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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 06:00

 

Un peu de géographie de la Vendée pour les Nuls :

 

  • Soullans c’est tout près de Challans dans le Marais Breton cher à René Bazin.

 

  • Olonne-sur-Mer c’est la « banlieue » des Sables-d’Olonne, sur la côte, souvent sauvage, qui borde le bas-bocage dont la Mothe-Achard est l’un des derniers patelins. Pour nous y rendre, en car Citroën, nous passions par Saint-Mathurin.
  •  

 

 

Souvenirs

 

Le beurre de la Tante Valentine baratté à la main dans un tarrasson de crème fraîche, salée au gros sel, posée dans sa dorne, égoutté puis tassé dans un moule en bois dentelé lui imprimant des petites fleurs, empaqueté dans du papier sulfurisé, stocké dans la garde-manger de la souillarde et mangé par votre serviteur sur des tartines de pain de quatre de chez Remaud au petit-déjeuner et au goûter avec des carreaux  de chocolat Poulain.  

 

26 octobre 2006

 

Le bon beurre de la tante Valentine...ICI 

 

 

 

Lorsque la sonnette de l'écrémeuse commençait à tinter, ma chambre était au-dessus de la laiterie, je savais que la crème allait commencer de s'épandre dans le tarrasson. La tante Valentine, préposée au beurre, après en avoir fini avec l'écrémeuse, déposait le tarrasson de crème au frais et lorsque celle-ci était raffermie, elle y jetait une poignée de gros sel, puis assise sur une chaise paillée, à la main, elle barattait avec un pilon de bois.

 

 

Tant que j’ai vécu au Bourg-Pailler je n’ai accepté de manger que du beurre de la tante Valentine ; à la Mothe-Achard il y avait le vendredi un marché au beurre sur la place des Tilleuls près de l’église Saint-Jacques où les fermières venaient vendre leur beurre aux négociants approvisionnant les BOF. Mémé Marie, qui vendait ses poulets au marché de volailles sur la place du vieux château, n’y a jamais mis les pieds, la charité chrétienne ne l’empêchait pas de dire que beaucoup étaient rances et que certaines y glissaient un peu de purée de patates, et c’était pure vérité.

 

Marie-France Bertaud c’est un blog :

 

UNE CUILLERÉE POUR PAPA ICI 

Texte de Marie-France Bertaud sur Face de Bouc ICI

 

 

Il faut que je vous parle d'un magasin à la ferme vraiment formidable. C'est à Olonne-sur-Mer et il s'appelle la Ferme de la Goulpière. C'était ma première visite, j'ai été conquise !

 

Voilà qui me conforte plus que jamais dans mon choix de faire travailler directement les producteurs.

 

La ferme de la Goulpière, c'est une affaire familiale. Parents, enfants, gendres... tout le monde s'implique avec passion et chaque génération apporte ses connaissances pour faire évoluer l'affaire, de manière positive, en gardant toujours les mêmes valeurs du départ, transmises par les parents.

 

Valeurs de la qualité du produit et du respect du client. Des produits certifiés "bio" depuis déjà belle lurette.

 

Donc, à la Ferme de la Goulpière, on y trouve de tout ou presque. De la viande de boeuf, du porc, de la volaille en direct de la ferme et transformés sur place.

 

Mais aussi des oeufs, du lait cru- on se sert directement à une "bonbonne" dans des bouteilles en verre consignées, ainsi que des laitages maison, des fromages excellents affinés dans une salle de halage à l'arrière du magasin et du beurre, du vrai moulé à la baratte ! Trop trop bon !

 

Et on y trouve aussi des fruits et légumes et produits d'épiceries provenant de producteurs locaux.

 

La qualité tient toutes ses promesses. J'ai préparé un énorme poulet fermier dont je vous donnerai prochainement la recette. je me suis régalée avec la crème chocolat.

 

Bref ! Je vous recommande chaudement cette adresse formidable à laquelle je consacrerai un article plus complet sur le blog, parce qu'elle le vaut bien.

 

Ferme de la Goulpière - route de Sainte-Clementine en direction de Sainte-Foy à Olonne-sur-Mer ICI

Les photos sont de Marie-France Bertaud

 

 

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commentaires

pax 14/10/2020 07:25

Pour ceux que cela pourrait intéresser ,en allant sur gogol maps , Issenhausen , 2 rue Principale on peut voir ce qui était « La demi maison » . Elle a fait, plus ou moins récemment, l’objet d’une surélévation et possède à présent une toiture à 2 pans.
Pour la petite histoire, l’interstice que l’on peut voir entre les 2 constructions est une particularité alsacienne. Il s’agit d’un « schlupf » ou rigole permettant aux eaux pluviales ruisselant d’un toit, de se déverser directement, sans gouttière, pour être conduite vers le Caniveau de la rue. La limite cadastrale passait au milieu. Chaque propriétaire disposait d’un droit de passage sur l’ensemble du « schlupf »

pax 13/10/2020 17:52

De la purée de patates dans le beurre, mais aussi de l’eau dans le lait, du plâtre dans la farine etc. Voilà les mœurs de certains producteurs d’autre fois. De quoi river leurs clous aux nostalgiques du « C’était mieux avant. »
Pour les lecteurs du Taulier qui se seraient déjà aventurés en Alsace, il se souviennent, peut être, d’une peinture que l’on voit un peu partout dans les restaurants et/ou les winstubs . Elle représente « Hansimschnokeloch * ». C’est un grand garçon boudeur habillé en alsacien et à moitié assis à un bout d’une grande table à laquelle il semble tourner le dos. Derrière lui une kyrielle de jeunes alsaciennes les bras pleins de bonne chose. La scène se passe dans la cour d’une de ces très grandes fermes du nord de l’Alsace. On distingue en arrière plan l’aile du logement des employés au premier niveau décoré d’une superbe galerie avec un clocheton sur le toit et une horloge.
Cette ferme appartient à des amis, à l’époque agriculteurs. Ils m’ont confié la mission de transformer ces logements en gites ruraux. J’étais donc souvent sur place pour diriger les travaux.
Issenhaussen est un beau village, au nord / ouest de Haguenau. Il est essentiellement composé de grandes fermes sauf, construction incongrue, une maison sans style avec un pignon sur rue présentant une toiture à un pan .Elle est adossée à un mur de la ferme de mes amis, en limite parcellaire latérale commune aux deux propriétés.
Je demandais à mon amie le pourquoi de cette construction. En riant sous cape elle me raconte que ses voisins se sont fait prendre à mouiller le lait qu’ils vendaient à la coopérative puis de rajouter, cette fois, en riant franchement alors ils ont une demi-maison.
Elle s’amusait de bon cœur de la mésaventure survenue à ces drôles de gens d’autant qu’elle était très fière d’avoir le meilleur lait du village qui lui était payé un peu plus cher.

* « Jean du trou de moustique » héros de la chanson du même nom qui raconte que tout ce qu’il a, il n’en veut pas, mais veut tout ce qu’il n’a pas.

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