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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 06:00

Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa… À l’époque où la messe était célébrée en latin, jusque dans les années 1960, les fidèles récitaient cette phrase à chaque célébration. Elle est en effet issue du Confiteor, la prière que font les catholiques au début de la messe ou au début du sacrement de pénitence. Aujourd’hui, nous en récitons la traduction française, le Je confesse à Dieu et mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa est devenu « j’ai péché … oui j’ai vraiment péché ».

 

L’expression battre sa coulpe qui signifie se frapper la poitrine en disant mea culpa. Remontant au Moyen Âge, elle exprime à la fois la faute (culpa) et le moyen de s’en repentir (se battre ou se frapper la poitrine). À l‘époque, les membres des communautés monastiques se réunissaient régulièrement dans une grande salle, la salle capitulaire ou chapitre, pour discuter de l’organisation de la vie quotidienne. C’était aussi l’occasion de regarder tous les manquements à la règle de l’ordre et de demander pardon à ses frères (ou à ses sœurs), l’abbé réglait alors les problèmes de discipline et organisait les pénitences (d’où le terme chapitrer : réprimander au cours d’un chapitre). C’était ce que l’on appelait le chapitre des coulpes.

 

« On ne tire pas sur une ambulance »

Françoise GIROUD (1916-2003), L’Express, 24 avril 1974

 

Giroud : « On ne tire pas sur une ambulance. »

 

Le trait d’une charité sans pitié vise Chaban-Delmas dont la cote ne cesse de baisser dans les sondages, début mai 1974. Jeudi 4 avril, avant même la fin du discours d’hommage d’Edgar Faure, président de l’Assemblée nationale, au président défunt, Chaban-Delmas avait annoncé par un communiqué : « Ayant été trois ans Premier ministre sous la haute autorité de Georges Pompidou et dans la ligne tracée par le général de Gaulle, j’ai décidé d’être candidat à la présidence de la République. Je compte sur l’appui des formations politiques de la majorité présidentielle. »

 

Jacques Chaban-Delmas qui fut l’inamovible maire de Bordeaux

 

Résultat de recherche d'images pour "Chaban-Delmas photos"

Jacques Chaban-Delmas au conseil municipal de Bordeaux, le 28 juin 1991. Il a occupé son poste de maire de Bordeaux durant 48 ans, un record de longévité 

ARCHIVES PHILIPPE TARIS

 

 

Je n’entonnerai pas comme France Gall « Je vous avais prévenu oui, oui, oui… »

 

Entonner est aussi un verbe transitif Verser dans une tonne, un tonneau.

 

Je n’ai jamais pratiqué le soi-disant Bordeaux-bashing, me contentant de poser la question :

 

Et si le vin dit de Bordeaux subissait au XXIe siècle le même déclin que le vin de table du Languedoc au XXe siècle ?

 

18 juin 2019

Et si le vin dit de Bordeaux subissait au XXIe siècle le même déclin que le vin de table du Languedoc au XXe siècle ? ICI 

 

Voilà ce qu’écrit sur sa page Facebook Thomas Noël qui se définit comme un « Caviste passionné: propriétaire de la Maison des Millésimes à Paris et du Wine Shop à Fronsac (33) »

 

6 février, 14:17 ·

 

« J’aime pas le Bordeaux »

 

Voici une phrase que nous entendons chaque jour. Et de plus en plus.

 

Alors oui. Bordeaux a commis des erreurs dans le passé. En surfant sur les nouveaux riches et le marché chinois, l’envolée des prix des grands crus l’a coupé de son marché national développant très vite une image - peu valorisante il est vrai- de vins pour millionnaires. Bordeaux a commis des erreurs dans l’élevage, l’extraction pour essayer d’avoir la note la plus proche possible de 100.

 

Bordeaux a longtemps vécu sur son passé, se reposant sur ses lauriers, fort peu aidé par des instances de promotion incapables de se remettre en question, faisant de l’immobilisme leur ligne directrice et ayant à leurs têtes des personnes empêtrées dans les affaires.

 

Oui Bordeaux a déconné. Mais nous ne sommes plus en 2000 ni en 2010! Bordeaux ce n’est pas que les premiers grands crus classés possédés par les plus grandes fortunes du monde mais une multitude de petites exploitations familiales avec des gens qui y bossent 7/7 et bougent pour faire évoluer les lignes. Bordeaux c’est une multitude de terroirs, de sensibilités, d’interprétation qui forme une richesse de goût loin des vins standardisés qu’on lui reproche.

 

Les choses bougent à Bordeaux, les derniers millésimes apportent du plaisir même jeunes, les vins sont plus digestes, plus proches de leurs terroirs et ce Bordeaux Bashing permanent est aussi ridicule qu’injuste et désuet.

 

Bordeaux ce sont des vins à la longueur infinie, à la complexité inouïe.

 

Bordeaux ce sont des vins aux formidables capacités de garde où la truffe apparaît dans le bouquet d’un bon Pomerol, où le tabac et les épices nous enivrent dans un Médoc bien né. Bordeaux c’est le souvenir, c’est la bouteille de nos parents, de nos grands-parents, la quille rassurante du dimanche midi posée sur la table en bois. Bordeaux c’est le flacon qui chambre près de la cheminée, c’est le partage, les moments de famille, les repas de Noël, la tradition.

Aimer Bordeaux n’est pas un crime et s’y intéresser de nouveau une nécessité. Bordeaux c’est la France. Vive Bordeaux 🍷🇫🇷

 

La CROIX titre :

 

Alerte rouge pour les vins de Bordeaux ICI 

 

Affectés par les taxes américaines sur les vins français et par les événements à Hong Kong et en Chine, les producteurs du Bordelais font aussi face à un désamour sur le marché national.

 

Simon Barthélémy (correspondant à Bordeaux), le 08/02/2020

 

Les vins de bordeaux boivent la tasse. Depuis l’application le 18 octobre 2019 d’une taxe de 25 % sur les importations de vins français aux États-Unis, ils ont perdu entre 30 et 46 % de leur chiffre d’affaires. S’estimant « victimes collatérales » des rétorsions de Washington contre Paris dans le conflit Boeing/Airbus, le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) redoute une taxation de 100 % si la France impose davantage les Gafa, les géants américains du numérique.

 

Le 27 janvier dernier, le CIVB a demandé au gouvernement la création d’un fonds de compensation de 300 millions d’euros, avec le soutien de la ville de Bordeaux : « L’État ne doit pas abandonner les vins et spiritueux, second poste excédentaire de sa balance commerciale, plaide une motion adoptée en conseil municipal ». Sans cette compensation, la filière « ne pourra pas survivre à une taxation inique et pour des conflits commerciaux qui ne la concernent pas ».

 

Le négociant Georges Haushalter déplore n’avoir à ce jour « aucun retour du gouvernement ». Car les États-Unis représentent le premier marché étranger des bordeaux : 310 millions d’euros de chiffre d’affaires, autant que Hong Kong et davantage que la Chine (255 millions), région où le contexte ne favorise pas les affaires.

 

Désamour en France

 

Ces difficultés à l’export (2 des 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires du Bordelais) s’ajoutent à la baisse structurelle de la consommation de vin en France. Les ventes de bordeaux y ont reculé avec de 12 % en 2018-2019. Georges Haushalter souligne que les viticulteurs girondins payent le désamour des consommateurs à la fois pour les rouges (85 % des bordeaux) et pour la grande distribution, où les bordeaux sont massivement en rayon du fait de leurs gros volumes.

 

Sur 5 millions d’hectolitres d’AOC produits en 2018, seulement 4 ont ainsi été écoulés, faisant chuter le cours du vrac à moins d’un euro le litre. Dévastée par le gel en 2017, la production a depuis remonté, et fait baisser les prix.

 

Hétérogénéité des bordeaux

La suite ICI 

Les vins de Bordeaux mis sous pression sur tous leurs marchés ICI

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L’année 2019 va se rajouter au cortège des mauvaises campagnes qui semblent se suivre pour les vins de Bordeaux, avec des ventes en recul dans un contexte international de plus en plus chaotique. Une passe très turbulente qui n’épargne pas le marché domestique. D’où une réduction du budget 2020 du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) et l’annonce d’un plan de relance de la stratégie commerciale.

Le vignoble bordelais navigue sur les eaux tumultueuses d'une crise qui n'a pas encore dit son dernier mot, comme l'a confirmée ce lundi 16 décembre l'assemblée générale du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), présidé par Bernard Farges. Après les aléas climatiques qui ont violemment frappé le vignoble en 2017, le CIVB doit faire face à des marchés qui chancellent.

"Bordeaux connaît, depuis plusieurs mois maintenant, une crise sans précédent. Les volumes de commercialisation pour la campagne 2018-2019 sont en baisse de 12 %, et la valeur baisse d'environ 4 %" a exposé le président du CIVB.

Ce qui conduit le conseil interprofessionnel à s'adapter à une situation sous forte contrainte. Avec une première mesure de fond : la réduction du budget de fonctionnement.

Vin : comment Bordeaux a perdu la guerre du goût ICI 

 

Vin : comment Bordeaux a perdu la guerre du goût

ÉDITO. Trop cher, pas assez écolo... Bordeaux n'a plus la cote. En cause, des maladresses, mais aussi beaucoup d'idéologie. Le coup de gueule de Jacques Dupont. Par Jacques Dupont

Modifié le 11/07/2019
Modifié le  - Publié le  | Le Point.fr
"L'explosion des ventes de rose le demontre : le consommateur s'oriente de plus en plus vers des vins faciles, aux aromes marques et identifiables, qui n'impliquent pas une certaine culture ni de grands efforts"

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commentaires

Aredius44 14/02/2020 15:44

" Surgit un monsieur IKEA qui a eu la peau du beau mobilier ancien de nos grands mère."

et va avoir la peau du nôtre fait par un ébéniste dans des arbres que j'ai vus sur pied et que j'ai suivis jusqu'à la toupie et autre appareils

pax 14/02/2020 08:20

"Car le monde et les temps changent." chante Hughes Aufray

Parmi toutes les raisons avancées de ce désamour grave de ce colosse au pied d'argile que fut le vignoble du Bordelais on trouve souvent, l’autosatisfaction, l'arrogance, la suffisance, l’entre soi, l'incapacité à se remettre en cause, à comprendre que, comme disent les Américains « Quand ca marche, c'est dépassé » Et, ce n’est pas fini. Quand on voit la boursouflure que fut le cahier des charges de l’AOC Saint Emilion élaboré sous la houlette de la Cloche de l’Angélus on voit que le chemin sera long pour redonner force et vigueur à un vignoble qui mérite autre chose. Ce n’est pas les tombereaux de pub déversés dans les pages de la RVF qui ne représente qu’elle même ni l’appel aux Grands Communicants qui ne sont que du même monde qu’on inversera le sens de l’histoire. Le Taulier nous a déjà bien diverti en attirant notre attention sur les délires stériles des « campagnes de reconquêtes » du style on va voir ce qu’on va voir. Comment tous ces Châteaux ont ils pu continuer à payer des pages de pub dans un support dont ils devaient bien se rendre compte, c’est la moindre des choses, que les tirages ne faisaient que baisser ?
L’excuse des effets des politiques économiques antagonistes est trop facile et ne concerne des chiffres qu’à la marge. Sans crier gare, c’est le Cognac qui tire l’excédent commercial vers le haut, dans les mêmes conditions économiques. Ce Cognac méprisé par les Français : sur 10 bouteilles vendues, 2 le sont en France et 8 partent à l’export.
Bordeaux la route sera longue avant de retrouver ton lustre d’antan . Garde toi à gauche, garde toi à droite et regarde ce qui arrive quand on se contente de regarder son nombril. Surgit un monsieur IKEA qui a eu la peau du beau mobilier ancien de nos grands mère.
Bonne route...

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