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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 12:00

Un communiqué de notre ami Lefred-Thouron. | Glougueule

Le 27 avril, sur Twitter je lis en provenance de Gaelle Chave @ChaveGaelle

 

Quand le co-président du comité Covid de l'APHP précise qu'une journée en réanimation coûte 9000 euros et que les patients y restent 15 jours, on devrait être heureux d'être en France.

 

Cette dame est LREM, j’ai donc cherché à vérifier l’info, je n’en ai pas retrouvé la trace…

 

2 constats :

 

  • le comité Covid de l’APHP existe :

 

Les Prs. Yazdan Yazdanpanah et Philippe-Gabriel Steg sont chargés par l'AP-HP de diriger le nouveau comité de pilotage dédié à la recherche sur le coronavirus.

 

Le premier est infectiologue à l'hôpital Bichat, où il dirige le service maladies infectieuses. Le second, lui aussi à Bichat, est cardiologue et par ailleurs vice-président du directoire de l'AP-HP chargé de la recherche.

 

  • Si la santé n’a pas de prix, elle a un coût

 

Décret n°2016-1471 du 28 octobre 2016 relatif à l'information du patient sur le coût des prestations délivrées par un établissement de santé, Journal officiel, jeudi 3 novembre

 

Il précise les éléments que doit mentionner cet écrit, «remis au patient au plus tard à sa sortie de l'établissement », à la suite d'un séjour ou de la réalisation d'une prestation. Il s'agit du montant des frais pris en charge par le régime obligatoire d'assurance maladie et par l'organisme d'assurance maladie complémentaire. La somme due au titre des prestations pour exigences particulières (chambre particulière, téléphone, télévision, etc.) devra aussi y figurer.

 

3 000 euros la journée en réanimation

 

« C'est ainsi que la plupart des Français vont découvrir qu'une journée en réanimation et en soins intensifs coûte plus de 3 000 euros. Au centre hospitalier de Sens (qui arrive en tête de la recherche sur Google), la journée en pédiatrie et obstétrique revient à 1 376 euros, celle de chirurgie ambulatoire à 1 945 euros et celle en gériatrie à 664 euros. Quant au prix moyen facturé pour une journée dans un service de médecine, il varie évidemment en fonction de l'établissement. Selon une enquête menée par le magazine L'Expansion dans 370 établissements de plus de 40 lits et publiée en janvier 2013, « la ville la moins chère serait Tréguier, en Bretagne, où le centre hospitalier réclame 66 euros par journée. À l'autre bout de l'échelle arriverait Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, où les patients doivent débourser 446 euros pour une journée d'hôpital ».

C’était en  2016

 

Combien coûte vraiment une hospitalisation ?

 

Publié le 10/12/2018

 

Chaque année, une personne sur cinq est hospitalisée en France et contrairement à ce que l'on croit parfois, l'hôpital, même public, n'est pas gratuit. Le point sur les tarifs et les prises en charge.

 

Le tarif d'une hospitalisation dépend du service dans lequel vous vous trouvez. Une hospitalisation en réanimation, surveillé 24 heures sur 24, coûte plus cher qu'une hospitalisation pour un accouchement. Mais ce coût se décompose toujours de la même manière : 70% du tarif concerne les salaires (médecins, infirmières...), les médicaments et dispositifs médicaux représentent 13% du coût, 9% pour les charges fixes (électricité, chauffage...) et 8% pour les frais immobiliers.

 

 

 

Généralement, ces frais passent inaperçus pour les malades car en France, l'hospitalisation est très bien prise en charge. Un patient sur huit sort de l'hôpital sans avoir un centime à débourser. D'où cette impression que l'hôpital est gratuit. Mais cela va bientôt changer. Un nouveau décret prévoit que d'ici 2022 au plus tard, tous les hôpitaux devront remettre au patient avant sa sortie, un document qui détaille le coût de sa prise en charge avec ce qui est remboursé ou pas.

 

La suite ICI

Mon vécu de l’APHP est lourd :

 

  • Premier épisode : en 1977 ma fille, 4 ans, est hospitalisée en urgence à  l’hôpital SaintLouis dans le service d’hématologie du Pr Jean Bernard*, soupçon de leucémie, 15 jours d’hospitalisation, par bonheur elle n’était pas leucémique. De ce séjour où on me laissait passer la nuit au chevet de mon bébé j’ai retiré une empathie sans limite pour le personnel soignant,  dévoué, attentif, aimant face à ces petits bouts de chou sans cheveux joyeux et inconscient.

 

  • Deuxième épisode : en 1988, alors que je suis directeuradjoint du cabinet d’Henri Nallet, je suis transporté par le SAMU en urgence à l’hôpital Lariboisière, en crise violente d’arythmie, dans le service de cardiologie du Pr Coumel de « L’école française de « rythmologie » qui a une réputation mondiale.

 

j'ai traversé Paris blotti dans un brancard gonflable, le deux tons n'était pas ministériel mais ambulancier, je ne sentais plus mon coeur : il battait la chamade sans vouloir redescendre, Lariboisière, le service cardiologique pour un beau cas de Wolf Parkinson White en crise aigüe : induction parasite sur mon palpitant, de naissance, un court-circuit sans disjoncteur, se retrouver en slip dans un lit d'hôpital, se retrouver  petit homme alors que l'on se croyait important dans son grand bureau de la rue de Varenne, se faire choyer par un personnel hospitalier disponible et attentif, et puis un jour, deux ans après, passer 6 heures sur une table d'op dans un service de pointe, petit laser filant le long de la fémorale, au septième tir l'induction parasite fut foudroyée, trois jours après je faisais du vélo dans mon Paris. Le 12 juin 2006

 

12 janvier 2013

Lariboisière : docteur j’ai un peu peur de votre projet de me bombarder le cœur ICI 

 

photoLariboisiere.JPG

 

De ces 2 séjours à Lariboisière, j’ai gardé aussi le souvenir d’un personnel soignant attentif mais aussi j’ai noué une relation amicale avec le chef de clinique du service Antoine Leenhard devenu par la suite Professeur responsable de l’Unité de Rythmologie, Centre de Référence Maladies Cardiaques Héréditaires, Service de Cardiologie, Hôpital Bichat, lorsque j’ai un renseignement à demander je lui envoie un e-mail, je reçois la réponse dans la journée.

 

  • Troisième épisode : mes 15 jours à l’hôpital Cochin dans le service de pneumologie suite à ma gamelle de vélo.

 

25 avril 2018

Et plus dure sera la chute : chronique d’une très grosse gamelle ICI 

 

On m’envoie au scanner où je souffre le martyr pour m’enfourner dans le  tube de l’engin. Je suis au bord de l’évanouissement.

 

Attente assis, un docteur me prends en charge pour me donner le diagnostic : côtes cassées ou fêlées devant et derrière, poumon perforé, « on va vous drainer »

 

Départ sur une civière, direction les soins intensifs de pneumologie, nous roulons au dehors l’air frais me fait du bien.

 

Au service des soins intensifs je suis pris en charge par une équipe jeune, compétente, attentive à mon extrême douleur. On me bourre de morphine.

 

Lors de la pause du drain sous anesthésie locale j’ai la tête sous le champ opératoire vert mais une femme me tient la main, me parle, me rassure. Je lui réponds avec gratitude.

 

Il est 2 h 30 du matin, mon ange-gardien Émilie est à mes côtés mais très vite les docteurs constatent que le drain n’est pas au plus près de la zone touchée.

 

Rebelote !

 

L’équipe me gratifie du titre de courageux.

 

Je les remercie.

 

BONUS : j’ai fait  2 autres séjours à Lariboisière, l’un de 8 jours pour soigner un pincement de vertèbres ultra-douloureux, je suis ressorti enserré dans une coquille de plâtre que j’ai porté un mois, guérit ; l’autre de quelques jours pour une opération des sinus afin de me débarrasser de polypes fort handicapant, je ne pouvais plus absorber une goutte de vin, guérit. À noter que  ces admissions  se firent dans les meilleurs services par les bons soins du Pr Leenhardt.   

 

Tous ces séjours à l’APHP dans des services de pointe m’ont coûté zéro franc puis zéro euro

 

À titre de comparaison mon opération de la hanche à la clinique ARAGO, secteur 2, la meilleure de France en ce domaine, 3 jours d’hospitalisation en chambre individuelle, m’a coûté plus de 3000 euros, ma mutuelle ne m’a rien remboursé et la Sécu des clopinettes…

 

Conclusion : je n’ai pas attendu la crise du Covid-19 pour apprécier ni la qualité et le dévouement du personnel soignant ni la haute technicité de l’APHP, mais j’ai aussi touché du doigt l’extrême bureaucratisation de la gestion hospitalière, l’absence de réelle autonomie, certes il faudra revaloriser les salaires des soignants mais il faudra aussi lâcher la bride aux responsables tout en faisant prendre conscience aux patients que tout cela a un coût, que tout n’est pas un dû. La sécurité sociale n’est pas une vache à lait, une machine qui ne fait que satisfaire nos droits…

 

Gouverner c'est choisir jugeait Pierre Mendès-France, le problème c'est que les gouvernants de son envergure, peu portés sur la démagogie,  gouvernent quelques mois avant de céder la place à des gouvernants plus accommodants. 

On ne peut pas tout faire à la fois. Gouverner, c'est choisir ...

Chargé par De Gaulle de préparer la politique économique et financière à mener à la Libération, Mendès-France siège au gouvernement provisoire. Il prône une stricte rigueur financière et un rôle moteur de l'Etat dans la régulation de l'économie. Le 5 avril 1945, c'est la rupture. Mendès démissionne. ICI

 

Bibliothèque des Archives de Martinique - Gouverner, c'est choisir ...

 

Mais la droite est laxiste 

 

Pourquoi de Gaulle avait raison ICI

Par David Victoroff / Jeudi 18 février 2010

  Documentaire "Éthique bioéthique... état des lieux ...

 

Pr Jean Bernard ICI

 

En 1950, il décrit la première leucémie chimiquement induite chez l'homme : l'hémopathie benzénique observée chez les sujets travaillant dans les industries qui utilisent le benzène. Cette étude permettra par la suite à Jean Bernard d’aborder le traitement curatif de la leucémie.

 

Jean Bernard se voit confier en 1954 la direction du Centre de recherches expérimentales sur la leucémie et les maladies du sang. Professeur de cancérologie médicale et sociale, il est nommé chef de service à l’hôpital Saint-Louis en 1957 où son humanisme fait merveille comme le rapporte son colègue, le Pr Binet, spécialiste de réanimation cardiaque dans le meme hôpital : « Les malades étaient fascinés par sa façon d’être. Il avait un esprit de synthèse tellement fulgurant qu’il arrivait très vite à formuler des solutions pratiques, dans une discipline pourtant complexe. Très présent dans son service, partisan du temps plein à l’hôpital, il recevait les familles de ses petits malades dès huit heures le matin et savait les rassurer ».

 

La prestigieuse carrière de Jean Bernard, qui se sera toujours préoccupé de « l'absence totale de progrès de la sagesse face aux prodigieux progrès de la science et des techniques », se poursuit en 1958 avec son intronisation au Comité consultatif de la recherché scientifique, un cénacle de douze sages chargé de conseiller en matière de politique de santé le Général de Gaulle arrivé au pouvoir.

 

En 1961, alors qu’il a pris la tête de l’Institut de recherché sur les leucémies et les maladies du sang, à l’hôpital Saint-Louis, il isole la rubidomycine, une substance se révélant efficace contre la leucémie.

 

Professeur de de clinique des maladies du sang (1965) à la Faculté de médecine de Paris, Jean Bernard préside de 1967 à 1980 l'Institut national de la santé et de la recherche médical (INSERM), dont il demeurera haut-conseiller auprès du directeur-général. Membre du conseil d'administration de l'Institut Pasteurde 1967 à 1970, il est successivement membre (1972-80), vice-président (1980-82) puis président (1982-84) de l'Académie des sciences. En 1980, il quitte la direction du service d'Hématologie et de Cancérologie de l'hôpital Saint-Louis.

 

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commentaires

pax 03/05/2020 17:47

Le Taulier qui sait toujours ou bien s'informer cite dans cette chronique, au 4 éme ICI " Alternatives Economiques " Ce journal est une scoop . Elle n'est inféodée à aucun groupe de pression ou un quelconque magnat qui possède des journaux comme on entretient une cocotte.
Dans la récap de la semaine qu'ils viennent, à l'instant de diffuser aux abonnés à leur " niouletter ", cette article :
Les bonnes affaires des assurances santé
Le refus des assureurs d’aller plus loin que leurs strictes garanties contractuelles dans le soutien aux entreprises est d’autant plus mal perçu que le confinement leur fait faire des économies considérables dans la prise en charge des frais de santé : de l’ordre de 3 milliards d’euros.
L'un des habits que la mouche du coche se trouve amené à enfiler est le costume de Simplet surtout en matière d'informatique. Je n'ai pas la virtuosité d'un Taulier qui vous met des illustrations, des renvois, des citations, en veux tu en voila.
Je ne sais si le lien suivant peut être utile mais les vrais curieux sauront trouver sur la toile le chemin à une information claire , peu polémique, et verifiée.
https://www.alternatives-economiques.fr/bonnes-affaires-assurances-sante/00092663#

pax 03/05/2020 15:49

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer.

Les mutuelles, une nouvelle aberration du monde capitaliste.
Frais de gestion de la sec soc 5%
Frais de gestion des mutuelles, autour de 30 %
Vous êtes vous déjà renseigné sur les salaires de leur dirigent et de son staff ? Très souvent une affaire de famille ou l'on retrouve Madame, son fils ou fille ou oncle etc.
Vous ne vous étonnez pas de voir fleurir régulièrement sur vos écrans télé de la pub pour de nouvelles et toutes récentes mutuelle ? Par ici la bonne soupe.
Ce sont des gens qui se rendent compte qu'avec les politiques sociales et purement comptables de tous ces gens qui nous dirigent et nous veulent tant de bien, il y a une privation rampante des politiques de santé avec des sottises aussi énorme que de fixer dans le marbre un taux maximal de dépenses par rapport au PIB. Aussi con que l'idéologie des 3% de déficit autorisé pour le budget des Etats , fixé au doigt mouillé à Maastricht.
Des économistes sérieux à qui ne viendraient pas l'idée de publier dans les pages saumon du Figaro ou dans Les Echos ou Valeurs Actuelles, je veux dire des économistes de la trempe d'Oncle Bernard qui écrivait dans Charlie Hebdo, mais si voyons, le regretté Bernard Maris
assassiné le 7 janvier 2015 et bien, ce type d'économiste a fait le calcul suivant.
Si toutes les sommes versées aux Mutuelles allaient dans les caisses de la Secsoc, il n'y aurait plus de reste à charge lunettes/dents/oreilles mais de surcroit il n'y aurait pas de déficit.
Cherchez l'erreur et à qui profite le crime.

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