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1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 06:00

Charles Ponzi dans les années 1910. | Via Wikimedia Commons

Je suis fasciné, moi qui ne suis que titulaire de livrets de Caisse d’Epargne, qui ignore les SICAV, qui ne surveille pas d’un œil anxieux le CAC 40, le Nasdaq, le Dow Jones, par les goulus, les voraces, les rapaces qui se jettent comme des morts de faim sur des produits, dit dérivés, comme des morts de faim.

 

Rappelez-vous au temps du vibrionnant Sarkozy, la crise des subprimes, le tristement célèbre Bernard Madoff, condamné à 150 ans de prison en 2009 pour avoir monté une escroquerie façon Ponzi dont on estime qu'elle a pu porter sur environ 65 milliards de dollars.

 

 

« C’est quand la marée se retire qu’on voit qui nageait tout nu », a coutume de dire Warren Buffett. Le reflux des marchés et l’argent facile avaient mis au jour un véritable musée des horreurs : les appartements en construction qui changeaient trois ou quatre fois de main pendant les travaux ; les municipalités endettées à taux variable dans des monnaies exotiques ; les banques suisses qui enseignaient à leurs clients comment frauder le fisc… Le temps était peut-être venu de raconter certaines de ces histoires ou, mieux, d’en inventer d’encore plus jubilatoire. »

Vlad Eisinger Du Rififi à Walla Street

 

The Big Short (2015)

 

The Big Short : le casse du siècle de Adam McKay - (2015 ...

 

The Big Short raconte comment une poignée d’outsiders ont vu venir avant tout le monde la crise des subprimes et le retournement brutal du marché immobilier (et hypothécaire) américain. Le film décrit un peu l’ensemble des acteurs de la finance comme des crétins aveugles. Ce qui est un peu dur mais tout à fait distrayant. Ils ont néanmoins oublié de mentionner le cas de John PAULSON. Un gestionnaire de hedge fund qui a aussi parié contre les subprimes et qui a gagné environ 10 milliards de dollars avec la crise. Or lui n’était pas un “outsider”, mais un “insider” qui bossait de très près avec Goldman Sachs. Le film reste super marrant. Un de mes préférés de 2015.

 

Revenons à ce cher PONZI

 

Pyramide de Ponzi

 

D'après l'histoire officielle, Carlo Ponzi est né en 1882 dans la ville italienne de Lugo, située en Émilie-Romagne. Après avoir étudié pendant quatre ans à La Sapienza, principale université romaine, il serait arrivé aux États-Unis à la fin de l'année 1903. La légende dit que lorsqu'il posa pour la première fois le pied sur le territoire américain, à Boston, il avait moins de trois dollars en poche.

 

Bien décidé à empoigner la vie, désireux de ne pas faire de la figuration et de vivre à fond son rêve américain, Carlo Ponzi se résolut néanmoins à commencer au bas de l'échelle. Dès 1904, il décida de se faire appeler Charles, ce qui ne suffira pas à favoriser son intégration: parlant un anglais rudimentaire, n'ayant ni ressources ni contacts, il ne parvint qu'à se faire engager en tant que plongeur dans un restaurant, où il finit serveur après la défection d'un autre employé.

 

[…]

 

DAOs, Corporate Finance and Ponzi Schemes — Korporatio

 

La justice finit par s'emparer de l'affaire, et en 1926, Charles Ponzi fut condamné à un an de travaux forcés. Tentant de rentrer clandestinement en Italie pour ne pas purger sa peine, il fut arrêté sur le bateau à bord duquel il avait embarqué et resta six ans en prison.

 

Charles Ponzi (@charlesponzi) | Twitter

 

Expulsé vers l'Italie, il tenta ensuite de refaire sa vie au Brésil, où il finit de rédiger The Rise of Mr. Ponzi, qui parut en 1936. Il mourut finalement pauvre et aveugle à Rio de Janeiro en 1949, loin du triomphe auquel il aspirait. Au total, quelque 15 millions de dollars lui furent confiés par environ 40.000 individus, mais seuls 5 millions leurs furent redistribués.

 

L’ensemble de l’article ICI 

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pax 01/08/2020 07:15

On ne parlait, justement hier avec mon pote Robin antiquaire et spécialisé en tableau. Expert judiciaire, c’est lui qui ma entrainé à suivre les cours d’Assas pour obtenir de DU d’Expert en Objet d’Art. On évoquait le scandale des faux tableaux des petits maîtres locaux qui a éclaté à l’occasion de l’inauguration du Musée Terrus d’Elne. Curieusement l’enquête est au point mort malgré plaintes avec constitution de parties civiles. On c’est mit à relater les circonstances permettant aux escrocs de gruger leurs victimes. Robin est un ancien flic qui a quelques belles réussites à son palmarès et qui connaît tout ça par cœur.
D’abord la confidentialité : « N’en parler surtout pas, vous êtes connaisseur vous. Il y en a peu, alors garder cela pour vous. Nous ne voulons pas que n’importe qui puisse accéder à des œuvres de cette qualité. » « Vous savez, c’est une affaire étonnante et rare. C’est en démolissant une vieille maison, qu’on a découvert une double cloison dissimulant ces chefs d’œuvres. Il été caché là pendant la guerre à l’abri des nazis. Mais celui que vous avez est l’un des plus beaux. Mais surtout n’en parlez pas » Etc.
Ensuite la naïveté ou la cupidité des hommes, ou la vanité d’être parmi les élus parfois aussi et c’est triste de le constater, la bêtise.
La mouche du coche qui, elle, est naïve, a confiance en la bonté universelle de l’humanité, dont l’angélisme fait rigoler, ne comprend pas comment on peut se laisser aller ainsi. Elle n’a déjà pas confiance en elle même, ce n’est pas pour gober les arguments de tels bonimenteurs.
Mais c’est aussi le manque de culture et de curiosité. On veut devenir « collectionneur » et on croit que cela peu s’acheter comme une salle à manger. Ensuite, petit malin, si de plus je peux faire une bonne affaire ! Et toc pour le voisin comme dans la bête pub pour les assurances auto.
Parmi les « marronniers » de la presse on trouve régulièrement des articles sur les faux en arts, l’escroc qui a réussis, les faux dans les musées etc. Historia et ses confrères s’en donne à cœur joie et les articles sont ponctués d’encadré : « Les méthodes de l’escroc » ou
« Attention prenez garde ! »
A Collioure depuis près de 22 ans et collectionneur compulsif j’ai acquis il y a quelques 15 ans un pastel de Hanicotte peintre local digne d’intérêt de part son histoire, ses origines, sa pris en charge des enfants de Collioure auxquels il enseignait dessin et peinture.
Il s’agit d’un pastel représentant le « Château Royal de Collioure » signé en bas à droite. Que peut demander de plus un Alsacien que d’avoir cela au dessus de sa cheminée et de rêver ainsi de Collioure, pipe au bec et un vers de Rancio sec à la main ?
Ce tableau avait été acquis auprès de la Galerie Oms de Céret, maison de confiance avec pignon sur rue.
Lors des faux Terrus du musée d’Elne et pour mettre en pratique mon DU Robin et moi avons
entrepris l’expertise de mon Hanicotte. Verdict : tableau authentique – signature fausse.
Il s’avère que ce joli pastel provient de ce qu’on appel un fond d’atelier. En l’occurrence mon tableau n’est pas entièrement achevé en partie basse. Cela lui confère même un petit plus, facile à obtenir pour un pastel qui est toujours une craie légère permettant de tels effets.
Mais alors la signature ? Et bien, les fonds d’ateliers ou l’on trouve des œuvres souvent non achevées ou non satisfaisantes au goût de l’artiste, se voient imposée une signature pour augmenter la valeur de l’œuvre. Le pastel est bon car le traitement des ciels, des montagnes en arrière plan et autres détails permettent de confirmer l’attribution.
La signature est fausse ! (C’est ce qu’il y a de plus difficile à imiter lors de la réalisation d’un faux.)
1) La comparaison de la fausse signature avec la collection de signature de Hanicotte que l’on possède fait que la signature ne tient pas la route (barre des T, inclinaison des jambes du N, attaque de la majuscule H)
2) En outre, l’étude le l’œuvre de Hanicotte permet d’observer que ce peintre ne localisait
jamais ses œuvres surtout quand le sujet comme le « Château Royal » est connu est aisément identifiable. De plus quand Hanicotte trouvait nécessaire de localiser le sujet de la toile, la localisation figurait sous la signature et non au dessus. Or mon Hanicotte est localisé au dessus de la signature. C’est ballot non ?

Fort de cette expertise, je me suis rapproché de Dame Oms qui me connaît bien pour avoir quand même été un bon client. Fin de non recevoir.
Je lui signale que ma demande ne saurait remettre en cause sa compétence et que je considère cela comme un « accident industriel » que son assurance pro devrait pouvoir arranger. Niet, contestation de l’expertise, promet d’en produire une autre. J’attends toujours, comme j’attends à présent la conclusion du tribunal devant lequel j’ai porté l’affaire.
Qu’est ce qu’on se marre dans les P.O. !

Suite au prochain numéro.

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