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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 06:00

 

Sorti dans les bacs en mars 2020 « Patients zéro. Histoires inversées de la médecine », de Luc Perino, La Découverte, « Cahiers libres », 210 p., 18 €, devrait être le best-seller des confinés  déconfinés à partir du 11 mai.

 

 

 

Le livre épatant de Luc Perino recèle bien d’autres occasions de s’interroger là-dessus et à propos d’autres de nos misères. Il se lit avec le plus vif intérêt et convient aux confinés dont sa verve iconoclaste entretiendra le moral. Ajoutons que son 18e chapitre est consacré à l’épidémie du SRAS à Canton en 2003. Déjà un coronavirus ! Et déjà la rétention de premières informations cruciales par le Parti communiste chinois. L’affaire changera-t-elle la donne en ce qui concerne la pandémie actuelle, entraînera-t-elle un aggiornamento des habitudes de la dictature ? On peut sérieusement en douter.

 

Plaisirs de la vulgarisation scientifique en confinement ICI

 

 

Comme le soulignerais, à juste raison la mouche du coche, toujours 3 longueurs d’avance ce fichu Taulier qui l’avait acquis avant le black-out.

 

Comme je commets cette chronique le 1er mai et notre Pax fait le coquet en ne postant qu’un commentaire lapidaire je vais m’en remettre à d’autre pour vous en parler.

 

Patients zéro - Luc PERINO - Éditions La Découverte

Luc Perino est médecin, diplômé de médecine tropicale et d’épidémiologie. Il publie « Patients zéro, histoires inversées de la médecine ». Un livre qui remet les patients au premier plan de toutes les recherches et avancées médicales des dernières années. En pleine crise du Coronavirus, on avait envie d’écouter Luc Perino

 

La chronique « essai » de Roger-Pol Droit sur « Patients zéro », de Luc Perino

 

Qui fait la médecine ? Les praticiens, bien sûr, tous ceux qui examinent, diagnostiquent, prescrivent et soignent en fonction de savoirs vérifiés et certifiés. Mais pas seulement. Eux-mêmes n’existent qu’en raison des patients, de leurs syndromes, de leurs demandes. C’est « parce qu’il y a des hommes qui se sentent malades qu’il y a une médecine », rappelait déjà le médecin et philosophe Georges Canguilhem (1904-1995). Cette évidence est aujourd’hui trop négligée, ce qui conduit notamment à moins écouter les plaintes pour mieux scruter les résultats d’analyses.

 

Pour contrer cet oubli du rôle crucial des patients, Luc Perino propose une vingtaine de savoureux récits historiques, centrés sur les « patients zéro » qui ont contribué à changer le cours de la médecine. Ce médecin-essayiste, avec déjà une dizaine de livres à son actif, étend ici délibérément le sens habituel de l’expression. Ses « patients zéro » ne sont plus simplement des individus à l’origine d’une série de contaminations – sens technique habituel que l’épidémie de Covid-19 en cours nous rappelle à chaque bulletin d’informations. Dans le sens élargi, il s’agit de tous les malades, accidentés et cobayes qui ont permis des découvertes médicales dans les domaines les plus variés – de la neurologie à l’anesthésie, de la psychiatrie à la chirurgie. Au fil d’exemples pittoresques, hauts en couleur, les amateurs de situations insolites feront des rencontres instructives.

 

La suite ICI 

 

 

Who Was Typhoid Mary?

Typhoid Mary : quand une cuisinière sème la maladie et la mort à New York

Par Aveline Marques le 27-12-2019

 

C'est l'une des patientes les plus célèbres d'Amérique. Mary Mallon, cuisinière d'origine irlandaise, a travaillé dans de nombreuses familles de la bourgeoisie new-yorkaise au début du XXe siècle, répandant la maladie partout où elle passe. En 1906, un épidémiologiste mène l'enquête, partant sur les traces de celle qui sera identifiée, à son corps défendant, comme la première porteuse saine de fièvre typhoïde du pays.

 

 « Typhoid Mary » : ce surnom est devenu outre-Atlantique une expression, qualifiant une personne répandant involontairement la maladie et le malheur. Durant des années, au début du XXème siècle, Mary Mallon, de son vrai nom, a fait la une des journaux américains. Elle est probablement la porteuse saine de typhoïde « la plus célèbre au monde », d'après son découvreur, le médecin George A. Soper.

 

Tout commence en août 1906, à Oyster Bay, lieu de villégiature près de New York. Un riche banquier de la ville loue une maison de vacances avec sa femme et ses trois filles, quand l’une d’entre elles tombe soudainement malade, rapidement suivie d’une servante. En quinze jours, six des onze occupants de la maison sont cloués au lit par la fièvre typhoïde, sans qu’aucune cause apparente de l’épidémie n’ait été trouvée : aucun cas ne semble relié à un autre.

 

Craignant pour son affaire, la propriétaire des lieux fait appel à un ingénieur sanitaire, le Dr George A. Soper, qui a acquis une certaine renommée en tant que « combattant d’épidémie » pour le compte de la ville et de l’Etat de New York : cette année-là, pas moins de 3467 cas de typhoïde ont été déclarés sur le territoire, conduisant au décès de 639 personnes.

 

 Crème glacée à la pêche

 

La piste de l’eau ou du lait contaminés ayant été rapidement écartée, le Dr Soper porte ses soupçons sur les fruits de mer vendus par une vieille Indienne du coin : mais comment expliquer, alors, qu’aucun habitant des environs n’ait été contaminé ? Après avoir minutieusement inspecté la maison et son environnement, le médecin envisage l’hypothèse d’un visiteur convalescent, encore contagieux, qui aurait apporté la maladie. Mais aucun autre cas à Oyster Bay n’a été recensé récemment.

 

C’est alors que George Soper entend parler d’une cuisinière d'origine irlandaise...

La suite ICI 

La cuisinière par Keane

Patients zéro

Histoires inversées de la médecine

Luc PERINO

 

L’histoire célèbre les victoires que les médecins ont remportées sur les maladies. Mais elle néglige leurs patients dont les troubles, les souffrances ou les plaintes ont inauguré de nouveaux diagnostics, remis en cause certaines théories médicales ou ouvert des perspectives thérapeutiques inédites. Ciselés comme des nouvelles, ces récits de patients zéro racontent une autre histoire de la médecine : une histoire « par en bas », dans laquelle des malades qui parfois s’ignorent et des patients comptés trop souvent pour zéro prennent la place des mandarins et des héros.


Parmi ces « cas », certains sont célèbres, comme le petit Joseph Meister, qui permit au vaccin antirabique de Pasteur de franchir le cap de l’expérimentation humaine, ou Phineas Gage, dont le crâne perforé par une barre à mine révéla les fonctions du lobe frontal. La plupart sont oubliés ou méconnus, comme Auguste Deter, qui fit la renommée d’Aloïs Alzheimer, Mary Mallon, la plus saine des porteurs sains, qui ne souffrit jamais de la typhoïde qu’elle dissémina autour d’elle, ou Henrietta Lacks, atteinte d’un cancer foudroyant, dont les cellules dotées d’un pouvoir de prolifération exceptionnel éveillèrent la quête du gène de l’immortalité en voyageant autour du monde. À travers eux, ce livre interroge les errements, les excès et les dérives de la médecine d’hier à aujourd’hui.


Des origines foraines de l’anesthésie générale aux recherches génétiques ou neurobiologiques les plus actuelles en passant par les premières expériences de réassignation sexuelle, il tente de rendre justice aux miraculés, aux cobayes ou aux martyrs dont la contribution au progrès de la connaissance et du soin a été aussi importante que celle de leurs médecins, illustres ou non.

 

Version papier : 18 €

 

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commentaires

pax 02/05/2020 11:00

Non seulement une longueur d'avance mais aussi le nez creux ce phénomène de Taulier. Je lis régulièrement la chronique de Roger-Pol Droit dans le Monde. Elle m'a déjà offert de réjouissantes occasions de lecture. Là pour le moins, je suis passé à coté. Le nez que j’ai fort long et gros doit être bouché par les mauvais rhumes que nous cultivons, en ce moment en bordure de mer.
Mais de là a évoquer un commentaire " lapidaire " j'espère que ce n'est pas pour me jeter la pierre (Mais ici, fait gaffe Taulier, il te faudra savoir viser et il t'en faudra plus d'une *)
En tous cas, que faire d'autre un 1er mai encore confiné ? Quel gâchis ! C’est comme un 14 juillet qui tombe un dimanche. Alors qu’avec le confinement c’est déjà pas tous les jours dimanche !
Cette année le 1 er mai à Collioure , même le désert n'était pas là.
Certes le Taulier, " A l'austère devoir pieusement fidèle " a planché pour ne pas décevoir ses lecteurs. Vraisemblablement un acte de solidarité avec cette France bon enfant qui tous les soirs applaudit " les soutiers," si mal payés et mal considérés qui continuent à faire voguer le navire.
N'ayant , à Collioure, pas plus de fenêtre sur cour ou sur rue que Edmond Dantés et l'abbé Faria au Château d'If ou qu'un gardien du phare de La jument ou de la Vieille je ne peux m’associer à cet enthousiasme de circonstance. Cependant, je vais dorénavant considérer le petit rectangle « commentaire » comme une fenêtre et, autant que faire se peut féliciter virtuellement un Taulier qui , certainement , a fait sienne la devise du royaume des Pays Bas : « Je maintiendrai ! »
Je ne sais quelle mouche à piqué ce facétieux Taulier au point de jouer les fines mouches avec ce pauvre pax qu’il manipule comme une Marionnettes qu’il aurait construit après ne lui avoir fait voir que Des Mots Bleus. Et que je te lance un défit, en plein pont du 1 er mai pour retrouver le coupable sur une photo de classe de 1957 (même Hercule Poirot aurait déclaré forfait !) et que je te reproche un quasi abandon de poste ! On dirait un sérial Killer qui utilise son goût pour Christophe pour attraper sa victime et égarer les enquêteurs.
Il a de la chance de n’avoir pas de concurrent sur la toile sinon j’aurais couru me faire consoler ailleurs. Tient, Régine, elle fait rien ? Avec ses P’tits Papiers, on devrait aussi avoir un blog plein de la variété.

* comme l’histoire de ce brave homme qui achète un paquet de naphtaline chez le droguiste pour tuer les mites. Il le revoit pour un même achat un peu plus tard. Et ainsi de suite toute la matinée. Le manège dure aussi dés le début de l’après midi. Le droguiste fini par s’inquiéter et lui demande les raisons de ces achats en gros et pourquoi constituer un tel stock ? Et l’autre de répondre, vous savez je ne sais pas très bien viser.

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