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7 août 2020 5 07 /08 /août /2020 06:00

Dessin de Jacques Touchet en illustration du poème dans le recueil La négresse blonde, 1945 ICI 

J’ai peine à imaginer ce qu’aurait écrit Vialatte dans sa chronique pour La Montagne, sans aurait-il dépassé le côté anecdotique pour souligner l’originalité et la saine conception de notre  retour en terre de René Armentier.

 

Vialatte allait aussi aux enterrements. D'abord, celui de Roger Nimier, dont lui restait un petit lancier en plomb - «la lance est brisée, le cheval galope». Ensuite, celui de son cher Jean Paulhan, qui tenta de le faire libérer quand il était prisonnier des Allemands, publia son premier roman chez Gallimard, et y accueillit toutes ses traductions de Kafka. Paulhan, avec lequel il jouait aux boules le dimanche et mangeait de l'estomac de requin dans un resto chinois du Panthéon. Paulhan, le patron, qui lui avoua, un jour où il corrigeait des épreuves :

 

« J'ajoute quelques fautes d'impression. Pour la vraisemblance

 

En effet, « Pour lui (René Armentier), les obsèques étaient une opération mercantile et il voulait consacrer son argent à ce qui l’intéressait, raconte Martine Glorieux sa fille unique. Il aurait voulu un cercueil en sapin basique qui n’existe pas et ne voulait pas de capitonnage. Lorsque je lui ai dit qu’il faudrait peut-être bien mettre quelque chose, il m’a dit : « eh bien, il n’y a qu’à mettre mon journal ! » Je n’étais pas certaine que ce soit possible, mais les pompes funèbres Ducron m’ont assurée que si, à la grande satisfaction de mon père »

.

Mon père a toujours été abonné à La Montagne, dimanche et jours fériés compris. Il lisait son journal de A à Z.

 

« D’abord les avis d’obsèques, pour voir s’il y avait des célébrités comme il disait, c’est-à-dire des gens qu’il connaissait. Il poursuivait par le sport, le foot surtout car je crois qu’il y avait joué étant jeune. Et puis la politique nationale et surtout régionale : aux dernières municipales, il m’avait demandé de lui donner le nom de tous les maires des communes qu’il connaissait. Il finissait par le programme télé pour les info, les documentaires et le foot ».

 

L’article Un Puydômois emporte le journal "La Montagne" dans sa dernière demeure ICI 

 

 

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