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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 06:00

Résultat de recherche d'images pour "gouteur de vin berthomeau"

Encore un titre à la mords-moi le nœud me direz-vous, la réponse est oui « Se dit d'une chose mal conçue, peu crédible ou stupide. »

 

« Cette expression dérive de à la mords-moi le jonc datant du début du XXe. Le jonc était le mot argotique pour or : on mordait les pièces d'or pour contrôler leur authenticité. Mais le jonc est également un mot familier pour pénis tout comme nœud au XIXe. L'expression à la mords-moi le nœud est rapidement préférée à partir des années 1950. »

 

De plus, en ces temps post-Matzneff c’est très politiquement incorrect.

 

Attention, je ne fais que m’interroger à propos du devenir de la RVF, en dépit de mon blacklistage lié à la vieille histoire de l’ex-DG du groupe Marie Claire pris les doigts dans la confiture, je ne souhaite en rien la disparition de la vieille dame permanentée.

 

J’avoue que je trouve les éditos de Saverot de plus en plus pathétiques mais, n’étant ni abonné, ni acheteur occasionnel de la RVF, ni lecteur sur la Toile, je comprends parfaitement que l’on ne m’ait pas appelé au chevet de la vieille dame permanentée pour diagnostiquer le mal dont elle souffre.

 

Alors pourquoi ce titre à la con ?

 

Tout bêtement parce que Vitisphère m’a mis sous le nez, gratuitement, le lundi 13 janvier 2020 un papier signé par Alexandre Abellan.

 

Le titre est accrocheur : Relance et turbulences à la Revue du Vin de France

 

Le texte est étrange.

 

Y aurait-il une ou des « gorges profondes » à la RVF ?

 

Les poussés dehors, les démissionnaires n’ont pas de noms…

 

Inquiétude des équipes qui ont sous le nez « le désossement de la revue Cuisine et Vins de France », ça fait froid dans le dos.

 

Le nouveau rédac-chef, doublement nommé, bien évidemment se veut rassurant, j’apprécie tout particulièrement son « Il peut y avoir de la peur chez des critiques cinquantenaires n’ayant pas eu la reconnaissance qu’elles attendaient » (le féminin ?)

 

Le sieur Saverot, donne le même son de clocher, il revendique « 50 000 exemplaires vendus, 18 000 abonnés papier ainsi que 3 000 abonnés numérique »

 

Comme la RVF n’est pas affiliée à l’OJD je trouve le chiffre de vente gonflé comme les statistiques de manifestants de la CGT.

 

Deux sujets d’importance sont ensuite abordés :

 

Conserver la confiance

Indépendance

 

J’avoue ne pas être convaincu par ce que j’ai lu en réponse.

 

Les causes, qui touchent toute la presse magazine papier en France sont profondes et jusqu’à maintenant aucun des remèdes n’a stoppé la chute du lectorat.

 

C’est grave et inquiétant mais c’est aussi dû à la faiblesse des contenus, cercle vicieux les bons contenus exigent du temps et de l’argent, les reprises des dépêches AFP, les infos people, les grands prix de la RVF, tout le monde s’en fout et n’a aucune envie de payer pour ça.

 

Je ne suis pas sûr que la nouvelle relance ne soit pas du genre de celle d’un batteur de baseball qui rate la dernière balle.

 

Attente pitch

 

L’avenir de la RVF est entre les mains des financiers du groupe Marie-Claire, leur empathie pour le vin me semble inversement proportionnelle à leur intérêt pour les sommets des GCC.

 

Le dernier mot à Gerbelle, pourquoi toujours cet anonymat ?

 

« Le commerce prend le pas sur l’expertise parce que les médias du vin vivent sous perfusion des publicités. Il faut un nouveau modèle à l’ère du web » tranche un ancien critique de la RVF. »

 

Deux grandeurs sont dites inversement proportionnelles si leurs mesures évoluent dans des sens contraires.

 

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Vénérable titre fondé en 1927 et racheté en 2004 par le groupe Marie Claire, la Revue du Vin de France (RVF) arrive clairement au bout d’un cycle. En témoigne la succession de départs qui ont émaillé l’année 2019, jusque dans ses derniers jours. En un an, la RVF a poussé trois de ses collaborateurs vers la sortie : un administrateur de bases de données, un commercial et un rédacteur en chef adjoint (qui doit être remplacé). En ajoutant deux démissions du service événementiel, une démission du service commercial et le départ soudain d’un membre de son comité de dégustation (après avoir été écarté du Guide Vert), la RVF a perdu sept collaborateurs en un an (pour une promotion*).

 

A court terme, « il y a de l’inquiétude dans les équipes. Nous ne sommes pas rassurés par un groupe qui laisse plutôt voir un accompagnement fin de vie » confie un collaborateur de la RVF. Qui cite, non sans effroi, l’exemple du « désossement de la revue Cuisine et Vins de France, dont l’équipe a été réduite à peau de chagrin et dont les contenus sont réalisés par une agence ». Une perception alarmiste sur l’avenir de la revue qui n’est pas partagée par tous

 

A commencer par son tout nouveau rédacteur en chef, Jérôme Baudouin. Soulignant une augmentation des revenus publicitaires en 2019, le journaliste souligne qu’« il ne faut pas tout mélanger. Il y a eu des départs pour travailler ailleurs et il y a toujours du turn-over au comité de dégustation. Il peut y avoir de la peur chez des critiques cinquantenaires n’ayant pas eu la reconnaissance qu’elles attendaient, mais il est normal d’évoluer. Quand on est un journal, on ne reste pas sur les mêmes choses pendant trente ans ! »

 

Revendiquant 50 000 exemplaires vendus, 18 000 abonnés papier ainsi que 3 000 abonnés numérique, le directeur de la rédaction de la RVF, Denis Saverot, donne le même son de cloche. « On est obligé de s’adapter, aujourd’hui il est très difficile de gagner sa vie en vendant des prescriptions et avis sur le vin » pose le journaliste. Celui-ci souligne l’ampleur des évolutions d’usage numérique qui touche l’activité de la RVF : applications d’agrégation comme Vivino, sites de vente en ligne proposant toujours plus de contenus...  « On a tenté une première diversification avec les évènements, mais les salons se multiplient : c’est une bataille terrible et très concurrentielle. Nous avons renoncé aux évènements à destination du grand public pour se concentrer sur des masterclasses pour professionnels (acheteurs, sommeliers, cavistes…) » ajoute Denis Saverot.

 

La suite ICI 

Pour une charte éthique des journalistes des vins et spiritueux

 

Pour l’instant je suis le seul contributeur, à savoir Fabien Humbert journaliste pigiste notamment pour La Revue du vin de France ( https://www.larvf.com/ ICI 

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commentaires

pax 17/01/2020 09:36

L'Express vient d'opérer une opération de (hihihi) reloukin. Qu'attend la RVF pour en faire autant ? Je propose un nouveau titre RIP.

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