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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 06:00

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Extraits de la Madone Sixtine, prestigieux tableau (retable) peint par Raphaël en 1512, deux angelots mélancoliques

Catherine est cachottière.

 

Revenu sur la terre ferme lors de mon premier relevé de boîte aux lettres je découvre un petit paquet fleurant bon le petit livre. Je décachète. Ô surprise : un opus de ma très chère vigneronne au titre qui fleure bon les Charentes : Ma part des anges.

 

 

Sitôt je la sm… ise. « Cachottière ! »

 

Dans la foulée elle me bigophone.

 

Elle m’explique la genèse puis, c’est toute Catherine, elle en profite pour me faire une piqûre de rappel pour que je déplace mon auguste personne à l’AG du GFA.

 

Je lui réponds.

 

Ensuite, dans ma petite Ford d’intérieur je mouline.

 

Catherine exerçait un métier de plume, moi aussi, c’est ainsi que nous nous sommes rencontrés à la terrasse d’un café place de la Comédie à Montpellier. Elle tenait mon rapport en mains, elle avait stabiloté les passages où j’étais prié de m’expliquer. Ce que je fis. Elle m’asticota grave mais ce fut la seule journaliste à avoir mesuré l’enjeu de ce foutu rapport.

 

Elle commit un portrait de ma pomme dans La Tribune (voir ci-dessous) ce qui me valut l’ire d’une gorgone du cabinet de ce pauvre Gaymard.

 

Ce qu’en disait Catherine :

 

« Quand je vous ai rencontré, j’étais journaliste, correspondante des quotidiens Libération et La Tribune en Languedoc-Roussillon, vous étiez commis de l’Etat, assigné aux tâches de pompier du vignoble. J’ai brossé votre portrait – ce qui m’a permis de mieux vous connaître et de nous découvrir des valeurs partagées – quand vous avez rédigé un rapport sur les exportations de vin français, mieux connu sous le nom de rapport Berthomeau. Ce rapport vous a valu les honneurs des medias – c’est la formule consacrée -, des amitiés et des inimitiés solides dans le petit monde du vin et, au bout du compte, une mise au placard.

 

Néanmoins, depuis ce placard, sans doute parce que grandi dans la culture du travail qui fait se lever le matin avec quelque chose de productif à faire de la sainte journée, vous faites entendre votre voix à travers un blog. Depuis le 23 mai 2005, le rendez-vous est quotidien, fidèle, libre, tonitruant, exploratif (je trouve cet épithète non répertorié plus adapté à ce que vous faites qu’explorateur), touffu, alternant coups de gueule contre ceux que du temps où j’étais journaliste et vous commis de l’Etat appeliez les « grands mamamouchis » (je traduis : les institutionnels) et coups de cœurs, pour des vins, des hommes et des femmes. Comme on le dit familièrement, vous ne mâchez pas vos mots et on sent que vous y prenez un réel plaisir, c’est-à-dire égoïste à son origine et souvent partagé à l’arrivée. »

 

Tout ça, non pas pour rouler ma caisse mais pour me dire, vous dire, que ce que Catherine a fait, une reconversion vigneronne réussie,  je n’en étais pas capable.

 

Catherine et moi sommes des pays, des gens d’un pays où paissent de paisibles vaches, paissaient plutôt, les vignes, hormis le Muscadet, c’était des ceps à raisins pour consommation personnelle…

 

Elle vira de bord, cap sur Saint-Drézéry, la Carbonnelle, l’Hérault des coopés du bougon des cépages en route selon le sabir officiel vers la qualité (prononcer qualiteu)

 

Et moi pendant ce temps-là je continuais d’écrire à compte d’auteur.

 

Et puis, je m’embarquai avec d’autres dans son aventure au travers du GFA, une manière d’en être.

 

Elle continuait d’écrire la revue de presse de Vitisphère et de publier des livres : au Rouergue Dans les vignes chronique d’une reconversion, 2011, Recettes de ma vigne avec Anne-Sophie Thérond, 2013, Une place sur terre, 2018.

 

Et puis vint cette Part des Anges qui, tel Mgr Marty en son temps avec l’accent rouergat, m’interroge, je me dis « toi mon gars, t’étais tout juste capable de garder les vaches à la Mothe-Achard ou d’être gardien de phare à l’île d’Yeu… alors va falloir mettre les pendules à l'heure. »

 

Oui, je l’avoue, allongé dans l’herbe fraîche du pré de la Garandelière, gardant les vaches normandes du pépé Louis, je rêvais d’être cow-boy, un Kit Carson sans révolver, un Lucky Lucke avec cigarette, chevauchant un fier mustang sauvage dressé, lasso intégré, liberté, grands espaces, bivouac, café, viande boucanée, corral, le train sifflera trois fois…

 

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D’un autre côté, n’étant jamais à une contradiction près, mon goût pour la solitude, la contemplation, me faisait aussi pencher pour la position de gardien de phare.

 

Genou-7978.JPG

 

14 juin 2010

Faire l’amour dans un phare, au sommet d’une cheminée ou dans une chambre troglodyte : un vrai plaisir d’œnophile ! ICI 

 

5 mars 2016

Descente en « enfer » de Marc Pointud au phare de Tévennec au large de la baie des Trépassés avec la même foi animant les bâtisseurs des phares en mer lorsqu’ils œuvraient pour allumer des feux qui sauveraient des vies.  ICI 

 

Vous allez me dire, t’es bien gentil camarade mais pour l’heure tu ne bavasses que sur toi.

 

Oui mais c’est pour mieux souligner qu’étant un ramier j’en suis resté au stade de l’écriture, même si j’ai un temps embouteillé et vendu du vin, alors que la Catherine, elle, a sauté le pas, fait ce que je n’aurais jamais su faire : des raisins pour faire du vin.

 

Son éditeur, confirme :

 

« Ma part des anges est de fait l’autoportrait intime de l’invisible, profondément spirituel mais vif et passionné, d’une femme, vigneronne et écrivain. »

 

Ne vous inquiétez pas j'arrive à ce que ce matin j'ai envie d'écrire.

 

Au temps où nous nous sommes rencontrés, mes détracteurs surtout les bordelais me qualifiaient de haut-fonctionnaire parisien, j’étais le symbole de la caste élevée arrogante, j’osais dire ce qu’il ne fallait pas dire, je m’occupais de leurs oignons, mais comme l’envoyait dire finement le Grand Jacques « Ça m'en touchait une sans faire bouger l'autre » car j’ai toujours su d’où je venais, comme on le dit maintenant : d’en bas, et je savais là où je ne voulais pas aller, en haut.

 

J’étions donc ni haut, ni fonctionnaire, mais dans notre vieux pays soi-disant égalitaire faut sortir des Grandes Écoles, être placé tout en haut de la hiérarchie, être classé le meilleur par les maîtres : meilleur vigneron, meilleur chef de cuisine, meilleur poissonnier, meilleur fromager, MOF… Nos députés, sénateurs, ministres, chefs d’État sont majoritairement des énarques de la botte, sauf talonnette… Les parents, dès la maternelle, projettent leur rejeton vers les plus hautes marches du podium.

 

En clair, j’adore cette expression au féminin, allez savoir pourquoi, j’ai une profonde et sincère admiration pour ce qu’a fait Catherine.

 

La lecture de son dernier opus a encore fait monter d’un cran cette admiration, chez Catherine y’ a du fond, de la vraie réflexion, du doute, elle est profondément racinée tout en étant d’une agilité intellectuelle que j’envie, elle me surprend, je me sens tout petit et, croyez-le si vous le voulez, ça me fait du bien d’être à cette place, mon ego n’en est que renforcé car je me dis que j’ai la chance d’être son ami.   

 

Sûr qu’elle va m’engueuler gentiment pour ces brassées de fleurs la Catherine, mais il me fallait mettre les pendules à l’heure face aux fausses valeurs du monde du vin, y compris  du côté des vins nu, qui plastronnent  en ayant des idées tellement courtes étalées sur des pages indigentes, que j’ai envie soit de défourailler, soit de me retirer dans un phare, le problème c’est que, comme pour les vaches, y’a plus besoin de gardiens ni de caissières dans la GD.

 

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Alors pour moi Catherine c’est « mère courage », « âme vaillante » (journal de la bonne presse pour filles), « adepte de la diagonale des anges » (lire la Transversale d’Alain Gheerbrant los Racionales y los Pelados ci-dessous (1)), « simple vigneronne… le luxe du dénuement», « manieuse de mots à la Bashung » « Si l’on suivait les voies ferroviaires /Qui aurait le pied marin ? », Montaigne&La Boétie : « parce que c'était lui, parce que c'était moi »au féminin.

 

Maintenant il ne vous reste plus qu’à filer chez votre libraire préféré pour faire l’acquisition de Ma Part des Anges Catherine Bernard les ateliers de l’Argol 15 euros. (Pour ne rien vous cacher ça vole bien plus haut que ce qui se publie en ce moment sur le vin, avec beaucoup de buzz sur les réseaux sociaux, genre les copines et les copains d’abord, ça n’est pas racoleur).

 

 

Catherine taille ses bébés Cinsault de la Carbonnelle

 

Nombre de ceps m’obligent à poser le genou. C’est cela, je m’agenouille, comme on tire la révérence, comme on s’incline devant plus grand que soi. La vigne engage le corps et l’esprit. Elle oblige à se donner à elle et ce don de soi conduit à l’oubli de soi. On me dit souvent il faut être passionné. Non, ce n’est pas le bon mot, ce n’est pas de la passion. La passion est dévorante, s’éteint, puis laisse exsangue. Rien de tout cela avec la vigne. La vigne, et tout travail de la terre, donne en retour la légèreté que donne l’oubli de soi. Malgré les kilos  de glaise que je traîne sous mes pieds, malgré la tension dans les cervicales à la fin de la journée, les vêtements terreux, les ongles noirs et cassés, la chevelure emmêlée, les joues rouges, je plane au-delà de la pesanteur de soi à laquelle les contraintes sociales ramènent immanquablement. Ce n’est pas exagéré de dire, je rentre à la maison sur un petit nuage, dans le luxe du dénuement. »

 

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(1) Quelques coups de pagaie et je m'aperçus que nous allions donner droit sur un vaste entonnoir, creux d'un bon mètre en son centre. J'eus une seconde d'hésitation : barrer à droite, à gauche ? Ma tête me dit de barrer à droite, pour écarter la pointe de cette cible où nous allions nous planter.

 

Mais c'était aussi offrir le flanc à la force d'attraction croissante, qui nous happa par le travers. Toutes les têtes se tournèrent vers moi. J'allais perdre le contrôle de l'embarcation et nous basculerions inexorablement au fond de l'entonnoir dans un tête-à-queue.

 

La voix du capitaine lança un ordre bref, cinglant, courroucé, et ma pagaie se redressa, visant le tourbillon ; nous l'effleurâmes de la pointe et il nous lança au loin comme une flèche en tangente, de toute sa force devenue centrifuge. C'était cela qu'il fallait faire, aller dans le sens du danger, le toucher du bout du doigt de telle façon que sa force elle-même nous rejette après nous avoir attirés.

 

Eussé-je écouté le corps de la pirogue, accepté spontanément que mon propre corps en fût partie intégrante, je n'aurais pas fait cette faute. Au lieu de quoi, placé dans une situation nouvelle, je m'étais précipitamment réfugié dans ma tête close, et ses raisonnements abstraits, et nous avions failli naufrager. Six mois à l'école des Indiens n'avaient donc pas suffi : j'étais encore indécrottablement rationnel, prétentieux, timoré et avare dans ce dedans de ma tête de Blanc qui croit détenir le pouvoir de commander au mouvement en s'opposant à lui, au lieu d'aller avec lui, de se fondre en lui, d'abord, et d'obéir ensuite à ce que décide le corps.

 

Extrait de La Transversale d'Alain Gheerbrant Babel n°320 en Amazonie le titre de cette rubrique : los Racionales y los Pelados

L’image contient peut-être : 1 personne, marche, debout et plein air

 

La Tribune / Portrait 23 octobre 2002

 

Jacques Berthomeau, le pape du vin français

 

De sa mère couturière, il a hérité le goût de l’étoffe et des vêtements bien coupés. De son père, mendésiste et conseiller municipal à La Mothe-Achard, son village natal en Vendée, le goût de la chose publique. Fils et petit-fils de paysans, il a le pragmatisme des gens de la terre. Élevé à l’école des frères, où il apprend à tailler les vignes et brosser les vaches, il croise un aumônier qui lui dit :  « Toi, tu es fait pour faire une école d’agriculture, comme moi pour être pape. Tu vas faire l’ENA ». Jacques Berthomeau n’a pas fait l’ENA parce qu’il a « fait 68 ». Mais il est, à sa manière, devenu un pape. Celui de la filière vins française, gloire nationale ensuquée et menacée par d’impétueux conquérants du goût. Nommé contrôleur général des offices à l’Onivins (Office national interprofessionnel des vins), il l’a réveillée au beau milieu de l’été 2001 avec un rapport sans détour, ponctué de formules savoureuses. Il n’est guère de syndicat qui ne lui ait demandé de venir animer une assemblée générale ou une journée de réflexion. Voici donc plus d’un an qu’il prêche dans les vignobles, aiguillon « des grands mammouchis », selon son expression favorite pour désigner ceux qui font commerce du pouvoir et du blocage dans les quelque six cents organisations viti-vinicoles.

 

Hervé Gaymard, le nouveau ministre de l’Agriculture, a bien été tenté d’écarter l’ancien conseiller de Michel Rocard, Louis Mermaz, et Henri Nallet rue de Varenne. Des « pros » de la filière, négociants-exportateurs et acheteurs de la grande distribution en tête, ont su l’en dissuader. « C’est une sorte de moine moderne. Il roule pour la filière, rien que pour la filière », dit de lui Robert Skalli, négociant à Sète et l’un des six membres du groupe stratégique, baptisé « groupe Berthomeau ». « Il est le seul à avoir su mettre autour d’une table des producteurs, des négociants et des acheteurs de la grande distribition et leur faire oublier leur casquette », complète Jean-Louis Piton, président des Celliers du Marrenon dans le Lubéron, lui aussi l’un des six.

 

Jacques Berthomeau est donc un drôle de zèbre, habillé de polos oranges sous des vestes à carreaux, qui se déplace à bicyclette dans Paris. Un esprit libre, mais fidèle. Il n’a pas fait l’Ena, mais a presque toujours servi l’Etat. Nommé à des postes réservés aux hauts fonctionnaires, il n’a jamais été qu’un contractuel. Homme de gauche, il est vacciné aux lois du marché. Son père, qui à côté de l’expoitation était entrepreneur de battage, se faisait payer en sacs de blé, lui laissant une éthique de vie. « Quand la récolte était bonne, on partageait la prospérité, quand elle était mauvaise la misère ».

 

Son histoire avec le vin commence en 1978 avec celle de l’Onivit (Office interprofessionnel des vins de table), ancêtre de l’Onivins. Il découvre « le grand guignol des Languedociens », en même temps que le potentiel de ce vignoble. Devenu en 1981 conseiller de Louis Mermaz, qui préside l’Assemblée nationale,  il s’en souvient et remplace, dans la cave de l’Hôtel de Lassay, le Porto par du Banyuls. Arrive 1984. Michel Rocard est ministre de l’Agriculture. Jean-Paul Huchon, son directeur de cabinet, appelle Jacques Berthomeau :  « On va se colletiner l’élargissement de l’Europe, et une nouvelle politique agricole. Tu connais les Languedociens, viens t’occuper du vin ». Quelques mois plus tard, dans la négociation qui va déboucher sur les accords de Dublin, et l’instauration pour le secteur viticole de la distillation obligatoire, Jacques Berthomeau est à Montpellier. Il apostrophe ainsi les viticulteurs prêts à en découdre : « Vous voulez vivre au pays ? D’accord. Mais allez-vous continuer à faire de l’alcool pour les mobylettes de Brasilia ? ». Le quotidien Midi Libre titre alors : « Que sont ces socialistes libéraux ? ». Lui, en retient, une méthode. « Il ne faut ni brosser les gens dans le sens du poil, ni dire, je suis le meilleur. Il faut chausser des semelles de crêpes, écouter et dire un jour ce qu’il faut faire ».

 

Alternance politique oblige, il éprouve sa méthode à la Société des Vins de France, filiale de Pernod-Ricard, passée depuis dans le giron de Castel. Il achève de se tailler un habit de pompier des crises agricoles. Voit venir celle du vin au début de l’année 2000. A Jean Glavany, ministre de l’Agriculture, il tint alors à peu près ce langage. « Si nous n’y prenons garde, nous allons nous faire doubler par les Australiens et les autres producteurs du Nouveau Monde. Cela en sera fini de la France, patrie du vin ».  Sur la route de son rapport, il a pris soin de ne pas croiser les chefs. Et le termine ainsi : « Faire que notre culture du vin ne se cantonne pas à la seule mise en avant de notre passé mais sache aussi faire émerger des images, des valeurs plus accessibles à la génération de la Play Station, de l’Internet, de Loft Story ».

 

Catherine Bernard

 

Jacques Berthomeau

 

1948, naissance à la Mothe-Achard en Vendée

 

1960, élève à l’Ecole Notre-Dame de la Forêt à la Mothe-Achard, aux côtés de Luc Guyau

 

1975 : Chargé de mission à la Direction de la production et des échanges au ministère de l’Agriculture

 

1978 : Chef de la division administrative et financière de l’Onivit (Office interprofessionnel des vins de table)

 

1984 : Conseiller au cabinet de Michel Rocard, ministre de l’Agriculture

 

1999 : Médiateur de la crise des vins doux naturels dans les Pyrénées-Orientales, et du Cognac.

 

2001 : Auteur du rapport : « Comment mieux positionner les vins français sur les marchés d’exportation », remis à Jean Glavany. Chargé depuis d’animer un groupe stratégique.

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commentaires

pax 19/09/2019 07:38

Boudiou de Boudiou, ça continue. Quelle santé ! Et dans toute les directions. Ça virevolte, de sujet en sujet. De nouvelles révélations. On ne sait ou donner de la tête...
A propos de l'amusant couplet sur " Le meilleur " le grain de sel de la mouche du coche.
Quatre tailleurs d'une même rue, s'ennuie sur le pas de leur porte : les affaires sont mauvaises. L'un a soudain une idée et fait venir un peintre en lettre qui écrit sur la vitrine : " Meilleur tailleur de la ville " Et les affaires reprennent. Pas bête se dit le second et le peintre écrit : " Meilleur tailleur du pays " cela marche tellement bien que le troisième fait écrire : " Meilleur tailleur du monde “. Le quatrième, devant le succès de ses confrères et ne voulant pas être en reste ce trouve bien embêté pour rédiger son enseigne. Alors, tout simplement, sur ses instructions, le peintre en lettre écrit : « Meilleur tailleur de la rue »
Bon, c'est pas tout ça, fait que j'y retourne. Elle va me prendre la journée cette chronique...

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