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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 07:00

Galbadrakh Tsendbaatar, aka Gala; Nyamjantsan Galsanjamts, aka Jaya; Enkhsaikhan Batjargal, aka Enkush; and Temuulen Naranbaatar, aka Temka of the Hu qui associe chants et instrumentation traditionnelle mongole  à du heavy rock moderne,

Stéphane c’est Stéphane Pigneul l’un des piliers d’Oiseaux Tempête ICI et grand organisateur des blind-tests du Lapin BlancChristophe Larcher, excellent journaliste footeux, excellait alors que votre Taulier regardait passer les trains.

 

Je leur offre The U ICI 

 

« Dans les coulisses d’une vieille et charmante salle de spectacle parisienne, Jaya essaie d’expliquer l’extraordinaire technique du chant diphonique, ou chant de gorge, qui a contribué à rendre son groupe, The Hu, célèbre dans le monde entier.

 

Lorsqu’il est émis par un maître, le chant diphonique ressemble au bourdonnement primordial de Mère nature avec un ou deux sifflements harmoniques au-dessus. « Il faut le visualiser dans son esprit avant d’essayer de le faire avec son corps ou de produire un son », précise Jaya par le truchement d’un traducteur. L’étape suivante consiste à faire sortir l’air de la bouche en contractant les muscles de la gorge. Une fois rentré dans ma chambre d’hôtel, j’ai essayé sous la douche. On aurait dit [le chanteur américain] Tom Waits en train de se gargariser avec du verre pilé. Google m’a prévenu qu’on pouvait se casser les cordes vocales si on ne s’y prenait pas bien.

 

Le chant diphonique de haute volée n’est qu’une partie de l’artillerie sonore que The Hu a envoyée aux 1 100 personnes de tous âges venues ce soir-là [le 3 février 2020] au Trianon, à Paris. Le groupe allie les instruments mongols traditionnels, comme le morin khuur (littéralement “vièle cheval”), le tovshuur (luth mongol), la flûte tsuur et la guimbarde, aux guitares et batteries occidentales.

 

Entre les chansons, les Parisiens scandent “Hu, Hu, Hu”, pris d’une transe tribale qui va crescendo. Le son rebondit sur les parures Belle Époque du théâtre pendant que Jaya (de son vrai nom Nyamjantsan Galsanjamts) et ses camarades marquent le rythme de leur poing levé. À côté de moi, deux femmes (je suis étonné par le nombre de femmes présentes) agitent avec frénésie un drapeau mongol.

 

« En 2016, nous nous sommes réunis tous les quatre avec le producteur et nous avons commencé à travailler sur les premières chansons. Nous avons travaillé dur, sans compter les heures. Lorsque nous avons créé notre compte YouTube et que nous avons publié notre premier single, nous avons enregistré un nombre incroyable de vues dans le monde entier. Nous avions du mal à y croire. Nous nous sommes rendu compte que ça pouvait devenir énorme. »

Gala (Galbadrakh Tsendbaatar), chanteur et joueur de morin khuur

 

Les morceaux agressifs sont entremêlés de passages calmes à la flûte ou de bourdons méditatifs. La musique des Hu évoque les steppes infinies de leur pays, où 30 % des habitants sont nomades ou semi-nomades, et la bande de motards dans le clip de “Wolf Totem” rappelle les anciennes hordes mongoles. Les rythmes qui galopent, la liberté de la vie nomade et un air général de médiévalisme rebelle : que vouloir de plus quand on est un jeune fan de Metallica ?

 

À la différence des guitaristes autodidactes des groupes de rock occidentaux, les quatre musiciens de The Hu ont étudié la musique traditionnelle au Conservatoire national supérieur de musique et de danse d’Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie. Ils enseignent aujourd’hui dans leur pays diverses disciplines allant du chant aux percussions. Jaya a grandi sous le régime communiste, avant l’instauration de la démocratie au début des années 1990, et a gardé quelques souvenirs de cette époque. “La musique occidentale était interdite, mais mes parents aimaient les Beatles et ils s’étaient procuré des cassettes”, raconte-t-il. “Tout le monde avait du travail, et les choses étaient un peu plus organisées”, poursuit-il avec un soupçon de la version mongole de l’ostalgie. “Puis la Mongolie a connu beaucoup de changements, et nous cherchons encore la bonne solution.”

 

Leurs textes célèbrent souvent l’histoire et le patrimoine de leur pays, notamment le legs du grand Gengis Khan. Leurs voisins de l’autre côté des frontières sont peut-être moins enthousiastes, mais The Hu fait remarquer que le chef guerrier du plus grand empire continu ayant jamais existé a inventé le passeport diplomatique (le gereg) et la poste, et sécurisé la route de la soie. Il est vénéré en Mongolie, où il est considéré comme le père de la nation, à l’instar de Thomas Jefferson aux États-Unis. Et c’est certainement un modèle beaucoup plus cool que ce dernier pour un jeune métalleux américain.

John Bungey ICI 

LE SAVIEZ-VOUS ? IL EXISTE UN GROUPE DE METAL MONGOL QUI CARTONNE SUR YOUTUBE ICI

Le groupe The HU, composé de quatre musiciens mongols, cartonne sur le net avec ses chansons traditionnelles dans un esprit rock metal des années 1980.

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