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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 06:00

La nouvelle chasse au bitard sur les 2 rives de la Gironde : James Suckling ou l’art du traquenard pour gogos…

Le rédac-chef en mode Full Métal Jacket :

 

  • Mon coco faut que tu sois omniprésent sur les réseaux sociaux ! 

 

Le journaliste affecté aux barriques et flacons de haute lignée :

 

  • Chef, oui chef…

 

  • Faut que ça saigne, une boucherie à faire chialer les vegan !

 

  • Chef, oui chef…

 

  • Tu sulfates à mort les bobos qui ne lichent que des vins qui puent !

 

  • Chef, oui chef…

 

  • Un peu d’encens sous le pif des bios et biodynamiques ça enjolivera le tableau coco !

 

  • Chef, oui chef…

 

  • Tu buzz à fond la caisse !

 

  • Chef, oui chef...

 

 

Et c’est parti pour un long feuilleton qui fera jouir les peines à jouir des jajas convenables… et rugir les préposés au vin qui puent, les dresseurs de barbelés autour du pré-carré des vins nu.

 

Mais à quoi bon ?

 

Hormis les sus-cité, ça n’intéresse absolument personne cette minuscule tempête dans un verre Riedel de vin…

 

Le drame du petit monde du vin c’est son entre soi ridicule, sous prétexte que le vin occupe dans la tradition française une place de choix, il croit que les consommateurs sont des amateurs de vin, conforté en cela par la petite musique de vin et société.

 

Que nenni, ces braves gens achètent massivement leurs vins, d’ailleurs de moins en moins, c’est la faute à Evin, dans les murs glacés de la GD.

 

Ces vins on n’en voit nulle trace dans les écrits des grands critiques du vin, c’est le monde de madame Michu qui achète la boutanche ou le cubi du père Boudu qui roule encore ses cigarettes. C’est le monde des ronds-points cher aux Gilets Jaunes, ceux d’en bas. Je caricature à dessein sans vergogne ayant embouteillé et vendu du Vieux Papes et millions de litrons étoilés du côté de Gennevilliers.

 

Revenons à la crème de la crème qui peuple l’univers papier glacé des magazines, loin de la vulgaire bibine, pour prendre l’exemple du tonneau de Bordeaux descendu aux abîmes. Pour les grands chefs, longtemps allergiques au bio-cons, fraîchement convertis à la nouvelle religion, en paroles surtout, c’est la faute à ces petits cons érecteurs des vins qui puent , nom de baptême Bordeaux bashing. Si la situation de ces vignerons n’était pas dramatique, j’en rirais. Je ne ris pas, j’accuse ces mauvais guides d’avoir menés leurs ouailles dans le mur. Lorsque j’ai mis sous leur nez mon foutu rapport en 2001, ils ont demandé ma tête, ils l’ont eu, comme si l’annonciateur de la tempête était la cause de la tempête.

 

Je ne suis d’aucune chapelle, je me contente de constater, comme le faisait Churchill à propos de la démocratie, que « le bio est le pire des systèmes à l’exclusion de tous les autres », quand à la biodynamie elle n’existe que par la réussite de d’excellents vignerons, grâce au retour aux fondamentaux de l’agronomie. Je parle ici de la vigne, le nouveau label vin bio n’est qu’une construction juridique, fruit d’un compromis à Bruxelles, ça n’est pas ma tasse de thé. Quant au HVE, je ne sais quoi en penser tellement c’est nébuleux.

 

Pour ne rien vous cacher je suis 100% Claire Naudin : « Le bio est une évidence pour moi depuis que j’ai pris la tête du Domaine Naudin-Ferrand, en 1993. Le bio, j’y suis et je n’y suis pas, je n’ai pas de label. Etre certifié en bio, ce qui entraîne des pratiques coûteuses et l’impossibilité de faire un seul traitement sans perdre sa certification, n’est pas évident au niveau financier. Tout dépend de mes parcelles.

 

Sur mon grand cru échezeaux, je ne vois aucun argument qui justifie de mettre de la chimie – c’est viable économiquement. En revanche, sur les appellations régionales, la problématique est différente. Si on va trop vite, si on enlève tout produit, et que la vigne est mise à rude épreuve à cause de la météo et de maladies, on peut y laisser sa boîte ! J’ai donc opté pour une transition douce, afin que les équipes s’y préparent et que le domaine puisse l’encaisser économiquement. »

 

Claire Naudin : Je vous donne cet exemple. En 2016, à la suite d’un gel, je me suis retrouvée avec une parcelle sans aucun traitement et qui n’a donné qu’un tout petit rendement, soit 5 hectolitres par hectare. Cela pour rappeler que les traitements sont là pour permettre une augmentation des rendements. Si demain on veut zéro traitement, alors il faut imaginer un autre modèle culturel et économique.

 

Et si j’allais au-delà du bio et de la biodynamie, en faisant zéro traitement, sans soufre ni cuivre ? J’aurais alors de très faibles rendements. Intellectuellement et techniquement, ce n’est pas aberrant. Mais cela induit une bouteille qui dépasse les 100 euros pour que je puisse m’en sortir. Pour le consommateur, cela implique qu’il boive ma bouteille de bourgogne non plus une fois par mois, mais une fois par an. C’est un changement fondamental pour moi et pour le consommateur. C’est un modèle radical, il y en a sûrement d’autres…

 

Claire Naudin : Nous butons sur un problème de formation, et même un problème culturel. J’emploie des jeunes qui vinifient chez moi tout en suivant en parallèle un BTS dans un lycée agricole. Eh bien, ils sont sanctionnés par leur école s’ils ne « cassent » pas ma démarche, parce que je vinifie sans soufre ! Les enseignants poussent leurs étudiants à critiquer le bio.

 

C’est très bourguignon comme attitude… Et dramatique face à l’enjeu sociétal. Mais je suis optimiste parce que les mentalités commencent à changer. Les enseignants traditionnels partent progressivement à la retraite. A la faculté d’œnologie de Dijon, ce sont les étudiants qui ont fait bouger l’ancienne garde. Mais on a quand même quinze ans de retard…

 

Claire Naudin : Il y a eu aussi une évolution sur le grand cru échezeaux. Il y a quinze ans, seule ma vigne était en herbe, j’étais la cochonne du coin. Et aujourd’hui, c’est drôle, cela s’est inversé, et il n’y a plus que la vigne de mon voisin qui est désherbée. Par contre, je suis déçue parce que sa fille est arrivée, et elle est pire que le père. Et on a des jeunes dans la côte de Nuits qui revendiquent la chimie. Mais si ces jeunes étaient passés entre de bonnes mains, s’ils avaient eu les enseignants adaptés, ils n’en seraient pas là.

 

Claire Naudin : Oui, il faut piocher la terre. Je croise pas mal de stagiaires qui ont la quarantaine et qui sont « habités » par un appel de la nature. Je les emmène alors piocher deux heures dans mon échezeaux, en leur disant que c’est une chance de piocher mon grand cru ! Au bout de deux heures, ils n’en peuvent plus, ils ont les mains en sang et mal au dos. Moi, je fais ça neuf heures par jour, six jours par semaine, pendant trois semaines. Discuter le glyphosate, c’est aussi ça…

 

Claire Naudin : Pourtant, beaucoup de vignerons seraient moins effrayés par le bio si on leur disait que, pour sauver une récolte, de façon ponctuelle, ils étaient autorisés à un traitement chimique. J’ai fait accepter le bio à mon équipe en lui disant que, en cas de gros problème climatique, je ferais marche arrière afin de ne pas couler la boîte. C’est pour conserver cette possibilité que je n’ai pas choisi la certification. Avec le bio, un tas de personnes vous tombent dessus : le banquier, le notaire, le comptable, la famille… Il faut pouvoir résister.

 

Ce discours-là ne plaît à aucun des 2 camps retranchés, trop raisonnable, trop bien argumenté, « ça ne fait pas vendre du papier mon coco… Atèle-toi au nouveau bourricot, oui les vins qui puent la selle de cheval, payes-toi la fiole de ces petits branleurs de bobos… »

 

Le problème c’est que les vins nu, les vins qui puent, n’existent pas au sens légal et, n’en déplaise aux partisans des barbelés, ils n’existeront jamais. C’est heureux, ils naissent dans un espace de liberté, ils renouent le lien effiloché entre ceux qui le produise et ceux qui l’achète chez des cavistes qui font leur métier. Il est facile de se moquer lorsqu’on ne met jamais les pieds en ces lieux, ces bars à vin qui ne vendent ni ne servent que des vins nus. Se gausser, lâcher des tirades de lieux communs, triompher sans gloire sur une cible dont on ignore les contours.

 

Je trouve ça totalement con car ces petits cons sont des néo-consommateurs de vin très impliqués, se moquer d’eux c’est se tirer une balle dans le pied, mais que voulez-vous dans un monde de vieux, j’en suis un, les vieux s’accrochent à leurs illusions.

 

Foutez-moi la paix, si ça vous plaît de me classer dans la catégorie des buveurs mauvais goût je m’en fous, lâchez-moi la grappe, je suis amateur des vins aimé par Jancou, j’en ai rien à branler de vos railleries qui riment avec conneries, buvez ce que vous voulez, cela m’en touche une sans faire bouger l’autre comme disait le défunt Jacques.

 

Conclusion, plutôt que de tirer à vue sur les vins qui puent je conseille aux derniers survivants des notateurs des vins convenables de se livrer à la chasse au dahu.

 

Pour moi tout ce battage s’apparente à la chasse au bitard, dénommée aussi chasse au dahu, qui est l’art du traquenard pour jobards.

 

« La « chasse au dahu » ou « mission absurde » est un canular, qu’on retrouve dans différentes sociétés et cadres institutionnels, qui consiste à pousser les « victimes » à accomplir des actions manifestement stupides.

 

Pour faire intello :

 

Les canulars combinent deux traits caractéristiques de la socialité humaine : la tromperie et l’humour. Considérés comme des blagues, ils « sont révélateurs des situations sociales dans lesquelles ils se produisent » (Douglas 1968 : 366). J’avancerai qu’une blague particulière – la « mission absurde » – montre que les canulars peuvent aussi être l’expression de traits plus généraux de la communication et de la cognition humaine. La mission absurde est une manière humoristique d’exploiter un aspect vulnérable de la confiance dans la communication au sein de contextes sociaux où existent des asymétries épistémiques entre les victimes et les farceurs. »

 

Et comme tout ce qui vient des Amériques s’implante comme dans du beurre dans notre pays gaulois poussif lisez ceci :

 

Le Monde en 2020.

 

Les millenials

 

boudent l'alcool

 Dessin de Kazanevsky, Ukraine.

Publié le 

 

 

En quête d’une meilleure hygiène de vie, les jeunes Occidentaux consomment davantage des boissons peu ou pas alcoolisées, obligeant les grands brasseurs à revoir une offre longtemps négligée. Un article à retrouver dans notre hors-série Le Monde en 2020, en vente actuellement.

 

Le Volstead Act interdisant la consommation d’alcool pendant la période de la prohibition est entré en vigueur en 1920 et a été appliqué jusqu’en 1933. Cent ans plus tard, il est largement considéré comme la preuve (si besoin était) que l’interdiction de l’alcool – alors que sa consommation était déjà répandue – ne fut pas une bonne idée.

 

La prohibition a donné naissance au crime organisé, les réseaux mafieux ayant bâti des fortunes sur l’alcool de contrebande. Manquant de soutien populaire, la loi n’était en outre guère respectée. Selon une estimation, on ne dénombrait pas moins de 20 000 bars illégaux à New York pendant la prohibition. Lors d’une descente de police dans un bar de Denver, les agents y ont découvert un parlementaire de la région, et le maire et le shérif de la ville attablés autour d’un verre.

 

La prohibition est pourtant toujours en vigueur dans certaines régions de la planète, et pas seulement dans le monde musulman. Aux États-Unis, près de 500 comtés, la plupart évangéliques, continuent de la pratiquer, notamment le comté de Moore, dans le Tennessee, qui abrite pourtant sur son territoire Lynchburg, la ville où est né le whisky Jack Daniel’s (où les visiteurs de la distillerie sont néanmoins autorisés à emporter une bouteille “souvenir”).

 

Les normes sociales ont évolué

 

Partout ailleurs, la plupart des gouvernements se contentent de décourager la consommation d’alcool en appliquant des taxes, en limitant la publicité et en encadrant les ventes d’alcool. Toutes ces politiques fonctionnent. Toutefois, si la consommation d’alcool est aujourd’hui sur le déclin, c’est pour une tout autre raison : l’évolution des normes sociales chez les jeunes dessine un autre avenir pour cette industrie.

 

Dans presque tous les pays occidentaux, la consommation d’alcool des adolescents est de plus en plus tardive. Cela tient en partie au fait que les jeunes se socialisent désormais beaucoup plus en ligne qu’en chair et en os. L’éducation joue peut-être aussi un rôle. L’histoire montre que plus les jeunes commencent à boire tard plus leur consommation d’alcool sera réduite une fois qu’ils seront adultes. Les millennials, qui ont aujourd’hui entre 20 et 40 ans, boivent moins que leurs aînés. La modération fait partie de leurs principes, et la recherche d’une bonne hygiène de vie semble être devenue une vraie tendance de fond.

 

Les premiers clients du secteur sont aujourd’hui des consommateurs d’âge mûr. Dans certains pays riches, ces derniers boivent même plus que les générations précédentes au même âge. Consommé à faible dose, l’alcool reste cancérigène, mais la plupart des gens ne le savent pas. Certains responsables de la santé publique envisagent de créer des visuels et des avertissements sanitaires comme ceux qui figurent sur les paquets de cigarettes. À l’heure actuelle, seule la Corée du Sud a rendu cet étiquetage obligatoire ; l’Irlande a également adopté une loi en ce sens en 2018, mais elle n’est pas encore mise en œuvre.

 

Les bières sans alcool représentent 10% des ventes en Allemagne

 

Les grands alcooliers ont bien reçu le message et étoffent à présent leur offre de boissons sans alcool ou faiblement alcoolisées. L’innovation dans ce domaine explose. Le goût de la plupart de ces nouveaux produits ressemble en tout point à celui de leurs versions alcoolisées. Le groupe Heineken propose désormais une version sans alcool pour une cinquantaine de ses marques. Ces offres parallèles constituent encore une nouveauté dans la plupart des pays riches mais les ventes augmentent rapidement. En Allemagne et aux Pays-Bas, pays leaders dans ce segment, ces boissons représentent 10 % des ventes de bières.

 

Parallèlement, l’industrie de l’alcool suit l’exemple des fabricants de tabac et se met en quête de nouveaux consommateurs. Les dix marchés en plus forte croissance pour la consommation d’alcool se trouvent dans des pays émergents, essentiellement en Asie et en Afrique. (La Chine fait ici exception, les ventes d’alcool y sont en recul.)

 

Dans une ou deux générations, la consommation d’alcool dans les pays riches pourrait paraître bien démodée. En attendant, l’alcool reste une source majeure de problèmes dans les domaines de la santé publique et de la productivité.

 

Des cohortes de lobbyistes

 

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commentaires

pax 30/01/2020 10:29

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes
Bossuet

Qui sommes nous pour prédire l'avenir ?
Nous les cheveux gris nous nous souvenons parfaitement de cet an 2000 si éloigné et plein de promesses qu'on a eut du mal a retrouver une fois l'échéance arrivée.
Qui aurait prédit la fin de l'orgueilleuse Allemagne de Bismarck victorieuse en 1870 et en train d'assoir son hégémonie en Europe. Qui aurait donné alors le ressaut de l'époque nazie et prévue l'anéantissement de l'Allemagne en 1945 ? Etc etc . Et le début du détricotage de L'Europe entamé par les Anglais déjà regretté alors que les fondateurs sont incapables de se rassembler à défaut de s'unir.
Puisque ce soir c'est la fin de leurs appartenance, laissons leur le dernier mot : " Wait and see "

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