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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 07:00

Qui a dit que les réseaux sociaux étaient le refuge des ego.

 

Il reste, et c’est heureux, des partageux !

 

Au tableau d’honneur, croix avec palmes, Lilian Bauchet qui nous a fait partager ses émotions musicales.

 

« J'ai découvert aujourd'hui sur France Musique cette interprétation au piano de la transcription de Liszt de l'ouverture de Tannhäuser de Wagner par Georges Cziffra. Un choc. Comment peut-on faire preuve d'autant de virtuosité et de lyrisme mêlés ? »

 

Wagner 1 Liszt 1

 

La transcription pour piano faite par Franz Liszt de l’ouverture de l’opéra Tannhauser de Richard Wagner. Franz Liszt a admirablement restitué l’ampleur et la magnificence de cette ouverture, apportant des couleurs surprenantes. Cette pièce, de nombreuses fois interprétées et enregistrées, marque toujours par cette forme de majesté et sa fidélité à l’atmosphère si spécifique des opéras de la tétralogie. Le génie de Franz Liszt réside, comme pour beaucoup d’autres pièces qu’il a composées, dans cette capacité à restituer au piano une réelle ampleur et richesse orchestrale.

 

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D'origine hongroise comme son légendaire compatriote Franz Liszt, Georges Cziffra fut un pianiste virtuose dont la vie d'homme fut jalonnée d'épreuves dramatiques.

 

György Cziffra naturalisé français en 1968 est considéré comme un des meilleurs pianistes du XXème siècle.

 

György Cziffra témoigne d'une oreille musicale dès son plus jeune âge. C'est son père, musicien, qui lui donne ses premiers cours de piano à l'âge de quatre ans. A neuf ans, il intègre la prestigieuse Académie Franz Liszt de Budapest, ce qui lui vaut le titre du plus jeune élève de l'établissement. Il est alors formé par István Thomán et Ernő Dohnányi.

 

A 20 ans, alors jeune marié et père de famille, la Deuxième Guerre Mondiale intervient et contraint Cziffra à cesser d'étudier pour aller combattre avec les troupes hongroises sous commandement nazi. Il reprend l'étude du piano cinq ans plus tard auprès de György Ferenczy.

 

En 1950, opposé au régime communiste hongrois, il tente de traverser la frontière clandestinement. Il est fait prisonnier politique pendant 3 ans. En 1953, le pianiste exceptionnel est reconnu par le ministère hongrois des Affaires Culturelles ce qui lui vaut une carrière d'interprète virtuose à travers de nombreux concerts en Hongrie. En 1956, c'est le début de l'Insurrection Hongroise, Cziffra fuit le pays pour exiler en Autriche où il demande l'asile politique et part pour la France avec sa femme et son fils de 14 ans.

 

Installé à Paris, il rencontre un succès auprès public français avec ses interprétations de Liszt, Chopin, Beethoven, Ravel, Rachmaninov et bien d'autres. En 1981, suite à la mort de son fils, chef d'orchestres, ses concerts se font de plus en plus rares. L'un de ses disciples, le pianiste Pascal Amoyel a créé un spectacle-hommage, Le pianiste aux 50 doigts, retraçant sa vie, de l'enfance jusqu'à son dernier concert. Il meurt à l’âge de 72 ans d’un infarctus du myocarde le 15 janvier 1941 à Longpont-sur-Orge en France.

 

Cziffra en six dates

 

• 1921 : naissance de György Cziffra à Budapest

• 1930 : admission à l'Académie Franz Liszt de Budapest

• 1555 : obtention du prix Franz Liszt de la virtuosité pianistique

• 1956 : concert au Théâtre Erkél à Budapest (anniversaire de la Révolution d'Octobre)

• 1966 : création du festival La Chaise-Dieu en Auvergne

• 1975 : création de la Fondation Cziffra qui a pour but de soutenir de jeunes talents

 

Cziffra en six œuvres

 

• Le Vol du bourdon (Rimski-Korsakov - Cziffra)

• Danses hongroises (Brahms - Cziffra)

• Fantaisie roumaine (G. Cziffra)

• Valse triste (F. Vecsey - Cziffra) -

• 19e Rhapsodie hongroise (Liszt - Cziffra)

• Pastorale pour Gerbert (G. Cziffra).

 

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commentaires

pax 01/12/2019 08:20

J’ai découvert cette transcription, cet automne, lors d’une croisière musicale sur le Danube, par un jeune pianiste national François Chaplin . Je ne connaissais pas cette version par Csiffra pourtant un de mes pianistes préférés avec Sanson Francois et, parité oblige, Clara Haskil et Martha Argerich . Csiffra qui dés son arrivée enthousiasma le grand public ne fut malheureusement pas immédiatement bien accueilli et reconnu par l’intelligentsia musicale française qui lui reprochait et l’étroitesse de son répertoire et sa virtuosité (trop technique, trop technique). Un temps il fut relégué au rang de saltimbanque. Dévasté par la mort de son fils, il connu une traversée du désert accompagné par une déchéance physique due à l’alcool. Il s’en sortit tout seul et compensa une certaine perte de virtuosité par ce lyrisme qui a ému Lilian Bauchet. Et c’est naturellement que les vrais amateurs le considèrent comme un des plus grands pianistes du XX éme siècle.
Il existe un coffret de 8 CD sorti en 1991 chez EMI en 2 volumes. On n’y entend, malheureusement pas, la transcription.

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