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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 06:00

conseil national de vichy organe de la collaboration active *

«Écrire, ce n'est pas pour les mauviettes»

 

« J'ai toujours été obsédé par le passé : l’Histoire, l'Histoire, l'Histoire… et le crime, le crime, le crime... » 

 

J’ai lu son premier Quatuor de Los Angeles, situé dans les années 50 : Le Dahlia noir, Le Grand Nulle Part, L.A. Confidential et White Jazz.

 

J’ai lu le premier tome du second Quatuor de Los Angeles : Perfidia, et j’ai presque terminé le second tome situé dans les Etats-Unis de la Seconde Guerre Mondiale, La Tempête qui vient.

 

La tempête qui vient

 

Son titre, une citation du poète britannique Auden, est évoqué à plusieurs reprises : « La tempête qui vient, ce désastre qui ensauvage… la pluie, l’or, le feu, tout ça, une seule et même histoire ».

 

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Référence littérale à la tempête qui secoue Los Angeles en ces derniers jours de 1941. Métaphore biblique et présage de guerre, cette « tempête » est par ailleurs souvent prophétisée par le personnage de Meyer Gelb, à la tête d’une cellule communiste dans le livre: « Le désastre c’est l’Histoire, et l’alliance a été conçue comme un moyen d’y survivre » (p. 579) : On pourrait donc y lire l’alliance entre communistes et nazis, au centre du roman.

 

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W.H. Auden brode sur La Tempête de Shakespeare

 

W. H. Auden (1907-1973) est avec T. S. Eliot (1888-1965) l'une des deux grandes figures qui dominent la poésie anglaise du XXe siècle. Ils semblent, a priori, diamétralement opposés. Tandis qu'Eliot, né Américain, viendra vivre en Europe et deviendra finalement citoyen britannique, Auden suivra un parcours inverse en allant vivre aux États-Unis en 1939 et en adoptant la nationalité américaine en 1946 – avant de revenir en Europe pour de nombreux séjours.

 

James Ellroy met en scène des noms connus…  

 

« Le thème allemand est très présent. Constanza avec le pianiste Wilhelm Kempff et le chef d’orchestre Karl Böhm. Des officiers de la Wehrmacht se pressent derrière eux. Une soirée symphonique. Constanza rit et souffle des ronds de fumée.

 

D’autres photos. Constanza avec Pierre Fournier et Alfred Cortot. Les deux hommes ont accueilli les Boches  à bras ouverts en France…

Constanza c’est la fille du Rhin, la nymphe de la Forêt Noire.

Alfred Cortot

 

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Alfred Cortot pianiste français, né le 26 septembre 1877 à Nyon (Suisse) et mort le 15 juin 1962 à Lausanne est considéré comme l'un des grands interprètes du XXe siècle. Pédagogue renommé, il est un des fondateurs de l'École normale de musique de Paris. Son rôle dans le gouvernement de Vichy et son attitude pendant l'Occupation sont un sujet de controverses.

 

Ce serait une erreur naïve que de confondre talent et vertu, et de voir dans la collaboration une preuve de médiocrité artistique. Car certains artistes fort talentueux – le danseur Serge Lifar, le pianiste Alfred Cortot – collaborèrent activement. D’autres – Jean Cocteau, Maurice Chevalier, Marcel Jouhandeau, Sacha Guitry – évoluèrent dans une zone grise, tantôt collaborant un peu, tantôt venant en aide à un vieil ami juif si l’occasion s’en présentait, tout en frayant en ville avec les Allemands les plus raffinés.

 

* Les membres sont choisis par le gouvernement, et l'on y trouve des personnalités, comme le pianiste Alfred Cortot, le physicien Louis de Broglie, Louis Lumière, Georges Claude, le diplomate André François-Poncet, l'écrivain catholique et maurrassien Henri Massis, deux membres de l'Académie française, Joseph de Pesquidoux et Abel Bonnard, un cardinal, Emmanuel Suhard, archevêque de Paris, un évêque, Mgr Roger Beaussart, coadjuteur de l'archevêque de Paris ; des anciens ministres de la Troisième République : Georges Bonnet, Germain Martin, Émile Cassez, Lucien Lamoureux, des sénateurs et députés ainsi que des représentants de la Légion française des combattants comme Joseph Darnand. Plusieurs présidents d'une chambre de commerce, comme Antoine Boude, président de la Chambre de commerce de Marseille, Paul Charbin président de la chambre de commerce du Rhône, ou Pierre Thiriez, patron lillois du textile, qui préside celle du Nord et d'autres représentants du monde des affaires comme Gabriel Cognac, directeur de La Samaritaine, Georges Laederich, président du syndicat cotonnier de l'Est, Joseph Merceron-Vicat, Jules Verger, un patron de combat hostile à la CGT et un militant du corporatisme et de la « collaboration des classes » depuis 1936, l'armateur Jean Fraissinet - qui en démissionne en 1942-, le cimentier Henri Pavin de Lafarge ou Marcel Boussac, familier de Pierre-Étienne Flandin. Des représentants du monde agricole, tels Rémy Goussault ou le théoricien du corporatisme agricole et chrétien Louis Salleron, de Marcel Boussac Union nationale des syndicats agricoles. Des syndicalistes CGT de la mouvance pacifiste et anticommuniste, proches du ministre René Belin, en sont aussi membres : Pierre Vigne, secrétaire général de la Fédération du sous-sol, Auguste Savoie, de la Fédération de l'alimentation, Liochon, secrétaire général des travailleurs du livre, Marcel Roy, secrétaire de la Fédération des métaux et Georges Dumoulin, un collaborationniste que l'on retrouve dans l'hebdomadaire L'Atelier et au Rassemblement national populaire de Marcel Déat Ainsi que des universitaires, des avocats, des médecins, tel le professeur Leriche, président de l'ordre, des artisans, quelques rares ouvriers.

 

À charge :

 

La musique au pas – Les juifs du Conservatoire – Germain Lubin et Alfred Cortot – L’épuration –

Elle fut Isolde à Bayreuth. Il fut le chantre de la musique de Chopin. L’un et l’autre succombèrent aux sirènes du nazisme et furent mis ensuite au ban de la société musicale. Soixante-dix ans après la Libération, Germaine Lubin (1890-1979) et Alfred Cortot (1877-1962), collabos zélés, sont des symboles douloureux de notre histoire récente. Ils sont aujourd’hui deux des malheureux héros du livre de Karine Le Bail : « La musique au pas », que viennent de publier les éditions du CNRS.

 

On se doute qu’avec le parrainage d’un tel éditeur, l’ouvrage de Karine Le Bail  (musicologue, productrice à France Musique) qui ne manque pas de grain à moudre, est généreux en termes de chiffres, de noms, de dates, de déclarations, officielles et officieuses.

 

Le livreMais la première réaction du lecteur est tout de même la stupeur. La vie musicale fut-elle vraiment si florissante, en particulier à Paris, pendant les années d’Occupation ? L’occupant, bercé au lait des Passions de Bach et des Walkyries, ne pouvait qu’encourager ce zèle mélomaniaque, à condition qu’il n’enfreigne pas les règles sacrées du régime : pas de compositeurs juifs (Mendelssohn, Paul Dukas, Ernest Bloch, Schoenberg…) ou « enjuivés » (Paul Hindemith, l’ensemble de l’Ecole de la seconde Ecole de Vienne). Il fallait, bien sûr, se passer de quelques gloires violonistiques. Il fallait surtout arracher le mal à sa racine – en d’autres termes, faire le tri dès le début des études.

 

La suite ICI 

 

À décharge :

 

Alfred Cortot, entre mémoire et oubli : le destin d'un grand pianiste

 

À la Libération, Alfred Cortot, pianiste de premier plan, fut jugé à deux reprises par les comités d’épuration. Une première fois, il a comparu le 17 octobre 1945 devant le Comité national d’épuration des professions d’artistes dramatiques, lyriques et de musiciens exécutants et il fut suspendu de toute activité professionnelle pendant une année, à dater du 1er avril 1945. Une seconde fois, Cortot fut jugé par le Conseil d’enquête de l’administration des Beaux-Arts, en sa qualité de professeur honoraire au Conservatoire et de président du Comité professionnel de l’art musical et de l’enseignement libre de la musique. Mais finalement en avril 1946, l’artiste fut reconnu libre de reprendre sa carrière, ce qu’il fit presque aussitôt en accomplissant une tournée de récitals en Europe. Mais tout bascula les 18 et 19 janvier 1947, lorsque, le pianiste, invité par Claude Delvincourt, accepta de jouer le concerto de Schumann, accompagné par l’orchestre sous la direction d’André Clusters. Il fut d’abord l’objet de protestations verbales dans les milieux musicaux, surtout syndicaux puis sujet d’une interdiction de fait, donnée par le syndicat des musiciens, de l’accompagner. Le Comité de la société des concerts confirma, une dizaine de jours avant la date du concert, que tout musicien d’orchestre qui accompagnerait une œuvre jouée par Alfred Cortot serait immédiatement rayé des listes syndicales. Ainsi, lors de sa rentrée musicale de janvier 1947, les musiciens de l’orchestre refusèrent de l’accompagner. Ce fut la preuve que pour bon nombre de personnes, y compris parmi les musiciens, que Cortot restait « persona non grata ». Après cet incident, Alfred Cortot retourna dans son pays natal, la Suisse. Il mourut en 1962, dans une clinique à Lausanne. Beaucoup de monde se déplaça pour assister à ses obsèques, mais aucun représentant officiel et peu de musiciens professionnels ne furent présents ce jour-là. Pourquoi avoir adopté une telle attitude à l’égard de ce grand pianiste reconnu mondialement ? Sa réputation de musicien « collaborateur » des nazis est-elle justifiée à la lecture de nombreux documents d’archives ? C’est ce que nous allons essayer d’étudier dans le cadre des pages suivantes. Nous proposons d’analyser l’activité de Cortot en trois parties distinctes mais complémentaires : les années d’avant 1940, les années d’Occupation et la présentation de Cortot dans l’historiographie [1]

 

Notre étude se fonde sur plusieurs sources trouvées aux….

 

La suite ICI 

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commentaires

pax 26/02/2020 13:36

Peut être, peut être .Et alors ? Pour ma part, quand j’écoute Cortot , ce n’est pas le bruit de bottes que j’entends mais la musique que j’aime interprétée comme j’aime par un des plus grands pianistes (et enseignant) de l'histoire de cet instrument.
Il ne peut y avoir mélange des genres. Ce genre de propos tenu par W.H.Auden ne fait progresser ni l'histoire de la collaboration ni l'histoire de la musique.
Restons en là.
Merci au Taulier de nous proposer, au moins une chronique à charge et à décharge.

Pour le reste,

Ne soyez pas comme ces gens qui, invités à parler de l'océan, n'évoque que le mal de mer.
C.K.CHESTERTON

ou encore, car seul l'oeuvre compte

« Isaac Bashevis Singer disait que même si Tolstoï habitait la maison d’en face, au lieu de traverser la rue pour aller frapper à sa porte, il resterait plutôt chez lui à relire Anna Karénine. » C’est la sagesse même.
Simon LEYS

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