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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 06:00

Résultat de recherche d'images pour "jouissons sans entrave photo"

Trop facile de réduire le cas Matzneff, en défense pour certains ou en justification pour d’autres, au « jouissons sans entrave » de mai 68.

 

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Ceux qui ont porté Matzneff au pinacle, ceux des «69 signatures prestigieuses», dont Jean-Paul Sartre, Roland Barthes, Bernard Kouchner, Patrice Chéreau, Gabriel Matzneff, Jack Lang, Catherine Millet et même Simone de Beauvoir qui prenaient la défense de trois hommes accusés d’avoir fait des films pédopornographiques avec des jeunes de 12 à 14 ans, et participé aux scènes. De «simple affaire de mœurs» sur des «enfants consentants» selon les signataires, ne sont pas et n’ont jamais été des 68 hard.

 

Non, il s’agissait d’une poignée d’habitués du Flore, du carré des éditeurs et d’auteurs du faubourg Saint-Germain, les critiques littéraires, des copains et des coquins, avec quelques éléments féminins, comme me l’a dit mon vieux compagnon Gérard Belorgey, ex-préfet, devenu secrétaire-général du SNE, syndicat national des éditeurs, « ils sont pires que les politiques… »

 

Croupis et rance pour parodier l’un d’eux… Philippe Sollers...

 

Certains étaient Mao comme Philippe Sollers… d’autres coco comme Kouchner…

 

Ils se tiennent par la barbichette, se soutiennent, accompagnés par celles et ceux de ce petit Paris chic qui se regarde le nombril, se vivent comme le centre du monde de la pensée alors que peu d’entre eux ou d’entre elles ne seraient édités dans d’autres pays. Dans la seconde moitié du XXe siècle pas lèche de grandes plumes en France.

 

Avec Matzneff, petit écrivain de salon, qui vénère sa bite, c’est le grand frisson garanti à bon compte, la transgression sur papier qui égaie ces petits bourgeois, avec lui c’est le buzz, comme on le dit aujourd’hui dans les médias, mais a-t-il des lecteurs ? Voir plus bas. Il vit dans un appartement de la ville de Paris, reçoit des subsides du Ministère de la culture et de l’Académie, se fait rincer chez Lipp par ses amis.

 

Une raclure !

 

Un vil prédateur masqué sous le vernis du dandy !

 

Et qu’on ne vienne pas me parler de censure, de puritanisme, d’atteinte à la liberté de création, de délation comme le dit la grande-prêtresse des lettres déchue du Monde : Josyane Savigneau, mal français depuis les temps noirs de l’Occupation ose-t-elle écrire sur Twitter, faire l’artiste ne place quiconque au-dessus des lois de la République.

 

Notre jouir sans entraves c’était entre adultes consentants !

 

Tout le reste n’est que vile littérature pour paternalistes lubriques…

 

Que Catherine Millet se fasse prendre par tous les bouts car des mecs majeurs c’est son droit.

7 septembre 2008

Chère Catherine M. ICI 

 

Que Roland Barthes rêva de se faire le fion de Fabrice Luchini alors garçon coiffeur, pourquoi pas.

 

11 février 2013

La « Luchina » faute de se meubler le derche elle se meuble l’esprit… Fabrice Luchini ou l’art de la saillie ICI  

 

Mais que Matzneff nous serve ça : c’est à gerber…

 

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Denise Bombardier, celle qui a mouché Matzneff chez un Pivot graveleux,  fut « convoquée » à l'Élysée par François Mitterrand, qu'elle connaissait personnellement... et qui lui a fait part de son soutien. « Il avait un message à passer, il m'a dit : 'Ah, ce Matzneff. Il est vrai que je lui ai reconnu à une certaine époque quelque talent mais malheureusement il a sombré dans la pédophilie'. » L'auteure canadienne assure que « c'est la seule fois que l'Élysée a publié un communiqué officiel disant que Denise Bombardier avait été reçue à l'Élysée. C'est dire s'ils voulaient se détacher de ça ».

 

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Non Gabriel Matzneff, la pédophilie n'est pas un «style de vie»

Charlotte Pudlowski — 19 novembre 2013

 

A la suite de la remise du Renaudot à Gabriel Matzneff, des mécontentements se sont fait entendre. Gabriel Matzneff les traite de délateurs. Il a tort.

De même que nous nous étions émus, à Slate, de voir que Gabriel Matzneff, qui affiche clairement ses rapports sexuels avec des mineurs, parfois des enfants de moins de 10 ans, puisse recevoir le prix Renaudot essai (essai, pas roman), des pétitions se sont élevées pour lui voir retirer ce prix. L’écrivain en est mécontent. Il l’écrit dans Le Point – dont il est le collaborateur régulier, et dont le directeur, Franz-Olivier Giesbert, fait partie des jurés du prix Renaudot:

 

«Juger un livre, un tableau, une sculpture, un film non sur sa beauté, sa force d'expression, mais sur sa moralité ou sa prétendue immoralité est déjà une spectaculaire connerie, nos amis italiens diraient una stronzata megagalattica, mais avoir en outre l'idée malsaine de rédiger ou de signer une pétition s'indignant du bel accueil que des gens de goût font à cette oeuvre, une pétition dont l'unique but est de faire du tort à l'écrivain, au peintre, au sculpteur, au cinéaste, est une pure dégueulasserie.»

 

(Pour rappel, cet homme qui emploie les mots «idée malsaine» et «dégueulasserie», c’est le même qui écrit: «Les petits garçons de onze ou douze ans que je mets ici dans mon lit sont un piment rare.»)

 

La suite ICI 

 

Face au "cas Matzneff", Laurent Joffrin explique la position de "Libération" sur la pédophilie dans les années 70

 

Face au

 

En dépit de cet édito, la Une du quotidien sur Gabriel Matzneff en a indigné plus d'un.

 

Les accusations portées contre l’écrivain Gabriel Matzneff n’agitent pas uniquement le milieu littéraire. Dans son édito à paraitre dans le journal du 30 décembre, le directeur de la publication de “Libération” a évoqué la position controversée du quotidien au sujet de la pédophilie dans les années 70. Mais parallèlement, la Une du journal consacrée au “Cas Matzneff” a fait réagir plusieurs personnalités féministes sur les réseaux sociaux.

 

Dans les années 70, les relations sexuelles entre adultes et mineur(e)s, bien qu’interdites par la loi, étaient loin d’être un sujet tabou et la question de la décriminalisation de la pédophilie a été ouvertement posée. Des articles, tribunes et pétitions, signées par des personnalités allant de Simone de Beauvoir à Gabriel Matzneff sont publiés dans des médias comme Le Monde mais aussi Libération.

 

Une prise de position éditoriale que Laurent Joffrin n’hésite pas aujourd’hui à qualifier de “révoltante”. “C’est un fait que Libération accueillait en son sein un certain nombre de militants qui revendiquaient leur goût pour les relations sexuelles avec des enfants et tenaient qu’il fallait dépénaliser ces comportements au nom de la libération sexuelle”, reconnait le directeur de publication.

 

Évoquant la “culture libertaire dirigée contre les préjugés et les interdits de l’ancienne société” qui a découlé de Mai-68, Laurent Joffrin décrit des “playdoiers” qui “promouvaient parfois des excès fort condamnables, comme l’apologie intermittente de la pédophilie que le journal a mis un certain temps à bannir.”

 

La suite ICI 

 

Avec Gabriel Matzneff, le choc de deux époques

 

Dans un livre à paraître, Vanessa Springora raconte comment, à 14 ans, elle est tombée sous la coupe de l’écrivain aux penchants pédophiles connus. Une affaire qui atterre à l’heure de #MeToo

Béatrice Houchard, Paris

Publié lundi 30 décembre

 

Ce sont deux époques et deux générations qui entrent en collision. Celle qui découvre, atterrée, les écrits de l’écrivain Gabriel Matzneff contant avec délectation ses relations sexuelles avec de très jeunes filles dans la France des années 1970-1980; et celle qui a le souvenir d’avoir, à l’époque, fermé les yeux, voire applaudi la révolution sexuelle prônée par l’écrivain. A l’époque de #MeToo, le choc est terrible.

 

A l’origine de l’affaire, un livre à paraître le 2 janvier 2020, Le Consentement (Grasset), signé par Vanessa Springora, directrice des Editions Julliard. L’auteure a rencontré Gabriel Matzneff en 1985. Elle est fascinée par l’aura de l’écrivain, de 36 ans son aîné. «A 14 ans, écrit-elle crûment, on n’est pas censée être attendue par un homme de 50 ans à la sortie de son collège, on n’est pas supposée vivre à l’hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche à l’heure du goûter.»

 

«Écurie de jeunes amantes»

 

Sans être une star de l’édition, Gabriel Matzneff est connu alors pour sa culture gréco-latine, son style classique et son goût pour la sortie des collèges. Le journaliste Bernard Pivot l’invite régulièrement dans son émission de télévision. C’est la vidéo d’un Apostrophes du 2 mars 1990, partagée des centaines de milliers de fois depuis trois jours, qui a donné de l’écho à l’affaire. On y entend le dandy au crâne de bonze défendre son «écurie de jeunes amantes» lorsque Bernard Pivot lui demande, sous les rires: «Pourquoi vous êtes-vous spécialisé dans les lycéennes et les minettes?»

 

Sur le plateau, seule la Canadienne Denise Bombardier réagit: «Je ne comprends pas, s’exclame-t-elle, que dans ce pays la littérature, entre guillemets, serve d’alibi à ce genre de confidences!» Interrogée le 27 décembre par Europe 1, Denise Bombardier raconte avoir ensuite été «convoquée» à l’Elysée pour entendre le président de la République, François Mitterrand, lui dire de Matzneff: «Je lui ai reconnu à une certaine époque quelque talent, mais malheureusement il a sombré dans la religion orthodoxe et la pédophilie…»

 

La littérature avant la morale

 

Bernard Pivot a répondu aux critiques sur Twitter: «Dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale. Aujourd’hui, la morale passe avant la littérature. Moralement, c’est un progrès. Nous sommes plus ou moins les produits intellectuels et moraux d’un pays et, surtout, d’une époque.»

 

Une autre époque, c’est le moins qu’on puisse dire. Dans ces deux décennies post-1968, il est du plus grand chic de plaider pour la liberté sexuelle de tous. Le héros de 1968, Daniel Cohn-Bendit, ne se prive pas de raconter ses expériences avec de jeunes enfants. Le 26 janvier 1977, dans Le Monde, 69 personnalités demandent la dépénalisation de la pédophilie et la remise en liberté de trois hommes qui doivent comparaître pour cette raison devant les Assises. Le texte, dont on apprendra plus tard qu’il a été rédigé par Matzneff, insiste sur «la disproportion entre le caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et adolescents l’existence d’une vie sexuelle». L’habituelle gauche pétitionnaire est là, avec les écrivains Louis Aragon, Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Roland Barthes et Philippe Sollers, mais aussi les futurs ministres Jack Lang et Bernard Kouchner.

 

Une aide publique décriée

 

Faute de plaintes, Gabriel Matzneff n’a jamais été inquiété par la justice. Lorsqu’il a reçu le Prix Renaudot en 2013 pour son essai Séraphin, c’est la fin, plusieurs associations se sont indignées, mais la prescription interdisait toute poursuite.

 

Sur les réseaux sociaux, les plus jeunes s’en prennent, bien plus qu’à Gabriel Matzneff, aux générations précédentes qui ont toléré ou approuvé. Certains traitent le malheureux Bernard Pivot de «porc». Et beaucoup de millennials balancent à leurs aînés le fameux slogan de la guerre des générations: «OK boomer!» Pour couronner le tout et nourrir la colère en pleine réforme des retraites, on apprend que Gabriel Matzneff touche une aide publique (sans doute inférieure à 10 000 euros par an) réservée aux écrivains en difficulté. Le ministre de la Culture, Franck Riester, a laissé entendre qu’il «prendrait ses responsabilités» en affirmant que «l’aura littéraire n’est pas une garantie d’impunité».

 

La révolution sexuelle de Mai 68 a généré un tourbillon d’abus

 

Il y a cinquante ans, Mai 68 donnait le coup d’envoi de la jouissance sans entraves. Une historienne rappelle dans un essai percutant comment cette injonction hédoniste favorisa un climat d’abus sur les femmes et les enfants

Julie Rambal

Publié mardi 13 mars 2018

Elle fut adolescente dans les années 1970, quand il était interdit d’interdire. Devenue historienne et spécialiste des violences sexuelles et sexistes, Malka Marcovich raconte dans L’autre héritage de 68. La face cachée de la révolution sexuelle (Albin Michel) les dérives d’une époque qui voulait faire de l’épicurisme une règle de vie. «Avec le cinquantenaire de Mai 68, des hommes vont nous faire leur parcours de l’ancien combattant, explique-t-elle. Une femme m’a dit qu’il était important qu’une ex-adolescente de ma génération rappelle que cette révolution n’a fait que reproduire une vision archaïque des rapports entre les hommes et les femmes, et engendré un tourbillon d’abus.»

 

Pour honorer néanmoins une salutaire libération des mœurs, Malka Marcovich commence son voyage après la Seconde guerre mondiale, alors que la sexualité était aussi taboue qu’impensable hors mariage. «Un fils d’ouvrier âgé de 18 ans en 1947 ne peut se procurer des capotes que chez un «coiffeur malfamé» et redoute d’y aller […] «Coït à la retirette» pour les hommes, peur de la pénétration pour les femmes dans le cadre du mariage, l’acte sexuel n’est pas cette grande valse de l’amour qui transporte et emporte. La douche vaginale post-coït, qui a été pratiquée depuis l’Antiquité avec des produits agressifs et dangereux, est très in grâce au Coca-Cola, considéré comme le nec plus ultra des produits spermicides», écrit-elle.

 

Mise en scène du viol

 

Mais quelques années plus tard, grâce aux combats féministes pour une «maternité volontaire», la société découvre pour la première fois de son histoire le droit de jouir sans se préoccuper du lendemain. Hélas, le désir féminin est laissé de côté. Ainsi, des nouveaux blockbusters qui marquent l’avènement du sexe enfin montré sur grand écran: «Les films à l’affiche qui font grand bruit mettent en scène l’esclavage sexuel des femmes comme l’expérience absolue de l’émancipation: Portier de nuit, Histoire d’O., Le Dernier Tango à Paris demeurent les références cinématographiques par excellence. L’actrice Maria Schneider, âgée de 19 ans lors du tournage, racontera plus tard le vrai viol par surprise filmé en direct qui restera durant de longues années la séquence mythique du film.» Ou encore: «Etre jeune, c’est trouver «chouette» et «vachement sympa» le film Les Valseuses de Bertrand Blier qui rend romanesque le viol.»

 

C’est une époque, aussi, où les professeurs n’hésitent pas à coucher avec leurs élèves, au nom de l’éducation alternative. «Ceci est parfaitement illustré par Mourir d’aimer, d’André Cayatte, en 1970, qui bouleverse toute une génération», précise Malka Marcovich, avant de livrer la confession d’une ex-lycéenne dans ces années-là, qui se souvient d’une étreinte avec un prof ne cessant de lui répéter: «Tu es une adorable perverse, petit vagin de sucre.»

 

Confusion mortifère

 

C’est une époque, surtout, où l’on considère que les enfants doivent participer à la libération, dans une confusion mortifère. L’historienne déterre ainsi un texte du pape du nouveau roman Alain Robbe-Grillet, publié en 1973 dans un recueil de photographies de David Hamilton – accusé d’avoir abusé de ses jeunes modèles. «La septième vague plus violente lui arrache un gémissement de souffrance. Il faut la maltraiter davantage, la saisir par les épaules, la secouer comme une poupée de chiffon. […] Il faut à présent laver son corps avec l’eau […], elle pleurniche un peu […]. Est-elle de nouveau bien propre pour le sacrifice? […] Elle se laisse faire. Elle ne dit plus rien. Elle est absente», déblatère l’écrivain. «C’est un texte de viol», constate désormais Malka Marcovich. Mais dans les années 1970, la majorité de l’intelligentsia s’en préoccupe peu. D’ailleurs les «nouveaux philosophes reconnaissaient toute la pertinence des livres de Tony Duvert et de son apologie de la sexualité avec les enfants, qui devait selon eux «stimuler, susciter des vocations, dessiller les yeux» (dixit Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut dans Le Nouveau Désordre amoureux).

 

La presse aussi est au diapason. Dans le quotidien Libération, on peut ainsi lire des petites annonces du type: «Qui suis-je? Un pédophile? Bien sûr. Je ne continuerai à jouir qu’avec des impubères, si tel est mon plaisir.» Le journal publie également une lettre ouverte signée de Pascal Bruckner et Georges Moustaki qui soutiennent «un pédophile assumé s’en prenant à des fillettes de six à douze ans «dont l’air épanoui montre aux yeux de tous, y compris de leurs parents, le bonheur qu’elles trouvent avec lui». Mais c’est dans Le Monde que «soixante-neuf signatures prestigieuses», dont Jean-Paul Sartre, Roland Barthes, Bernard Kouchner, Patrice Chéreau, Gabriel Matzneff, Jack Lang, Catherine Millet et même Simone de Beauvoir prennent la défense de trois hommes accusés d’avoir fait des films pédopornographiques avec des jeunes de 12 à 14 ans, et participé aux scènes. De «simple affaire de mœurs» sur des «enfants consentants» selon les signataires.

 

Dérives de l’art

 

Quelques années plus tard, en 1982, Daniel Cohn-Bendit expliquera à Bernard Pivot, sur le plateau d’Apostrophes: «La sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. J’ai travaillé avec des gosses qui avaient entre 4 et 6 ans, quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c’est fantastique, c’est un jeu éroticomaniaque.» Comment expliquer une telle apologie de la pédophilie, impensable aujourd’hui? «Imprégnés de théories freudiennes, beaucoup pensent à l’époque que les enfants sont des séducteurs, on mélange tout, au nom de la reconnaissance du droit à la sexualité enfantine, et la question du consentement et du pouvoir des adultes n’existe pas, explique Malka Marcovich. Et quand on a été abusé dans ce contexte, on met du temps à s’en rendre compte. C’est ce que décrivent parfaitement Flavie Flament ou Eva Ionesco, dont la mère a fait des photos à caractère incestueux qu’on qualifiait alors d’art.»

 

Aux réactionnaires contemporains qui voudraient s’engouffrer dans la brèche pour dénoncer les progrès de la contraception, elle rappelle aussi que les années 1970 furent «un moment de grâce, d’avant le sida, où l’on remettait en cause le mariage, etc.», mais que certains «paternalistes lubriques» ont malheureusement profité du mouvement pour reproduire les vieux schémas de domination. Schémas qui volent désormais en éclats, comme les pavés dans les rues parisiennes en 1968, grâce au mouvement #MeToo. Malka Marcovich le trouve «fascinant», au point d’avoir voulu écrire ce livre: «Je n’avais plus le droit de me taire.»

 

Malka Marcovich, «L’Autre Héritage de 68. La face cachée de la révolution sexuelle», Ed. Albin Michel, 2018.

Sylvie Brunel : « Non, l’époque de Gabriel Matzneff n’était pas complaisante ! »

La bienveillance dont a bénéficié l’écrivain pédophile dans les années 1980 n’est en rien le reflet d’une société et des années, estime l’écrivaine et géographe qui fustige, dans une tribune au « Monde », ceux qui réécrivent l’histoire. ICI 

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commentaires

Aredius44 02/01/2020 22:31

Merci à pax de nous rappeler l'épisode Maria Antonietta Macciochi vs Simon Leys . Ah Le Monde ! et son Alain Bouc, correspondant à Pékin.
A la Cité U à Poitiers, on avait des tas de revues chinoises que les maoïstes mettaient sur les tables. Comme être mao en les lisant ! j'ai compris alors beaucoup de choses. Sortir de Normal Sup n'était pas une preuve d'esprit critique.

pax 02/01/2020 08:21

L'intervention de Denise Bombardier chez Bernard Pivot alors que tout le monde s'entendait pour louanger Matzneff , me fait penser à celle de Simon Leys lors du numéro d'Apostrophe ou était évoqué, par l'auteurMaria Antonietta Macciochi "Deux mille ans de bonheur", imposante autobiographie truffée, pour ne pas dire truquée, d'erreurs, d'inexactitudes, d'inventions bref, de fariboles. Elle fut fermement mais très sereinement recadrée par l'auteur des"Habits neufs du président Mao" alors que les présents devaient tresser des lauriers à Macciochi. Un ou une contre tous et qui n'ont pas peur d'afficher leur différence. Il est heureux, rassurant voir consolant de voir ces courageux indiquer leurs chemins de traverses qu'il est plaisant de suivre, lassé voir incapable de suivre les entiers battus que nous proposent tant d'autres.
Rappelons que ce cher monsieur Pivot prêtait beaucoup plus de talent aux écrivains plus télégéniques que les autres. Journalisme et audience oblige

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