » de l’extrême droite), et leur silence pèsera lourd sur la mémoire « algérienne » de la gauche française.

 

Des années plus tard, en 1980, ils liront dans Le Monde un entretien avec l’ancien président algérien, Ben Bella. « C’est l’islamisme qui offre les meilleures chances d’une libération réelle », dira-t-il, établissant même une continuité entre les combats du FLN et la révolution islamique qui venait de triompher en Iran.

 

Doute après le triomphe des mollahs

 

Cette révolution marque une autre étape dans les relations entre l’islam politique et la gauche européenne. Avec le triomphe des mollahs, le doute commence à s’installer : bien que la religion soit toujours considérée comme un « opium du peuple » voué à s’évaporer, on doit concéder que ses effets se révèlent tenaces. A Téhéran, les insurgés qui défendaient le socialisme n’ont-ils pas été balayés par ceux qui promettaient l’avènement du royaume divin ? Cependant, pour beaucoup de gens à gauche, cela ne changea pas grand-chose. « Tout ce qui bouge est rouge », disait un slogan bien connu des soixante-huitards. A coup sûr, Marx finirait donc par l’emporter sur Allah.

 

 

Il faut avoir tout cela en tête au moment d’ouvrir la brochure intitulée Le Prophète et le prolétariat. Parue en 1994, rédigée par Chris Harman, figure du trotskisme britannique, elle analyse le défi que l’islamisme représente pour la gauche. Contrairement à ce qu’on affirme souvent à son propos, Chris Harman ne prône pas une alliance systématique avec les islamistes. Les considérant comme une force tantôt réactionnaire, tantôt subversive, il propose de marcher à leurs côtés partout où leurs actions minent l’impérialisme occidental et les Etats qui le servent. « Avec les islamistes parfois, avec l’Etat jamais », écrit-il.

 

Cette formule résume le credo durable d’une partie de la gauche européenne, credo qui repose sur trois articles de foi : 1) il n’y a qu’une domination réelle, celle qu’exerce l’Occident ; 2) la seule force qui peut en finir avec cette domination sans frontières est une gauche internationaliste, qui connaît le sens de l’histoire ; 3) quand les dominés se soulèvent au nom de Dieu, il ne faut pas juger le « détour » qu’ils empruntent, car tôt ou tard ils délaisseront les chimères de la religion pour la vérité de l’émancipation.

 

Partout où il a pris ses aises, l’islamisme a écrasé la gauche… Il suffit de penser à l’Iran. Ou à la « décennie noire » en Algérie

 

Cette façon de voir pouvait se prévaloir d’un précédent historique. En effet, les militants de gauche qui saluaient le potentiel révolutionnaire de l’islam invoquaient souvent l’expérience latino-américaine des années 1960-1970. A l’époque, les guérilleros marxistes avaient pu compter sur l’appui de ce mouvement chrétien qu’on a appelé la « théologie de la libération » : conjuguant évangiles et lutte de classes, ses animateurs en appelaient à la rébellion, et des prêtres y ont laissé leur peau. Par la suite, ce compagnonnage sera invoqué : si nous avons pu recevoir le soutien de croyants chrétiens, pourquoi ne pourrait-on s’appuyer sur des fidèles musulmans ?

 

Bientôt, cependant, apparut une différence de taille : partout où il a pris ses aises, l’islamisme a écrasé la gauche… Il suffit de penser à l’Iran. Ou à la « décennie noire » en Algérie (1991-2002), quand des intellectuels, des syndicalistes, des féministes étaient égorgés quotidiennement. « L’intégrisme islamique, en règle générale, a crû sur le cadavre en décomposition du mouvement progressiste », constate le marxiste libanais Gilbert Achcar.

 

« Islamo-gauchisme », une étiquette hasardeuse

 

Même à terre, cependant, ce cadavre bouge encore. Mieux, il continue à se croire universellement désirable. Si « islamo-gauchisme » est une étiquette hasardeuse, trop souvent utilisée pour dire n’importe quoi et disqualifier n’importe qui, il n’en désigne donc pas moins quelque chose de solide. Mais, plutôt qu’une complaisance cynique, il nomme un péché d’orgueil, reposant lui-même sur une croyance obsolète : parce que la gauche est seule à pouvoir canaliser les espérances, toute lutte qui se réclame de Dieu finira par être aimantée par l’idéal de l’émancipation sociale.

 

 

Bien plus encore que les calculs clientélistes qui permettent à telle ou telle mairie de se cramponner au pouvoir, c’est cette prétention qui éclaire les épisodes au cours desquels la gauche a cru pouvoir côtoyer l’islamisme sans se brûler : la gauche antiraciste s’est retrouvée en compagnie d’intégristes musulmans au sommet de Durban, en Afrique du Sud, en 2001 ; la gauche altermondialiste a invité Tariq Ramadan au Forum social européen de Paris, en 2003 ; la gauche propalestinienne a laissé proliférer plus d’un slogan haineux dans les défilés auxquels participait le prédicateur Abdelhakim Sefrioui… Entre autres.

 

Or, autant il est faux d’affirmer que la masse des militants et des intellectuels de gauche ont consciemment « misé » sur l’islamisme comme force politique, autant on peut considérer qu’ils ont longtemps manifesté, à son égard, une forme d’indulgence. Là encore, toutefois, cette indulgence relève d’abord d’un complexe de supériorité.

 

De même que Lénine définissait le « gauchisme » comme la maladie infantile du communisme, on peut affirmer que l’« islamo-gauchisme » constitue la maladie sénile du tiers-mondisme. Celle d’une gauche occidentalo-centrée, qui n’imagine pas que l’oppression puisse venir d’ailleurs. Celle d’une gauche anti-impérialiste qui voit en tout islamiste un damné de la terre, même quand il est bardé de diplômes ou millionnaire. Celle d’une gauche qui plaçait naguère sa fierté dans son aura mondiale, et qui a été surclassée par un mouvement qu’elle a longtemps regardé de si haut : l’internationale islamiste.

 

Jean Birnbaum

 

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commentaires

Jean Héritier 02/12/2020 09:52

très belle leçon d'histoire .......... merci

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