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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 06:00

Liturgie : Voici pourquoi le prêtre met un peu d'eau dans le vin ... Le vin de messe par Paul-Charles Chocarne-Moreau sur artnet

Le vin de messe  , 1924 - 1924 

Paul-Charles Chocarne-Moreau

 (français, 1855 - 1931)

C'est l'histoire d'une très vieille chronique de derrière les fagots de la sacristie de la paroisse Saint Jacques le Majeur, pondue le 27 avril 2007, pas sûr que notre Pax l’ait dénichée celle-là.

 

 

Je l’ai extirpée de la naphtaline à la suite d’un commentaire sur mon mur de Face de Bouc où, j’avais publié une photo de mon déjeuner du 4 mai baptisée : déjeuner de moine.

« Sans vin de messe... »

 

 

Je vous la livre telle quelle, si vous souhaitez lire l’originale c’est ICI 

 

Comme beaucoup d'entre vous me suivent depuis les origines de ce blog ils savent, qu'au temps de mes culottes courtes, j'ai occupé les éminentes fonctions d'enfant de coeur à la paroisse St Jacques le majeur de la Mothe-Achard auprès du curé-doyen Bailly. J'ai donc servi la messe, en latin, en soutane rouge ou noire pour les sépultures et surplis empesé, celle du petit matin comme la grande du dimanche, officié aux Vêpres du dimanche après-midi, suivi les chemins de croix de la Semaine Sainte, assuré les processions des Rogations et de la Fête Dieu, officié aux mariages, baptêmes et enterrements, suivi le curé pour les derniers sacrements, lavé les pieds le jeudi saint, porté la croix ou les bougeoirs, agité l'encensoir, porté le seau du goupillon, sonné la clochette et bien sûr présenté les burettes au curé. Un boulot pris certes sur le temps de loisirs mais aussi sur les heures d'école. J'y reviendrai plus loin mais, comme ce qui m'amène ce matin à égrener mes souvenirs d'eau bénite ce sont les burettes, un petit mot sur le vin de messe.

 

La sacristie sentait l’antimite. Nous, les enfants de chœurs, étions parqués dans une antichambre qui, elle, empestait le jus de chaussette car nous portions des savates avec semelle de feutre. Le service du curé était assuré par soeur Marthe (mon premier amour platonique) Pendant que nous boutonnions l'enfilade de petits boutons de nos soutanes elle préparait les ornements à la bonne couleur, le ciboire, la patère et bien sûr elle remplissait les burettes. Celles-ci se trouvaient placées dans un placard d'angle. Tout le jeu des enfants de chœur consistait à arriver en avance pour aller fouiner dans le placard aux burettes où se trouvait bien sûr la bouteille de vin. Les plus vantards racontaient qu'ils avaient osé s'en siffler une gorgée au goulot. Moi, jamais, non par crainte du péché – c'en n'en était pas un d'ailleurs car le jaja n'avait pas subi la transmutation - mais parce que mon esprit déjà critique trouvait un peu fort de café que ce vin fut blanc.

 

Bien sûr, si lors de la consécration le liquide avait pris une couleur vermillon mes doutes auraient été levés. La seule transgression que je me permis fut de le sentir. Il avait une odeur douçâtre qui n'engageait guère aux libations. Lorsque je présentais d'abord la burette de vin au curé celui-ci la vidait intégralement dans le ciboire, pour celle contenant l'eau il se contentait d'une larme. Ma sainte mère qui voulait faire de moi un prêtre n'a jamais su que l'histoire du vin de messe pesa aussi dans mon choix de ne pas embrasser un sacerdoce où le sang du Christ n'était qui liquide blanc jaunasse. Mais la raison profonde était ailleurs.

 

Alors, comme je suis ce matin en veine de confidences, je vais vous l'avouer. Ce que j'adorais par-dessus tout dans mes fonctions d'enfant de chœur c'était la distribution de la communion. En ces temps reculés les paroissiens venaient s'agenouiller à la sainte-table et je précédais le curé, tenant dans ma main un petit plateau en métal doré que je plaçais sous le menton juste avant que le curé n'enfourna l'ostie ou plus exactement la plaça sur la langue tirée.

 

Pourquoi diable ce plaisir ?

 

Tout simplement parce qu'ainsi je pouvais contempler à souhait les beautés de la paroisse, leurs toilettes, leurs audaces parfois : certaines au lieu de baisser les paupières plantaient leurs yeux dans les miens, leurs lèvres faites – suprême audace – leurs mains jointes emmitouflées dans des gants de dentelles où pour certaines flamboyaient des ongles peints – provocation ultime – , j'ose : leurs poitrines si proches, leur façon de quitter la sainte-table sur leurs talons hauts en balançant leurs hanches et en roulant des fesses. Rien que pour ces pensées impies on aurait dû m'excommunier sur le champ. Mais nul ne pouvait soupçonner mes jouissances intimes sauf qu'un jour, las de la pression d'un recruteur de l'Evêché, à sa question sur les raisons de mes atermoiements je lui répondis droit dans les yeux : « j'aime trop les femmes... » ce qui le laissa sans voix de la part d'un moutard de 10 ans de la Vendée profonde.     

 

Le vin de messe : Tout ce qu'il faut savoir sur le vin liturgique ! - blog Les Grappes © Theopedie

Le vin de messe, un produit comme les autres

  • ADRIEN BAIL, 

 

Pas de messe sans vin… Théologique, le principe a aussi ses implications économiques. « Tous les grands domaines en Europe ont une origine ecclésiastique, rappelle Jean-Baptiste Noé, auteur d’une Histoire du vin et de l’Église (Éditions ADN, 2010). Au-delà de la place symbolique du vin dans la Bible, c’est une question pratique qui a conduit les évêques et les moines à produire du vin : il est indispensable pour célébrer la messe. » Mais si le débouché n’est pas négligeable pour les viticulteurs et les négociants, peut-on vraiment parler d’un marché du vin de messe ?

 

« Difficile à dire, parce que le vin de messe n’est pas un produit à proprement parler », nuance d’emblée Jean-Baptiste Noé. En effet, pour la liturgie catholique, le vin que recommande l’Église n’a rien d’un produit casher (chez les juifs) ou halal (chez les musulmans), qui serait certifié par elle. Tout vin de raisin pur convient pour cet usage (1).

 

Dans les régions viticoles, les paroisses se servent directement chez les producteurs locaux, comme à Perpignan (Pyrénées-Orientales). À la cathédrale Saint-Jean, ce sont les bouteilles de Nicolas Roux, diacre et vigneron, qui sont enfermées dans l’armoire de la sacristie. Dans le village du Soler, à quelques kilomètres de là, Jean-Marie Nadal, propriétaire du château Nadal-Hainaut, livre la paroisse en viognier et en chardonnay. « Chez nous, c’est une tradition familiale », raconte-t-il.

 

Un vin doux et sucré

 

« Fournir sa paroisse est une démarche pour l’Église », estime Brigitte Le Roch, propriétaire à Mouzillon (Loire-Atlantique) et catholique pratiquante. Elle approvisionne aussi les paroisses des environs et, pour elle, ce geste ne s’apparente en rien à une démarche commerciale.

 

Le vin pour la liturgie, s’il est un vin comme les autres, répond cependant à une demande particulière, clairement identifiée par les producteurs. « Les prêtres préfèrent un vin doux et sucré. Quand ils disent la messe tôt le matin, à jeun, un vin sec est trop agressif, explique Brigitte Le Roch. Nous leur proposons un vin fruité, qui garde la fraîcheur en bouche. » Un vin qu’ils ne produisent pas tous les ans, et qui fait l’objet d’une attention particulière. « Pour qu’il ait cette qualité, nous retardons les vendanges. »

 

La suite ICI 

   

Le muscadet de Guy Bossard choisi comme vin de messe par le pape François ? Un vieux canular .

Vin. Du muscadet au Vatican ? Un canular

Le pape aurait choisi ce breuvage comme vin de messe.

Insolite. « Le pape François a choisi, en guise de vin de messe, le muscadet biodynamique de Guy Bossard, l'un des pionniers de cette méthode. » L'info, qui nous avait échappé, est tombée, dimanche 17 septembre, à l'heure de la communion. Farfelue ? Impossible, elle est signée François-Régis Gaudry, l'animateur de la très respectée émission « On va déguster » sur France Inter.

 

 

Que diable, le vin de Guy Bossard, laïc parmi les laïcs, aurait été choisi par le Saint-Père ! Dare-dare, coup de téléphone au vigneron pour confirmer cette annonce tombée du ciel. Au bout du fil, le viticulteur du Landreau, dans le vignoble nantais, s'esclaffe.

 

La suite ICI 

Troc Echange Vin de messe VENTE SUITE A ARRET DE COLLECTION sur ... Voleur de vin de messe arrêté au diocèse de Québec !!! Ictus, vin blanc moelleux sélectionné par l'Abbaye ND des Neiges Vin de Messe SANS - Bordeaux - Cuvelier Fauvarque Vin de messe

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commentaires

Jacques Berthomeau 10/05/2020 17:25

Bonjour Jacques,
Je t’avais dit que nous avions quelques similitudes avec certains événements de notre enfance. J’ai envie parfois de te le rappeler mais je ne souhaite pas encombrer ton site avec les histoires d’un petit angevin du bocage. Ce matin par contre je ne résiste pas à te raconter l’histoire de ma première cuite en temps qu’enfant de chœur de la paroisse de Villevêque, bourgade située sur les bords du Loir, à la 10km au nord d’Angers. C’était avec du Côteau du Layon, bu au goulot quand le père curé nous a surpris. J’ai encore dans ma tête l’image du prêtre, la soutane relevée au-dessus des genoux, flanquer un coup de pied au fesse de mon copains le fils du charpentier. Remis de nos émotions, d’un pas peu assuré, nous avons quand même procédé comme chaque dimanche à la distribution du Pèlerin et de La Vie aux bigotes de la paroisse.
Voilà mon histoire ! Je commence ma journée, chaque matin par la lecture de tes papiers et je t'en remercie !
Portes toi bien et fidèle amitié
Un confiné normand,

Aredius44 10/05/2020 16:37

Je fus aussi surpris de la couleur du vin de messe dans ma jeunesse. On n'en produisait plus en Limousin. Maintenant on replanté en Corrèze (mais c'est au sud du riant portail du midi : Brive), qui donne du Mille et une pierres. Un vin de Pétarous (de Pieds terreux). Mon copain enfant de cœur m'a expliqué que le curé buvait du Monbazillac ou du Bergerac doux.
Je suis perturbé... je me croyais samedi... et quand je suis passé devant chez Berthomeau, y avait bien le tableau noir mais le portail était fermé. On était dimanche ! On a improvisé.

pax 10/05/2020 09:25

« Fin de partie » dirait Beckett
« Ite missa est » semble nous dire le Taulier pour qui ,ce matin ,la messe est dite.
Attention à la quille de demain. Autant de quille que d’individu cela va en faire des jeux.
Pas question de faire les fous. Pas de chien dans ces jeux de quille.
Vous avez entendu les instruction de l’adjudant chef . En cas de foutoir tout le monde regagnera ses quartiers pour y être consigné, pardon, confiné.
Heureusement que les autorités peuvent fonder quelque espoir en la mauvaise météo qui s’annonce durable un peu partout ,pour limiter que leur dé-confinement ne tourne à la déconfiture.
Inutile d’inviter à la rescousse les saints des prochains jours dont l’existence de beaucoup est contestée. Quand cette existence est bien réelle ,invoquer la Sainte Rolande est totalement contreproductif quand on sait que la principale manifestation en son honneur est un immense cortège plein de curieux et fidèle. Bravo les gestes barrières.
Réjouissons nous cependant tous en chœur, demain , les autorisations au feu et les préfets au milieu. Du moins pour la vie quotidienne dans l’espace de liberté ( moins grand que celui du Taulier ) des cents kilomètres autorisés .C’te blague !

Frugal petit déjeuner remarque le Chef du Protocole qui déplore par ailleurs un service dépareillé tout en reconnaissant que c’est très tendance puisqu’aujourd’hui tout et son contraire semblent se valoir.
Il note encore la présence du volatile accompagné d’un batracien inconnu. Il redoute qu’avec la fin du confinement, s’éloigne l’espoir de voir que soit enfin révélé, l’histoire de ce qui semble pouvoir être considéré comme des mascottes. Si le temps long du confinement n’a pas permis cet éclaircissement il serait vain d’espérer maintenant que les affaires reprennent.
Le Chef du Protocole souligne enfin la distinction qu’apporte la présence et l’usage du coupe œuf.
Point important s ‘il en est. Car, tout Chef du protocole qu’il soit, il serait bien en peine de préciser à quel bout de l’œuf il faut appliquer cet ustensile. Il s’agit la d’une question des plus sérieuses en matière d’Etiquette et de Bonnes Manières. Gros bout ou petit bout, ce n’est pas là une question anodine . Il faut se rappeler la guerre à ce sujet rencontrée par Gulliver lors de ses voyages

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