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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 06:00

L’image contient peut-être : texte

Face à la crise sanitaire que nous subissons, vu l’état de déliquescence des partis politiques, la Constitution de la Ve République, en passe de devenir la plus résistante à l’usure du temps (62 ans contre 69 pour la IIIe), en dépit des critiques, semble l’outil le plus adapté.

 

C’était l’avis de mon ami Guy Carcassonne dont Christiane Taubira, garde des Sceaux lors de son décès en juin 2013 disait : « Grand professeur de droit public, il était devenu une figure incontournable du débat public et constitutionnel contemporain. Défenseur acharné de la Constitution, doué d'un sens critique de nos institutions rare et fécond, il avait érigé sa science de la Constitution en un art de l'interprétation rigoureuse et intuitive. Attaché à son activité de professeur qu'il a toujours souhaité exercer parallèlement aux responsabilités importantes dont il a été investi, il a formé plusieurs générations d'étudiants, leur transmettant sans relâche les bases immuables d'un État de droit juste et exigeant. »

 

Il est l’auteur du PETIT DICTIONNAIRE DE DROIT CONSTITUTIONNEL

 

PETIT DICTIONNAIRE DE DROIT CONSTITUTIONNEL

 

La France connaît, avec les institutions de la Ve République, une démocratie stable depuis six décennies – fait rarissime dans notre histoire. Chacun doit connaître notre Constitution, pour comprendre comment le pouvoir est attribué et exercé, pour se saisir des droits et libertés que chacun peut désormais invoquer.

 

Loin des idées reçues, ce livre commente notre texte fondamental, article par article, avec un mélange exceptionnel de rigueur et d'humour, de précision et d'esprit critique. Ainsi est-il devenu la bible des étudiants, des journalistes, des élus et, de plus en plus, des citoyens.

 

Guy Carcassonne a écrit ses onze premières éditions. Marc Guillaume a ensuite pris le relais pour faire vivre cette œuvre fondamentale.

 

Il serait «vain et même indigne, d'affecter de gouverner, dès lors que les partis ont recouvré leurs moyens et repris leurs jeux d'antan» de Gaulle

 

Le père de la Constitution de la Ve République, Michel Debré a traduit dans celle-ci l’exécration de Charles de Gaulle pour ce qu’il qualifiait avec mépris de régime des partis. Devant ses ministres réunis le dimanche 20 janvier 1946, il expliquait qu'il serait « vain et même indigne, d'affecter de gouverner, dès lors que les partis ont recouvré leurs moyens et repris leurs jeux d'antan ».

 

Il s'agit, dans son esprit, de bien choisir entre un gouvernement qui gouverne et une assemblée omnipotente, ne faisant que déléguer à un gouvernement pour accomplir ses volontés.

 

Dans ses Mémoires de guerre (Le Salut), de Gaulle s’expliquait : « J'entrai, serrai les mains et, sans que personne s'assit, prononçai ces quelques paroles : « Le régime des partis a reparu. Je le réprouve. Mais, à moins d'établir par la force une dictature dont je ne veux pas et qui, sans doute, tournerait mal, je n'ai pas les moyens d'empêcher cette expérience. Il me faut donc me retirer. Aujourd'hui même, j'adresserai au Président de l'Assemblée nationale une lettre lui faisant connaître la démission du Gouvernement. Je remercie bien sincèrement chacun de vous du concours qu'il m'a prêté et je vous prie de rester à vos postes pour assurer l'expédition des affaires jusqu'à vos successeurs soient désignés. »

 

Dans une chronique à propos du 49-3 et des ordonnances je posais la question : À quand le retour des apparentements que le gouvernement de la Troisième Force avait fait voter dans une loi électorale de mai 1951 qui instaure les apparentements. La Troisième force fut une coalition politique française sous la quatrième qui rassemblait les socialistes de la SFIO, le MRP et les radicaux plus quelques petits partis centristes. Cette loi prévoyait que, dans un scrutin proportionnel, deux listes distinctes pouvaient annoncer qu'elles s'apparentaient. Dans ce cas, elles additionnaient le nombre de voix qu'elles ont obtenues. Si à elles deux elles obtenaient la majorité absolue des suffrages, elles recevaient tous les sièges au sein d'une circonscription. Ce système favorisait les partis de la Troisième Force qui pouvaient s'apparenter, alors que les gaullistes ou les communistes ne pouvaient pas le faire. Le triomphe du régime des partis !

 

Trêve de politicaillerie la parole est à notre titulaire d’un D.U. Expert en Œuvres d’Art - Panthéon/Assas/Paris II

 

Fondation Giacometti - Picasso‑Giacometti

 

PICASSO ET GIACOMETTI – octobre 2016 – PARIS

                                               «  En revenant de l’exposition » Chanson populaire

 

Thomas MANN a écrit un petit ouvrage intitulé « GOETHE et TOLSTOÏ » indiquant d’emblée que c’est bien de cela qu’il entendait parler, que ce n’était pas une erreur et qu’il n’avait que faire de rajouter à la liste des études sur Goethe et Schiller ou Tolstoï et Dostoïevski, aussi bonnes pussent-t-elle être, son avis sur ce type de comparaison.

 

Les apparentements sont des sujets délicats, pleins de risques et qui, souvent manquent leur coup.

 

Celui de « Picasso et Giacometti » est de ceux-là.

 

Expo : Picasso et Giacometti au Musée Picasso | A Nous Paris

 

L’exposition qui se tient actuellement au Musée PICASSO n’est faite que d’une juxtaposition d’œuvres . On a beau chercher, aucune filiation ne saute aux yeux. Les apparentements avancés, sont fragiles et souvent fabriqués pour le besoin du raisonnement.

 

Ces deux artistes ont traité le même sujet : la belle affaire ! Il faudrait alors rechercher s’il existe une parenté entre tous les artistes d’une même époque et qui auraient ou suivi les cours de l’un d’entre eux ou été l’élève d’un autre et, par ce qu’ils auraient traité le même sujet mériterait une étude comparative eu même une exposition/confrontation.

 

Si le but recherché semble échouer, l’exposition donne cependant à revoir des œuvres de Giacometti dans leur simple présence, dépourvu de tout l’appareil muséographique qui aujourd’hui, passage obligé hélas, pollue la perception des œuvres comme si le visiteur était incapable de recevoir, à sa manière et avec sa sensibilité les qualités des œuvres que sa curiosité l’a amené à venir voir. A persévérer dans cet assistanat on va créer des handicapés de la sensibilité qui seront comme une poule devant un rasoir mécanique incapable de toute réaction.

 

Les œuvres de PICASSO, pour leur part, ne sont pas parmi les meilleures. On pourra cependant trouver satisfaction à contempler des œuvres de jeunesse rarement exposées. Elles illustrent cette phrase rabâchée mais qui n’est pas qu’une boutade : «  enfant je peignait comme VELASQUEZ et j’ai mis 60 ans à peindre comme un enfant. Les portraits  de famille et/ou auto portait réalisés entre l’âge de 15 et 20 ans et présentés ici illustre cette affirmation. Dans la même salle se trouvent également des peintures de GIACOMETTI, même sujet, même précocité qui permet un rapprochement mais constitue un élément par trop mince pour justifier l’exposition.

 

La salle ou sont rassemblées les sculptures animalières des 2 artistes montrera combien est différentes l’œuvre de GIACOMETTI .Il introduit le mouvement dans ses sculptures alors que celles de PICASSO sont statiques, figées comme un monument.

 

Certes il peut  être intéressant de rechercher ce que GIACOMETTI doit à PICASSO, lui qui semble s’en défendre Mais cela vaut-il une exposition ?

 

Cette exposition semble trouver son public, vraisemblablement plus  en raison du nom de PICASSO tant ce diable d’homme constitue un mystère qui n’est pas prêt de se lever, que du nom de GIACOMETTI et/ou de la problématique que voudrait épuiser l’exposition.

 

On pourra préférer une visite au musée BOURDELLE. On apprendra que GIACOMETTI fréquenta  son atelier. Cependant, tout au long de sa vie, il minora l’influence de ce maître alors que là, justement, les apparentements crient le contraire. 

On pourra également rapprocher des sculptures de BOURDELLE avec des peintures de PICASSO telle «  Deux femmes courant sur la plage » (La Course) 1922 dont la proximité est saisissante comme quelques autres peinture de la « Période Rose » Mais laissons aux historiens de la peinture démêler les fils qui relient ces trois artistes cela peut donner un« Arbre généalogique » plus instructif et intéressant qu’un apparentement quelque peu gratuit.

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