Alessandra et moi, ça fait un bail qu’on se connaît, février 2011 :
« Et puis mes pérégrinations me menèrent dernièrement jusqu’à un nouveau restaurant italien qui venait de s’ouvrir : le RAP (comme Ristorante Alessandra Pierini celle par qui le lieu est né) au 24 rue Rodier dans le neuvième arrondissement. Heureux de mon repas avant de reprendre le collier je papotais avec Alessandra et dans la conversation j’évoquai Alberto. Bonne pioche, Alessandra avait lu « Critique amoureuse des Français » dans le TGV Paris-Marseille qu’elle empruntait pour venir prospecter afin de trouver le lieu de son restaurant parisien. La suite est facile à imaginer : je contacte Alberto et nous voici autour d’une table chez RAP. » ICI
Elle a fait son chemin depuis, le restaurant n’est plus mais elle a descendu la rue Rodier pour installer tout d’abord une épicerie près de l’église ND de Lorette 4, rue Fléchier Paris 9° puis une cave 61, rue du Fg. Montmartre Paris 9° (tenue par Cécile ex-Passerini). ICI
Elle officie aussi chez François-Régis Gaudry le dimanche matin dans On va déguster.
Je ne suis point un auditeur de On va déguster car à cette heure-là je suis à la messe – plaisanterie de garçon de bain, désolé Me Morain qu’est lui un bon chrétien.
Mais, comme je suis un glaneur matinal et sur la Toile je découvre parfois le duo Alessandra-François-Régis qui officie en cuisine. Ainsi pour ce plat napolitain les «Spaghetti alla puttanesca».
Pour les amateurs de cuisine italienne je signale que Le François-Régis vient de publier On va déguster l’Italie – François Régis Gaudry et ses amis – Editions Marabout – 42 euros ICI
159 contributeurs ont participé à cette encyclopédie gourmande dont Alessandra Pierini bien sûr.
Comme je suis un mécréant, il m’arrive de jurer en italien : puttana !
Il ne faut pas être sorti de polytechnique, bien que, pour situer comprendre que ceux qui ont porté sur les fonds baptismaux les «spaghetti alla puttanesca», selon la légende, devaient être de grands amateurs de maisons closes.
« On raconte qu’un client affamé –toute ressemblance avec un personnage réel serait évidemment fortuite– se serait adressé avec mépris au petit matin à la patronne en lui lançant un gras «Fammi qualsiasi puttanata da mangiare Dio bono!». Je vous laisse traduire. Agacée, elle aurait pris tout ce qui lui restait dans les placards et lui aurait servi le tout avec des spaghetti. Toute sa colère dans son mortier en marbre quand elle écrasait les anchois, et les câpres, et le piment, et les olives, et les tomates, etc. tout en pestant contre ce maudit client. On n’est jamais à l’abri des profiteurs. Mais elle s’est tue, et elle l’a même nourri. » ICI
Maintenant place aux artistes !