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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 06:00

 

Performance !

 

À la fois sportive et artistique…

 

Je suis admiratif !

 

Face à un défilé de belles étiquettes bordelaises bien nées, dont le choix parmi tant d’autres n’est pas précisé – est-ce celui des 2 dégustatrices ou le résultat d’envois des propriétaires ? * – dégustées les yeux grands ouverts, au contraire du sieur Dupont qui lui est aveugle, vient ensuite le temps éprouvant des commentaires.

 

* protocole de dégustation : par ce temps troublé de COVID, où enflent des polémiques dites scientifiques, les chercheurs à juste titre mettent en avant leurs protocoles de recherche, et même leur déclaration de non-conflits d'intérêts, même si déguster du vin n'a rien de scientifique et n'engage pas notre devenir, éclairer notre lanterne serait la moindre des choses, surtout pour un abonné comme moi.

 

Exercice difficile, à haut-risque, imaginez-vous que l’on puisse écrire que les créations de Karl Lagerfeld sont des daubes, que les pitreries de Jean-Paul Gaultier sont nulles, que les décadences de John Galliano sont le fruit de ses délires d’ivrogne ?

 

Impossible, vous n’y pensez pas !

 

Alors, commence la galère de l’écriture à 4 mains – plus précisément le ballet des doigts sur le clavier – après consultation des notes manuscrites, pas simple de trouver les mots adéquats, les qualificatifs variés, le lustrage de grands vins nécessite l’utilisation – comme les poètes amateurs d’un dictionnaire de rimes – d’une palette de senteurs florales ou fruitées ou d’expressions qui pètent ou se la pètent, on n’attrape pas les grands amateurs avec du vinaigre (voir conclusion)

 

Bref, c’est du sport de haute compétition !

 

Genre formule 1 ou Première League rosbif...

 

Chapeau !

 

C’est de l’art pour l’art, avec une petite touche du pied à certains propriétaires en les nommant :

 

  • Le château du XVIIe siècle, qui appartient désormais au spécialiste de la numismatique Trésor du patrimoine

 

  • Ce château, repris par la famille Lurton en 1992

 

 

  • … dont le château se situe à l’entrée de la cité médiévale de Saint-Émilion. Magali et Thibaut Decoster

 

  • Détenu par AG2R La Mondiale

 

 

  • … son producteur, Olivier Decelle, déjà très reconnu dans le Roussillon avec le Mas Amiel, ne cesse de faire progresser la qualité de ce château

 

Mention spéciale : hymne obligé à Hubert même s’il est trop cher !

 

Château Angélus, 1er grand cru classé « A »

 

On aurait aimé une baisse de prix plus franche, car il n’est que de 10 % moins cher que l’an dernier (pour une moyenne de – 20 % sur l’ensemble des primeurs). Mais il est si époustouflant à la dégustation qu’il mérite sa place ici. Angélus ne cesse d’affiner son style. En deuxième année de conversion bio, il émane du verre une grande pureté, mais, surtout, un raffinement extrême. Les tanins, notamment, évoquent le crêpe de soie* tant leur finesse et leur élégance sont remarquables. À garder trente ans. Ou à revendre* dans dix ans si le château poursuit cette trajectoire. Un vrai investissement.

266 euros HT.

 

*Je préfère le crêpe georgette

 

*conseil d’investissement au temps du bordeaux-bashing, de la distillation, de l’arrachage, de la faillite…

 

L’ensemble des critiques réservées aux abonnés est ICI

 

Carnet de Notes Adèle Blanc Sec - (Tardi) [LABEL BULLES, une librairie du  réseau Canal BD]

 

Les Blancs secs comme Adèle

 

 

  • malgré ses notes fleuries capiteuses. Sous la belle structure, il y a une certaine extravagance dans ce vin, une opulence…

 

  • on a la sensation de croquer dans un macaron. Les notes de vanille et de pêche

 

 

  • croustillant à souhait

 

  • Un vin aux belles épaules

 

 

  • Des notes de jasmin et de pamplemousse

 

  • On ne peut plus racé
  •  

Printemps des Liqueurs : les rendez-vous à ne pas manquer - L'Express Votre  Argent

 

Les Blancs liquoreux pas très heureux !

 

  • des notes d’abricot et de coing il fait penser à une charlotte aux fruits jaunes

 

  • aux notes de fruits secs, d’abricot et d’ananas

 

  • un vin dont les notes florales (la rose en particulier) et citronnées viennent réveiller les arômes confits

 

  • dévoile entre autres nombreux arômes une merveille de citron confit, mandarine et tilleul.

 

  • il se pare de notes de mangue, d’ananas, de verveine

 

Anonymous - Laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes - - Catawiki

 

Les Rouges chics, distingués, bien bâtis sans vulgarité…

 

  • il se fait apprécier pour sa gourmandise, sa franchise et son honnêteté.

 

  • Tout est à sa place, et le caramel de l’élevage vient chatouiller le palais, rajoutant une note appétissante à l’élégance du vin. Il évoluera en tout cas avec distinction

 

 

  • On sent la vanille et le caramel qui enrobent les arômes fruités. Les tanins sont assez costauds mais sans vulgarité

 

  • Ce vin, certifié biologique, délivre une recherche de complexité, une volonté de personnalité multifacette.

 

 

  • une large gamme, du chocolat à la réglisse. Mais aussi de la prune, de la pêche, des fleurs.

 

  • Un vin construit intelligemment.

 

  • Des tanins épais bien que soignés lui assureront une longue espérance de vie, mais il restera marqué par son élevage. Il ravira ceux qui aiment les vins aux épaules larges.

 

  • l’ensemble est distingué, raffiné

 

  • Très joli nez, enveloppant, aux arômes d’eucalyptus et de violette, crémeux et fleuris

 

  • En sentant ce second vin, on se retrouve au cœur du fruit, dans sa pulpe. Le nez est très sensuel, avec beaucoup de personnalité 

 

  • Cette matière très chic s’impose spontanément comme une surprise. Une affaire à suivre de près tant son élégance est distinguée, évidente et droite.

 

  • on sent du tabac, du santal, de la myrtille. Avec une superbe trame tanique, est à la fois racé et gourmand

 

  • Suave, dynamique, onctueux et délié, il reflète toutes les qualités de son terroir, avec une précision rare. Dans un devenir élégant et généreux.

 

 

  • une expression aromatique de baies type groseille, framboise et myrtille.

 

  • Détail amusant : il évoque, pour ses producteurs, la chanson By the Way, des Red Hot Chili Peppers.

 

 

  • Un primeur au classicisme assumé, élégant, où le bois s’exprime sans surchauffe.

 

  • Vivant et émoustillant

 

  • Avec ses parfums de fruits frais qui émoustillent

 

  • La classe ! Un nez déjà complexe, avec des arômes riches de fleurs, de fruits, de cannelle et de cendre. Les saveurs sont majestueuses, cadrée par des tanins magnifiquement travaillés. Quant à la longueur, elle est éblouissante. Un vin noble et envoûtant, conçu pour l’éternité !

 

  • Un vin plus sympathique que chic.

 

  • Les arômes de fruits rouges (groseille et framboise) sont habillés par un élevage fin

 

  • Ce vin se distingue des autres. Il offre un voyage au fil du verre : on démarre par des fruits rouges précis et jolis, puis l’élevage apparaît, notes de bois de santal, cèdre, et il termine par des fruits noirs type myrtille

 

  • ce margaux qui exhale d’abord des parfums de fruits noirs, mûre et myrtille. Un boisé un peu tabac, un peu épicé. Des tanins policés 

 

  • la structure est super raffinée

 

  • Une grande fraîcheur et une pureté élégante se dégagent immédiatement au nez. L’évidence est là ! Les saveurs sont ensuite bien assises sur des tanins nuancés, gourmands et brillants.

 

Tout ça est bel et beau, j’attends avec impatience la sélection-dégustation par nos 2 « mondaines », pardon du Monde, des grands vins nu qui puent, avec des commentaires du genre « semble issu de l’essorage de serpillère » « n’achetez-plus du vinaigre ! » « Bouse de vache, crottin de cheval, pet de lapin… les 3 mamelles des vins nu » « Droit à l’évier ! » « Ça ne vaut pas les nectars du grand Gégé et du Bernard Magrez… » « Destop ! »

A la recherche du « bon petit bordeaux »ICI

Réputé pour ses étiquettes prestigieuses et ses vins de garde, le vignoble bordelais se modernise. Sans renier la tradition, de jeunes producteurs misent sur le goût avec des crus moins onéreux, à consommer sans attendre.

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commentaires

pierre 01/10/2020 09:35

vous connaissez l'histoire bordelaise:
"un châtelain dont la femme n'est toujours pas rentrée à minuit, fonce chez l'amant de cette dernière,
ce denier jure que la dame n'est pas là!.
le châtelain pousse un long soupir et murmure: la main sur l'épaule de l'amant " qu'est ce qu'on va devenir!"
p.s rappelons pour plus de ridicule que la cloche fut inaugurée par l'archevêque de Bordeaux

pax 01/10/2020 08:39

Pendant que le Taulier persifle, d’autres sifflent de belles quilles de vins au naturel.
Mais il a raison, il serait temps que quelqu’un siffle la fin de la récré et qu’on dise stop à ce genre de littérature de con venance. C’est marrant, dans leurs recherches d’analogies on ne trouve jamais ni rhubarbe ni séné alors que la formule « Passe-moi la Rhubarbe, je te passerai le Séné. » fonctionne à plein nez.
C’est ascenseur à tous les étages dont, pour le moins, on attend le renvoi.
Je me marre tous les matins en lisant la prose du père Bizeul dans son blog de vendange. Dans la biographie d’hommes célèbres on évoque souvent les petits métiers qu’il a pratiqué avant de connaître le succès. L’Hervé lui, a du, un temps, être cireur de pompe. Il lui en reste quelque chose Le grand « Modeste » cite avec infiniment de respect ceux dont il sait qu’il peut attendre quelque chose.
Pour en revenir aux citations, les rédactrices se révèlent des virtuoses de la flagornerie. La vacuité de leurs écrits est sidérante. Pourtant elles nous posent des questions existentielles. Croquer dans un macaron en buvant du vin ou boire un macaron en croquant dans un vin dont on dit souvent qu’ils ont de la mâche. Et puisqu’on y est allons jusqu’au bout. Il doit bien y en avoir un qui évoque un fabuleux Magrez de canard sublimé par un chef trois étoiles.
Si le Taulier attend le tome II dédié aux vins au naturel, j’attend pour ma part, un cahier, un ouvrage en attendant l’encyclopédie permettant de trouver dans chaque bouchées ou fleurs,
Le nez des vins. A chacun son tour.
Nous parlez encore de l’Angélus de cette manière, est ce vraiment concevable. Alors que la cloche qui manage le domaine et son ahurissant parking pour visiteur ne peut sonner que le Glas de la raison qu’à l’évidence il a perdu.
Tournons la page et fuyons ce genre de littérature sauf pour le besoin, comme le fait de Taulier, d’une chronique pas piquée des vers.
N’oublions pas quand même que c’est à des individus comme ce « de Boüard de Laforest » qu’on est en droit de rappeler que le vignoble du bordelais, ce que personne ne saurait contester, est au bordel amer.

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