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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 12:00

 

Ce virologue à l’accent méridional, méprisé par la crème du monde médico-scientifique parisien pour son look à mi-chemin entre Panoramix et un fan de heavy metal, mais dont les travaux dans le domaine des maladies infectieuses et tropicales sont parmi les plus appréciés au monde.”

 

Génie ou charlatan : Didier Raoult et son traitement à base de chloroquine divisent

 

Le virologue français assure que le traitement qu’il propose, à base d’un dérivé de chloroquine, est efficace pour lutter contre le Covid-19. Pourtant, les critiques sont nombreuses. Décryptage.

 

Didier Raoult est-il un “génie ou un charlatan ?” questionne Il Foglio. Le quotidien italien s’interroge puisque le virologue, qui exerce à l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille, a commencé à tester sur des patients un traitement à base d’hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine – cet antipaludéen connu depuis la fin des années 1940. “Lequel produit des effets positifs sur les trois quarts des patients, selon le spécialiste”, indique Le Temps, mais “n’en demeure pas moins controversé”.

 

Une communauté scientifique prudente

 

Les résultats de cet essai clinique, publiés dans l’International Journal of Antimicrobial Agents, doivent être pris avec extrême prudence, soulignent de nombreux experts. Le protocole lui-même est critiqué : l’essai n’est pas mené en double aveugle (c’est-à-dire que les patients et les médecins connaissent le traitement qui est administré), le nombre de patients est très limité et quelques personnes dans un état grave ont été exclues de l’étude.

 

Par ailleurs, l’hydroxychloroquine n’a pas été testée seule, mais en association avec un antibiotique. Et, relaie le site suisse Heidi News, “la biologiste néerlandaise Elizabeth Bik, spécialiste de la fraude scientifique, relève dans un tweet que l’un des rédacteurs en chef de la revue [dans laquelle a été publiée l’étude] est également coauteur de l’étude marseillaise”. Un “conflit d’intérêts ?” questionne Le Temps. “Dans l’ensemble, la prudence est bien la tonalité dominante au sein de la communauté des spécialistes”, insiste Heidi News.

 

De son côté, Science relaie un avis, publié le 20 mars, de la Société américaine de médecine en soins intensifs (SCCM) selon lequel “les résultats ne sont pas suffisamment probants pour que nous recommandions le recours à la chloroquine et à l’hydroxychloroquine chez les adultes souffrant d’une forme grave du Covid-19”.

 

Une renommée internationale

 

“En attendant, le virologue français est présenté sur les chaînes d’information comme un guérisseur qui a développé la première thérapie prometteuse en pleine pandémie”, explique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Or, en février, lorsqu’il avait affirmé avoir obtenu des résultats pour lutter contre le Covid-19, “le médecin aux cheveux longs et argentés avait été considéré, par beaucoup, comme un dingue”. Lui-même se définit comme “un avant-gardiste”, note le journal allemand.

 

Né à Dakar, au Sénégal, Didier Raoult, aujourd’hui âgé de 68 ans, est arrivé à Marseille lorsqu’il était enfant. Après un bac littéraire et des études de médecine, il s’est fait connaître pour ses travaux sur le “mimivirus” (un virus à ADN) et bénéficie aujourd’hui d’une renommée internationale notamment grâce à ses recherches sur les rickettsies (les bactéries à l’origine du typhus), ajoute Il Foglio, qui détaille :

 

On l’appelle, et ce n’est pas un hasard, le ‘pêcheur de microbes’, ce virologue à l’accent méridional, méprisé par la crème du monde médico-scientifique parisien pour son look à mi-chemin entre Panoramix et un fan de heavy metal, mais dont les travaux dans le domaine des maladies infectieuses et tropicales sont parmi les plus appréciés au monde.”

 

Et si le ministre de la Santé français Olivier Véran redouble de vigilance au sujet de la généralisation de la chloroquine et si Édouard Philippe a répété que “le médicament ne serait pas mis sur le marché [pour cette application]”, la “pression sur le gouvernement est telle”, relate The Irish Times, que le traitement à base de chloroquine a été intégré à l’essai européen Discovery, dirigé par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), qui vient compléter les essais cliniques lancés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Des résultats non étayés

 

Mais il n’y a pas que dans l’Hexagone que la chloroquine suscite l’intérêt des chercheurs. Quelques travaux ont déjà été menés en Chine. Même si “les résultats obtenus chez les patients atteints du Covid-19 sont obscurs”, admet Science. “Des chercheurs chinois, qui affirment avoir traité plus de 100 patients avec de la chloroquine, ont vanté ses avantages.” Or, “les données qui sous-tendent leur avis n’ont pas été publiées”.

 

Pour autant, cet intérêt grandissant pour la chloroquine (des États-Unis à l’Afrique) a conduit l’OMS à insister sur “la nécessité d’examiner les preuves émergentes pour éclairer une décision sur son rôle potentiel”. Alors qu’un nombre important de personnes s’étaient agglutinées devant l’établissement marseillais où exerce Didier Raoult pour être dépistées, le directeur général de l’OMS a souhaité mettre en garde une nouvelle fois sur l’administration d’un médicament avant que son efficacité ne soit prouvée.

 

Carole Lembezat et Audrey Fisné

Selon l'Agence France-Presse, plus d'un tiers de la population mondiale est aujourd'hui appelé à se confiner. Cela représente environ 2,6 milliards de personnes sur les 7,8 milliards d'habitants vivant sur notre planète en 2020.

 

  • Hommage à Albert Uderzo

 

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L’agriculture va-t-elle manquer de bras ?

 

  • L'agriculture allemande très dépendante des saisonniers polonais

 

Même réunifiée, l'Allemagne n'est pas réputée pour sa gastronomie. Mais certains de ses produits agricoles, en particulier les asperges, n'ont rien à envier aux meilleures productions des autres pays européens. Et chaque année à pareille époque, les producteurs de « Spargel », dans la langue de Goethe, se demandent comment assurer leur ramassage. Faire appel à des chômeurs _ le pays compte actuellement près de 5,2 millions de sans-emploi _ pourrait sembler logique. Force est de constater qu'ils ne sont pas légion à vouloir assurer cette activité saisonnière, au printemps et, pour les vendanges, à l'automne. « En règle générale, ils trouvent le travail trop pénible et pas assez rémunéré », remarque Gerd Sonnleitner, le président de la Confédération allemande de l'agriculture. Les saisonniers allemands sont très nombreux à abandonner leur poste au bout de deux ou trois jours, se plaignant d'avoir mal au dos pour un salaire qu'ils qualifient « de misère » (5,42 euros l'heure en moyenne). La suite ICI 

 

  • Vin de Bordeaux : la crise s’aggrave fortement, manque de main d'oeuvre en vue

 

Déjà malmenés par le Brexit et les aléas de la politique de Donald Trump, les vins de Bordeaux devraient considérablement souffrir des conséquences de la pandémie de coronavirus. Alors que les ventes en France chutaient déjà et que les exportations plongeaient, la fermeture des restaurants et le confinement des consommateurs accentue la crise du monde viticole bordelais, tandis que se profile un manque de main d'oeuvre pour les travaux de printemps. Pour la filière, qui regroupe en Gironde quelque 6.000 exploitations, "à ce jour, la crainte est plus économique et financière que technique", constate Laurent Vaché, directeur de la Cave des vignerons d'Uni-Médoc regroupant 140 viticulteurs et 25 salariés, dont une partie placée au chômage technique… La suite ICI 

 

  • À l’heure des premières récoltes en maraîchage, la fermeture des frontières crée un manque de main-d’œuvre saisonnière étrangère. La FNSEA demande au ministère du Travail d’activer en urgence les viviers d’emploi résiduels.

 

Le jeudi 19 mars 2020 à 15h30, le cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud a tenu une réunion téléphonique avec les acteurs patronaux de l’emploi agricole (Anefa et FNSEA) et le directeur de Pôle Emploi. Les agriculteurs voulaient alerter le gouvernement sur le manque de main-d’œuvre qui pointe, du fait du confinement, alors que les premières récoltes commencent en maraîchage. Le ministère a écouté...

 

  • Coronavirus: Didier Guillaume appelle les Français sans activité à aller aider les agriculteurs

 

« Rejoignez la grande armée de l'agriculture française! »

 

Invité sur RMC et BFMTV ce mardi matin, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a appelé les "Français sans activité" à aller travailler aux côtés des agriculteurs pour participer aux récoltes alors que le secteur manque cruellement de main d'oeuvre. Cela concerne notamment ceux qui seraient privés d'activité car placés en chômage partiel en raison de l'épidémie de coronavirus.

 

« Il y a la possibilité d'avoir 200.000 emplois directs dans l'agriculture. Donc je veux lancer un grand appel à l'armée des ombres, un grand appel aux femmes et aux hommes qui aujourd'hui ne travaillent pas, un grand appel à celles et ceux qui sont confinés chez eux dans leur appartement ou dans leur maison, à celles et ceux qui sont serveurs dans un restaurant, hôtesses d’accueil dans un hôtel, aux coiffeurs, à celles et ceux qui n’ont plus d’activités », a énuméré Didier Guillaume.

 

« Rejoignez celles et ceux qui vont nous permettre de nous nourrir de façon propre, saine, durable », a encore martelé le ministre de l'Agriculture. Car "il faut que les travaux des champs se fassent et pour qu'il se fassent il faut de la main d'oeuvre", a-t-il ajouté, invoquant le "besoin de la solidarité nationale pour que nous puissions tous manger".

 

 

« Si la presse chinoise était libre, le coronavirus ne serait peut-être pas devenu une pandémie », dénonce RSF

 

Dans une analyse publiée le 13 mars, des chercheurs de l’université de Southampton suggèrent que le nombre de cas de coronavirus en Chine aurait pu être réduit de 86% si les mesures de lutte contre l’épidémie, prises en Chine à partir du 20 janvier, avaient été anticipées de deux semaines. Au vu de la chronologie des premiers jours de la crise, Reporters sans frontières (RSF) démontre que, sans le contrôle et la censure imposés par les autorités, les médias chinois auraient informé le public bien plus tôt de la gravité de l’épidémie, épargnant des milliers de vies et évitant peut-être la pandémie.

 

18 octobre : la presse chinoise aurait relayé les résultats glaçants d’une simulation de pandémie

 

Le Centre Johns Hopkins pour la sécurité sanitaire, en partenariat avec le Forum économique mondial et la Fondation Bill et Melinda Gates, a effectué le 18 octobre 2019 une simulation de pandémie de coronavirus et alerté la communauté internationale de son résultat glaçant : 65 millions de morts en 18 mois.

 

Si l’internet chinois n’était pas isolé par un système élaboré de censure électronique et si les médias n’étaient pas contraints de suivre les instructions du Parti communiste, le public et les autorités se seraient sans doute intéressés à cette information provenant des États-Unis et qui fait écho à l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), qui avait causé plus de 800 morts et affecté 8000 personnes principalement en Chine en 2003. La suite ICI 

 

  • « La sinistre division du Baltikum, qui s’occupait de notre cas, était dirigée par un cousin d’Erhard dont la jambe avait été arrachée par un requin en Mer Rouge. « le requin est le juif des poissons », sifflait obstinément le cousin tel Caton lorsque nous lui remettions nos notes, avant de s’éloigner clopin-clopant avec sa jambe de bois… »

Page 129 La Fabrique des salauds

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