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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 12:00

J’aurais pu titrer la 40ième  chronique de mon journal d’un confiné en parodiant les 40ième rugissants !

 

Ou,  repartir comme en quarante…

 

Ou encore, la quarantaine…mais comme le sujet principal de cette chronique est la gestion de de la crise sanitaire en Allemagne comparée à celle de la France, et que le ton martial initial de notre Président, parlant de guerre y prêterait, les hostilités ne sont pas rouverte entre nos deux pays, loin de là l’Allemagne a accueilli des patients en soins intensifs du Grand-Est.

 

Ce sujet tourne sur les réseaux et fort à-propos un ami vigneron fidèle lecteur m’a écrit :

 

« Bonjour, ma fille m'envoie depuis Fribourg, cette excellente analyse, bonne lecture et belle journée… »

 

Parcs bondés à Berlin vs. Rues désertes à Paris: qui a raison ?

 

Si on ne savait que le covid-19 sévit, on pourrait croire à une journée normale dans les parcs berlinois. Entre les joggeurs et cyclistes habituels, de jeunes parents promènent leurs poussettes, d’autres font des exercices ou jouent au ping-pong. On voit même les premiers bateaux gonflables voguer sur la Spree, annonçant comme chaque année l’arrivée des beaux jours.

 

Au moment où j'écris cet article, la situation sanitaire est radicalement différente de part et d’autre du Rhin: 108.847 cas et 17.920 morts en France, contre 135.843 cas pour 3.890 morts en Allemagne. On observe 4,5x moins de morts en Allemagne! Si cela semble impossible.

 

Comment est-ce pourtant bien le cas à seulement quelques kilomètres d'intervalle?

 

Française habitant en Allemagne depuis près de 10 ans et travaillant dans le domaine de la santé, c’est LA question à laquelle j’ai droit tous les jours en ce moment de la part de ma famille, mes amis, mes clients. Tous m’interrogent sur le pourquoi du comment des restrictions souples à Berlin, et veulent savoir d’où proviennent ces différences de chiffres. Comme j'aide des start-ups et entreprises à s'implanter Outre Rhin (dans les deux sens), j’ai beaucoup expérimenté les différences culturelles entre les deux pays. Plutôt que de garder tout ça pour moi, j’ai décidé de vous partager mon regard franco-allemand sur la gestion de la situation actuelle.

 

Achtung !

 

Ce que vous vous apprêtez à lire n'est que mon interprétation, le fruit de mon expérience et de ma réflexion. Et le résultat de plusieurs débats passionnés sur le sujet. »

 

La suite ICI 

 

C’est long mais très intéressant.

 

Aucun texte
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La CONCLUSION

 

Une chose est sûre en revanche, c’est qu’Allemands et Français sont, d'après de récentes études, d’accord pour organiser un déconfinement progressif en donnant un peu de leur liberté contre un semblant de sécurité, avec les fameuses applications de tracking. Sur ce point-là ils font confiance à leur gouvernement respectif. Pourtant, l’utilisation de cette technologie ne pourrait-elle pas elle-même être perçue comme un manque de confiance vis à vis de sa population? C’est l’histoire du serpent qui se mord la queue...

 

Quoi qu’il en soit pour gérer une crise il est nécessaire de choisir un cap pour diriger et communiquer, le tout devant se faire dans un climat de confiance si on veut que cela se passe de manière apaisée et efficace.

 

On trouve ici un management à l’image de celui du pays, de part et d’autre du Rhin.

 

Comprendre la gestion de la crise sanitaire actuelle n’est pas une mince affaire, vous l’avez vu, d’autant plus que celle-ci évolue chaque jour. Ce papier n’a donc pas vocation à donner de réponse exhaustive, encore moins définitive à un phénomène en mutation constante. Il permet en revanche de mettre en exergue la nécessité d’appréhender un pays dans sa globalité si l’on veut pouvoir comprendre ce qu'il s’y passe.

 

Et “il faudrait se voir avec l’oeil de son voisin”, disait Jules Petit-Senn. Parce que tenter de comprendre l’autre, c’est aussi se donner la possibilité de prendre un peu de recul sur soi-même.

 

A bon entendeur, Tschüss !

 

Image

 

Après avoir été l'une pour l'autre « l'ennemi héréditaire », l'Allemagne et la France ont su tirer les leçons de l'histoire.

 

Le traité de l’Élysée, signé le 22 janvier 1963 par le chancelier Konrad Adenauer et le général de Gaulle, a scellé officiellement la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Il a ouvert une ère de coopération sans précédent entre les deux pays.

 

Traité de l'Elysée : chronologie et économie générale | economie ... Les 50 ans du Traité de l'Elysée et l'amitié franco-allemande en ...

53e anniversaire de la signature du traité de l'Élysée au Lieu d ...

 

En 2019 un sondage réalisé par l’IFOP pour l'ambassade d'Allemagne à Paris indique qu’une très large majorité (84 %) des Français interrogés début décembre ont une bonne image de l'Allemagne même si cette relation est faite autant de respect et d'admiration que de sympathie. Entre les ennemis d'hier, la relation reste plutôt distante. Seule une petite majorité de Français (52 %) déclarent « aimer » l'Allemagne.

 

Le pays de Goethe et d'Angela Merkel n'est pas du genre à qui l'on tape dans le dos. Il est associé avant tout à sa puissance économique, au travail, à la richesse et à la stabilité politique. La convivialité, la qualité de vie et la solidarité sont moins souvent citées. Parmi les mots ou les idées qui viennent à l'esprit des Français à propos de l'Allemagne, on retrouve pas mal de clichés : la rigidité, l'austérité, la discipline, l'organisation, la droiture et l'ordre devancent les concepts d'ami et de partenaire.

Coronavirus : tirer les leçons de l’exemple allemand

ÉDITORIAL Le Monde

 

C’est une habitude facilement explicable par la proximité et l’histoire : les Français ont coutume d’apprécier les performances de leur pays à l’aune de celles de l’Allemagne. La gestion comparée de la pandémie de Covid-19 et les répercussions de la crise sur les deux populations n’échappent pas à cette propension. Or le rapprochement des données enregistrées des deux côtés du Rhin révèle un abîme. Sanitaire d’abord : le coronavirus a causé la mort de près de 20 000 personnes en France contre 4 500 en Allemagne, pays pourtant plus peuplé (83 millions d’habitants contre 65). Fossé politique ensuite : 60 % des Allemands font confiance à leur exécutif, contre 34 % des Français, selon le baromètre OpinionWay-Cevipof.

 

La brutalité des chiffres masque des réalités complexes, tant du point de vue des institutions que du moment politique. Tandis que la chancelière Angela Merkel a abordé la crise sanitaire en position de force (majorité d’opinions favorables confortée par quinze années au pouvoir), le président Macron, lui, la subit, affaibli par le mouvement des « gilets jaunes » et la contestation de sa réforme des retraites. Mais le mode de gestion des deux dirigeants peut aussi expliquer le différentiel de confiance. A la rhétorique martiale et au confinement autoritaire choisis par Emmanuel Macron répond le style plus pragmatique et moins grandiloquent d’une Angela Merkel qui sait jouer de ses intonations maternelles comme de l’autorité que lui donne sa formation scientifique.

 

L’Allemagne partait pourtant avec des handicaps

 

Annonce présidentielle à 20 heures dont les ministres apprennent en partie la teneur en même temps que les Français d’un côté, conférence de presse tenue après quatre heures de concertation avec les dirigeants des Länder allemands de l’autre. La différence réside peu dans la nature des mesures annoncées, finalement assez proches, et elle ne se limite pas au style personnel. La pratique des institutions suppose le consensus en Allemagne ; elle incite plutôt à la confrontation en France.

 

Le bilan plus lourd du Covid-19 en France pèse aussi probablement dans la défiance persistante à l’égard d’Emmanuel Macron. L’Allemagne partait pourtant avec des handicaps quand le virus a commencé à frapper l’Europe : une population âgée et des contacts intenses avec la Chine. A l’inverse, le fait d’être frappée plus tard que ses voisins, la jeunesse et la bonne santé des premières personnes contaminées, skieurs de retour d’Italie ou fêtards de carnaval, pesaient favorablement. Mais le pays a surtout su déployer très rapidement des tests qui ont permis de détecter et d’isoler les personnes contagieuses y compris asymptomatiques. Avec des dépenses de santé comparables à la France, mais deux fois plus de lits de réanimation et une souplesse liée aux structures fédérales, l’exemple allemand pose aussi des questions sur la bureaucratie et la centralisation du système français.

 

Moins touchée que ses voisins, l’Allemagne se trouve en position de redémarrer son économie plus rapidement. Alors que Paris prévoit une récession de 8 % en 2020, le repli anticipé par Berlin se limite à 4,2 %. Par la force de son service public, l’exemple allemand contredit les discours ultralibéraux. Par la puissance de son excédent budgétaire, l’Allemagne fait une leçon de rigueur. A l’évidence, les responsables politiques français ont maintes leçons à tirer de la résistance allemande au Covid-19. Mais leurs homologues allemands feraient fausse route s’ils abusaient de leur bonne performance pour mégoter sur leur solidarité à leurs partenaires de l’UE, en imaginant pouvoir se sortir de cette crise sanitaire planétaire au milieu d’une Europe à bout de souffle.

 

 

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commentaires

pax 27/04/2020 13:50

Nous autre, en Alsace, nous avons bien connu cet oiseau et ses grandes ailes. j'ai en ma possession une carte postale de la période 1870/1918. on y voit, très joliment dessiné un majestueux Aigle Impérial abritant sous ses ailes, un petit alsacien et sa petite soeur en costume folklorique, pas trés à l'aise en cette drôle de compagnie qui leur serine :" répétez après moi : gentil petit oiseau je vous aime !"

pax 24/04/2020 20:30

L'Alsacien que je suis peut dire qu'aussi admirable puis apparaître l'Allemagne, nous n' avons aucun complexe à avoir. Pour un peuple qui passe pour organisé et efficace, il rencontre autant de connerie que nous tel le chantier de la gare de Stuttgart et du nouvel aéroport de Berlin qui n'en finit pas de finir ou encore la philharmonie de Hambourg dont les délais et coûts de construction ont explosé . C'est une spécialité du Medef de délirer sur un pays auquel, soudain, il faudrait ressembler, pour cacher l'incurie de ses membres. souvenons nous de ses discours quand ils ont découvert le Japon qui commençait à incarner le péril jaune. Un pays sans grève ! Normal avec cela qu'il soit compétitif. Tu oublis, pov pomme , qu'en contre partie, à l'époque l'emploi était à vie dans ce pays.
Certes l'Allemagne nous tient la dragée haute. trois coupes du monde de Foot. Certes, nous en avons gagné deux et la troisième n'était pas loin quand un certain Schumacher a mis Battiston KO. Car c'est cela l'inquiétant chez ce peuple: il fait ce qu'on lui dit de faire avec application, sans état d'âmes et quelqu'en soit la méthode.

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