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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 05:00

 

Exceptionnellement, j’ouvre mon espace de liberté à une déjantée de Face de Bouc, elle est allée poser ses fesses dans une salle de ciné pour voir Depardieu&Houellebecq  dans Thalasso le dernier film de Guillaume Nicloux.

 

Avant de retranscrire sa prose suis allé consulter les « bien-pensants » de Télérama qui, je l’aurais parié, très faux-cul, font moit-moit : 1 pour Guillemette Odicino, 1 contre Jacques Morice.

 

Michel Houellebecq et Gérard Depardieu se croisent en cure. Et s’offrent des discussions bien arrosées.

 

Farce existentielle ou comédie vaseuse ?

 

Pour

On aime beaucoup

 

Cinq années se sont écoulées depuis son Enlèvement, déjà orchestré par Guillaume Nicloux, et voilà Michel Houellebecq en thalassothérapie à Cabourg. L’écrivain n’étant pas la meilleure incarnation qui soit de la santé, ce décor de soins forcés, choisi par le réalisateur, semble à la fois logique et complètement loufoque. Et comme une momie en peignoir ne suffit pas, Michel, sorti fumer en cachette, rencontre Gérard, autre monstre, de cinéma cette fois. Pendant que, dans leur propre rôle (ou presque), ils conversent entre chambres et couloirs, les anciens ravisseurs de l’écrivain se rappellent à son bon souvenir…

 

De quoi parlent-ils ? De la vie, de la mort, de la vieillesse, de la foi et de la peur de… la cryogénisation, réinterrogeant, par leur simple présence à l’image, l’esthétique et ses canons. En suivant les digressions volontiers titubantes et bégayantes (Gérard a de bonnes bouteilles cachées dans sa chambre) de ces deux corps, le malingre et le colosse, Guillaume Nicloux avance, petit à petit, vers une absurde et tragique association de malfaiteurs et autres gueules cassées, y compris le vétéran Sylvester Stallone (ou presque). Jean-Pierre Léaud devait suivre le même traitement mais, « en tournage », il a cédé la place à sa partenaire de La Maman et la Putain, Françoise Lebrun.

 

Houellebecq pleure, bouleversant, en évoquant sa volonté de retrouver au ciel sa grand-mère, et Depardieu, après une séquence d’enveloppement à la boue, se transforme en un éléphantesque superhéros, nu sous une cape en plastique. Ils disent n’importe quoi ou de grandes vérités. Ils sont l’envers du monde (du spectacle), sa préhistoire, ou sa fin. A la fin de son Enlèvement, l’écrivain avouait : « Je crois plus trop à la vie. » Thalasso est un film de zombies. Mais Guillaume Nicloux en fait aussi une fascinante expérience de détox existentielle. — Guillemette Odicino

 

Contre

 

On n'aime pas

 

Le début promet beaucoup. Tout chez Houellebecq (son visage, son corps, sa littérature) est tellement aux antipodes de la santé que le suivre en cure de thalasso produit aussitôt un effet burlesque. Le voir râler en chambre de cryothérapie, lorgner le vin (en vitrine) qui lui est interdit, subir le jet d’eau puissant et se traîner en peignoir procure un plaisir joyeusement pervers. Il y a chez lui un côté performeur sans qu’il ait à faire quoi que ce soit : il lui suffit d’être là. Bonne idée aussi que la rencontre, dans cet enfer du bien-être, avec Depardieu, peu connu pour son hygiène de vie. Hélas, au lieu de progresser avec ces deux phénomènes qu’il a déjà filmés l’un et l’autre, Guillaume Nicloux revient en arrière, rappelant les pieds nickelés de L’Enlèvement, de Michel Houellebecq, pour une intrigue mystico-loufoque assez vaseuse. L’action tourne en rond, le grotesque se teinte d’humour beauf, et la part funèbre n’est guère perturbante. L’expérience limite, chère à cet étrange laborantin du cinéma qu’est Guillaume Nicloux, vire cette fois au pétard mouillé. — Jacques Morice

L’image contient peut-être : 1 personne, intérieur

Ma critique de ciné déjanté c’est Edera, italienne créchant à Paris, elle boit bon et bien, flâne souvent sur Face de Bouc, et n’envoie pas dire ce qu’elle a envie de dire. La PREUVE ICI.

 

Hydrophobie et le 7ème art.

 

Plutôt que de dépenser 12 balles pour aller voir Gégé et Michel, offrez-vous un verre de Rully et regardez le trailer (bande-annonce) sur votre smartphone une seule et bonne fois pour toutes. Comme d’habitude, le meilleur y est, mais le reste est surtout du Strip-tease un peu Deschiens mais pas loufoque, pas jubilatoire, pas intriguant, pas distrayant, n’invitant ni à la rêverie ni à la réflexion. Une scène de quelques secondes (spoiler) toutefois intéressante et purement gratuite. (Fin du spoiler).

 

Sinon, je n’ai vraiment rien contre les deux gars. Doux et attendrissants.

 

Mouiii...

 

Depardieu n’est pas très intelligent. On le savait. La question qui s’est donc imposée en sortant :

 

 «Mettons que c’est une question de vie ou de mort et qu’il faut aaaabsolument que tu te tapes l’un des deux, qui choisis-tu? ».

 

Hé bien pour ma part, sans hésitation, je choisis Michel Houellebecq.

 

C’est peut-être à cause de la thalasso, mais je pense qu’il a la peau ultra douce.

 

On n’était pas d’accord. Il y a eu débat.

 

« Philippe Morris ou Chateau Margaux? »

 

« Avec ou sans dentier? »

 

On pencherait naturellement pour la deuxième. (« Les dents brisées dans les pénitenciers sont une légende urbaine? »).

« Oui mais Gégé est plus expérimenté. » 

 

« Il a surtout régressé au stade anal ».

 

« Moi je l’aime bien Gégé ».

 

« Il a pissé dans une bouteille en plein vol parce qu’il ne pouvait pas lever son gros cul de son siège tellement il était murgé ».

 

« Il habite toujours dans le 13ème, Houellebecq? »

 

« Non, en Ecosse. »

 

« Non, en fait je te dis qu’il habite dans le 13eme. Il aime bien, avec sa chinoise, il a l’impression d’être à New York ».

 

« Ça doit pas être facile de faire du cinéma, tu crois pas? Tout un monde qui doit s’entendre ».

 

« La honte de la France... on nous prend vraiment pour des cons. Allez viens, on va s’taper une entrecôte ».

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