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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 06:00

Le 17 mars 1952 (dans le texte dix-neuf cinquante-deux) le correspondant du Daily Mail de Londres Sefton Delmer ICI

 

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La Fabrique Des Salauds   de Kraus Chris  Format Beau livre

Petit résumé

 

Dans le chaos de l'après-guerre, un ancien officier allemand de la Wehrmacht, Reinhard Gehlen, dont l'ambition n'avait visiblement pas été ébranlée par la défaite des nazis, est allé se présenter aux alliés américains, muni d'une imposante collection de documents secrets sur l'Armée rouge :

 

 

«Cet officier de métier né en 1902 avait fait carrière sous le Troisième Reich,  il fut rétrogradé au bon moment : au début de l'année 1945, alors qu'il occupait la fonction de chef des armées étrangères de l'Est (FHO) au sein de l'état-major, il avait rendu visite à Hitler dans son bunker à Berlin pour lui exposer la situation désastreuse sur le front de l'Est, ce qui lui avait valu d'être déchu de ses fonctions le 9 avril 1945. Il ne pouvait rien arriver de mieux à Gehlen en ce temps-là. Accompagné de quelques personnes de confiance et muni d'une douzaine de caisses contenant des informations secrètes sur l'Armée rouge, il se retira dans la solitude d'un pâturage de haute montagne dans les Alpes et y attendit tranquillement la fin de la guerre.»

 

Après un bref séjour en prison de rigueur, Reinhard Gehlen fut envoyé à sa demande aux États-Unis pour y être entendu:

 

«Là-bas, Gehlen s'est présenté comme le chef des services secrets militaires allemands. Il s'agissait d'un mensonge, puisqu'en réalité son service, rattaché à l'état-major de l'armée, était uniquement chargé d'analyser des informations obtenues ailleurs. Mais faire preuve d'honnêteté aurait été contre-productif du point de vue de Gehlen.»

 

En ces débuts de la Guerre froide, les connaissances et les soi-disant compétences de l'ex-officier nazi étaient d'une grande valeur aux yeux des Américains. Ils autorisèrent Gehlen à rentrer en Allemagne en 1946 et à mettre en place un service de renseignement baptisé «Org», mais que les Américains, tout comme les services de propagande d'Allemagne de l'Est, surnommaient «Organisation Gehlen».

 

Les Américains, au début des années 1950, commencèrent à envisager de remettre l'«Org» entre les mains de la jeune République fédérale allemande, le chancelier Konrad Adenauer fut « contraint » d'accepter Gehlen à sa tête, faute de candidats en mesure d'occuper cette fonction.

 

Reinhard Gehlen dirigea le Bundesnachrichtendienst de 1956 à 1968. Sous sa conduite, de nombreux anciens nazis ont été recrutés au sein de ses services.

 

«Gehlen est parvenu à intégrer à ses troupes une ribambelle d'anciens nazis et criminels nazis. Tous les employés recevaient une nouvelle identité. Parmi les plus connus, on peut citer Alois Brunner, un employé proche d'Adolf Eichmann, et Klaus Barbie, l'ancien chef de la Gestapo à Lyon. La CIA estime que les anciens membres du NSDAP, du SD, de la Gestapo et des officiers de la SS représentaient jusqu'à 28% du personnel.»

 

 

Le réseau Octogon, la CDU d’Adenauer et le scandale du réarmement allemand, 1933/1963,

Par Hugues HENRI

 

Sources : Frank Garbely et Fabrizio Calvi, Arte

 

Des lingots d’or innombrables d’origine douteuse, une villa au Lichtenstein, une Cadillac, des cadavres suspects, des agents secrets, des politiciens corrompus, des banquiers suisses véreux. Cela ressemble à un polar de John Le Carré, et pourtant cela eut bien lieu avec comme épicentre, un tout petit pays mystérieux perdu entre l’Autriche et la Suisse, le Lichtenstein, avec près de la frontière, une villa au nom bizarre : l’Octogone, propriété du mystérieux Reinhart Ruschewete alias Mr R. En ouvrant et épluchant les archives américaines, suisses et allemandes récemment déclassifiées, les historiens Fabrizio Calvi et Frank Gorbely ont découvert les preuves de ce trafic d’or qui eut lieu pendant la 2ième guerre mondiale mais couvrit plusieurs décennies.

 

Pendant l’été 1944, Strasbourg toujours rattaché au 3ième Reich, eut lieu une réunion secrète dans un hôtel restaurant, la Maison Rouge, avec un défilé de limousines et des dignitaires allemands pressés et discrets qui s’engouffrent dans les couloirs de l’hôtel pour se retrouver réunis dans un des salons privés. Tard dans la soirée, les lumières du salon privé au dernier étage restent allumées, portes fermées, gardées par un sous-officier. Il y a là un général important de l’organisation Todt, des représentants des ministres de la marine et de l’armement, des membres des principaux groupes industriels allemands : Krupp, Tyssen, IG Farben, Messerschmitt, IG Metall, etc. En tout une dizaine de personnes dont un agent double infiltré travaillant pour les services de renseignement américains et français, qui prend des notes qui seront intégralement transmises ultérieurement aux services américains.

 

La guerre est perdue pour l’Allemagne nazie, tous le savent et ils sont en train de planifier comment poursuivre la guerre au-delà de la défaite que tous savent proche. Il s’agit de mettre à l’abri la puissance financière de l’Allemagne nazie, bien que la guerre soit déjà perdue, elle continuera jusqu’à ce que l’Allemagne recouvre son unité, grâce aux industriels qui financeront le parti transformé en organisation clandestine. Le gouvernement nazi est disposé à leur verser des sommes considérables placées  à  l’étranger, qui constitueront, jointes à celles déjà  prépositionnées, la réserve à la disposition du parti, pour qu’après la débâcle, puisse renaître un Reich puissant. L’agent double précisa que ces directives furent exécutées. Ainsi l’essentiel du trésor de guerre nazi fut caché à l’étranger sous forme d’innombrables lingots d’or, de devises, d’obligations et d’actions de nombreuses sociétés. De tout cela, presque rien ne sera jamais retrouvé.

 

Un an plus tard, l’Allemagne nazie n’existe plus, le pays est intégralement occupé, partagé en zones d’occupation par les alliés. Les criminels nazis sont morts ou en fuite, beaucoup parvenant à gagner les pays neutres ou complaisants comme l’Espagne franquiste ou l’Argentine du caudillo Juan Perron, grâce aux réseaux d’exfiltration Odessa. On arrête et on juge les criminels de guerre malchanceux à Nuremberg en 1946 qui tous plaident non coupable

 

Les soviétiques sont là et l’Occident a pris conscience que ces alliés d’hier sont les ennemis de demain, la Guerre froide s’annonce, Winston Churchill a déjà proclamé que de la mer Baltique à la Méditerranée, un rideau de fer est tombé sur l’Europe de l’Est. Le général nazi Reinhard Gelhen était chef du SD, service de contre-espionnage nazi pour l’Europe de l’Est, où il avait implanté des réseaux d’agents secrets très efficaces jusqu’en Union-Soviétique. Peu avant la capitulation nazie, il avait ordonné à tous ses subordonnés de microfilmer tous leurs documents secrets sur l’Union Soviétique et de les lui remettre. Il avait ainsi anticipé l’importance que ces documents et ces agents prendraient aux yeux des services américains, ce qui effectivement arriva : l’OSS 117, ancêtre de la CIA, le contacta et les accueillit et les protégea jusque dans les années 1970, trop contente de mettre la main sur des réseaux d’agents secrets opérant à l’Est. Gehlen n’était pas un nazi convaincu, mais un opportuniste pragmatique et un expert du renseignement à l’Est.

 

Retourné par l’OSS, il va espionner l’Allemagne de l’Est jusqu’en 1956. Gehlen s’était caché dans les Alpes bavaroises, là où les alliés vont découvrir une partie des innombrables œuvres d’art razziées dans tous les musées de pays occupés par les nazis par trains entiers, à destination des marchands d’art suisses, mais aussi dans une usine proche de la frontière suisse une partie du trésor nazi, plusieurs dizaines de milliards de francs suisses sous forme de devises et de lingots d’or estampillés de la croix gammée, dont il a déjà été question, là encore à destination des banquiers de Suisse et du Lichtenstein. Schellenberg, dirigeant du réseau Odessa d’exfiltration des criminels nazis a bénéficié du reste des fonds dissimulés en Suisse. Gehlen a permis aux Américains de l’OSS d’en récupérer une partie dans cette usine, qui servira à payer ses agents et lui-même.

 

La suite ICI 

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