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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 16:15

Toujours à la pointe du buzz 17 juin 2019 j’osais écrire une chronique que je n’osais titrer : Homard m’a tué. ICI

 

« En quoi un homard est-il plus ridicule qu'un chien, qu'un chat, qu'une gazelle, qu'un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J'ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n'aboient pas ».

 

Gérard de Nerval

 

« Le homard est un animal paisible qui devient d’un beau rouge à la cuisson. Il demande à être plongé vivant dans l’eau bouillante. Il l’exige même, d’après les livres de cuisine.

Précisons de plus que le homard n’aboie pas et qu’il a l’expérience des abîmes de la mer, ce qui le rend très supérieur au chien et décidait Nerval à le promener en laisse, plutôt qu’un caniche ou un bouledogue. »

Alexandre Vialatte

 

Prescience de ce qui vient d’arriver à François de Rugy.

 

Les homards sont dangereux, certes ils n’aboient pas, ils laissent ce soin à la bande à Moustache.

 

 

 

L'ombre d'un doute

Edwy Plenel, enquête sur l'enquêteur

 

Il sort des affaires, fait tomber les puissants, sans craindre de jouer les procureurs : Edwy Plenel incarne le journalisme d’investigation à la française. Mais qui est vraiment le fondateur de Mediapart  ? Après quoi court-il ? Quelles sont ses méthodes ?

 

Sophie des Déserts a enquêté sur l’enquêteur. ICI 

 

Enfin je dédie la palme de la chronique la plus creuse, la plus dénuée de sens sur cette affaire à Fabrizio Bucella Professeur des Universités (Université Libre de Bruxelles), physicien, docteur en Sciences et sommelier

 

Ce que disent les vins de François de Rugy

 

Concentrons-nous sur le côté oeno-gastronomique de l’affaire.

ICI 

 

Vu de Suisse. François de Rugy a démissionné, l’histoire d’une affaire bien française

 

La question nous est tombée dessus sans crier gare. “Vos politiciens, en Suisse, ils se gobergent aussi de homards et de vins fins ?” Gêne de quelques minutes. Coup d’œil rapide, sur Internet, aux dernières révélations de Mediapart sur les repas fastueux, version crustacés et grands crus, du ministre de l’Écologie et ancien président de l’Assemblée nationale François de Rugy. Et nous voilà à expliquer que non, sauf erreur de notre part, les homards ne frétillent pas dans les cuisines du Palais fédéral…

 

La question, évidemment, ne portait pas seulement sur les homards servis à table par François de Rugy à ses hôtes. Ni sur le sèche-cheveux plaqué or que la compagne du ministre – pour l’heure maintenu en fonction par Emmanuel Macron – aurait acquis lors de leur court passage à l’Hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée nationale. Ni sur les travaux réalisés dans son appartement de fonction. L’interrogation visait surtout le rapport au luxe des politiciens.

 

L’élite monarchique

 

D’un côté, une élite française présumée dispendieuse, installée sans complexe dans les habits de l’élite monarchique d’Ancien Régime et dans les meubles de la République. De l’autre, une classe dirigeante helvétique supposée plus attentive à l’usage des deniers publics, voire carrément décevante côté fastes et réceptions.

 

La réponse exige des précautions. Genève, on le sait, a connu récemment son lot de convulsions et de controverses. N’empêche : ce qui se passe ces jours-ci à Paris ressemble bien à une maladie française. Le goût du faste. La présence à ces dîners de journalistes parisiens triés sur le volet, peu regardants sur la dépense.

 

Des bombes à retardement

 

L’impression qu’à Paris un “si petit monde” n’a toujours pas compris les exigences de transparence et de frugalité de l’époque. Comme si, une fois installés dans les meubles de la République, une partie des élus et de leurs conjoints s’affranchissaient logiquement du monde réel.

 

Cette France-là, perdue dans la tour d’ivoire du pouvoir, mérite d’être rappelée à l’ordre. L’apparat démocratique impose plus de discernement. Or les homards distribués aux bons amis et arrosés de vins fins, hors dîners officiels et réceptions diplomatiques, sont des bombes à retardement. Ceux qui l’oublient perdent, dans la foulée, toute crédibilité pour réclamer à leurs compatriotes les efforts exigés par leurs réformes.

 

Richard Werly ICI

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commentaires

pax 17/07/2019 05:38

Plenel ? Le Dr Knock, en moins drôle, du journalisme. Pour lui, dans tout innocent il y a un coupable qui s’ignore.
Parce qu’il y a de la merdre, il y a des fouilles merdes ok. Mais, font il pour autant œuvre de salubrité publique comme ils le croient ?
Médiapart, c’est la réussite d’un raté. Plenel se rêvait Cocteau, celui du « Puisque ces mystères me dépassent, feignons d'en être l'organisateur. » pour finir par ressembler à cette caricature que l’on fit de Voltaire , en chien levant la patte sur la statue de Leibniz à la suite de la publication de « Candide » ouvrage tournant en dérision la pensée du philosophe sur le meilleur des mondes possible.
Comme tout un chacun Plenel doit exister. Il lui faut trouver un domaine ou il puisse s’épanouir. Pour certain, c’est la musique, la peinture mais aussi la plomberie ou les maquettes de Tour Eiffel en allumettes. Pour Plenel ce sera le marigot. Là pourra s’exercer, se révéler tout son talent, son flair. Certes, cela est moins délicat que le nez d’un parfumeur mais au moins, on peut y aller avec ses gros sabots. Et c’est en cela que Plenel est limité. Ce qui importe pour lui, c’est la traque. Peut importe la proie ou le résultat. Ce qui l’excite, ce qui le fait jouir, c’est cela, chercher, chercher encore, chercher toujours. C’est Arnaud Amaury avant le sac de Béziers : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! » Plenel c’est le grand prêtre du « Il n’y a pas de fumée sans feu »
Médiapart c’est un « Voici » qui se prendrait au sérieux Il trouve son public auprès de gens « responsables » bien sur, aussi curieux que nous tous de la presse people mais d’un autre niveau. Pas la presse de caniveau non, pour qui nous prenez vous ! Alors que ce n’est que dans la merde que ne peut travailler le fouille merde.
Mais l’impardonnable chez Plenel c’est son manque absolu d’humour.
Aujourd’hui, c’est mercredi, jour de sortie du Canard et de Charlie Hebdo. Allons prendre notre ration de rire hebdomadaire, notre bol d’air et laissons ce pauvre Edwy à ses miasmes tant aimés.
Pour de Rugy, on prend les mêmes et on recommence. Toujours le même scénario. Comme Cahuzac ou Fillon on commence par se sentir offensé, on nie, on dénie, on menace, on déclare qu’on ne se laissera pas abattre pour finir, par démissionner, avec l’air piteux du chien qui vient de se faire éjecter du jeu de quille. Personne pour inventer autre chose ? Avant tout faire retomber la « flambée médiatique » Eviter quoique ce soit à chaud. Temporiser avec les position du type, nous avons des institutions, laissons les jouer leur rôle. Et de demander que le « déontologue » ad hoc soit saisi, proposer que soit crée des commissions d’enquête, au sein de son parti, parlementaires etc. Au final la chute sera peut être inévitable mais au moins on pourra partir avec panache et non sous les lazzis et les huées.

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