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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 06:00

 

Le 7ième arrondissement de Paris longtemps entre les mains d’Édouard Frédéric-Dupont, le député des «concierges», maintenant entre celles de Rachida Dati, est l’arrondissement de la haute-bourgeoisie, qui va à la messe, se vêt de jupe plissée, corsage blanc avec rang de perles, chaussures plates, pour les dames, de velours, de tweed, de paraboot pour les hommes, les enfants dans le privé, mais c’est aussi l’arrondissement de Paris qui compte le plus de propriétaires fonciers agricoles, des bailleurs qui autrefois avaient des métayers et que cette foutue gauche à la Libération, avec Tanguy-Prigent, ont transformé en fermiers. Depuis la réforme de la PAC et les aides surfaces ils se sont convertis aux formes sociétaires. Je le sais puisque je signais les chèques.

 

Avec particule, c'était «Dupont des Loges». Sans, «le député des concierges». Archétype d'une droite parlementaire extrême dont il a mené tous les combats sous la IIIe, la IVe et la Ve République, après un passage par Vichy puis, tardivement, par la Résistance, Édouard Frédéric-Dupont est entré dans la légende en 1946 en abolissant les cordons des portes cochères. Du coup, les pipelets reconnaissants, réveillés en moyenne dix-neuf fois par nuit par les noctambules ou les mauvais plaisants, se chargèrent de sa gloire et de ses intérêts dans son arrondissement, le VIIe, dont il fut le député-maire presque sans interruption de 1936 à 1993. La suite ICI 

 

Maintenant c’est la Rachida qui ambitionne de prendre le fauteuil d’Anne Hidalgo à l’Hôtel de Ville.

 

L’une des institutions de cet arrondissement est Le Bon Marché, l’ancienne maison d’Aristide et Marguerite Boucicaut voir ICI tombée dans l’escarcelle du Rapetout Bernard Arnault, devrait être débaptisé pour se dénommer Le Plus Cher du Marché.

 

 16 septembre 2012

D’où viens-tu Bernard ou la résistible ascension d’un p’tit gars de Roubaix dénommé Arnault «Férinel, propriétaire à la mer» ICI  

 

C’est vrai que le Bon Marché devait se dépoussiérer et, dans un premier temps, la création de la Grande Épicerie fut un coup de génie. Un bel achalandage, des produits de qualité que l’on trouvait nulle part ailleurs et, ô surprise une cave qui ouvrait ses bras à des vignerons qui ne suivaient pas les autoroutes mais les chemins de traverse. J’y ai découvert des vins.

 

Puis, patatras, le luxe à la LVMH a transformé la cave, qui a migré au sous-sol, en un monument de vins d’étiquettes pompeuses, un machin pour touristes friqués, adieu vaches, cochons couvées.

 

Et puis, sans renoncer à la pompe, comme le vent mauvais des vins qui puent touchait même les narines des gestionnaires shootés au marketing, en avril, lors de la foire aux vins de printemps on eut droit à ça :

 

9 avril 2019

Bernard Arnault nouveau caviste en vin nature « Un bon vin est un vin vivant » affiche son enseigne  ICI 

 

Et puis, dans la torpeur d’un mois d’août capricieux, dans le catalogue baptisé So Punk (sic) que vois-je sous mes yeux ébahis : la cave de la Grande Épicerie : un Bar à Vin Naturel.

 

Là, je sens que, les révolutionnaires en peau de lapin des vins nu qui puent, dont je tairai charitablement les noms, vont s’étrangler, crier à la récupération, ils n’iront pas, comme les frelons de la GD au bon temps d’après 68 (1), jusqu’à piller le bar à vin naturel du BM pour distribuer les nectars au goût de serpillière aux masses populaires, mais Twitterons, gesticuleront sur Face de Bouc. Si, par hasard, quittant leur clavier chéri, ils passaient à l’acte, Me Morain se ferait un plaisir d’assurer leur défense.

 

(1) l’attaque de Fauchon par un commando d’une cinquantaine de gus, armés de barre de fer, dirigé par un responsable de la Gauche Prolétarienne répondant au pseudo suggestif de Tarzan. Du pur Sartre, ce cher Jean-Paul, toujours aussi faux-cul, adorait les bons restaurants bourgeois et déjeunait tous les jours à la Coupole. Pierre Overney, qui sera assassiné par le gros bras du service de sécurité de la Régie Renault Tramoni aux portes de l’île Seguin, y participait.

 

Antoine de Gaudemar, futur complice de Serge July à Libération faisait le guet. Le 8 mai 1970 le commando va rafler champagne, caviar, truffes, saumon, marrons glacés tenant le personnel en respect sous la menace de leurs barres de fer puis tous s’enfuir par le métro, sauf Frédérique Delange, fille de haut-fonctionnaire, qui se fit rattraper par « un cuistot à toque et tablier blanc qui, armé d’une broche à gigot, les avait pris en chasse ».

 

Le 19 mai, la 24e cour correctionnelle de Paris la condamnait à 13 mois de prison ferme. En ce temps-là la justice était rapide et l’on ne badinait pas avec l’atteinte au « symbole de l’arrogance du fric ». Les « vivres » seront distribués dans les quartiers populaires par les militants de la GP.

 

 

Je m’en tiens là, j’ai fait mon boulot de dénicheur d’infos qui dérangent, mais mon petit doigt me dit qu’à l’avenir les purs et durs des vins nature par l’odeur alléchés n’auront aucune honte à venir chez le Bernard vendre leurs nectars révolutionnaires.

 

 

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pax 23/08/2019 07:57

« Qu’importe le flacon, pourvu qu’on est l’ivresse » chantait Musset. »
« Qu’importe la façon pour avoir la richesse » doit fredonner le prédateur en chef chaque matin devant son miroir en se rasant.
Faut dire qu’il est pressé pépé. A 70 balais, inconsolable de n’être que la seconde fortune mondiale, il ne lui reste plus beaucoup de temps pour accéder à son rêve. Faisons donc flèche de tout bois. Tout et n’importe quoi pourvu que cela rapporte.
Ce mec, assurément a la « Midas touch ». Il sait y faire. Mais pourquoi faire en fait, jouir de quoi sauf du fait d’être riche, immensément riche. Mais non, je ne suis que la seconde fortune mondiale ! Il en pleurerait si ce n’était une perte de temps pour faire du fric.
Relisons Freud pour qui l’argent illustre le stade anal. Pas mal vu quand on voit la mine qu’affiche la plus part du temps le marchand de toile cirée. Constipé le type ? En tout cas c’est la tête du Monsieur Teste dont Paul Valéry nous dit qu’il mange comme on se purge, avec le même entrain. Alors boire, vous pensez. C’est la même tête que cet amateur de fromage « Le petit » et « Président » qui a tout le mal à nous faire croire qu’il aime le vin.
Personne ne nous fera croire que ce non exilé fiscal (tient un échec dans sa vie) aime le vin lui qui voulait, tant son amour de la bière est grand, acquérir la nationalité belge.

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