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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 12:00

Quand Khrouchtchev était en visite officielle en Normandie, il y a 60 ans ICI 

 

Histoire d’actu. Il y a 60 ans, la visite officielle en France de Nikita Khrouchtchev, président du conseil des ministres de l’URSS, est passée par la Normandie. L’artisan de la déstalinisation a été reçu en grande pompe à Rouen, les 30 et 31 mars 1960.

 

BLANC ET BEAUJOLAIS

 

Le soir, c’est Georges Lanfry, le président de la Chambre de commerce, mais aussi l’un des artisans de la restauration de la cathédrale que le chef d’État a visité dans l’après-midi, qui préside le dîner. On trouve notamment autour de la table Andreï Gromyko, le ministre des Affaires étrangères de l’URSS, ou bien encore Louis Joxe, alors ministre de l’Éducation nationale, Pierre Sudreau, le ministre de la Reconstruction, le maire de Rouen Bernard Tissot, le préfet Chaussade. Les hôtes de M. K ne se sont pas concertés, car avant de passer à table, ils sont trois à lui offrir un plat en Vieux-Rouen ! On offre aussi un gobelet à piédouche du XVIIIe à son épouse Nina Petrovna et des sucres d’orge fabriqués spécialement par les établissements Bras-Foucard pour les petits-enfants du couple restés en Russie. Au repas, on sert du caneton à la Rouennaise, une recette allégée, car Nikita a l’estomac fragile. En revanche, l’Ukrainien tient toujours bien l’alcool : il avale dans la soirée trois verres de muscadet et quatre verres de moulin à vent. Vers 22 h, la délégation remonte à Bois-Guillaume. La visite prévue à l’usine de papier d’Alizay le lendemain est également annulée.

 

 

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Imaginer les gestes-barrières contre le retour à la production d’avant-crise

Par Bruno Latour

 

 

Si tout est arrêté, tout peut être remis en cause, infléchi, sélectionné, trié, interrompu pour de bon ou au contraire accéléré. L’inventaire annuel, c’est maintenant qu’il faut le faire. A la demande de bon sens : « Relançons le plus rapidement possible la production », il faut répondre par un cri : « Surtout pas ! ». La dernière des choses à faire serait de reprendre à l’identique tout ce que nous faisions avant.

 

Il y a peut-être quelque chose d’inconvenant à se projeter dans l’après-crise alors que le personnel de santé est, comme on dit, « sur le front », que des millions de gens perdent leur emploi et que beaucoup de familles endeuillées ne peuvent même pas enterrer leurs morts. Et pourtant, c’est bien maintenant qu’il faut se battre pour que la reprise économique, une fois la crise passée, ne ramène pas le même ancien régime climatique contre lequel nous essayions jusqu’ici, assez vainement, de lutter.

 

 

En effet, la crise sanitaire est enchâssée dans ce qui n’est pas une crise – toujours passagère – mais une mutation écologique durable et irréversible. Si nous avons de bonne chance de « sortir » de la première, nous n’en avons aucune de « sortir » de la seconde. Les deux situations ne sont pas à la même échelle, mais il est très éclairant de les articuler l’une sur l’autre. En tous cas, ce serait dommage de ne pas se servir de la crise sanitaire pour découvrir d’autres moyens d’entrer dans la mutation écologique autrement qu’à l’aveugle.

 

La première leçon du coronavirus est aussi la plus stupéfiante : la preuve est faite, en effet, qu’il est possible, en quelques semaines, de suspendre partout dans le monde et au même moment, un système économique dont on nous disait jusqu’ici qu’il était impossible à ralentir ou à rediriger. À tous les arguments des écologiques sur l’infléchissement de nos modes de vie, on opposait toujours l’argument de la force irréversible du « train du progrès » que rien ne pouvait faire sortir de ses rails, « à cause », disait-on, « de la globalisation ». Or, c’est justement son caractère globalisé qui rend si fragile ce fameux développement, susceptible au contraire de freiner puis de s’arrêter d’un coup.

 

En effet, il n’y a pas que les multinationales ou les accords commerciaux ou internet ou les tour-operators pour globaliser la planète : chaque entité de cette même planète possède une façon bien à elle d’accrocher ensemble les autres éléments qui composent, à un moment donné, le collectif. Cela est vrai du CO2 qui réchauffe l’atmosphère globale par sa diffusion dans l’air ; des oiseaux migrateurs qui transportent de nouvelles formes de grippe ; mais cela est vrai aussi, nous le réapprenons douloureusement, du coronavirus dont la capacité à relier « tous les humains » passe par le truchement apparemment inoffensif de nos divers crachotis. A globalisateur, globalisateur et demi : question de resocialiser des milliards d’humains, les microbes se posent un peu là !

 

Cette pause soudaine dans le système de production globalisée, il n’y a pas que les écologistes pour y voir une occasion formidable d’avancer leur programme d’atterrissage.

 

D’où cette découverte incroyable : il y avait bien dans le système économique mondial, caché de tous, un signal d’alarme rouge vif avec une bonne grosse poignée d’acier trempée que les chefs d’État, chacun à son tour, pouvaient tirer d’un coup pour stopper « le train du progrès » dans un grand crissement de freins. Si la demande de virer de bord à 90 degrés pour atterrir sur terre paraissait encore en janvier une douce illusion, elle devient beaucoup plus réaliste : tout automobiliste sait que pour avoir une chance de donner un grand coup de volant salvateur sans aller dans le décor, il vaut mieux avoir d’abord ralenti…

 

Malheureusement, cette pause soudaine dans le système de production globalisée, il n’y a pas que les écologistes pour y voir une occasion formidable d’avancer leur programme d’atterrissage. Les globalisateurs, ceux qui depuis le mitan du XXe siècle ont inventé l’idée de s’échapper des contraintes planétaires, eux aussi, y voient une chance formidable de rompre encore plus radicalement avec ce qui reste d’obstacles à leur fuite hors du monde. L’occasion est trop belle, pour eux, de se défaire du reste de l’État providence, du filet de sécurité des plus pauvres, de ce qui demeure encore des réglementations contre la pollution, et, plus cyniquement, de se débarrasser de tous ces gens surnuméraires qui encombrent la planète[1].

 

N’oublions pas, en effet, que l’on doit faire l’hypothèse que ces globalisateurs sont conscients de la mutation écologique et que tous leurs efforts, depuis cinquante ans, consistent en même temps à nier l’importance du changement climatique, mais aussi à échapper à ses conséquences en constituant des bastions fortifiés de privilèges qui doivent rester inaccessibles à tous ceux qu’il va bien falloir laisser en plan. Le grand rêve moderniste du partage universel des « fruits du progrès », ils ne sont pas assez naïfs pour y croire, mais, ce qui est nouveau, ils sont assez francs pour ne même pas en donner l’illusion. Ce sont eux qui s’expriment chaque jour sur Fox News et qui gouvernent tous les États climato-sceptiques de la planète de Moscou à Brasilia et de New Delhi à Washington en passant par Londres.

 

Si tout est arrêté, tout peut être remis en cause.

 

Ce qui rend la situation actuelle tellement dangereuse, ce n’est pas seulement les morts qui s’accumulent chaque jour davantage, c’est la suspension générale d’un système économique qui donne donc à ceux qui veulent aller beaucoup plus loin dans la fuite hors du monde planétaire, une occasion merveilleuse de « tout remettre en cause ». Il ne faut pas oublier que ce qui rend les globalisateurs tellement dangereux, c’est qu’ils savent forcément qu’ils ont perdu, que le déni de la mutation climatique ne peut pas durer indéfiniment, qu’il n’y a plus aucune chance de réconcilier leur « développement » avec les diverses enveloppes de la planète dans laquelle il faudra bien finir par insérer l’économie. C’est ce qui les rend prêts à tout tenter pour extraire une dernière fois les conditions qui vont leur permettre de durer un peu plus longtemps et de se mettre à l’abri eux et leurs enfants. « L’arrêt de monde », ce coup de frein, cette pause imprévue, leur donne une occasion de fuir plus vite et plus loin qu’ils ne l’auraient jamais imaginé.[2] Les révolutionnaires, pour le moment, ce sont eux.

 

C’est là que nous devons agir. Si l’occasion s’ouvre à eux, elle s’ouvre à nous aussi. Si tout est arrêté, tout peut être remis en cause, infléchi, sélectionné, trié, interrompu pour de bon ou au contraire accéléré. L’inventaire annuel, c’est maintenant qu’il faut le faire. A la demande de bon sens : « Relançons le plus rapidement possible la production », il faut répondre par un cri : « Surtout pas ! ». La dernière des choses à faire serait de reprendre à l’identique tout ce que nous faisions avant.

 

Par exemple, l’autre jour, on présentait à la télévision un fleuriste hollandais, les larmes aux yeux, obligé de jeter des tonnes de tulipes prête à l’envoi qu’il ne pouvait plus expédier par avion dans le monde entier faute de client. On ne peut que le plaindre, bien sûr ; il est juste qu’il soit indemnisé. Mais ensuite la caméra reculait montrant que ses tulipes, il les fait pousser hors sol sous lumière artificielle avant de les livrer aux avions cargo de Schiphol dans une pluie de kérosène ; de là, l’expression d’un doute : « Mais est-il bien utile de prolonger cette façon de produire et de vendre ce type de fleurs ? ».

 

Nous devenons d’efficaces interrupteurs de globalisation.

 

De fil en aiguille, si nous commençons, chacun pour notre compte, à poser de telles questions sur tous les aspects de notre système de production, nous devenons d’efficaces interrupteurs de globalisation – aussi efficaces, millions que nous sommes, que le fameux coronavirus dans sa façon bien à lui de globaliser la planète. Ce que le virus obtient par d’humbles crachotis de bouches en bouches – la suspension de l’économie mondiale –, nous commençons à l’imaginer par nos petits gestes insignifiants mis, eux aussi, bout à bout : à savoir la suspension du système de production. En nous posant ce genre de questions, chacun d’entre nous se met à imaginer des gestes barrières mais pas seulement contre le virus : contre chaque élément d’un mode de production dont nous ne souhaitons pas la reprise.

 

C’est qu’il ne s’agit plus de reprendre ou d’infléchir un système de production, mais de sortir de la production comme principe unique de rapport au monde. Il ne s’agit pas de révolution, mais de dissolution, pixel après pixel. Comme le montre Pierre Charbonnier, après cent ans de socialisme limité à la seule redistribution des bienfaits de l’économie, il serait peut-être temps d’inventer un socialisme qui conteste la production elle-même. C’est que l’injustice ne se limite pas à la seule redistribution des fruits du progrès, mais à la façon même de faire fructifier la planète. Ce qui ne veut pas dire décroître ou vivre d’amour ou d’eau fraîche, mais apprendre à sélectionner chaque segment de ce fameux système prétendument irréversible, de mettre en cause chacune des connections soi-disant indispensable, et d’éprouver de proche en proche ce qui est désirable et ce qui a cessé de l’être.

 

D’où l’importance capitale d’utiliser ce temps de confinement imposé pour décrire, d’abord chacun pour soi, puis en groupe, ce à quoi nous sommes attachés ; ce dont nous sommes prêts à nous libérer ; les chaînes que nous sommes prêts à reconstituer et celles que, par notre comportement, nous sommes décidés à interrompre.[3] Les globalisateurs, eux, semblent avoir une idée très précise de ce qu’ils veulent voir renaître après la reprise : la même chose en pire, industries pétrolières et bateaux de croisière géants en prime. C’est à nous de leur opposer un contre-inventaire. Si en un mois ou deux, des milliards d’humains sont capables, sur un coup de sifflet, d’apprendre la nouvelle « distance sociale », de s’éloigner pour être plus solidaires, de rester chez soi pour ne pas encombrer les hôpitaux, on imagine assez bien la puissance de transformation de ces nouveaux gestes barrières dressés contre la reprise à l’identique, ou pire, contre un nouveau coup de butoir de ceux qui veulent échapper pour de bon à l’attraction terrestre.

Un outil pour aider au discernement

Comme il est toujours bon de lier un argument à des exercices pratiques, proposons aux lecteurs d’essayer de répondre à ce petit inventaire. Il sera d’autant plus utile qu’il portera sur une expérience personnelle directement vécue. Il ne s’agit pas seulement d’exprimer une opinion qui vous viendrait à l’esprit, mais de décrire une situation et peut-être de la prolonger par une petite enquête. C’est seulement par la suite, si vous vous donnez les moyens de combiner les réponses pour composer le paysage créé par la superposition des descriptions, que vous déboucherez sur une expression politique incarnée et concrète — mais pas avant.

 

Attention : ceci n’est pas un questionnaire, il ne s’agit pas d’un sondage. C’est une aide à l’auto-description*.

 

Il s’agit de faire la liste des activités dont vous vous sentez privées par la crise actuelle et qui vous donne la sensation d’une atteinte à vos conditions essentielles de subsistance. Pour chaque activité, pouvez-vous indiquer si vous aimeriez que celles-ci reprennent à l’identique (comme avant), mieux, ou qu’elles ne reprennent pas du tout. Répondez aux questions suivantes :

 

Question 1 : Quelles sont les activités maintenant suspendues dont vous souhaiteriez qu’elles ne reprennent pas ?

 

Question 2 : Décrivez

a) pourquoi cette activité vous apparaît nuisible/ superflue/ dangereuse/ incohérente ;

b) en quoi sa disparition/ mise en veilleuse/ substitution rendrait d’autres activités que vous favorisez plus facile/ plus cohérente ? (Faire un paragraphe distinct pour chacune des réponses listées à la question 1.)

 

Question 3 : Quelles mesures préconisez-vous pour que les ouvriers/ employés/ agents/ entrepreneurs qui ne pourront plus continuer dans les activités que vous supprimez se voient faciliter la transition vers d’autres activités ?

 

Question 4 : Quelles sont les activités maintenant suspendues dont vous souhaiteriez qu’elles se développent/ reprennent ou celles qui devraient être inventées en remplacement ?

 

Question 5 : Décrivez

a) pourquoi cette activité vous apparaît positive ;

b) comment elle rend plus faciles/ harmonieuses/ cohérentes d’autres activités que vous favorisez ; et c) permettent de lutter contre celles que vous jugez défavorables ? (Faire un paragraphe distinct pour chacune des réponses listées à la question 4.)

 

Question 6 : Quelles mesures préconisez-vous pour aider les ouvriers/ employés/ agents/ entrepreneurs à acquérir les capacités/ moyens/ revenus/ instruments permettant la reprise/ le développement/ la création de cette activité ?

 

(Trouvez ensuite un moyen pour comparer votre description avec celle d’autres participants. La compilation puis la superposition des réponses devraient dessiner peu à peu un paysage composé de lignes de conflits, d’alliances, de controverses et d’oppositions.)

 

[3] L’auto-description reprend la procédure des nouveaux cahiers de doléance suggérés dans Bruno Latour, Où atterrir? Comment s’orienter en politique. Paris, La Découverte, 2017 et développé depuis par le consortium Où atterrir 

 

*L’auto-description reprend la procédure des nouveaux cahiers de doléance suggérés dans Bruno Latour, Où atterrir? Comment s’orienter en politique. Paris: La Découverte, 2017 et développé depuis par un groupe d’artistes et de chercheurs.

Bruno Latour

 

 

Ils sont en première ligne pour lutter contre le coronavirus : portraits de soignants italiens ICI

PORTFOLIO Des photographes de l’agence Associated Press ont saisi, pendant de rares pauses, les soignants des unités de soins intensifs des hôpitaux de Bergame, de Brescia et de Rome.

Daniele Rondinella, 30 ans, infirmier en soins intensifs à la clinique Spoke Casal Palocco de Rome. Adriano Rodriguez, 48 ans, infirmier en soins intensifs à la clinique Spoke Casal Palocco de Rome.

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commentaires

pax 31/03/2020 13:26

L’espoir fait vivre, paraît il. Alors préparons nous à mourir.
Qui encore peut faire confiance à l’impuissance publique. A une classe politique qui na plus d’autre compétence que d’accéder au pouvoir. Une fois celui ci conquis, après un moment d’exaltation satisfaite autant que béate, l’empoté reste comme paralysé. Comme le gamin sur le manège, tout joyeux d’avoir décroché le pompon, il ne sait très vite quoi en faire. Le gamin lui, au moins, le redonne au monsieur de la caisse.
L’expérience des trois dernières crises mondiales du encore très jeune XXI éme siècle nous ont montré, qu’une fois le calme revenu, et sans soigner les laissés pour compte, hop, passer muscade, on recommence comme ci de rien n’était alors qu’on avait promis, comme le corbeau de la fable, qu’on ne nous y prendrai plus. Le corbeau, pour sa part était honteux et confus.
Les fables, c’est ce que nous racontent ces bonimenteurs, pour nous faire croire que tout va s’arranger. Il n’y croient pas eux même, bien sur et ne sont pas assez lucides pour se rendre compte qu’on ne les croit plus non plus.
Ils n’auraient pas le nez dans le guidon à vouloir absolument gagner l’étape tout en réfléchissant déjà, qu’une fois fait, à ce qu’il faudra faire pour gagner la seconde et ainsi de suite, avec un peu de suite dans les idées, le monde ne serait pas ou il en est.
S’ils avaient un peu de culture ils sauraient que les indispensables vérités de Bruno Latour ont été précédées par des Bernanos « Le monde contre les robots » ou cet enseignant à l’université de Bordeaux Jacques Ellul. Bien que connu, car traduit dans beaucoup de langue, dans le monde entier, il n’a pas fait fleurés, en France .A la même époque une inutile dualité capitalisme/communisme monopolisait stérilement action et réflexion. Alors, vous pensez bien, un anarchiste/chrétien ! C’est pourtant ce qui caractérise le bonhomme .Jaques Ellul, l’homme qui avait tout prévu, penseur quasi inclassable .
Et que l’on ne vienne pas nous dire « il n’y a pas d’autre alternative ! » Pas forcément besoin de chercher des consensus. Une volonté politique éclairée et déterminée suffit. Voyez le Costa Rica, pays sans armée depuis 1949 !
L’espoir fait vivre ? Redescendons sur terre, ce n’est pas d’hier que l’on sait que l’enfer est pavé de bonnes intentions.

P.S. Mille excuse Jean François Kahn de ne pas respecter votre remarque comme quoi il est indécent (pour moi obscène) de critiquer en de pareils moments. Mais ce Taulier a l’art de gratter ou cela fait mal et il est difficile de résister. La seule excuse c’est que nous parlons des jours d’après et non de notre peu reluisant quotidien.

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