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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 07:00

presidentaffiche

Sur Twitter le 31 août je lis :

 

Mon film préféré "Le Président" d’Henri VERNEUIL, avec Jean GABIN et Bernard BLIER

 

Chef d’œuvre du cinéma, à voir absolument tous pour ceux qui aiment la politique et le cinéma.

 

Ce soir sur @ARTEfr

 

Je ne regarde pas la télé ni ici ni à Paris mais je me souviens fort bien des morceaux d’éloquence oratoire de ce film d’Henri Verneuil, adaptation d’un roman de Simenon, avec un scénario signé par Michel Audiard.

 

Il y a du Clémenceau dans ce Président, il est admis que Simenon a été inspiré par Clémenceau mais en dehors du caractère affirmé, du verbe tranchant, et de la passion de l'État, Émile Beaufort-Gabin dans son mode de vie est bien loin du Tigre. Dans sa résidence il a un portrait de lui accroché au mur.

 

Le Président par Simenon

 

Le livre de Simenon a été terminé en octobre 1957.

 

 . La IVe République vivait sa dernière législature.

 

 . En Algérie, l'année 1957 voyait se dérouler la bataille d'Alger.

 

. Le traité de Rome était signé en mars 1957, qui allait ajouter début 1958 la CEE (Communauté économique européenne) à la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier).

 

Le film a été tourné en 1960.

 

. La crise algérienne de mai 1958 avait porté de Gaulle au pouvoir, qui avait la même année mis un terme à la IVème République et mis en place la Vème République (Constitution approuvée par référendum, élections législatives, élections présidentielles par un collège électoral).

 

. La question algérienne continuait à générer de vives tensions, en Algérie comme en France, tant côté partisans de l'Algérie française que côté partisans de l'indépendance.

 

Le thème de ce film est à la fois d’actualité et daté, nous sommes en effet sous un régime parlementaire : le président de la République était élu par la réunion des deux chambres (« Assemblée nationale » sous la IIIème, réunissant la Chambre des députés et le Sénat, puis « Parlement » sous la IVème, réunissant l'Assemblée nationale et le Conseil de la République). Le rôle du président de la République était essentiellement représentatif, mais il proposait le président du Conseil, véritable chef de l'exécutif (comme le Premier Ministre britannique), qui devait être investi par les deux chambres.

 

Lire ICI

 

Dans un panorama télé indigent me dit—on voir ou revoir ce film est intéressant.

 

Pour ma part, étant friand de l’histoire de la IVe République, voir les livres de Georgette Elgey, puisque je suis né sous ses auspices et l’ai vu disparaître en 1958, je me permets de signaler à tous ceux qui veulent ressusciter le PS de Mitterrand, sauver du naufrage le PCF de Jacques Duclos, assurer la survie de ce qui reste du parti gaulliste, que c’est sous cette République que l’on a enterré le Parti Radical.

 

Le dernier grand homme du Parti Radical fut Pierre Mendès-France qui adhéra au PSU. Ensuite, après scission, les Radicaux de gauche eurent l’illusion d’exister au temps de l’Union de la Gauche, sur un strapontin aux côtés de Mitterrand et Marchais, le brave pharmacien de Villefranche-de-Rouergue, Robert Fabre. Quand à ceux de droite, ce fut pire, qui se souvient de Rossinot le maire de Nancy ?

 

Ce fut le temps des plaisanteries sur les Congrès des Radicaux dans une cabine téléphonique, celles-ci comme lui ont disparues, du veau sous la mère : Jean-Michel Baylet, chez Rocard nous avions récolté l’ancien attaché parlementaire du PRG qui, lors des remaniements exerçait ses talents d’imitateur pour piéger au téléphone certains élus radicaux qui espéraient encore en un maroquin.

 

On ne ressuscite pas les morts au mieux on les embaument.

 

Le Président (Arte) : une histoire vraie pour Jean Gabin et Bernard Blier au cœur de la politique ?

Le Président (Arte) : une histoire vraie pour Jean Gabin et Bernard Blier au cœur de la politique ? ICI 

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commentaires

pax 23/09/2020 19:47

Une vraie séance de cinéclub à l’ancienne que cette chronique.
Je ne suis pas aussi féru d’histoire que notre éclectique Taulier, sauf en ce qui concerne la littérature et la peinture, et j’apprécie ce film en tant que tel. C’est un beau moment de cinéma. C’est un film qui raconte une histoire, par un bon faiseur et de grands acteurs.
Comme « Un singe en hiver » avec les mêmes et un J.P. Belmondo en pleine forme. Notons en outre que chacun de ces films a pour base un bon roman.
Bref, comme ce bon La Fontaine évoquait ses sentiments si on lui contait Peau d’Ane, je prends un plaisir extrême à visionner ce genre de film.
La réalisation par Fellini de « Juliette des esprits » enflamma les critiques. Elles étaient depuis longtemps, élogieuses pour des films tels I Vitelloni et La Strada mais surtout les immenses 8 ½ et La dolce Vita. A cette occasion le Canard Enchainé déclara dans sa rubrique cinéma : « Comme il avait du génie Fellini, quand il n’avait que du talent ! » Je pourrais en dire de même pour ce cinéma que les grosses productions pleines d’effets spéciaux tentent de ringardiser.

P.S
Tss, tss tss, mon bon Taulier : « Je ne regarde pas la télé, ni ici ni à Paris » ne saurait être l’exacte vérité. Sans fouiller bien loin on doit bien retrouver une ou deux chroniques où tu avoues t’être laissé tenté par la télé. Certes peut être pour regarder, exceptionnellement je veux bien, un film, mais tu était devant ton poste.
Cela ressemble un peu, à cette question d’un novice à son père supérieur pour savoir si on peut fumer en priant ou si on peut prier en fumant. Un peu jésuite tout ça, non ?

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