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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 06:00

Résultat de recherche d'images pour "le mangeur de feves"

Le phénomène n’est pas nouveau, beaucoup de grands chefs sont des ouvriers de la 25e heure, leur engagement pour les paysans-éleveurs soucieux de la terre, de leurs animaux, des produits qu’ils vendent reste trop souvent de la communication pour gogos, leur melon déborde de bonnes intentions, leur porte-monnaie est pingre pour leurs fournisseurs et largement ouvert pour accueillir le pognon de nos additions.

 

Je n’ai jamais considéré les grands chefs comme les meilleurs vecteurs aidant au nécessaire virage du « porte-avions » agriculture France vers des pratiques dites responsables.

 

Leurs clients, ultra-minoritaires eut égard à l’épaisseur de l’addition, tout comme les critiques gastronomiques, petits ou grands, dont Atabula, fréquentant leurs établissements étoilés (j’espère en réglant l’addition) ne poussent guère leur caddie chez Aldi ou dans les allées de la GD.

 

Ce sont ces pousses-caddies (appellation du sieur Pousson) qu’il va falloir convaincre de changer leurs habitudes de consommation. Payer à leur prix les bons produits qui permettent aux paysans-éleveurs de vivre et non de survivre.

 

Ce qui est nouveau c’est la soudaine envie du site Atabula de se faire un lifting dans le style éthique en « dénonçant » sans les citer ces vilains canards noirs de la haute gastronomie.

 

Ça me fait un peu sourire lorsque je lis l’article d’Atabula du 5 février : Impayés, mensonges, gros melon et étoile verte : quand les producteurs remettent les chefs à leur place.

 

J’ai envie de faire le coup du « lycée de Versailles » a son propos (pas celui du rédacteur) mais c’est dimanche et je n’ai pas le temps de me payer la tronche de monsieur Atabula.

 

Je ne suis qu’un vulgaire petit blogueur qui paye ses additions mais qui n’a pas besoin d’un cornet acoustique pour entendre ce qu’on vient me dire sans d’ailleurs que je pose des questions.

 

Bref l’article est en lecture libre ICI 

 

La photo qui illustre l’article est très vision parisienne des travailleurs de la terre, un petit côté carottes des sables, désolé mais j’ai gratté la terre à l’école d’agriculture de la Mothe-Achard et les mains de mon pépé Louis paysan de son fils Arsène, mon père, étaient calleuses mais toujours nickel chrome.

 

Bonne lecture

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commentaires

Cours oenologie Paris 12/02/2020 15:59

Votre texte est de très haute facture... merci d'avoir partagé et votre soutien pour les travailleurs de la terre.

pax 12/02/2020 08:44

La belle histoire que celle des labels ! Après les macarons qui semblent , pour beaucoup, être la seule nourriture que sait savourer une clientèle qui ,à peu de chose près, doit être la même que les buveurs d'étiquettes. On pourrait ajouter "la soupape" pour tout restaurateur et/ou viticulteur, qui n'hésitent pas à poser avec un véhicule " de luxe " ou " de collection " comme on peut le voir régulièrement dans la RVF. Ci déjà l'indécence est de rigueur ou semble indispensable pour justifier la qualité de leur cuisine allons jusqu'au bout et affichons leurs Rolex, leurs Berluti et autres colifichets.
Aujourd'hui le " Melon" pourrait être le label de ces gougnafiers qui se voudraient les arbitres des élégances alors qu'il n'ont que la grosse tête ce qui ,ipso facto, exclut , le salut amical " Chapeau l'artiste " d'une part parce que il n'y a pas de chapeau à leur taille et que pour ma part, quelque soit le plaisir pris dans leur établissement, accueil, cadre, gentillesse, simplicité et bien sur mets succulents, je ne les ai jamais pris pour des artistes.
En ce qui concerne les approvisionnements, j’ai été fortement impressionné par les restaurateurs du Diois * Ils affichent tous sur un grand tableau noir leurs fournisseurs qui sont tous locaux – même l’excellent japonais de Die qui ne connaît pas le « Metro » asiatique local
A moi Taulier, deux mots ! Vulgaire chroniqueur ? Qu'est ce à dire ? Qu’est ce que ce dénigrement systématique qu’on perçoit entre les lignes de tes chroniques. Vulgaire chroniqueur , pas à moi. Depuis que je te lis , c’est un qualificatif totalement inapproprié . Au contraire c’est justement une certaine classe qui constitue une part de l’intérêt de ces chroniques. Tu sais ce que cela peut sous entendre un vulgaire chroniqueur ? pour de vulgaires lecteurs tant que tu y ais. Tttt, reprends toi veux tu. Modeste chroniqueur si tu veux mais vulgaire, pas toi. Et encore, modeste chroniqueur pas pour la mouche du coche dont l’absence avérée de modestie exclurait de tes lecteurs

* Souvenez vous c’est le dernier point de chute connu de Pierre Jancou, étonnant restaurateur et pape des vins au naturel dont nous parle souvent notre très partageur Taulier. L’aventure de Chatillon-en-Diois est finie. Réouverture prochaine d’un lieu comme lui seul sait en inventer à Genève.

JACQUES BERTHOMEAU 12/02/2020 09:02

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